Latest / Raconte Media - Interviews d'esprits audacieux qui inspirent, bousculent et (re)façonnent le monde - Créatifs, entrepreneurs, influents,… / Olivier Legrain : L'auteur du film culte "Dikkenek", c'est lui. Il nous raconte tous les secrets du tournage.
Transcript
- 0:05j'ai dit ça je me suis propre à un journaliste et sa petite caméra que cette étude nette à bravo à vous une de papillon jeter à l'oeil non mais il faut se dire que
- 0:22la comédie c'est aussi un moyen de raconter des choses pas grave en fait imaginer un monde
- 0:32où chaque histoire trouve sa voie,
- 0:34où chaque talent éclaire notre époque.
- 0:40Raconte est un média digital natif à l'écoute de notre temps.
- 0:47Les interviews grand format sont le premier chapitre de l'univers Raconte.
- 0:51Écoutez-les en podcast,
- 0:53visionnez-les en vidéo,
- 0:54et préservez-les grâce à nos publications imprimées collector.
- 0:59Notre passion pour l'image est infinie.
- 1:02Raconte,
- 1:03c'est le fond avec la forme.
- 1:05Préparez-vous à voyager au-delà des horizons connus,
- 1:09aux côtés de celles et ceux qui les redéfinissent.
- 1:13Bienvenue dans l'Odyssée Raconte.
- 1:16Raconte,
- 1:17la rencontre.
- 1:19Bonjour Olivier Legrin.
- 1:21Bonjour Anthony.
- 1:22Bienvenue sur Raconte.
- 1:24Merci.
- 1:25Et comment vas-tu ?
- 1:27Chaudement.
- 1:28C'est l'été ?
- 1:29C'est l'été,
- 1:30enfin ça y est.
- 1:31Ça fait neuf mois qu'on attend,
- 1:33il est là,
- 1:33c'est bon.
- 1:36Est-ce que je pourrais te demander de te présenter brièvement ?
- 1:38Qui es-tu ?
- 1:39Que fais-tu ?
- 1:40Alors,
- 1:41je suis
- 1:42Bruxellois, je suis Belge Bruxellois et je suis illustrateur de formation et j'aime beaucoup écrire des scénarios,
- 1:50scénarii,
- 1:51je ne sais pas comment,
- 1:52c'est comme ça qu'on dit.
- 1:53Je pense scénario c'est…
- 1:54Tout à fait,
- 1:56je pense.
- 1:56D'accord.
- 1:57Et essentiellement des dialogues de film.
- 2:01J'aime bien jouer avec les mots et créer des échanges entre des personnages.
- 2:06C'est quelque chose qui me plaît depuis très longtemps.
- 2:09Mais je suis essentiellement dessinateur.
- 2:12Et j'aime beaucoup la peinture également.
- 2:15Donc voilà,
- 2:15je reste dans une spirale un peu artistique on va dire,
- 2:20depuis toujours d'ailleurs.
- 2:22D'ailleurs pour contextualiser,
- 2:24où nous trouvons ici actuellement ?
- 2:27Dans mon salon.
- 2:28Un peu transformé pour l'occasion.
- 2:31Merci d'avoir déplacé le meuble,
- 2:34ça m'a évité une hernie discale donc c'est bien merci.
- 2:38Nous on est dans mon appart à
- 2:43Bruxelles, à Uc,
- 2:44je ne sais pas si ça se dit.
- 2:47Je suis ravi de vous recevoir en tout cas dans mon antre comme on dit.
- 2:52Et donc,
- 2:53voilà,
- 2:55c'est pas courant que je parle à une caméra,
- 2:56mais c'est une chouette expérience.
- 2:58Et d'autant que le courant passe bien entre nous,
- 3:01donc je pense que ça va être sympa.
- 3:03On va continuer.
- 3:05Dont on entre,
- 3:06comme tu le dis,
- 3:07tu fais quoi ?
- 3:08C'est ici que tu travailles ?
- 3:09Tu ne travailles pas en atelier,
- 3:10tu travailles principalement chez toi ?
- 3:12Oui,
- 3:12essentiellement,
- 3:13je travaille chez moi,
- 3:14mais c'est parfois un peu un problème,
- 3:16parce qu'effectivement,
- 3:17comme j'aime bien me nourrir du monde et de la vie,
- 3:20c'est-à-dire qu'on écrit des scénarios.
- 3:22On dessine mais on peut pas rester cloîtré chez soi et ou alors uniquement regarder par la fenêtre donc souvent je pars de chez moi je vais dans des endroits sur des terrasses dans des bars ou dans les parcs ou alors je vais à la mer ou je vois là où je joue j'en
- 3:37bien bouger de chez moi tout de même c'est pas un endroit définitif c'est pas mon bureau étant donné que ma chambre est à
- 3:446 mètres de ce bureau-ci donc c'est très tentant de faire la sieste d'une part mais en même temps c'est bien aussi de voir du monde et de créer des interactions pour être dans la vie quoi parce que vivre seul et travailler seul dans un endroit avec voilà ça c'est
- 4:00parfois c'est un peu compliqué des fois pour nourrir la créativité
- 4:06on a besoin de moteur on a besoin de d'interaction avec le monde quoi et ces interactions tu les trouves un peu sous une forme d'errance tu disais dans les bars à la mer ouais ouais il y a des bars à la mer aussi donc je fais ceux d'ici et ceux là-bas non
- 4:22mais j'aime bien me balader enfin voilà c'est un truc c'est vraiment parce qu'il peut se passer des choses
- 4:27juste visuellement enfin voilà il y a des choses qu'on croise des gens on les croise pas enfin et puis j'aime bien comment dire je suis pas très méditation transcendantale et tout ça mais le fait de de marcher de r et comme tu dis ben ça
- 4:45fait du bien à l'esprit et ça ouvre des portes ça ouvre des portes dans la créativité je trouve voilà mais
- 4:55J'ai besoin des gens,
- 4:56en tout cas.
- 4:58Je ne suis pas un solitaire à tout prix.
- 5:00Même si je vis seul et que j'aime ça,
- 5:03je ne recherche pas absolument une forme d'isolement.
- 5:07J'ai besoin vraiment d'interaction,
- 5:09d'interagir,
- 5:10de rencontrer des personnes.
- 5:14Et si le courant passe,
- 5:16évidemment,
- 5:16tant mieux.
- 5:17Mais comme on rencontre de tout,
- 5:21ça fait partie du package de la vie sociale.
- 5:25Il y a un type de personne que tu cherches en particulier ou c'est tout le monde ?
- 5:30Une grande blonde avec un
- 5:3185D, par exemple.
- 5:34Pourquoi pas ?
- 5:35Mais...
- 5:37Non,
- 5:37ça,
- 5:37je la refais.
- 5:39Non,
- 5:39on peut la laisser,
- 5:40il n'y a pas de problème.
- 5:44J'assume complètement.
- 5:45Non,
- 5:46non,
- 5:46mais ça peut être une rousse,
- 5:47c'est ça que je veux dire.
- 5:49Non,
- 5:49non,
- 5:49mais type de personne,
- 5:50non,
- 5:51pas du tout.
- 5:52Non,
- 5:52parce que j'ai toujours,
- 5:53quand j'étais plus jeune,
- 5:53j'aimais bien fréquenter des personnes plus âgées.
- 5:57J'allais justement dans des vieux bars,
- 5:58comme il n'y en a plus tellement à Bruxelles,
- 6:00des vieux bars authentiques bruxellois.
- 6:02Donc maintenant,
- 6:04c'est des endroits un petit peu...
- 6:07Asseptisé.
- 6:08Pardon ?
- 6:09Asseptisé.
- 6:10Ouais c'est ça,
- 6:10il manque un petit peu cette espèce de truc,
- 6:13cette touch bruxelloise que tout le monde adore et en même temps qui fout le camp dans tous les sens.
- 6:19Tout est un petit peu fait comme tu dis,
- 6:20voilà,
- 6:21maintenant tout le monde fabrique sa propre bière.
- 6:23Il manque un peu des bêtes barres avec des bêtes bières en fait.
- 6:26C'est ça que je veux dire avec...
- 6:28Voilà,
- 6:28maintenant quand tu payes une bière 8 euros parce qu'elle était...
- 6:31C'est un peu saoulant si j'ose dire dans ce sens-là quoi.
- 6:34Et donc,
- 6:36c'est même plus très funky de sortir à Bruxelles parce que ça devient tout est un peu pareil,
- 6:42les publics sont pareils.
- 6:43Et puis bon,
- 6:44après,
- 6:44il n'y a rien à faire.
- 6:45Le public ne sait plus même que voilà.
- 6:47Moi,
- 6:47j'ai l'âge que j'ai,
- 6:48donc quand je vais dans un bar,
- 6:50c'est souvent des mecs qui ont 20 ans de moins que moi.
- 6:53Et ça devient,
- 6:53voilà,
- 6:54créer des contacts.
- 6:55Moi,
- 6:55je ne sais pas,
- 6:55je fais plus penser au père de famille qui vient chercher sa fille ou son fils.
- 7:00Bon,
- 7:00demain,
- 7:00tu as examen.
- 7:02Donc voilà.
- 7:03Je suis assez seul ou alors je vais avec un pote ou quelques personnes.
- 7:06On va s'encarner dans un endroit.
- 7:09C'est plutôt des restos à ce moment-là.
- 7:10J'adore aller au resto,
- 7:12au restaurant.
- 7:14Ce que tu cherches dans les bars,
- 7:16c'est une forme d'authenticité ?
- 7:19Dans les bars ?
- 7:22Je ne sais pas si c'est le fait que oui,
- 7:24parce qu'en fait,
- 7:24ça a toujours été des endroits.
- 7:28qui sont des emplois importants pour toi pas important mais qui sont quelque part un moyen de rencontre mais de toute façon le bistrot a toujours eu cette règle sociale c'est un cercle social et c'est en fait j'ai envie d'exceller le plus simple le
- 7:43plus accessible au coin de ta rue il ya moyen bien que là où j'habite c'est pas grand chose mais c'est un endroit où tu peux rencontrer effectivement des personnages ou en couleurs ou alors c'est souvent souvent les mêmes ou alors c'est des gens voilà
- 7:57Je ne sais pas voir de tout là-dedans.
- 7:59J'ai écrit pas mal de scénarios,
- 8:01de dialogues,
- 8:03de dessins.
- 8:04Je me suis beaucoup nourri de cet endroit qui est un endroit de passage.
- 8:09Il y en a qui restent de 9h à 9h,
- 8:10mais il y en a qui restent 5 minutes.
- 8:15Ça brasse pas mal de monde,
- 8:16de mentalité,
- 8:17d'esprit et de tronche aussi.
- 8:18C'est ce qui est intéressant dans le dessin,
- 8:20c'est de dessiner des gueules.
- 8:23J'en ai vu quand même pas mal.
- 8:25Et voilà.
- 8:26Mais ce n'est pas un lieu où je me dis,
- 8:28je vais là-bas tous les jours déjà.
- 8:30D'une part,
- 8:31je n'y vais pas,
- 8:32pour moi,
- 8:33pour mon foie.
- 8:34Et ça n'empêche pas,
- 8:35en tout cas,
- 8:37quand j'y vais,
- 8:38d'y passer du temps.
- 8:38Parce qu'on peut rencontrer effectivement des chouettes personnes.
- 8:41Et puis bon,
- 8:42parfois,
- 8:42l'alcool est dans,
- 8:44ça dérape ou pas.
- 8:45Mais bon,
- 8:45voilà.
- 8:46À ce moment-là,
- 8:46voilà.
- 8:47Maintenant,
- 8:47j'essaie depuis longtemps de mettre le holà,
- 8:49comme on dit,
- 8:50à ce niveau-là.
- 8:51Avant le dérapage.
- 8:53Pardon ?
- 8:53Avant le dérapage.
- 8:54Oui,
- 8:55avant le dérapage,
- 8:55oui.
- 8:56J'en ai connu quand même pas mal avant.
- 8:57Et là,
- 8:57pour le coup,
- 8:58je laisse les autres déraper et je prends des notes.
- 9:00Et voilà,
- 9:01chacun a son rôle aujourd'hui.
- 9:04Ça s'est un peu inversé.
- 9:06Il y a plusieurs écrivains comme ça qui ont fait toutes des carrières dans les bars,
- 9:10même en étant fortement localisés.
- 9:12Je n'ai pas d'exemple en tête,
- 9:13mais il y a quand même des gens très notoires qui ont fait ce genre de pratiques.
- 9:18Autrefois,
- 9:18souvent.
- 9:19Ah oui,
- 9:19bien sûr,
- 9:20mais quelque part,
- 9:21de toute façon,
- 9:22livrer,
- 9:22c'est quelque chose qui est quand même...
- 9:23Voilà,
- 9:25on dit que c'est pas bien,
- 9:26tout ça.
- 9:26Enfin bref,
- 9:26il y a tout ça,
- 9:27mais il y a le dictat du voilà.
- 9:29Mais quand on est désinhibié,
- 9:30effectivement,
- 9:31on se livre plus facilement.
- 9:32Et puis les échanges se créent comme ça.
- 9:35Moi,
- 9:35j'ai rarement rencontré une femme à jeun.
- 9:36Je suis désolé de le dire,
- 9:37mais même autour de moi,
- 9:39je connais peu de gens qui ont eu une plus.
- 9:42contre amoureuse ou quoi en buvant du thé vert ça n'existe pas enfin moi je n'ai pas de souvenir quelqu'un qui m'a raconté ça je suis allé avec béatrice au parc nous avons bu un thé vert il ya nous sommes embrassés fougueusement je
- 9:58pense que ça peut se trouver mais on va en voir l'on va enquêter je sais pas on va enquêter je serai quand même tu vas la ponte mais en fait et timide
- 10:09Oui,
- 10:12mais ça dépend en fait.
