Latest / En quête d' Accord - L'art d'être en lien / Mettre le storytelling au service de ta visibilité par Steves Honkponou
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- 0:05Enquête d'accord,
- 0:07l'art de communiquer est étranger.
- 0:14Vous vous demandez peut-être comment mieux vous réaliser,
- 0:19mieux vous faire entendre et voir,
- 0:23comment concrétiser vos projets et vos rêves.
- 0:27Tout commence par sa propre histoire.
- 0:30Connais-tu la tienne ?
- 0:32As-tu envie de l'écrire,
- 0:35la projeter plus grand,
- 0:37plus loin ?
- 0:39Steve's
- 0:40Anc Puno m'ouvre les portes de l'Académie des Visibles.
- 0:46Excellente écoute !
- 0:52Steve's
- 0:53Anc Puno
- 0:55Bonjour.
- 0:55Salut,
- 0:56Imane,
- 0:56ça va ?
- 0:57J'ai envie de dire merci de m'accueillir,
- 0:59mais en même temps,
- 1:00on est dans Enquête d'accord,
- 1:01ça ne se voit pas.
- 1:02Exactement,
- 1:03avec plaisir.
- 1:03Mais tu as eu l'énorme gentillesse de m'inviter chez toi.
- 1:06Un plaisir.
- 1:07Voilà,
- 1:08il est partagé.
- 1:10L'idée,
- 1:10c'est de faire entrer le podcast Visible dans le podcast
- 1:15Enquête d'accord.
- 1:16Aujourd'hui,
- 1:17j'ai un entrepreneur,
- 1:19un auteur,
- 1:20un chef d'orchestre d'académie.
- 1:22et une anesthésiste libérale,
- 1:24podcasteuse,
- 1:25qui se retrouve pour papoter.
- 1:27Écoute,
- 1:27merci à toi pour ton invitation.
- 1:29J'ai hâte de commencer et d'échanger avec toi.
- 1:32Oui,
- 1:32et d'échanger.
- 1:33Ça va être chouette,
- 1:34sûrement.
- 1:35Sûrement,
- 1:35parce que moi,
- 1:36ce qui m'a retenue,
- 1:37c'est le titre de ton livre,
- 1:39« Deviens visible » .
- 1:40Donc,
- 1:42je t'ai connue à travers les réseaux sociaux.
- 1:44Je t'ai écoutée parler,
- 1:45ça m'a impressionnée.
- 1:46Et du coup,
- 1:47ça m'a rendue très curieuse de ce livre.
- 1:49Je vais dire le nom « Deviens visible » .
- 1:51Et il y a le sous-titre,
- 1:52c'est...
- 1:52comment utiliser le storytelling pour faire décoller ton business.
- 1:56Il est à priori question de business,
- 1:59mais moi,
- 2:00quand je l'ai lu,
- 2:00j'ai eu une petite interprétation que j'ai envie de te livrer,
- 2:04comme un pressentiment.
- 2:05J'aime bien écrire,
- 2:06donc j'ai écrit,
- 2:07j'ai mis des notes.
- 2:08Mon pressentiment,
- 2:09Steve,
- 2:10c'est que dans un monde saturé d'informations,
- 2:13de messages,
- 2:14de courtes vidéos,
- 2:15de posts,
- 2:16le risque est celui du monopole.
- 2:18Par ceux qui ont le langage,
- 2:19qui ont le code des réseaux,
- 2:21on en parlait en off,
- 2:22Il y a l'émotionnel,
- 2:23le spectaculaire.
- 2:24Il y a cette histoire de follower.
- 2:26C'est un mot qui m'interroge un petit peu parce que j'ai l'impression que quand on est follower,
- 2:30on abandonne l'action de penser à celui qu'on va suivre.
- 2:34Et donc,
- 2:36on va se débarrasser de sa faculté de penser.
- 2:38Et pour exister,
- 2:39il faut à la limite effacer sa singularité pour se conformer et ressembler à ce qui fonctionne,
- 2:47comme par exemple les réseaux.
- 2:49Et moi,
- 2:49mon pressentiment que j'ai envie de...
- 2:51de te livrer aujourd'hui,
- 2:52c'est que pour faire société,
- 2:54toutes les voix comptent.
- 2:56Surtout quand elles sont singulières et quand elles sont différentes et personnelles.
- 3:00C'est comme ça que je le pressens,
- 3:02du moins.
- 3:03Et si on se mettait à tous nous ressembler,
- 3:06on donnerait le même produit.
- 3:08Ce n'est pas du tout intéressant,
- 3:09mais si nous cultivons chacun sa singularité,
- 3:13son petit trait personnel,
- 3:14son trait de caractère,
- 3:15et que nous apprenons en plus à le partager,
- 3:17parce que ça,
- 3:18c'est ce que tu dis.