- 10:14Ça dépend,
- 10:15parce que le fait d'accepter de venir,
- 10:16pour moi,
- 10:16je me dis,
- 10:17ça va,
- 10:18il faut le faire.
- 10:19Ce n'est pas une timidité maladive,
- 10:22je n'ai pas du genre à allonger les murs,
- 10:25mais je me livre,
- 10:29je mets un petit peu de temps.
- 10:32Et c'est curieusement,
- 10:32avec le temps...
- 10:34que je mets plus de temps en fait je sais pas si c'est une expression que je suis clair mais je me livrerai beaucoup plus j'étais plus vite spontané on est en plus jeune quand j'étais plus jeune et beaucoup plus dans la danse
- 10:50temps dans l'instant puis dans la provoque aussi dans le rendre aller pour les chercher exactement qui est alors qui est acquis et devant moi il fallait que je teste quelque part plus vite pour avoir un peu tiens qu'est-ce qu'il a dit ce qu'il a dit ce qu'il a
- 11:03qu'est-ce qu'il y a derrière cette personne ?
- 11:06D'ailleurs,
- 11:07à l'époque,
- 11:07quand on est jeune,
- 11:08on a beaucoup plus de liens,
- 11:12de connaissances,
- 11:12d'amis,
- 11:13de copains,
- 11:13de copines.
- 11:14Je me souviens,
- 11:14à l'époque,
- 11:15il n'y avait pas le GSM.
- 11:16Quand je sortais,
- 11:16on avait des carnets avec nous,
- 11:19on s'amusait à prendre des numéros de téléphone,
- 11:21on allait dans les bars,
- 11:22on donnait rendez-vous là,
- 11:24à tel endroit,
- 11:24on allait boire,
- 11:25voilà.
- 11:25Tel endroit,
- 11:26à 8h,
- 11:26on était là.
- 11:27Si les autres étaient là,
- 11:28tant mieux,
- 11:28s'ils n'étaient pas là,
- 11:29tant pis.
- 11:29Quoi qu'il arrive,
- 11:30on ne se stressait pas avec ça,
- 11:31on nous baladait.
- 11:33dans le centre-ville essentiellement.
- 11:35Et finalement,
- 11:35on se recroisait.
- 11:36Il n'y avait pas non plus un milliard de bars,
- 11:38c'était toujours le centre de Bruxelles.
- 11:41Il y avait une sorte de deal avec une dizaine de bars,
- 11:44mais les soirées étaient...
- 11:46Voilà,
- 11:46on ne regardait pas l'heure.
- 11:48C'était l'insouciance.
- 11:50Et ça,
- 11:52c'est les plus belles années de ma vie,
- 11:53même si je passe encore de belles années,
- 11:56évidemment.
- 11:56Mais c'est tout à fait autre chose.
- 11:59Aujourd'hui,
- 11:59quand tu te bourre la gueule,
- 12:00la facture,
- 12:01elle est très,
- 12:01très lourde.
- 12:04Donc tout ça,
- 12:05c'est des trucs.
- 12:06Voilà parce que ton corps change,
- 12:07ton esprit change.
- 12:08Puis de tout faire des hormones,
- 12:12ton sommeil,
- 12:13ton travail,
- 12:14tout.
- 12:14Donc à un moment donné,
- 12:16tu te retrouves à un peu de maîtriser un peu plus et ça n'empêche pas la fantaisie.
- 12:24ni les rencontres un peu tu vois les soirs et mais il ya des moments où je me dis tiens voilà il est temps de rentrer par exemple j'y avais avant pas avant il fallait que je rentre dix heures du mat mais tout ça sans prendre de drogue c'était vraiment un truc c'est
- 12:41de l'amusement pur et dur j'avais une bande de potes on était très liés et puis et puis voilà il y avait fallait qu'on sorte tout le temps partout qu'on aille à tous les vernissages et voilà
- 12:54et on dansait on rigolait on va mais on mangeait des frites en plein jour parce que la soirée voilà été fini mais il commençait à faire jour donc ça ça c'est ouais ouais c'est ça mais jamais à toi ce substance et tout ça jamais jamais
- 13:12jamais c'est pas l'occasion qui manquait mais ça m'intéresse pas moi j'aime bien c'était déconner quand il ya des mecs quand je leur dis ça il ne croit pas mais bon voilà
- 13:21Moi,
- 13:21j'ai toujours aimé boire des verres et rigoler.
- 13:24Et voilà,
- 13:25pas besoin de plus.
- 13:27Quand l'énergie était bien,
- 13:28voilà.
- 13:30L'amitié,
- 13:30quand l'amitié était vraiment là.
- 13:34Finalement,
- 13:34c'est ça,
- 13:35le bonheur,
- 13:37tu vois.
- 13:37Quand t'es avec des gens chouettes et que tu te marres,
- 13:39voilà.
- 13:41On en a parlé en préparant cette interview,
- 13:44je crois que dans ta famille,
- 13:45quelqu'un avait un bar d'ailleurs.
- 13:47Oui.
- 13:47Tes grands-parents,
- 13:48on ne sait pas ça ?
- 13:49Oui,
- 13:49mon grand-père maternel avait un bistrot de village.
- 13:53Où ça ?
- 13:54C'est un bled qui s'appelle Thérimont.
- 13:56Alors ça,
- 13:56pour te dire exactement où c'est,
- 13:58c'est pas très loin de la frontière française,
- 14:01mais c'est vraiment au-dessus de Charleroi.
- 14:04Enfin vraiment,
- 14:05je ne connais pas la route.
- 14:07Loin d'un grand centre urbain.
- 14:08pardon loin d'un grand sens oui oui oui absolument c'est vraiment le village il n'y a pas plus car enfin comme on peut dire c'est une image un peu d'épinal d'épinal complète le bar l'église l'épicerie et des champs enfin vraiment le truc il
- 14:25y a rien de s'emmerder ferme là-bas évidemment
- 14:28pas du coup comme un bistrot bon voilà avec un jukebox voilà moi quand j'allais là-bas c'était ça mais bon à l'époque j'étais plutôt un garçon c'est plutôt branché le fanta donc mais j'aime bien mais avec ses âges à l'époque j'avais 5 6 ans ah oui donc tu étais enfant en fait c'était vraiment enfin oui oui oui mon grand-père étant décédé quand j'avais 10 ans voilà
- 14:50quoi c'était fini quoi donc on n'a pas profité du vice avec mon frère on s'arrêtait pas mal mais on aurait voilà
- 14:59On aurait bien ri je pense avec mon grand-père,
- 15:02mais c'était il y a longtemps.
- 15:06Ouais donc...
- 15:08Et après ça,
- 15:08tu as eu un cursus scolaire particulier ?
- 15:12Comment ça s'est passé ?
- 15:15Comme je suis né à
- 15:16Berkheim, ici à Bruxelles,
- 15:18mon père avait une société,
- 15:19il vendait des volets électriques,
- 15:21des stores,
- 15:22qu'on vend dans les magasins,
- 15:25les tentes,
- 15:27le solaire.
- 15:28Oui,
- 15:28tout à fait,
- 15:29des bannes solaires.
- 15:30Des bannes,
- 15:31oui,
- 15:31c'est ça,
- 15:31des volets,
- 15:31des persiennes,
- 15:32tout ça.
- 15:33Donc,
- 15:34c'est une entreprise qui...
- 15:36qui date de son cas de son arrière-grand-père donc non oui son grand-père le grand-père de mon père mon arrière-grand-père avait ouvert cette entreprise donc fin
- 15:4719e quoi et puis c'est mon grand-père il a pris puis mon père puis mon cousin et c'est un acteur avant sa réunion entreprise familiale qui date déjà depuis d'un siècle maintenant donc voilà il ya juste moi et mon frère on a fait un peu faux pas sur la sur
- 16:03le voilà on a eu envie de faire autre chose quoi
- 16:06C'était pas ton truc de reprendre l'affaire familiale ?
- 16:09Non,
- 16:09j'avais pas envie de ça.
- 16:12J'avais envie de dessiner,
- 16:12ça a toujours été mon truc.
- 16:15Très très jeune,
- 16:16j'avais envie de faire du dessin.
- 16:18Ça a commencé comment ?
- 16:20Ton amour du dessin,
- 16:21ton intérêt pour le dessin ?
- 16:23En fait,
- 16:23je sais pas.
- 16:24C'est quelque chose que j'ai commencé très vite,
- 16:25parce que voilà,
- 16:26certainement que...
- 16:32il y avait ma mère était institutrice donc elle avait du matériel de dessin enfin voilà donc voilà mon père aimait bien peindre aussi mes parents avaient quand même une fibre artistique qui l'air de rien ils n'ont pas vraiment n'ont pas vraiment développé c'était un hobby c'était
- 16:49plus un hobby où ils avaient chacun leur métier c'est ça qui sont nés juste après la guerre donc il fallait voilà le travail était une valeur qui est quitte
- 16:57très importante qui était fondatrice quand tu voulais créer une famille il fallait avoir des revenus il fallait avoir une fin c'est ça en fait à l'époque cette mentalité était très répandue il fallait subvenir aux besoins enfin comme on dit aujourd'hui c'est toujours le cas j'ai pas c'est
- 17:15donc voilà il avait des hobbies et on mais c'était plus difficile d'en faire de tapation de t'en faire une vocation il y avait pas c'était pas forcément quelque chose qui était comment dire encouragé il
- 17:31fallait il fallait mousser quoi
- 17:34Donc,
- 17:35ça impliquait aussi faire un boulot qui ne te plaît pas forcément.
- 17:40C'était le plus important.
- 17:41Un boulot alimentaire.
- 17:42Un boulot alimentaire.
- 17:43Et en même temps,
- 17:44comme c'était un petit peu une entreprise familiale,
- 17:47il y avait quelque chose qu'il ne fallait pas non plus faire fou bon avec ça.
- 17:51Il fallait rester dans l'esprit de famille.
- 17:53Je pense qu'il y avait beaucoup ça à l'époque.
- 17:57Moi,
- 17:57j'ai eu la chance parce que j'aimais toujours le dessin.
- 18:01C'est quelque chose que mes parents ont eu.
- 18:06Le comment dire ?
- 18:07Ils m'ont,
- 18:07ils m'ont autorisé à autoriser de faire de ce que j'aimais.
- 18:12Un métier en fait.
- 18:13Ils ont accepté tout de suite ou comment ça s'est passé ?
- 18:16Alors je ne sais pas.
- 18:17Ça a dû.
- 18:18Ça a certainement dû faire.
- 18:20Se faire en plusieurs phases chez eux,
- 18:22peut-être,
- 18:23j'en sais rien,
- 18:23mais quoi qu'il en soit,
- 18:25j'ai très vite voulu aller dans une école de dessin comme à Saint-Luc ici à Bruxelles et à 15 ans,
- 18:30effectivement,
- 18:30j'y étais.
- 18:31Donc comme je faisais du latin,
- 18:33latin,
- 18:34latin-mat,
- 18:36mais comme j'étais une brelle en mat et en latin et que je passais mon temps à dessiner,
- 18:41à un moment je me suis dit bon bah autant en faire un métier,
- 18:43autant en faire quelque chose où j'ai eu le moins de mat possible et encore moins de latin.
- 18:48bien qu'aujourd'hui ça m'intéresse le latin mais bon bref comme j'étais busé tout le temps il fallait que je fasse quelque chose que je tâche faire à savoir du dessin effectivement une fois je me suis retrouvé à saint luc et bien mes parents étaient ok pour ça et il était même encouragé vraiment dans
- 19:04cette voie là en fait mais bon après voilà on fait ça luc puis on fait ses études supérieures
- 19:13On réussit ses études et puis il faut se lancer dans la vie professionnelle.
- 19:17Mais voilà,
- 19:20j'ai toujours travaillé beaucoup pour réussir,
- 19:22on va dire,
- 19:22même si je passais toujours tout juste.
- 19:25Tu gardes quoi de tes études ?
- 19:29De mes études ?
- 19:31Comme ressenti,
- 19:31comme souvenir ?
- 19:36De nouveau,
- 19:37c'était en fait,
- 19:37c'était très amusant.
- 19:39J'ai des bons souvenirs.
- 19:41Parce que j'ai commencé à coter,
- 19:43j'ai eu aussi la chance de pouvoir coter,
- 19:45habiter avec un dessinateur de BD qui s'appelle Pierre Bailly d'ailleurs,
- 19:51qui aujourd'hui est quand même assez connu,
- 19:54je le salue d'ailleurs,
- 19:55c'est lui qui a créé le petit poilu chez Dupuis.
- 19:59Et c'était mon,
- 20:01on appelle ça un cocoteur,
- 20:03donc c'était vraiment le mec à qui j'habitais.
- 20:05Et on habitait dans un...
- 20:08chacun avait sa pièce et on avait un poste de radio entre les deux les deux chambres et on écoutait les ramones slayer enfin tous des groupes de rock metal ça à longueur de journée en dessinant tu vois on avait chacun notre petite chambre et
- 20:24on allait au cours quoi on a parfois on avait des cours en commun etc mais j'avais pas c'était resté un peu mou en fait je pourrais le coup le cours d'illustration
- 20:35jamais pas tellement enfin bon bref voilà c'était trop scolaire un peu pas très pas très inventif et puis voilà je sais pas moi je me j'allais bosser parce que il y avait beaucoup de nanas dans la classe en illustration aussi donc voilà moi j'étais très motivé à partir du moment où il y a eu des filles dans
- 20:52la classe dans l'école oui parce que quand j'étais en primaire tout ça y avait pas pas une seule nana et rien à faire à un moment donné c'est quand même chaud d'avoir des copines quoi
- 21:05Même si j'étais ultra timide,
- 21:06comme tu dis,
- 21:07mais c'est vrai.
- 21:08Et je me suis dit...
- 21:10Et donc,
- 21:10c'était des études,
- 21:12ça me paraît un peu lointain.
- 21:13C'est-à-dire que c'était très technique.
- 21:16On a appris beaucoup de choses.
- 21:18C'était assez dur,
- 21:19ça,
- 21:19Luc.
- 21:19Maintenant,
- 21:20je ne sais pas ce que...
- 21:20que ça vaut en tant que cours,
- 21:22mais en tout cas,
- 21:24en humanité,
- 21:26je pensais que j'étais le roi du monde,
- 21:27mais pas du tout.
- 21:28J'ai dû recommencer un milliard de fois les mêmes dessins.
- 21:30C'était très technique,
- 21:31technique,
- 21:32refaire,
- 21:32refaire,
- 21:32refaire.
- 21:34Bon,
- 21:34et à la fin,
- 21:34tu sais le faire.
- 21:35C'est sûr que tes aplats à la gouache,
- 21:38au début,
- 21:38tu les fais mal,
- 21:39mais je peux dire que quand tu as recommencé 50 fois...
- 21:42tu tenais le voilà donc techniquement c'est pas mal j'ai appris effectivement la gauche la corée l'huile la vie l'encre de chine le road trip fin c'est ça assez ouvert au niveau de la technique quoi bon après après
- 22:02voilà c'est pas tout de réussir l'école qu'est-ce qu'il faut réussir d'autres
- 22:12qu'est ce qu'il faut réussir bon bon bon mais je pense qu'à pas grand chose à réussir je pense je pense que la vie c'est pas un truc qu'on doit réussir c'est quelque chose qu'on doit juste vivre honnêtement ça veut pas dire je pense que c'est un truc quand on te dit
- 22:28Quand on te dit,
- 22:29par exemple,
- 22:29que tu as du talent,
- 22:30on m'a souvent dit,
- 22:31c'est bien,
- 22:31tu dessines bien,
- 22:32tu es un peu l'artiste de la famille.
- 22:33Effectivement,
- 22:34c'est vrai.
- 22:36Ça fait plaisir,
- 22:37on va dire.
- 22:37Mais c'est un peu à double tranchant,
- 22:39dans le sens où il y a une sorte de pression qu'on te met,
- 22:42dans le sens où si tu as du talent et que tu as tout pour réussir,
- 22:45tu as plutôt,
- 22:46quelque part,
- 22:46en fond de toi,
- 22:48intérêt à réussir.
- 22:49Je sais pas si je me fais comprendre,
- 22:51il y a quand même une injonction qui fait que tu peux pas te permettre d'échouer.
- 22:56Parce que tu as tout pour réussir,
- 22:57étant donné que tu as réussi tes études et que tu as du talent.
- 23:00Or,
- 23:01et c'est comme ça pour plein de choses,
- 23:03que ce soit en amitié,
- 23:03dans les relations,
- 23:06à partir de quel moment on peut se dire on réussit quelque chose,
- 23:10je sais pas.
- 23:10Moi,
- 23:11je pense que c'est toujours les deux faces d'une même pièce.
- 23:13Moi,
- 23:13je me dis,
- 23:15réussir pour dire j'ai réussi,
- 23:16ça veut pas dire grand chose.
- 23:17Moi,
- 23:17je connais des tas de gens.
- 23:19ils ont se disant réussi mais on peut le voir on peut le lire ils ont de l'argent j'ai une famille et ils finissent quand même au bout d'une corde donc ça a pas tellement de sens de réussir je pense en
- 23:35tout cas j'ai appris à me détacher de ces trucs-là parce que c'est parce qu'en fait ça sert à rien c'est c'est quoi on dit
- 23:44moi me lever le matin me dire que je suis en bonne santé j'ai encore j'ai la chance d'avoir des amis j'ai plus manger un toit enfin toi pour moi c'est déjà pas mal quoi je fais partie des privilégiés hein faut pas oublier quand même qu'on est enfin quand on voit ce qui se passe bon bordel
- 24:02quoi de quoi on se plaint quoi parce que mon iphone marche pas quoi faut arrêter de déconner
- 24:14Raconte la forme avec le fond.
- 24:18Mais bien voilà après ce côté études,
- 24:22tu as dit assez rigoureux,
- 24:24assez scolaire,
- 24:24etc.
- 24:25C'était quoi ton premier job ?
- 24:28Alors mon premier job,
- 24:33j'ai vendu des animaux en peluche pour gagner pour une association contre les animaux abandonnés.
- 24:40J'ai fait très,
- 24:41très fort et en flamand.
- 24:42Tant qu'à faire.
- 24:44Donc je peux te redire la phrase,
- 24:46je sonnais à une porte et je disais Hello,
- 24:48dach meneer,
- 24:49what do you think about the people who leave their vacancies ?
- 24:52Je me souviens de cette phrase parce que je lui ai dit Amiens,
- 24:54le foch !
- 24:55Je pense,
- 24:55oui.
- 24:58Et je crois que c'est la seule phrase que je connais bien en irlandais.
- 25:00Ça a marché ?
- 25:01Tu en as vendu beaucoup ?
- 25:02Le problème,
- 25:03non,
- 25:03j'en ai vendu deux.
- 25:04Deux girafes.
- 25:06Une bleue,
- 25:06une verte.
- 25:09J'ai arrêté directement ce métier.
- 25:11Et vu qu'on ne les c'était pas vraiment les ports de la gloire.
- 25:13Tu vois ce que je veux dire ?
- 25:14La référence est claire.
- 25:16Voilà,
- 25:17j'aurais peut être mieux fait de voir des encyclophétimes sur des girafes.
- 25:22Non,
- 25:22non,
- 25:23mais non,
- 25:23non,
- 25:23que dalle,
- 25:24c'était horrible.
- 25:25Je l'ai fait ça une journée,
- 25:26j'étais parti à Gant avec un groupe.
- 25:28Voilà,
- 25:29c'est bien foutu de ma gueule.
- 25:30Quand on m'avait dû dire qu'alors,
- 25:32où va le girafe ?
- 25:34Ben tu es.
- 25:35Ah ok,
- 25:36c'était vite.
- 25:38Donc j'ai arrêté,
- 25:39j'ai remis ma démission le soir même.
- 25:43Et après ?
- 25:44Et après ?
- 25:46Non mais ça c'était...
- 25:47voilà.
- 25:48Il fut tout un temps donc après mes études,
- 25:51j'avais pas envie de travailler en fait vraiment.
- 25:53Ce que je voulais faire vraiment,
- 25:54c'était des pochettes de disques pour des groupes de métal.
- 25:56Ça c'était vraiment le truc.
- 25:57T'adorais le métal à l'époque si j'ai bien compris.
- 25:59Ouais,
- 26:00j'aimais bien.
- 26:00C'était ton truc,
- 26:01on était quoi dans les années 80 ?
- 26:02Plus simple.
- 26:03On était au même nombre de trois on va dire.
- 26:06Donc il y a une bonne scène métal à l'époque.
- 26:08Oui,
- 26:10c'était l'époque de Judgment Night,
- 26:12Biohazard,
- 26:13Elmet,
- 26:14toute la scène new-yorkaise.
- 26:16Il y avait vraiment toute une effervescence du quicksand,
- 26:19tous des groupes un peu...
- 26:21Il y avait déjà plein de groupes de métal.
- 26:23Avant,
- 26:24mais c'est à ce moment là,
- 26:25quand j'habitais avec
- 26:26Pierre dans cet appartement,
- 26:27on a décidé de faire un groupe de punk et moi,
- 26:30j'étais batteur,
- 26:31donc et batteur chanteur et
- 26:33Pierre chantait.
- 26:34Et on a eu un ami qui s'appelle Fabrice,
- 26:37qui est toujours mon ami et un autre mec qui est toujours mon pote aussi.
- 26:40Enfin,
- 26:40on est resté amis maintenant,
- 26:42même si on ne se voit pas tous les jours.
- 26:45Mais on a fait quand même un groupe qui a duré quelques années.
- 26:48Tu as fait une crête ?
- 26:50Oh oui,
- 26:50non,
- 26:50j'étais blond,
- 26:51oui,
- 26:51oui,
- 26:52enfin,
- 26:52rasé,
- 26:53pas style Kajagougou,
- 26:54mais plutôt,
- 26:56plutôt boué,
- 26:57tu vois,
- 26:58tu vois Christophe Lambert dans le film de Bruce.
- 27:01Oui,
- 27:01tout à fait.
- 27:02J'étais un gros fan de ce personnage et je voulais ressembler à ce mec là,
- 27:05donc voilà.
- 27:06Et c'était très l'époque,
- 27:07très Dutch Hill Peppers aussi,
- 27:09tu vois,
- 27:10Blood Sugar Sex Magic,
- 27:11l'album,
- 27:12donc c'était un peu,
- 27:13c'est du funk metal et moi j'aimais bien le côté funk.
- 27:16des connades et donc voilà on faisait que ça et en fait j'avais pas envie de travailler moi ce que je voulais c'était faire du rock'n'roll boire de la bière sortir draguer baiser rencontrer des gens c'était vraiment simple le truc une fois quand tu as 23 ans tu dis ça y est j'ai bien fait mon boulot j'ai réussi mes études le diplôme il est sur la table maintenant je vais me marrer quand j'ai des abdominaux je vais en profiter quoi ça va ça ne va pas durer mais je voulais faire mais 68 avec 30 ans de retard en fait et c'est exactement ça
- 27:44et donc voilà je faisais du sport enfin voilà j'étais voilà c'est un truc c'est exactement ce qu'il dit voilà c'est un peu nos années 70 à nous les années 90 il y avait un truc comme ça et sortir beaucoup de concerts entre à pas d'heures enfin c'est vraiment ce moment-là et c'est quand je te parle des années d'insouciance c'était vraiment celle-là quoi vraiment entre la fin des études qui s'adhère 91 jusque
- 28:0798 voilà mais après on rentre voilà je rentre on a dû vraiment un moment donné
- 28:13J'ai dû commencer à vraiment travailler sérieusement.
- 28:17Mais je faisais quand même des petits boulots.
- 28:19Tu vois,
- 28:20des petits animateurs dans des camps de motocross,
- 28:25enfin,
- 28:26les moniteurs dans des trucs de basket.
- 28:28Enfin,
- 28:29je faisais un peu comme j'étais sportif,
- 28:31je pouvais faire des petits jobs comme ça,
- 28:32mais je n'étais pas fan du boulot.
- 28:34Je n'ai jamais été un gros assidu du travail.
- 28:38Mais bon,
- 28:39je me débrouillais,
- 28:39quoi.
- 28:40Je me débrouillais.
- 28:41J'avais toujours quand même du...
- 28:43j'ai bossé effectivement chez mon père,
- 28:47j'ai travaillé dans son entreprise et puis j'ai commencé à travailler dans des décors de pubs.
- 28:56J'avais des amis,
- 28:56à force de sortir dans le centre-ville,
- 28:58je rencontrais des décorateurs,
- 29:01des photographes,
- 29:02c'était la bonne époque quand même.
- 29:03Une bonne scène artistique.
- 29:05Au niveau de la scène artistique,
- 29:06il y avait quand même,
- 29:07et au niveau de la pub,
- 29:08il y avait quand même pas mal de...
- 29:09il y avait beaucoup de boulot.
- 29:10Et quand on voit,
- 29:11quand tu vois le bouquin d'Egg Bédard,
- 29:1499 francs,
- 29:15quand tu vois le film,
- 29:15que moi j'adore d'ailleurs,
- 29:17tu voyais bien qu'ils avaient des moyens,
- 29:19il y avait un truc comme ça.
- 29:20J'ai très vite été via via.
- 29:24fait des rencontres nocturnes comme si voilà dans les bars ou des beaucoup de soirées aussi un peu mondaine pour que c'est l'eau pour le soulage branchouille rock'n'roll enfin il y avait vraiment tout un bon pressage ouais c'était vraiment un truc et
- 29:39comme tu étais tout le temps moi j'étais tout en forme j'étais voilà j'étais très ouvert je m'ouvrais à tout en fait le monde était j'étais jeune
- 29:49j'étais conscient d'être jeune je me trouvais pas trop mal bien que j'avais aucune confiance en moi par rapport à la séduction par exemple c'est compliqué enfin mais j'ai par contre j'aime bien être avec des amis des potes des copains des copines voilà il y avait vraiment une
- 30:05chouette effervescence quoi donc là j'ai commencé à me faire des contacts avec mon carnet on se téléphonait enfin moi j'appelle une cabine enfin à l'époque j'avais même pas on n'avait pas de même pas de téléphone fixe quoi tu restes vraiment
- 30:18avec des cartes on faisait la file pour appeler son pote tiens rendez-vous demain alors j'avais fait un bouc tu vois les boucles de dessin dont j'avais fait j'avais fait plein de dessins j'avais mis des dessins que j'avais fait à l'école j'avais fait vraiment constitué un beau bouc de voilà et donc j'ai rien me présenter comme ça à gauche à droite et j'ai finalement atterri dans plusieurs boîtes de pub et
- 30:38pour lesquelles j'ai fait pas mal de layout et de storyboard déjà
- 30:42Donc je bossais pour des boîtes comme TBWA,
- 30:46BBDO,
- 30:46Louis Valguillaume,
- 30:47enfin tu vois.
- 30:48Les grands acteurs,
- 30:49oui.