- 3:20C'est-à-dire,
- 3:20oser être,
- 3:21oser dire,
- 3:22oser faire.
- 3:23Là seulement,
- 3:24pour moi,
- 3:25on fait société.
- 3:27Quand j'ai lu ton livre,
- 3:29moi ce que j'en ai retenu,
- 3:30c'est que le fait d'être visible,
- 3:32c'est quasiment un devoir citoyen.
- 3:35C'est comme ça que je le ressens.
- 3:36C'est-à-dire interroger son identité,
- 3:39arrêter d'être un follower,
- 3:41s'interroger sur son essence,
- 3:43sur ses valeurs,
- 3:45pas pour les imposer dans un esprit de compétition,
- 3:48mais plutôt pour...
- 3:49partager les différentes intelligences.
- 3:53Et c'est aussi une façon d'exercer son alignement,
- 3:57ce qui permet de vérifier ses intentions.
- 3:59Et grâce à ton livre,
- 4:01j'ai vraiment osé me poser les bonnes questions pour bien vérifier mes intentions,
- 4:06notamment avec le podcast,
- 4:07parce qu'au bout du compte,
- 4:09on est censé livrer une promesse,
- 4:11c'est-à-dire un client,
- 4:14par un produit,
- 4:15un service.
- 4:16Et toi,
- 4:16Steve ?
- 4:17Merci.
- 4:18Tout cet exercice-là,
- 4:20ton truc à toi,
- 4:21c'est le storytelling.
- 4:23Si j'associe ton nom,
- 4:24parce que c'est comme ça que tu apprends quand même dans ton livre,
- 4:27c'est d'associer ton nom à quelque chose.
- 4:29Et Steve's
- 4:30Onkpunu égale storytelling.
- 4:33On est d'accord.
- 4:33Très bien,
- 4:34très bien associé.
- 4:35J'ai fait le job aussi,
- 4:36je pense.
- 4:37Exactement,
- 4:38tu as fait le job et j'ai lu attentivement ce que tu disais.
- 4:42Donc,
- 4:42c'est le cœur de ton engagement.
- 4:44C'est vraiment...
- 4:46ce à quoi tu voudrais t'engager et puis entraîner et accompagner des gens,
- 4:52et notamment moi aujourd'hui.
- 4:54Donc,
- 4:54merci pour ça.
- 4:56Avec plaisir.
- 4:58La première question que j'ai envie de te poser,
- 5:01Steve,
- 5:02c'est la qualité de ce qu'on fait,
- 5:05de ce qu'on est,
- 5:06de ce qu'on propose ne suffit pas.
- 5:08Il faut apprendre à créer le désir.
- 5:11Est-ce que c'est la première chose,
- 5:13c'est le premier constat qui t'est venu en créant l'Académie ?
- 5:19Merci pour la question.
- 5:19C'est une très bonne question.
- 5:22C'est un mélange des deux,
- 5:23mais oui,
- 5:24je pense que malheureusement…
- 5:28Alors,
- 5:28moi,
- 5:28je n'ai pas fait ça pour l'académie,
- 5:30mais je pense que malheureusement,
- 5:31c'est que les gens achètent plus l'enveloppe que l'intérieur.
- 5:38Et plus tu marketes,
- 5:39plus tu donnes envie,
- 5:40plus tu crées une sensation,
- 5:43un désir,
- 5:44plus tu vends.
- 5:45Je n'ai jamais autant vendu que quand je mettais les retours de mes clients dans l'académie.
- 5:50Donc,
- 5:50dès que j'ai envie de faire des ventes,
- 5:53tous les jours,
- 5:53on a un mur,
- 5:54on est sur une plateforme,
- 5:55et il y a plein d'éléments.
- 5:57Donc en fait,
- 5:58il y a des gens qui découvrent des vidéos,
- 6:00des exercices et qui mettent l'air autour.
- 6:02On en a des milliers,
- 6:03mais je ne le mets pas d'habitude.
- 6:06Et en fait,
- 6:06je vois des concurrents qui le mettent souvent,
- 6:08qui tous les jours,
- 6:09tous les jours,
- 6:09tous les jours le mettent un peu.
- 6:10C'est ce que j'ai eu le genre de faire,
- 6:11c'est coordonner sur les mers de chaussée.
- 6:12Et c'est vrai que quand je le mets systématiquement,
- 6:15j'ai des prises de rendez-vous pour pouvoir rentrer dans l'académie.
- 6:17Et au début,
- 6:18quand j'ai lancé l'académie,
- 6:20j'ai voulu créer une expérience.
- 6:21Je ne vais pas dire de quelle marque je me suis inspiré,
- 6:24mais je me suis inspiré d'une marque dans le luxe.