- 30:49Les gros,
- 30:50voilà.
- 30:50Je ne sais pas si on peut le dire,
- 30:52mais c'était quand même des fameuses boîtes.
- 30:55Garbarski,
- 30:56McCann-Rickson.
- 30:58à l'époque donc il y avait du boulot et c'était un truc vraiment que j'aimais bien parce que voilà après tu rentrais dans ce mood là et aussi au moment du tournage alors ce qui m'intéressait c'est les tournages de pub parce que moi j'aime bien l'ambiance des studios ça
- 31:13a toujours été un truc lumière caméra lumière caméra oui décor surtout c'était vraiment un truc qui m'a toujours fasciné parce que comme j'ai toujours aimé le cinéma fatalement il y a des films enfin
- 31:26Quand tu vois la déco,
- 31:28le design,
- 31:28etc.,
- 31:28tu te dis que c'est quand même fabuleux.
- 31:30Aujourd'hui,
- 31:31on est dans l'intelligence artificielle,
- 31:34les effets 3D,
- 31:35ça fait longtemps.
- 31:36Mais à l'époque,
- 31:37on faisait les patines,
- 31:38on faisait les trompe-l'œil,
- 31:39etc.
- 31:40Donc moi,
- 31:41j'ai appris à faire ça.
- 31:42Un côté très théâtral encore.
- 31:44Oui,
- 31:44c'est ça.
- 31:44Il y avait vraiment la texture des matières.
- 31:48Tu travaillais vraiment l'atmosphère,
- 31:50tu savais que tu allais mettre comme vous ici.
- 31:52Vous avez mis des lampes,
- 31:53on a un peu modifié,
- 31:54mais c'est pour vraiment créer un truc.
- 31:56Et j'aime bien créer des atmosphères.
- 31:58Et ça a toujours été comme ça,
- 32:00mon truc dans mes dessins.
- 32:01J'ai toujours voulu créer une sorte de profondeur,
- 32:07de créer une âme vraiment.
- 32:09Et alors,
- 32:10après,
- 32:10on travaillait avec des gens comme ça,
- 32:12dans des décors avec les constructeurs.
- 32:16des mecs qui faisaient les panneaux,
- 32:17des fausses briques,
- 32:19des fausses tuiles,
- 32:20de la fausse pluie,
- 32:21peindre,
- 32:22ramèler de la lumière.
- 32:23Enfin,
- 32:23tu étais vraiment dans des rues.
- 32:25On avait fait des pubs pour une boîte anglaise.
- 32:29Je crois que
- 32:30Rémi Bellevaume a été travaillé à l'époque.
- 32:34Je crois,
- 32:35je ne suis plus sûr,
- 32:36mais en tout cas,
- 32:36c'était vraiment un délire avec une une tous des freaks.
- 32:43Tu vois,
- 32:43tous des personnages,
- 32:44c'était une page de cirque entre guillemets du
- 32:4819ème.
- 32:49Des gens un peu amochés,
- 32:51si je puis dire.
- 32:51Oui,
- 32:53c'était voilà,
- 32:54c'était.
- 32:55C'était une parade de personnages super étrange comme Carnival.
- 33:00Il y avait une série à quelques années.
- 33:03Et il y avait comme le film des années 30,
- 33:07je crois.
- 33:09flix je crois que plusieurs versions mais à vérifier à vérifier donc voilà je veux pas m'avancer là dessus mais c'est en noir et blanc et c est là c'est plutôt en couleur on va dire mais il y avait tous ces personnes alors il ya eu le maquillage enfin tout de suite alors je dis moi
- 33:24le cinéma quand même parce que tout de suite il y avait pour une pub
- 33:29Tu ne parles pas d'une pub pour des chips,
- 33:31ici,
- 33:31tournée à l'arrache,
- 33:33ou pour une bière,
- 33:33tu vois,
- 33:34mal foutue.
- 33:35Non,
- 33:35on parle d'une véritable direction artistique.
- 33:37Une véritable direction artistique.
- 33:39Bon,
- 33:39c'était en anglais,
- 33:40tout ça,
- 33:40mais peu importe.
- 33:41Il y avait un côté quand même créatif que j'adorais,
- 33:43quoi.
- 33:44Parce qu'on est dans un studio,
- 33:46tu vois,
- 33:47donc,
- 33:47une espèce de...
- 33:49C'est pas un chez Monneuf,
- 33:49tu vois,
- 33:50c'est à Bruxelles,
- 33:50tu pouvais louer des surfaces délirantes,
- 33:55genre quatre terrains de tennis.
- 33:56Enfin,
- 33:57tu as des studios qui sont énormes.
- 33:59dans lesquels tu peux vraiment reconstituer tout un univers et là il y avait de la paille sur le sol c'était dans un chambre on avait peint derrière les les bois et on avait mis les roulottes à l'avant-plan enfin et tout ça avec une espèce de brume
- 34:14C'était féerique,
- 34:15moi j'ai adoré franchement.
- 34:17Et ça,
- 34:17à ce moment-là,
- 34:18j'ai commencé à travailler avec un mec qui s'appelait Philippe Lambrecq et honnêtement,
- 34:21avec lui,
- 34:22on a fait plein de pubs magnifiques.
- 34:24C'était un instant décisif en fait.
- 34:27Ouais,
- 34:28parce que tu sais,
- 34:29à ce moment-là,
- 34:29moi j'étais jeune encore,
- 34:30l'air de rien.
- 34:31T'avais quel âge ?
- 34:32Ouais,
- 34:32j'avais 24 ans.
- 34:35ouais quand j'avais fini à 21 ans ben je dis bon et je vais amuser pendant deux trois ans effectivement je faisais du rock machin quand tu disais voilà je mens voilà t'es pas fini à quand tu as stage là un peu enfin des jeunes mais encore un peu con quoi donc il faut il faut un peu créer de l'épaisseur avec de l'expérience
- 34:55Et j'avais vraiment besoin de ça et j'avais envie de ça surtout.
- 34:58Donc c'est en faisant que tu apprends.
- 35:00Ça,
- 35:01c'est pas nouveau.
- 35:03Et donc j'ai eu la chance,
- 35:04l'opportunité de rencontrer des gens comme ça qui m'ont amené dans ce monde là,
- 35:08en fait,
- 35:08qui était quand même un monde qui est à la fois créatif,
- 35:14où l'imaginaire était...
- 35:16tout de même,
- 35:17même si c'est pas moi qui crée le spot,
- 35:19je n'étais pas encore dans le centre de création.
- 35:23En proprement parler,
- 35:24j'étais vraiment une petite main en train de.
- 35:26Voilà,
- 35:26mais j'étais là,
- 35:27j'étais en fait là et ça le fréquentier et puis de voir les acteurs,
- 35:31de voir les machines.
- 35:32Enfin,
- 35:33tu vois,
- 35:34c'était des autres caméras que maintenant aussi.
- 35:35Il y avait déjà tout un truc que ça remonte à 30 ans.
- 35:38En fait,
- 35:38quand tu réfléchis,
- 35:39tu vois,
- 35:40maintenant quatre.
- 35:42Ça va,
- 35:42c'est une vie.
- 35:44Et puis,
- 35:44en aiguille,
- 35:45j'en ai fait plein des pubs comme ça.
- 35:46Et puis après,
- 35:47j'ai commencé à faire du storyboard pour des courts métrages,
- 35:49etc.
- 35:50Et puis,
- 35:52je me dis tiens,
- 35:53ça me plaisait.
- 35:53Il n'y a rien à faire.
- 35:54Puis après,
- 35:54j'ai fait de la peinture parce que quelque part,
- 35:57créer des décors,
- 35:58c'est créer de l'atmosphère.
- 36:00Comme j'aimais bien les expositions,
- 36:01aller voir de la peinture en général.
- 36:05tu vois ce que je veux dire c'est très très lié il ya vraiment enfin c'est pas dissociable c'est pas tiens je vais faire tout d'un coup la gastro entérologie fin de vie c'est pas voilà et tout de même il ya un fil rouge très un fil rouge quoi soit avec la musique donc le visuel la musique dont il y avait les clips qui m'intéressait puis j'avais envie de faire ça puis voilà tout ça
- 36:27ça me plaisait bien et j'avais une tendance tout de même avoir à aimer tout ce qui est bien qui était un peu horrifique j'ai toujours eu un fond un peu névrosé ça de toute façon ça je vais toujours d'ailleurs tant mieux parce que finalement c'est grâce à ça que tu peux faire de l'humour aussi hein
- 36:44Quand on comprend bien que finalement la comédie,
- 36:46c'est issu du drame.
- 36:49Voilà,
- 36:50donc ça reste tout de même une source d'inspiration que la névrose.
- 36:54Mais bon,
- 36:55il n'y a pas.
- 36:55Ce n'est pas que marrant,
- 36:56on va dire.
- 36:57Mais du coup,
- 37:00je n'aime pas cette expression.
- 37:01Du coup,
- 37:01on entend beaucoup.
- 37:03C'est horrible,
- 37:03horrible.
- 37:04Une déformation du langage.
- 37:06Un coup d'électricité.
- 37:08Non,
- 37:08non,
- 37:09on est soft.
- 37:12c'est épouvantable je suis dans un qui lui va un café mais si je n'ai pas entendu 300 fois en une heure il y avait deux deux nanas qui parlait c'était parfois tu as deux parts conséquentes qui est un peu mieux à mon sens mais ça j'ai pas entendu c'est pas la même région je sais pas on verra et
- 37:28donc du coup bah du coup
- 37:32Qu'est-ce que je disais ?
- 37:33Le film en aiguille,
- 37:34je me suis retrouvé à faire du storyboard pour des courts-métrages,
- 37:37à rencontrer des réalisateurs,
- 37:38et puis voilà,
- 37:39ça se fait comme ça.
- 37:40De manière assez organique,
- 37:42en fait.
- 37:42C'est naturel.
- 37:43Oui,
- 37:44parce qu'en fait,
- 37:46c'est toujours un peu les mêmes.
- 37:47endroits finalement tu fréquentes à bruxelles du dimanche et palau jeudi vert où il faut porter des mocassins enfin tu vois j'ai jamais été dans un avance un mood tu vois un peu et cbg c'est magique et il va la carte rose et orange même si j'habite à hulk j'ai jamais porté gens du truc ou
- 38:02alors vraiment si c'est une soirée déguisée oui mais sinon je n'en sors je fais pas c'est pas que j'aime pas enfin non j'aime pas en fait on ne peut pas je ne sais pas ton style tout ça c'est ça surtout un pull quand il fait 30 degrés
- 38:16mais donc je sortais pas voilà c'était quand même des endroits un peu rock un peu rock'n'roll machin un peu un peu interlome un peu tu vois voilà les bars un peu chelou j'aimais bien aussi ça faisait un peu Scorsese beaucoup de fumée beaucoup de tronche
- 38:34bizarre jamais bien cette ambiance des habitués mais oui puis
- 38:40pendant une bagarre ou toi il y avait des endroits simples au fur et à mesure qu'on fait cette interview on commence à comprendre toute sa nourriture de certains scénarios et de choses que tu as fait depuis tard on voit un peu toutes
- 38:55ces références qui commencent à se dessiner c'est le cas de le dire dans tes storyboard dans tes scénarios
- 39:03Oui,
- 39:03parce que de toute façon,
- 39:04on part toujours de soi pour écrire.
- 39:06Donc,
- 39:07je ne ferai jamais un roman historique.
- 39:11Quoique,
- 39:12je n'en sais rien,
- 39:12mais ce serait une histoire contemporaine dans ce cas.
- 39:14Mais pour le coup,
- 39:16tu as vu,
- 39:17pour le coup.
- 39:17Pour le coup,
- 39:17il y a une émulation.
- 39:18Tu vois ?
- 39:20C'est pire à faire.
- 39:21Oui.
- 39:25Mais ne nous perdons pas.
- 39:30Qu'est-ce que je voulais dire ?
- 39:32que tu ne ferais pas un roman historique.
- 39:34Oui,
- 39:35ça pour dire qu'effectivement,
- 39:36quand on écrit,
- 39:37que ce soit une comédie ou un drame,
- 39:39essentiellement la comédie,
- 39:40comme tu disais,
- 39:41comme c'est d'une part dramatique,
- 39:43on part toujours de soi.
- 39:44Moi,
- 39:45je me dis que c'est intéressant,
- 39:46ce n'est pas pour faire une autobiographie,
- 39:50c'est-à-dire que ce sont des situations,
- 39:52des ressentis ou alors des moments de vie que tu vis et que tu retranscris.
- 40:01Avec de l'humour,
- 40:01avec un autre regard,
- 40:03avec une distance.
- 40:05Parce que parfois je raconte des choses qui sont graves,
- 40:07mais en même temps il y a moyen d'en rire.
- 40:09C'est un petit peu parfois ce que je trouve qui me manque,
- 40:11parfois aujourd'hui,
- 40:12cette espèce d'auto-dérision.
- 40:14Moi je vois ça un peu sur les réseaux.
- 40:17Ou même les sites de rencontres,
- 40:19des trucs comme ça.
- 40:20Quand j'allais dessus,
- 40:22le manque d'autodérision.
- 40:23Qu'est-ce que les gens peuvent se prendre au sérieux aujourd'hui ?
- 40:25C'est un peu désorçonnant.
- 40:27Au premier degré ?
- 40:29Oui,
- 40:29moi je trouve ça dangereux,
- 40:35de devoir se retrouver tout le temps.
- 40:37va se justifier oui si c'est justifié bah non moi je trouve pas je trouve qu'à partir du moment où on prend tout premier degré c'est difficile d'être dur quoi ça doit être dur et j'ai l'impression que c'est une tendance comme ça j'espère que ça va s'arrêter parce que c'est moi je trouve ça assez épouvantable ben
- 40:53on en parlait par rapport à l'humour tout ça mais pour en venir un petit peu à ça mais je pense que l'auto dérision je pense que c'est quelque chose qui peut quand même te sauver
- 41:04de la névrose justement en tout cas de prendre une forme de distance par rapport aux événements qui peuvent être pas toujours drôle quoi je veux dire on est en la vie c'est pas un truc drôle on
- 41:18est bien d'accord quoi c'est pas la vie c'est la vie il y a les deux mais c'est je crois que les gens en chie en majorité tout de même pas aller très loin pour le voir mais donc
- 41:32parfois un peu de aller ça alléger le truc je le fais pour moi aussi on est bien d'accord c'est pas toujours simple de le faire quoi de prendre du recul par rapport à ce qui nous arrive mais ça amène peut-être un fameuse question est ce qu'on peut rire de tout bonne
- 41:47question moi j'ai envie de te dire oui mais les autres mais voilà mais
- 41:55je sais que je suis pas le seul mais je sais que je vais pas les créer sur tous les toits parce qu'on va me dire oui mais non mais enfin c'est pas c'est devenu comme ça maintenant on peut rire de tout mais peut-être pas de la même manière qu'avant c'est ce que je pense que les codes ont changé en fait tout simplement par rapport à quelle époque par
- 42:11les années 80 même l'humour quand tu vois les films d'audiard et c'était pas les mêmes la même façon la même goye la même façon de s'exprimer le langage a beaucoup évolué
- 42:22Des fois,
- 42:23franchement,
- 42:24je n'ai pas d'enfants,
- 42:27je ne crois pas,
- 42:29mais parfois quand je les entends parler,
- 42:33je ne capte rien en fait.
- 42:37Les ados ?
- 42:38De temps en temps,
- 42:38pardon ?
- 42:39Les ados ?
- 42:39Les ados,
- 42:40ouais.
- 42:40Des fois,
- 42:41je suis...
- 42:41La génération Z.
- 42:43Ouais,
- 42:43complètement.
- 42:44Des fois,
- 42:44je suis complètement...
- 42:45Je chope de temps en temps des bribes.
- 42:48Tu vois,
- 42:48il y a un moment où il y a la phrase,
- 42:50moi je cale.
- 42:52Effectivement,
- 42:53tu as un nouveau langage,
- 42:54mais certainement comme nous on avait aussi.
- 42:56Oui,
- 42:57j'ai envie de te dire ça.
- 42:57Sans doute que des gens qui avaient ton âge à l'époque,
- 42:59quand toi tu étais ado,
- 43:01ils avaient sans doute ça même.
- 43:03Ah oui,
- 43:03oui.
- 43:03C'est mon ressenti,
- 43:04mais c'est un langage que moi.
- 43:06Oui,
- 43:06mais ça,
- 43:06j'en suis persuadé.
- 43:07C'est juste que moi,
- 43:08je m'en souviens pas.
- 43:10C'était quelque chose qu'on vivait comme eux,
- 43:12d'ailleurs,
- 43:12le vivent.
- 43:13Moi,
- 43:13quand je les entends parler,
- 43:14ils ont un peu de débit.
- 43:15Moi,
- 43:16je suis tombé avec deux d'un œil.
- 43:17C'était très drôle,
- 43:18mais je dis mais ça n'arrêtait pas de parler.
- 43:21nous la com c'était un truc mais elle ne t'inspirait pas pour le coup pour un scénario par rapport à tes rencontres de bar non non non non non non d'ailleurs j'ai changé de table je te jure c'est carrément oui mais je vais pas demander aux gens de la ferme et mais
- 43:37un moment où je me tiens j'ai pensé une image d'un saut d'eau froide mais bon j'en ai rien fait j'ai eu
- 43:43Mais j'étais là,
- 43:44mais c'était dingue.
- 43:45Elle parlait fort et je lui dis 200 fois le mot du coup.
- 43:49Donc,
- 43:50bon,
- 43:50il ne faut pas faire une fixée sur ce truc-là,
- 43:52mais ça m'a quand même fait bizarre.
- 43:55Et c'était des phrases bizarres.
- 43:58Sans doute que je deviens un vieux con.
- 44:00Mais en tout cas...
- 44:02c'est difficile n'ayant pas enfin j'ai vécu entre guillemets avec des ados pendant quelques années moment c'était pas les miens mais voilà je comprenais certains certains modes de langage
- 44:13Mais si je devais écrire pour des jeunes,
- 44:15je serais un peu emmerdé aujourd'hui.
- 44:18Donc c'est pour ça que quand j'écris un scénario,
- 44:23je le fais plus pour des gens de ma génération ou un peu plus jeunes.
- 44:26Tu penses qu'il faut que tu sois zoné ?
- 44:28Je ne sais pas en fait,
- 44:29parce que je n'en sais rien en fait.
- 44:31C'est une bonne question.
- 44:33Est-ce qu'il faut cloisonner,
- 44:34tu veux dire ?
- 44:35Pour une tranche d'âge,
- 44:36pour un team de personnes au niveau socioculturel ?
- 44:42Je ne sais pas,
- 44:42j'ai parfois l'impression que les jeunes aujourd'hui ont moins d'humour que nous.
- 44:45Vraiment,
- 44:46c'est un truc,
- 44:47ça va faire visuriac et tout,
- 44:48mais des fois j'ai l'impression qu'ils ne rigolent pas les mêmes choses.
- 44:51Je ne sais pas.
- 44:53C'est logique en même temps,
- 44:55c'est le temps qui passe,
- 44:56c'est le monde qui change,
- 44:57c'est la communication qui change.
- 44:59Il faut vraiment...
- 45:01Mais euh...
- 45:04Je sais pas,
- 45:04c'est curieux.
- 45:05Donc moi,
- 45:05je crois que j'aurais du mal à écrire si je devais me dire,
- 45:07tiens,
- 45:07je fais un projet pour des jeunes,
- 45:09la tranche 15-25.
- 45:11Je crois que je serais obligé de m'associer vraiment à quelqu'un,
- 45:14quoi,
- 45:14d'office.
- 45:15Pour la traduction ?
- 45:16Oui.
- 45:20Pour moi,
- 45:20c'est un peu,
- 45:20parfois,
- 45:21c'est crypté,
- 45:21quoi.
- 45:24Et en tout cas,
- 45:25ils ont l'air de bien se comprendre.
- 45:27Donc,
- 45:29c'est déjà ça de pris.
- 45:31Mais ouais,
- 45:32c'est fou,
- 45:32c'est fou.
- 45:34ça se fait voilà c'est presque un coup presque inconscient le langage c'est un truc voilà ça change comme tout d'ailleurs et pourtant tu as fait un scénario qu'on pourrait qualifier d'universel en belgique qui fait on va dire référence
- 45:51si on a si on voit demain je sais pas moi un français un suisse on y parle de la belgique est forte chance que pour un des personnages on soit la référence parce qu'on prend peut en parler
- 46:03bien sûr on peut en parler tu vois de quoi je veux parler de qui de qui oui tu ne vois pas le françois ouais ouais françois d'amiens qui représente on va dire la belgique à l'étranger pour beaucoup de gens ouais
- 46:21ouais parce qu'il a fait françois a fait sa carrière d'une part en belgique puis après voilà effectivement il a bien fait partie sans doute en france mais bien sûr
- 46:32mais par rapport à ça tu es on peut dire de co auteurs de dix connect je sais pas comment on peut dire d'ailleurs comment tu qualifies oui c'est marqué comme ça en tout cas sous le générique du
- 46:49du film,
- 46:49oui,
- 46:50pour auteur,
- 46:50oui.
- 46:51Oui,
- 46:51j'ai travaillé avec Olivier à l'époque,
- 46:53Olivier Neufstad,
- 46:54et on a écrit ça.
- 46:57Comment la rencontre s'est faite,
- 46:58d'ailleurs ?
- 46:58Parce que comment on écrit un film comme ça,
- 47:00qui est devenu un peu une référence de l'humour en Belgique et bien au-delà,
- 47:04d'ailleurs ?
- 47:05C'est quoi la jeunesse du projet ?
- 47:08La jeunesse du projet,
- 47:08elle est très simple.
- 47:10Elle est un peu particulière,
- 47:11c'est-à-dire que mon frère fêtait son anniversaire,
- 47:15il avait eu 30 ans.
- 47:18en
- 47:202002 et il avait décidé de fêter ça dans une buvette de football donc au sud de bruxelles au sud de bruxelles
- 47:34Et donc,
- 47:35mon père était un excellent footballeur.
- 47:38Donc,
- 47:39un jour,
- 47:40il devint le président du club et on avait donc,
- 47:42mon frère et moi,
- 47:43accès à cette buvette pour pouvoir faire...
- 47:45On en revient au bar,
- 47:46tout doucement.
- 47:47Qu'est-ce que tu as à dire ?
- 47:50Pas forcément.
- 47:51Non,
- 47:51mais non,
- 47:52c'est parce que,
- 47:52encore une fois,
- 47:53c'est un lieu social.
- 47:55Je ne suis pas...
- 47:58Il faut me faire passer pour un peu le trompe.
- 48:00Pas du tout,
- 48:01mais...
- 48:02Enfin,
- 48:02peut-être,
- 48:02je ne sais pas.
- 48:03Tu m'as...
- 48:07non non mais on se retrouve là bas à faire une fête dans cette buvette de football il ya une centaine de personnes qui débarquent on va faire un truc surprise et il y avait olivier vanhoenstatt qui était là avec un ami de mon frère avec
- 48:19s'appelle didier et
- 48:22La soirée se passe,
- 48:24tu peux imaginer,
- 48:24on a tous 30 ans,
- 48:26plus ou moins,
- 48:26on boit des verres,
- 48:27on rigole,
- 48:27on fait un barbecue,
- 48:28il y a des filles,
- 48:29il y a de la musique,
- 48:30on fait un concert,
- 48:32grosse fête,
- 48:32grosse fête.
- 48:33Arrive le moment où des discours,
- 48:35parce qu'il y avait le gâteau,
- 48:38moi j'arrive avec un discours que j'avais écrit,
- 48:39j'avais fait une tartine comme ça sur la vie et l'enfance de moi et mon frère depuis qu'on est petit.
- 48:47Quand j'étais les 30 ans de Nicolas,
- 48:48je me suis dit,
- 48:50je vais raconter.
- 48:52toute notre vie mais bon j'avais prévu le coup j'avais amené des personnages des big jim des trucs j'avais habillé ses petits nounours vraiment et donc j'ai fait j'ai fait un sketch d'une heure en racontant tout voilà
- 49:08les gens étaient morts de rire et dans la salle il y avait le réalisateur de 10 knack qui ne foutait rien depuis un petit temps et il avait juste envie d'écrire une comédie
- 49:19Moi,
- 49:19j'étais en train de faire de la peinture,
- 49:21mais je n'arrivais pas à percer.
- 49:22Je travaillais beaucoup en atelier et il me dit ça te dirait des crimes.
- 49:26Tu m'as fait trop rire avec ton speech.
- 49:27Est ce que ça te dit qu'on commence à écrire ensemble une histoire ?
- 49:31Délire,
- 49:31j'ai une vague idée d'un personnage qui serait une grande gueule,
- 49:34qui ressemblerait à Big B dans
- 49:37Transplotting.
- 49:38donc je dis bah moi j'ai jamais écrit en même temps j'aime bien raconter des histoires je voyais bien que le public n'était pas enfin réagissez à mes vannes donc j'ai mis un potentiel mais c'est quelque chose que j'ai découvert que
- 49:57j'avais déjà si tu veux j'avais déjà eu j'étais mon père était comme ça aussi on avait toujours un peu les amuseurs on a un peu les bouts en train
- 50:05On a toujours été comme ça.
- 50:06Donc il y avait quand même un potentiel,
- 50:08mais qui était là.
- 50:10Comme voilà,
- 50:10il y a des gens qui font...
- 50:11Tu vois,
- 50:12il y a des mecs marrants et des mecs pas marrants.
- 50:13Il y a des mecs...
- 50:14Voilà.
- 50:15Moi,
- 50:15j'avais ce côté,
- 50:16j'avais...
- 50:16J'aimais bien,
- 50:19j'aimais bien ça,
- 50:20quoi.
- 50:20Donc jouer avec les mots,
- 50:21les métaphores et tout ça,
- 50:22donc.
- 50:23Et imager les trucs.
- 50:24Et voilà.
- 50:26Et donc ce mec me propose de travailler sur un scénario.
- 50:29Là on était un samedi soir,
- 50:31et lundi on a commencé à travailler,
- 50:32à écrire,
- 50:32à écrire,
- 50:33à écrire...
- 50:35Avec ce réalisateur,
- 50:36j'avais déjà fait des storyboards pour ses courts-métrages,
- 50:40avec José Garcia,
- 50:42l'acteur de
- 50:43Nulle part ailleurs.
- 50:45Et sur ses courts-métrages,
- 50:47j'avais travaillé en déco.
- 50:50voilà j'avais joué dedans avec josé garcia vraiment c'est des courts métrages donc c'était kéo et parra bellum ces deux films qu'il avait fait dans les années 96 97 donc voilà on était encore jeune et nous on écrit bon ça c'est des trucs qui voilà ça fait un an déjà un petit temps c'est passé donc il ya cinq ans qui se passe moi le jeu le voit plus vite pendant tout un temps et
- 51:11donc
- 51:12on commence à réussir à écrire et qui récré des blagues des blagues des blagues des blagues on va boire des verres on va au restaurant on prend des notes non-stop on n'arrête pas on n'a pas jusqu'au moment où la boîte de luc besson nous appelle il
- 51:28vous plaît mais comment ça se fait ben je vais te l'expliquer c'est parce qu'en fait si je me souviens bien la femme de josé garcia luc besson avait vu les courts métrages
- 51:39de l'Evian Astad.