- 6:26Et j'ai utilisé les mêmes codes que cette marque-là pour pouvoir lancer l'académie.
- 6:32Et ça a bien marché parce que tout de suite,
- 6:35on a été rapidement sold out alors que j'étais en train de débuter dans ce domaine qui est l'infopreneuriat.
- 6:40Je ne me considère pas comme étant infopreneur parce que j'utilise des codes de l'infopreneuriat,
- 6:46j'utilise des codes dans le luxe,
- 6:47j'utilise des codes dans l'e-commerce et j'utilise des codes dans l'entrepreneur de façon générale.
- 6:51Donc,
- 6:52je ne sais pas comment ça s'appelle.
- 6:55Mais oui,
- 6:55clairement.
- 6:57malheureusement dans ce monde c'est pas les plus compétents qui vont réussir les personnes qui savent se vendre alors est-ce qu'on peut ne pas avoir de qualité et juste avec l'emballage savoir vendre tu connais toi des exemples comme ça ?
- 7:13est-ce qu'il faut associer les deux ?
- 7:15la meilleure des choses c'est d'associer les deux mais on ne peut ne pas avoir de qualité je ne citerai pas je connais pas mal de personnes qui n'ont pas ces qualités là mais qui sont bien entourées c'est à dire qu'en fait c'est
- 7:26pas elles qui délivrent,
- 7:27elles ont des équipes derrière qui vont délivrer la qualité et elles sont l'image de leur entreprise et donc du coup il y a ce côté glamour ce côté marketing ce côté intéressant qui font que les gens vont acheter leurs produits.
- 7:39Mais par exemple quand j'ai lancé ma marque de vêtements je ne sais pas à Made in France,
- 7:45j'étais dans les ateliers de Chanel,
- 7:47j'avais les meilleurs produits du monde,
- 7:49alors c'était plus cher bien entendu parce que forcément il fallait marger,
- 7:52il fallait mais...
- 7:53gagner sa vie.
- 7:53Donc,
- 7:53la qualité,
- 7:54elle était beaucoup plus forte.
- 7:56Et ça ne se vendait pas.
- 7:58Et le même sac que j'ai créé,
- 8:00c'était le Sidicat en hommage à ma mère,
- 8:01ce même sac,
- 8:02j'étais en Bulgarie,
- 8:04j'ai utilisé les mêmes outils et j'ai fait...
- 8:07Ça coûtait moins cher,
- 8:08la qualité était moindre,
- 8:09forcément.
- 8:10On l'a vendu comme des petits pains.
- 8:12Donc,
- 8:13ce n'était pas une question de qualité.
- 8:15Alors,
- 8:15ce qui a changé entre les deux,
- 8:16c'est que dans la communication,
- 8:19vu que j'avais les moyens de pouvoir
- 8:22Les moyens que je retrouvais pour l'autre marque,
- 8:26la première pièce était plus chère.
- 8:29Donc,
- 8:29j'ai mis les moyens pour axer sur la communication sur le deuxième modèle qui était moins cher.
- 8:35Et clairement,
- 8:35le marketing,
- 8:36la communication,
- 8:37le storytelling,
- 8:38l'histoire que tu racontes tout autour,
- 8:39ça aide.
- 8:40Pour moi,
- 8:40le meilleur des combos,
- 8:42c'est les deux.
- 8:43Mais tu peux vendre,
- 8:44et c'est pour ça que je fais des sélections dans l'académie,
- 8:46tu peux vendre tout à n'importe qui si tu ne maîtrises que le premier côté où il n'y a pas la qualité.
- 8:52et t'as des secrets,
- 8:53les codes pour le faire vendre.
- 8:55C'est un peu décevant,
- 8:57au fait.
- 8:58C'est un peu décevant,
- 8:59mais en même temps,
- 9:00je me dis que si c'est comme ça,
- 9:03il faut encore plus se battre quand on a une idée,
- 9:06quand on a quelque chose de qualitatif.
- 9:08Pour avoir sa place,
- 9:09ça devient même un devoir,
- 9:12au fait.
- 9:12Mais clairement.
- 9:14C'est pour ne pas laisser la place à du vide de s'installer à ta place.
- 9:18Exactement.
- 9:20Moi,
- 9:20c'est mon combat.
- 9:21Moi,
- 9:21mon combat,
- 9:21c'est de ne...
- 9:23Enfin,
- 9:25tu parlais d'association de monde.
- 9:26Moi,
- 9:27si tu associes un autre mot,
- 9:28c'est injustice.
- 9:29Moi,
- 9:29je combats l'injustice.
- 9:30Pour moi,
- 9:30ce n'est pas normal de laisser d'autres personnes prendre ta place.