- 51:41Et il faut dire qu'il avait un peu le style Besson.
- 51:47Il filmait en scope avec du gros son,
- 51:51des gros travelling.
- 51:52Vous pourriez dire à l'américaine pour des années 90,
- 51:562000.
- 51:56Voilà,
- 51:57c'était vraiment un peu.
- 51:58Il y avait un.
- 51:59Et comme Besson,
- 52:00c'était quand même moi,
- 52:00je me souviens,
- 52:01Nikita.
- 52:02Quand j'avais vu ça en 88,
- 52:03j'avais pris une grosse claque en me disant c'est un film français.
- 52:06Moi,
- 52:06j'étais fan de
- 52:07Besson. C'était un truc que je voulais travailler avec ce mec.
- 52:10J'étais un fan de ce boulet parce que j'avais ce film.
- 52:12J'ai vu 20 fois,
- 52:14voire plus.
- 52:14J'adore quand je te parle de
- 52:17Christophe Lambert avec ses cheveux,
- 52:18pour moi,
- 52:19c'était un truc.
- 52:19Je dis pas ce mec,
- 52:21il était une meuf.
- 52:22Je deviens un peu un peu.
- 52:23J'étais vraiment je le trouvais magnifique.
- 52:25Il avait un charisme,
- 52:26il avait une de ses tronches.
- 52:28Ce film était décalé comme comme comme jamais bien.
- 52:33Et quand on a vu Nikita,
- 52:34puis bon,
- 52:35après,
- 52:35il y a eu Léon et tout ça.
- 52:36Mais et puis voilà,
- 52:38donc
- 52:40José.
- 52:42était avec une fois je suis je sais pas je veux pas dire de conneries la femme de josé garcia l'époque afin un film qui s'appelait elle avait écrit un film qui s'appelait rire et châtiment qui était aussi et qui était produit par besson entre temps je sais pas et ça on ne le saura jamais il
- 52:58est arrivé que bar que josé par les films du court métrage belge qu'il avait fait avec nous
- 53:05à Bruxelles et de fil en aiguille ben Josy explique à Besson ben oui les deux belges sont en train d'écrire une comédie complètement déjantée ça a l'air super marrant il dit Josy et alors gros Besson ça m'intéresse de savoir ce que c'est parce
- 53:20que voilà il avait sans doute apprécié effectivement le travail qu'on avait effectué des années auparavant
- 53:27et de fil en aiguille on se retrouve à envoyer notre scénar à Europa mais son lui notre délire parce que c'est un délire on avait pris le parti pris de pas écrire d'histoire parce qu'on était incapable de le faire c'est un film à sketch comment on
- 53:44en finit une bonne fois avec cette histoire-là parce que effectivement tout le monde s'il y a une vraie faiblesse dans le scénar c'est ça c'est qu'il y a pas d'histoire il y a pas de pas de réel empathie pour les personnels c'est juste une bande de cons
- 53:56qui rencontre une autre bande de cons et ils font les cons et on avance et c'est des voilà c'était des trucs de situation c'était des trucs les plus débiles les plus improbables moi pendant tout le temps de l'écriture et après etc j'ai passé mon temps à dessiner les scènes c'est-à-dire
- 54:14que je me dis tiens rien de tel qu'un visuel voilà une image vaut le mot tu vois ce qu'on fût sur ce qu'ils disaient ça je sais plus
- 54:30non mais tu vois donc du coup j'avais fait des centaines de dessins donc on avait un bout comme ça moi je voulais absolument lui via des photos donc on avait du gros matos donc non seulement il y avait le scénario 120 pages qui traque
- 54:43T'imagines un scénario de 120 pages,
- 54:45voire plus,
- 54:45même 150,
- 54:46c'est un délire,
- 54:47mais ça partait dans tous les sens.
- 54:49C'était vanne sur vanne,
- 54:51le personnage,
- 54:52n'importe quoi,
- 54:53tout le monde,
- 54:53enfin voilà.
- 54:54Je me suis dit,
- 54:54non,
- 54:55c'est pas à écrire,
- 54:55on n'en a rien à foutre,
- 54:57le parti pris,
- 54:58on déconne,
- 54:58on s'en fout,
- 54:59on s'en fout,
- 54:59on s'en fout.
- 55:01Au début,
- 55:01j'étais là,
- 55:02ouais,
- 55:02t'es sûr ?
- 55:02Donc j'ai commencé,
- 55:03moi,
- 55:04je me suis attelé à lire les bouquins de Robert McKee,
- 55:08Dave Snyder,
- 55:09et tout,
- 55:10donc de structurer.
- 55:12tout de même mais en fait je me suis rendu compte que c'était trop compliqué c'est un truc la structure et que les arches humatifs pour une comédie c'est super compliqué c'est un vrai travail moi je suis plus plus calé pour le
- 55:27comique de situation et faire parler des personnages au niveau dialogue par exemple donc pour ainsi dire j'ai fait tous les dialogues du film mais c'est parce que comme je disais j'ai noté des trucs en fait j'ai noté tout le temps tout
- 55:41quand j'allais dans un endroit,
- 55:43que ce soit dans un vernisseur,
- 55:44dans un resto,
- 55:44dans un bar,
- 55:45dans une réunion de famille.
- 55:46Tu avais pas un carnet ?
- 55:49Si oui,
- 55:49j'avais un dictaphone en fait.
- 55:51Avec des cassettes,
- 55:54je l'ai toujours d'ailleurs.
- 55:55Tu devais avoir une collection de cassettes formidables.
- 55:57Oui,
- 55:58c'est ça oui,
- 55:59exactement.
- 56:00Le truc c'est que ça coûtait quand même cher toutes ces cassettes,
- 56:05donc j'en avais cinq et je repassais chaque fois dessus.
- 56:07Mais entre temps je notais.
- 56:09voilà mais je n'étais pas encore d'ordi à l'époque donc je faisais tout à la main quoi mais une machine à écrire j'avais en fait tu te trahis comme un réalisateur de documentaire plutôt cette façon de faire oui c'est ça
- 56:26ben oui parce qu'il ya un côté un peu investigation dans le monde tu veux tu fais ton tour tu vas sonder la température dans un endroit sociologique ouais parce qu'en fait c'est ça en fait ce film quelque part on dit toujours c'est une comédie en même temps pour moi c'est un peu la sociologie c'est un peu de ça ouais ouais parce
- 56:43que c'est pas fondamentalement à mourir de rire enfin il ya un fond quand même bien d'or derrière je trouve
- 56:50tant mieux si c'est catégorisé comme ça parce que les gens aiment les comédies mais il y a un fond quand même c'est pas si si marrant que ça peut dompter de faire rire de faire rire mais aussi qu'il y a un fond un peu plus d'art que comme tu dis mais je pense qu'il est il
- 57:06est un peu en filigrane c'est pas un truc qui est ça saute pas aux yeux comme ça parce qu'il y a pas mal de comme les dialogues et machin je te dis c'est le décor est quand même assez soigné
- 57:16Je pense que derrière,
- 57:17même en l'écrivant,
- 57:18je me souviens qu'on écrivait ça,
- 57:19il y avait quand même une forme de...
- 57:25On écrivait de manière assez sérieuse,
- 57:26l'air de rien.
- 57:28Parce qu'il y a quand même des personnages qui sont très pathétiques dans ce film.
- 57:33J'ai envie de dire tous.
- 57:36Après,
- 57:36ce n'est pas un film pour faire de la psychologie de comptoir.
- 57:41C'est juste pour dire que ces personnages,
- 57:42pour moi,
- 57:42sont fondamentalement malheureux et cons et incomplets.
- 57:47Tu vois bien qu'ils sont...
- 57:48Sauf qu'on n'a pas développé le côté empathique des personnages.
- 57:54ils sont ils sont ils sont ils sont bêtes quoi et voilà parce que ça aussi j'en ai rencontré des gens bêtes mais voilà heureusement il n'y avait pas que ça mais mais c'est toujours intéressant de prendre des personnages un peu c'est bon banco bancal je
- 58:12ne suis pas linguiste plus comment on dit bancaire je dirais michel pas en calme
- 58:20bon je vais encore dire on vérifiera des personnages de vérification sur le personnage sont pas tout juste quoi je dis c'est un peu les problèmes pendant ce set quoi bon ça prend d'une pointe d'accent très intéressante d'un coup il
- 58:35fait un peu penser à des personnages tu commences à prendre une pointe d'accent un peu sympa qui fait penser à des personnages attention si tu dis ce qu'à un moment donné c'est saisissant
- 58:49J'ai dit ça.
- 58:51Le monsieur se prend pour un journaliste.
- 58:53Avec sa petite caméra,
- 58:54avec ses petites lunettes.
- 58:56Ah bravo,
- 58:56hein.
- 58:57Bravo.
- 58:57Une petite papillon,
- 58:59j'étais à l'œil.
- 59:01Non mais,
- 59:02allez,
- 59:03on se dit que la comédie...
- 59:07c'est aussi un moyen de raconter des choses pas grave en fait tu vois quand on voit j'ai revu il ya pas longtemps un air de famille tu vois un film génial de batterie jaoui tu vois
- 59:22le cédric clapiche qui a fait ça il ya déjà aussi trop ce que parce que 30 ans ben tu te marres mais qu'elle le sont quand même c'est un peu pathétique quoi il ya quelque chose de
- 59:37j'ai pas eu du sang qui manque vraiment une pièce sont des gens ils sont
- 59:45sont morcelés ils sont un peu perdus honnêtement tout le plus des personnages de ce film quand on regarde bien c'est ça ce qui est intéressant c'est ça c'est d'exploiter les failles chez les personnages tu vas pas faire un film sur des gens parfaits ou sur des gens heureux enfin je vois pas l'intérêt tu vois il
- 1:00:00faut il faut aller chercher là où c'est un peu raflé moi je pense que c'est ça qui est intéressant et en revanche et c'est vrai que dans l'antique ça manque d'empathie pour les personnages
- 1:00:13Parce que voilà,
- 1:00:14on ne s'est pas attardé sur ce point de vue-là.
- 1:00:17Ce sera à faire,
- 1:00:19je ne le serai pas du tout,
- 1:00:22par exemple.
- 1:00:23Il n'y a jamais eu un projet de suite ?
- 1:00:27Ah oui,
- 1:00:28il y a eu presque 5-6 scénars qui ont été écrits depuis,
- 1:00:32oui.
- 1:00:36La rencontre ne s'est pas faite ?
- 1:00:37Qu'est-ce qui n'a pas été ?
- 1:00:40Quand le film sort,
- 1:00:41de toute façon,
- 1:00:41il sort au mois de juin 2006.
- 1:00:46Il sort en pleine canicule,
- 1:00:47en pleine mondiale,
- 1:00:48en pleine Jeux Olympiques,
- 1:00:49il y a 150 000 trucs,
- 1:00:52début des vacances,
- 1:00:53etc.
- 1:00:53Donc,
- 1:00:55un connu bataillon.
- 1:00:56Ça n'a pas marché en salle ?
- 1:00:58Ça n'a absolument pas marché en salle,
- 1:01:00non.
- 1:01:01Il y a eu 400 000 en tout,
- 1:01:02je pense.
- 1:01:03Voilà.
- 1:01:04Et donc...
- 1:01:06il est pas resté longtemps vu que c'était vraiment plein enfin début juin donc t'imagines les jeunes sont en blocus les gens sont dehors aux terrasses ouais en terrasse ils vont ou alors ils étudient ou alors enfin tu vois donc il y a et puis qui va aller voir un film avec qui s'appelle comme ça enfin
- 1:01:23François il était pas il était pas connu non plus Marion elle était un peu connue mais bon
- 1:01:29C'était pas dingue non plus.
- 1:01:30On peut dire que la plupart des acteurs étaient un peu en période ascensionnelle rapide,
- 1:01:34mais c'est comme tu dis,
- 1:01:35pas encore les superstars que certains sont devenus par la suite.
- 1:01:40Tout à fait.
- 1:01:41Et ça,
- 1:01:42ça...
- 1:01:43importance sur le plateau comme comment ça s'est fait comment ils avaient trouvé comme pour vous les avez convaincu de venir sur un projet pareil ben parce que c'était là c'était l'enthousiasmé en fait vraiment c'est là cette carte là était vraiment la carte pour qui a fait que pour
- 1:02:01tous et pour redessiner des centaines de dessins comme ça juste pour se dire je veux on veut faire ce film qui avait cette conviction
- 1:02:11Donc voilà,
- 1:02:12tu ne peux que te motiver à le faire et sans te poser de questions.
- 1:02:16Ta conviction à toi est assez du réalisateur.
- 1:02:18Oui,
- 1:02:19mais le choix de faire des dessins,
- 1:02:21c'était pour donner de l'épaisseur au dossier,
- 1:02:24en disant on va arriver vers des gens,
- 1:02:26on va les bluffer,
- 1:02:27on va leur montrer un truc délirant.
- 1:02:29Mais il se fait qu'entre temps,
- 1:02:30Besson avait déjà...
- 1:02:35Parce que Lugneson à l'époque c'est quand même le réalisateur,
- 1:02:39le producteur,
- 1:02:41le grand monsieur cinéma français.
- 1:02:44il a fait plein de trucs donc c'était vraiment presque inaccessible comme personne mais ouais mais ça s'est fait parce que moi je me souviens on est allé dans son bureau avec les dessins et tout donc on il a regardé ça comme ça il était il était sur le cul quand même je veux dire et puis on avait on
- 1:02:59fantasmé un casting tu vois parce qu'effectivement on se dit tiens ce serait bien Catherine Jacob tu vois merveilleuse nana
- 1:03:09m'avait toujours fait rire enfin toutes ces films etc enfin tu vois je me dis alors via via
- 1:03:15José via enfin c'était de la débrouille quand même et
- 1:03:18Olivier était un gars qui se débrouillait pas mal au téléphone et c'était quelqu'un voilà on avait peur de rien en fait vous y avez été franco ouais mon téléphone elle a un agent ou pas on connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui la connaît ok tac tac tac tac voilà on faisait vraiment du mail voilà ça chauffait le téléphone il y avait un point qu'on les iPhone on entendait
- 1:03:38ça marchait comment les gens étaient quand tu es une marion coutillard au bout du fil parce que marion la connaissait parce qu'on avait déjà fait un court métrage avec elle mais elle avait à 15 ans enfin 15 16 ans mais elle connaissait déjà un peu elle avait un copain je pense en belgique à ce moment là où je sais pas le venez régulièrement voilà
- 1:03:56le ville avait rencontré à un moment donné il avait fait un film avec elle et puis ça c'est paris c'est des petits milieux l'air de rien tu vois
- 1:04:05et puis c'est pas encore des stars donc bon c'est plus on te donne plus facilement un numéro tu vas que maintenant que maintenant quoi tu vois voilà après pareil avec florence tu vois jouer au point ou point virgule à paris dans le théâtre on se dit tiens elle est quand même marrante nana moi
- 1:04:24j'ai pas de télé mais depuis depuis toujours mais je voyais quand même voilà je de temps à autre je voyais quand même
- 1:04:33qui étaient les humoristes de demain enfin en tout cas ceux en devenir tu vois
- 1:04:39parce qu'il y avait eu voilà la bande la big air enfin toi tu sais quoi c'était déjà la génération derrière puis forestier est arrivé on est allé la voir deux fois au point virgule la petite salle tu vois là où blanche gardin tout ça enfin ils sont tous passés la main jérôme commander on avait été la voir effectivement il y avait 100 personnes dans la salle puis
- 1:04:58tout de suite tu vas boire un verre avec au bar quoi puis tu lui donnes le scénar puis elle se marre et puis il dit oui puis tu lui montres les dessins elle dit encore plus oui parce que j'avais carrément dessiné en fait
- 1:05:09donc ces gens là quand tu leur montre leur tronche dans le projet ben leur ego est déjà ils sont contents et en plus ils se voient dans la scène donc tu vois c'est tu marques deux fois des points et ben à part dire oui mais il savait pas quoi dire donc et
- 1:05:26on a fait ça avec tout le monde et autant Dominique Pinon autant de jérémy Régnier autant Jean-Luc Couchard
- 1:05:35et en fait au départ on voulait moi j'avais pensé pour faire claudie faucon c'était olivier gourmet donc on est allé voir olivier qui le savent deux ans bien si je puis dire pardon de salle deux ambiances mais en fait il voulait olivier gourmet on moi je l'avais pensé pour faire claudie faucon en fait parce que claudie
- 1:05:52faucon voilà c'est ça un nom que j'avais écrit un jour sur un bout de papier ce qui existe vraiment tout il faut pas qu'au disque au camp non en fait je peux dire d'où ça vient
- 1:06:04pour la petite histoire c'est que comme je vivais à geneval il y avait un japonais j'avais un voisin qui s'appelait claudie c'est un gars il y avait du vélo c'était un énorme et il avait toujours une veste de métal eux donc il avait tous des balles je te vois à l'europe mais donne tu vois tu
- 1:06:21sépultures à paris mais des criblés de bâti avec des clous tout mais j'étais fasciné par cette veste il me la fallait absolument elle trouvait bien que c'était la sienne et il roulait toujours en vélo et il passait
- 1:06:32Mais moi,
- 1:06:33j'étais n'était trop petit.
- 1:06:34Mon frère et moi,
- 1:06:35on s'intéresse.
- 1:06:35Enfin,
- 1:06:36on n'intéressait pas ce mec.
- 1:06:37Il était plus vieux que nous.
- 1:06:38Tu vois,
- 1:06:38c'est un ado.
- 1:06:40Mais pour moi,
- 1:06:40il m'a impressionné et s'appelait Claudie.
- 1:06:44Je vois pourquoi je trouve.
- 1:06:45Je n'ai jamais oublié ce mec.
- 1:06:47Et Faucan,
- 1:06:48parce que c'était déjà,
- 1:06:49je regardais une émission qui s'appelait Coup de film à l'époque et c'était présenté par une nana que je que j'adorais d'ailleurs,
- 1:06:55qui s'appelait Terry Faucan.
- 1:06:57terrifoquant c'était une journaliste rtb je sais pas si tu connais j'avoue non c'est peut-être un peu ancien c'est un peu ancien effectivement et cette nana elle était délirante je le trouvais super sympa elle avait l'air complètement lunaire comme ça mais elle présentait elle faisait un peu
- 1:07:13Madame cinéma quoi toi c'était la Céline Sasson mais des années 80 et je la trouvais super jolie et Faucon
- 1:07:22Thierry Faucon je trouve ça tellement sexy et donc j'ai fait je sais pas pourquoi Claudie Faucon je disais il y a une portion de métalleux et une portion de cinéma ça fait Claudie Faucon c'est ton héros et ton héroïne réunie
- 1:07:40Ben oui,
- 1:07:41mais t'as vu comment c'est con comme histoire ?
- 1:07:43C'est pour dire que ça vient de là en fait,
- 1:07:45vraiment.
- 1:07:45C'est un truc...
- 1:07:48Quant au personnage en lui-même,
- 1:07:50c'est François qui l'a un peu...
- 1:07:52Comme c'est un génie de l'impro et de...
- 1:07:56Il y avait beaucoup d'impro sur le tournage ?
- 1:07:58Ou tout était écrit ?
- 1:08:00Tout était écrit.
- 1:08:02Ouais,
- 1:08:03parce que j'ai soigné,
- 1:08:03c'était quand même très,
- 1:08:04très...
- 1:08:05Le dialogue,
- 1:08:05j'aimais bien faire ça au cordeau,
- 1:08:06quoi,
- 1:08:07tout de même.
- 1:08:08Voilà.
- 1:08:09En revanche,
- 1:08:10comme c'était mon premier tournage,
- 1:08:12c'est clair que c'est important de pouvoir laisser la liberté aux acteurs.
- 1:08:19Si toutefois ils peuvent faire de l'impro,
- 1:08:20parce que c'est pas donné à tout le monde de faire de l'improvisation.
- 1:08:24Par exemple Jean-Luc il est moins fort dans l'impro,
- 1:08:26mais par contre c'est une bête de texte.
- 1:08:28Donc il va réciter tout vraiment à la perfection.
- 1:08:32En revanche Damien,
- 1:08:33François...
- 1:08:34était un peu moins et moins calé sur le texte un peu comme forestier aussi j'ai envie d'y aller pas bien étudié mais parfois il arrivait connaissait pas leur texte mais comme françois est une route en impro ce
- 1:08:49qui comptait ce qui était important c'est qu'ils disent quand même le contenu de la scène voir il fallait que tout de même pas
- 1:08:55trop partir il fallait rester dans le contexte dans l'intention de la scène tu vois il fallait qu'ils disent telle chose faire quand même passer telle information pour que ça tienne un peu la route mais ouais il y a des moments comme ça bon il se calait au texte puis brodé quoi mais
- 1:09:13parfois tu pouvais le laisser partir il partait en roue libre il est très fort
- 1:09:24ça je sais pas j'ai honnêtement moi je n'ai pas revu un mec qui faisait ça comme ça je trouve ça c'est génial quoi quand même en bobine et gens et tout ça donc voilà mais
- 1:09:40On a quand même bien ri sur ce tournage.
- 1:09:43Même si on était...
- 1:09:46Pour moi,
- 1:09:47l'humour,
- 1:09:47c'est quand même un truc sérieux.
- 1:09:51Parce qu'il faut doser.
- 1:09:54Aujourd'hui,
- 1:09:54c'est clair que c'est encore pire.
- 1:09:56Il faut vraiment faire gaffe à tout.
- 1:09:57C'est pénible.
- 1:09:59Tu le ferais ici et maintenant,
- 1:10:00en 2024 ?
- 1:10:01Un film comme ça ?
- 1:10:02Oui,
- 1:10:02moi,
- 1:10:03je le ferais,
- 1:10:03évidemment.
- 1:10:04Tu crois que ça passerait ou pas du tout ?
- 1:10:07pardon tu vas pas passer au panier non plus non mais non non c'est bien ça ce qui est c'est bien ça le problème c'est ça qui est dangereux aujourd'hui c'est qu'aujourd'hui on peut plus faire ça on peut plus et en même temps il ya des tas de gens qui font l'humour encore irrévérencieux
- 1:10:22moi je suis pour enfin je veux dire on va rire de quoi après enfin tu vois c'est si on peut plus rire des jeux pas loin c'est quoi se délire c'est juste que vous il faut changer il ya moyen de rire encore de tout comme on disait tout à l'heure mais voilà il faut
- 1:10:36Il faut remodeler le truc.
- 1:10:40Tu ne peux plus faire du Michel Leib.
- 1:10:43Heureusement.
- 1:10:45Mais tout est...
- 1:10:47Quand Walt Disney interdit...
- 1:10:50Quand les néo-féministes engueulent Walt Disney parce que,
- 1:10:53soi-disant,
- 1:10:54le baiser du prince charmant,
- 1:10:58la princesse n'est pas consentante dans le film,
- 1:11:02il faut arrêter de péter un plomb.
- 1:11:04Moi,
- 1:11:05à un moment donné,
- 1:11:05à un niveau,
- 1:11:07ça me saoule,
- 1:11:11vraiment.
- 1:11:13Parce que ça,
- 1:11:13c'est vraiment interdire pour interdire.
- 1:11:17C'est vraiment,
- 1:11:17je ne sais pas,
- 1:11:18c'est des combats.
- 1:11:18Moi,
- 1:11:19je ne crois pas à ça.
- 1:11:21Il y a des trucs,
- 1:11:22je suis bien d'accord qu'il faut un peu arrêter les conneries.
- 1:11:25Il y a des dossiers,
- 1:11:25il ne faut pas non plus jouer avec le feu,
- 1:11:27mais rire de certains trucs,
- 1:11:29parce que ce n'est pas les conneries qui manquent,
- 1:11:30honnêtement.
- 1:11:32Si on peut pas rire de tout ce qui se passe,
- 1:11:33franchement,
- 1:11:35on est quand même bien servi en ce moment.
- 1:11:40C'est aussi parce qu'on est submergé par l'information,
- 1:11:43parce qu'on voit beaucoup de choses sur lesquelles on peut taper.
- 1:11:50Mais il y a de la matière.
- 1:11:51Mais quand on te dit tu peux pas rire de ça parce que… parce que c'est là que j'ai sorti ma banderole,
- 1:11:55etc.
- 1:11:57Fuck off,
- 1:11:57quoi.
- 1:11:58Honnêtement.
- 1:12:01non non c'est ça et quand je dis quand il y a un manque de d'autodérision pour moi ça implique aussi un manque d'humilité quoi qui es-tu toi enfin on est qui on est on est que des humains quoi on est des truffés de défauts on fait des conneries tous de a à z de de la naissance à la mort enfin faut un peu osé
- 1:12:23se le dire ça à un moment donné quoi personne n'est parfait
- 1:12:28On est tous là pour faire aussi des conneries.
- 1:12:31Parce que c'est grâce aussi à ça qu'un jour,
- 1:12:32t'en feras peut-être plus,
- 1:12:33ou un peu moins,
- 1:12:34et tu pourras t'améliorer.
- 1:12:36Voilà.
- 1:12:37C'est pas forcément réussir à,
- 1:12:39mais c'est en tout cas,
- 1:12:41peut-être évoluer un peu,
- 1:12:42en tout cas,
- 1:12:44faire un peu plus de bien pour toi,
- 1:12:45pour les autres,
- 1:12:46etc.
- 1:12:46Moi,
- 1:12:46je pense qu'il y a un peu de ça.
- 1:12:48Mais de quel droit ?
- 1:12:51Le côté bienveillant,
- 1:12:52tout au réel.
- 1:12:53La bienveillance,
- 1:12:54c'est quoi ce truc ? ...
- 1:12:56moi je trouve ça super violent de voir toujours être bienveillant comme si on n'avait plus droit à la colère comme si les mecs voulaient toujours mais il y a quand même quelque chose là dedans qui me chiffonne un peu quoi bon après voilà c'est des débats on peut en parler en
- 1:13:12rigolant mais je trouve ça extrêmement hypocrite quoi de toujours devoir être dans la bienveillance
- 1:13:19or que la colère ça fait partie d'une partie intrinsèque du coup de l'esprit humain enfin je veux dire parfois ça permet une construction aussi si tu veux que tu veux détruire on refuse de détruire en fait c'est ça le truc c'est quand je te parle bienveillant
- 1:13:34ça veut dire veillez bien parfois comme tu dis
- 1:13:38Parfois,
- 1:13:39c'est bien de tout péter pour reconstruire.
- 1:13:41Quand tu veux faire un nouveau bâtiment,
- 1:13:42tu ne vas pas t'amuser à recoller des trucs qui,
- 1:13:45de toute façon,
- 1:13:45vont se casser la gueule.
- 1:13:47À un moment donné,
- 1:13:47c'est bien de tout raser.
- 1:13:48Et parfois,
- 1:13:49ça implique de la violence.
- 1:13:51Mais elle est anti-violente.
- 1:13:55Comment tu veux faire,
- 1:13:56alors ?
- 1:13:57C'est un peu des pétards mouillés.
- 1:13:58Moi,
- 1:13:58je n'y crois pas.
- 1:13:58Ça m'emmerde.
- 1:14:01Et à un moment donné,
- 1:14:02je trouve que un plomb,
- 1:14:03un chat,
- 1:14:03un chat,
- 1:14:04la colère,
- 1:14:04elle a le droit d'exister.
- 1:14:06C'est tout.
- 1:14:07est-ce que tu aimes dans mon colère oui sûrement oui mais je rigole les pannes que ça pardon c'est ton passé punk ouais mais à partir de t noël mais c'est parce que j'ai sûrement derrière ça une peur de vieillir quoi on avait appartenant
- 1:14:22cité plus plein que si tu fais plus poésie tu fais plus un peu de trucs artistiques pour moi tu vieillis moi je crois que oui j'ai toujours été un peu en colère bien sûr oui plutôt rebelles envie de dire c'est une forme de colère oui oui complètement
- 1:14:36Mais je la canalise,
- 1:14:37tu vois,
- 1:14:38pas non plus,
- 1:14:38voilà,
- 1:14:39mais il y a des moments,
- 1:14:40oui.
- 1:14:41mais je ne la refous plus en fait parce que je sais que c'est mal vu en fait le problème c'est le problème c'est que c'est ça c'est que socialement tu peux pas être encore les vins alors que t'es juste là pour déconstruire quelque chose pour pouvoir redémarrer tu vois reconstruire
- 1:14:58quelque chose parfois c'est bien la collègue elle peut être très saine c'est ça le truc mais les gens ont peur de ça et des colères pour des causes aussi
- 1:15:08Et bien sûr,
- 1:15:09évidemment,
- 1:15:11on le voit bien.
- 1:15:12Après,
- 1:15:13moi,
- 1:15:13je ne défends pas toutes les causes.
- 1:15:15Il y a des trucs,
- 1:15:16je m'en tape complètement,
- 1:15:17mais il y a des choses qui en valent la peine.
- 1:15:19Enfin,
- 1:15:19voilà,
- 1:15:19mais je...
- 1:15:22Voilà,
- 1:15:25on a le droit de ne pas être en colère aussi sur des choses qui en valent peut-être la peine,
- 1:15:29d'être en colère.
- 1:15:29Tu vois,
- 1:15:31ça,
- 1:15:31c'est une question de personnalité,
- 1:15:33une question d'intérêt aussi par rapport à...
- 1:15:36moi ce qui m'intéresse dans mon travail c'est de faire rire les gens et rire de choses qu'ils connaissent pour leur apprendre montrer à quel point parfois ils peuvent être bêtes mais c'est pas dans un but de se moquer de c'est pour leur dire à quel point des fois ben ça
- 1:15:53serait pas mal c'est surtout même intéressant de voir pouvoir se projeter dans quelque chose dans des situations
- 1:15:59oui ça me tient ça me parle parce que tu t'en un peu un miroir oui c'est ça mais parce que je suis une première faire parce que quand je crée sa main je te dis je parle de moi dans chaque personnage dit qu'il n'est qu'il ya du moins je suis dans enfin tu vois je
- 1:16:15te demander dans le bilbao allemand
- 1:16:19Et ce poney ?
- 1:16:22Il arrive à son raccord,
- 1:16:23t'inquiète,
- 1:16:23il dort.
- 1:16:25Je suis photographié le nombre de fois à cause de toi,
- 1:16:29à cause de ton scénario.
- 1:16:29On m'a proposé de m'amener un poney.
- 1:16:31Je pense que je peux faire une ferme de poney demain,
- 1:16:34un élevage de poney.
- 1:16:35J'ai des milliers de poneys qui m'attendent.
- 1:16:36Donc,
- 1:16:37je veux savoir ce poney.
- 1:16:40Ouais.
- 1:16:40Il vient d'où ?
- 1:16:42Nulle part,
- 1:16:42c'était dans un pro.
- 1:16:44C'est vrai ?
- 1:16:44Oui.
- 1:16:47Il n'y avait pas de poney ce retournage.
- 1:16:48Non,
- 1:16:49non,
- 1:16:49mais non,
- 1:16:49ça aurait été bien.
- 1:16:51Un faux poney.
- 1:16:53Non,
- 1:16:53non,
- 1:16:53effectivement,
- 1:16:53non,
- 1:16:54je lui dis tiens,
- 1:16:54qu'est-ce que tu peux dire,
- 1:16:55va chercher le poney.
- 1:16:57Va chercher le poney.
- 1:16:59Ouais,
- 1:16:59je ne sais plus ce qu'on aurait dit ça.
- 1:17:00On avait improvisé.
- 1:17:02C'est vraiment un truc...
- 1:17:06Plein de déconnades.
- 1:17:08Tu vois,
- 1:17:09ce qu'on...
- 1:17:10Je disais ici en riant,
- 1:17:11mais il y a beaucoup de gens,
- 1:17:13tu vois,
- 1:17:13un peu partout,
- 1:17:14qui sont...
- 1:17:14de citer des répliques de ce film.
- 1:17:17C'est quand même fou ça.
- 1:17:18Tu es un peu n'importe où,
- 1:17:19dans n'importe quel milieu social,
- 1:17:20dans n'importe quelle tranche d'âge,
- 1:17:22je suis sûr on arrête quelqu'un ici dans la rue,
- 1:17:25il sera capable de nous sortir une réplique de ton film,
- 1:17:29du film que tu as co-réalisé,
- 1:17:31et au même titre par exemple que c'est arrivé près de chez vous de Bonaparte.
- 1:17:37C'est un peu des icônes contemporaines vos films en fait.
- 1:17:42ouais c'est ça les sacraliser un peu ce qui est saisissant c'est que ça a traversé le temps en fait ça ça a déjà 20 ans presque ah oui c'est ça il est sorti il ya 18 ans déjà et ouais il était écrit à 22 ans enfin tu vois c'est que les jeunes générations aussi tu vois parce que c'est
- 1:18:03les quêtes tu vois ça ils étaient pas nés en fait
- 1:18:07et tu les vois des t-shirts un magasin de chez moi et les t-shirts avec des répliques du film et comme c'est délirant quand même pas le faire le pareil comme quand toi tu as vu les deux funès ou des choses comme ça quoi bah oui il n'a pas vu leur sortie mais tu les as vu aussi en diffusion ces
- 1:18:26trucs intemporel quoi ouais c'est ça et mais peut-être juste pour faire un contexte
- 1:18:32tu as dit ça n'a pas marché en salle après parce que tout un tas de raisons que tu viens de citer qu'est ce qui a fait que ça est devenu un phénomène après c'est à dire qu'on souhaite en avant quelle année à ce moment là 2006 machin 2007 pas curieusement en fait il est passé je crois qu'il est passé sur
- 1:18:53canal et puis
- 1:18:57parallèlement à ça je crois que chacun quand tu dis les comédiens qui n'étaient pas encore des stars par exemple tu vois Marion je crois qu'elle a été sur la môme quoi à ce moment-là tu vois énorme succès énorme succès donc je
- 1:19:12pense qu'à un moment donné il y a une forme de ben
- 1:19:16de renvoi d'ascenseur au niveau de du CV des comédiens tu vois François il a continué ses caméras cachées et puis il a comment il a joué dans dans le film que tu disais tout à l'heure cow-boy enfin voilà il y a eu un petit peu
- 1:19:30Dominique Pinon enfin il avait quand même déjà un sacré CV lui enfin voilà super comédien d'ailleurs et
- 1:19:38je sais pas oui ça ça ça pris bien après quoi on devait délicat ça passait quelques fois la télé peut-être en prime time donc du coup les gens ont pris connaissance de ce truc et puis c'est devenu une forme de
- 1:19:53phénomène auquel finalement c'est bien populaire
- 1:19:59Ouais,
- 1:19:59c'est resté un truc,
- 1:20:00ouais.
- 1:20:00Et puis t'as des mecs qui ont fait des bières,
- 1:20:02des sauces,
- 1:20:02des trucs,
- 1:20:03des t-shirts.
- 1:20:04Enfin voilà,
- 1:20:06c'est resté dans une sorte de...
- 1:20:09Des noms de bistrots à Lyon.
- 1:20:10Il y a un bar qui s'appelle le D-Connect,
- 1:20:11imagine,
- 1:20:12à Lyon.
- 1:20:13Mais voilà,
- 1:20:14quoi.
- 1:20:15T'as des...
- 1:20:16Ça me fait marrer,
- 1:20:17quoi.
- 1:20:17Parce que D-Connect,
- 1:20:18c'est un mot que je connais depuis que je suis petit.
- 1:20:20Oui,
- 1:20:21c'est du patro-bruxellesois.
- 1:20:23Ouais,
- 1:20:23c'est du flamand.
- 1:20:24C'est du bruxellois,
- 1:20:25quoi.
- 1:20:26Qui veut dire,
- 1:20:27pour rappel...
- 1:20:28dit que c'est gros gros et coupant coup c'est nec comme en anglais en fait c'est pas né non nec oragne un mec de ça en texan
- 1:20:42et on va curieusement il y a des similitudes avec l'anglais tu vois et dit que c'est bon dit qu'un anglais tu vois mais en flamand c'est gros donc gros coup grande gueule et c'est un truc que entendent
- 1:20:58Molenbeek quoi de souche ouais qu'on disait quand on joue au foot et tout ça quand
- 1:21:05personnel quand tu passais pas là bas l'autre bâté tardy connecte du château sur la latte a quand tu vas être un mot passe partout que le dit y en aix et pays fut en plus choc comme une clé de carré c'est bon tu vois tu
- 1:21:22jures on s'est quand même très on prend un peu comme ça chez moi mon grand-père mon père aussi va très savoureux d'ailleurs honnêtement
- 1:21:35Mes parents étaient quand même des gens très marrants.
- 1:21:39Donc voilà,
- 1:21:41névrosés mais marrants.
- 1:21:44Mais ça marche très bien ensemble.
- 1:21:48Donc voilà.
- 1:21:53ben écoute je crois qu'on arrive tout doucement la fin de cette interview il me reste à te poser la question qui est la même pour tout le monde qui aimerais tu entendre dire voir dans raconte
- 1:22:08Un belge ?
- 1:22:09N'importe qui.
- 1:22:11Oh,
- 1:22:12n'importe qui.
- 1:22:13C'est une personne sur laquelle tu voudrais en connaître plus.
- 1:22:17Un peu comme ce qu'on vient de faire avec toi.
- 1:22:19Le ou la décortiquer.
- 1:22:22Qui que ce soit.
- 1:22:23J'ai pas pensé à cette question,
- 1:22:24c'est dingue.
- 1:22:26Oh,
- 1:22:26ben je sais pas.
- 1:22:27Tu vas avoir un bonus,
- 1:22:28tu peux en mettre plusieurs si tu veux.
- 1:22:31Oh,
- 1:22:31ben écoute...
- 1:22:35Ah,
- 1:22:35dit comme ça,
- 1:22:35c'est bizarre.
- 1:22:36Ben,
- 1:22:36je suis un fan de David Lynch,
- 1:22:37ça,
- 1:22:38c'est sûr.
- 1:22:38Mais est ce qu'il viendrait ?
- 1:22:43Je vais acheter le sweat.
- 1:22:44T'as son numéro ?
- 1:22:47Non,
- 1:22:47il a changé parce qu'en fait,
- 1:22:48il était chez Orange et il est reparti chez Proxy.
- 1:22:53Ben,
- 1:22:53je lui ai dit David,
- 1:22:56tu es con.
- 1:22:59non mais écoute qui je vais pas encore bien voilà c'est quelqu'un de col quoi j'ai pas pensé à ça et fab caro c'est un dessinateur de bd voilà
- 1:23:16je suis fan total pour moi c'est
- 1:23:22l'humour 5.0 made in 2024 c'est énorme ce mec qui vit bon il a dit ça à tous mais je suis sûr qu'il viendrait en plus si j'ai discuté avec lui il
- 1:23:39aime beaucoup dit que n'est que d'ailleurs donc ça nous a éclairé moi je suis fan de ces bouquins enfin voilà et tout acheter
- 1:23:48J'ai tout donné aussi d'ailleurs.
- 1:23:49Donc voilà,
- 1:23:50je ne sais plus où ils sont,
- 1:23:51tous ces livres,
- 1:23:51mais tellement c'est dément.
- 1:23:54Eh bien,
- 1:23:55invitation à danser.
- 1:23:57Merci beaucoup,
- 1:23:58Olivier Degrin.
- 1:23:59Merci beaucoup,
- 1:24:00Anthony.
- 1:24:01C'était un plaisir.
- 1:24:03J'espère que je n'ai pas dit trop de conneries,
- 1:24:04mais ça,
- 1:24:04tu verras au montage.
- 1:24:06Merci pour votre écoute.
- 1:24:08Retrouvez nos photographies et écrits sur raconte.media ainsi que sur nos réseaux sociaux.
- 1:24:13Raconte est une création originale d'Anthony Dehé et Michel Bourgeois.
- 1:24:18du studio DB Création,
- 1:24:19spécialisé en design de marques et photographie.
- 1:24:23Vous avez apprécié cette rencontre ?
- 1:24:25Partagez-la sur vos réseaux sociaux et laissez-nous une note sur votre plateforme préférée.
- 1:24:29Cela contribue réellement à la visibilité de Raconte.
- 1:24:33Une suggestion d'invité ?
- 1:24:34Écrivez-nous !