- 9:33Et en fait,
- 9:33on est dans...
- 9:34Là,
- 9:34je parle de business,
- 9:35mais ça vaut dans la vie aussi.
- 9:36En fait,
- 9:36on est dans un monde où il y a plein de gens qui vont prendre ta place.
- 9:40À chaque fois,
- 9:41je dis que chaque jour,
- 9:43quelqu'un ne montre pas son produit,
- 9:45ne crée pas un release,
- 9:46ne montre pas son expertise.
- 9:47C'est un jour où il donne la possibilité à un concurrent moins performant que lui d'aller lui prendre des parts de marché.
- 9:54Et c'est ce que j'ai eu quand j'étais salarié.
- 9:57J'avais ma N plus 1,
- 9:58je faisais tous les rapports,
- 10:00tout était bien,
- 10:01tout était parfait.
- 10:02Elle ne savait pas,
- 10:03elle envoyait les rapports qu'elle me demandait de faire.
- 10:05En fait,
- 10:05avant que les viennes,
- 10:06j'étais dans le groupe corporate.
- 10:08Elle envoyait au corporate et signait de son nom,
- 10:10mais c'était mot pour mot ce que moi,
- 10:12j'avais fait.
- 10:13Donc,
- 10:13elle prenait ma place.
- 10:16Et pour moi,
- 10:16en fait,
- 10:17il ne faut pas laisser personne prendre sa place.
- 10:19C'est un devoir de ne laisser personne prendre leur place.
- 10:21Oui.
- 10:22Tu vois,
- 10:22Steve,
- 10:23je n'étais pas sensible à ce sentiment d'injustice.
- 10:27Peut-être que je ne l'ai pas suffisamment eu dans mes tripes.
- 10:33où je n'en ai pas fait probablement une philosophie où ce n'était peut-être pas celle-là mon énergie.
- 10:38Mais en tout cas,
- 10:40vu de cette façon-là,
- 10:42c'est pour moi nouveau.
- 10:43Et effectivement,
- 10:44ça consolide encore plus l'importance de prendre sa place et d'apprendre à être visible.
- 10:52Quand tu parlais des différentes marques,
- 10:54je pensais tout de suite à un passage de ton livre où tu expliquais...
- 10:58que le choix est complètement inconscient et qu'il y avait une différence entre persuader et convaincre.
- 11:03C'est comme si convaincre passait par des arguments,
- 11:06un débat,
- 11:06comme ce qu'on fait dans la démocratie,
- 11:08et persuader,
- 11:11c'était un acte qui était complètement inconscient,
- 11:14qui court-circuitait notre raisonnement et qui allait directement dans notre inconscient,
- 11:19en choisissant le savoir.
- 11:22Et tu expliques plein de processus,
- 11:24notamment celui de l'identification.
- 11:30Là,
- 11:30tu vas te parler de deux choses hyper intéressantes.
- 11:32Il y a le persuasion et le convaincre.
- 11:34Après,
- 11:35mon service part dans tous les sens.
- 11:36Je ne suis pas mieux.
- 11:38N'hésite pas à me redire pour le deuxième.
- 11:41La première chose,
- 11:42c'est déjà quand tu vas dans une marque de luxe,
- 11:45et c'est Cézanne qui a fait ça.
- 11:47Ils ont utilisé les codes de marque de luxe au début.
- 11:50Quand Cézanne,
- 11:51ils ont commencé,
- 11:51ils n'avaient personne.
- 11:52Donc,
- 11:52en fait,
- 11:53ils ont demandé à ce que leurs copains fassent la queue à l'entrée.
- 11:56avec un vigile ou un videur,
- 11:58je ne sais plus,
- 11:59quelqu'un qui était devant de la sécurité,
- 12:01qui ouvrait,
- 12:01qui laissait rentrer les gens.
- 12:03Et donc,
- 12:03qu'est-ce qu'ils ont fait ?
- 12:04Ils ont joué sur le biais de la curiosité.
- 12:06On attend pour découvrir quelque chose.
- 12:09Pourquoi les gens attendent ?
- 12:10Et en fait,
- 12:10dans le process marketing,
- 12:13tu as un phénomène qui marche bien,
- 12:16c'est le phénomène d'appartenance.
- 12:18Donc,
- 12:18tu en as quatre,
- 12:19mais il y a l'appartenance.
- 12:19Donc,
- 12:20du coup,
- 12:20l'appartenance,
- 12:20c'est qu'il y a des gens qui attendent pour faire la queue.
- 12:22Moi,
- 12:22je suis curieux,
- 12:23je vais attendre aussi pour pouvoir faire la queue.
- 12:25Et en fait,
- 12:25t'as attendu pendant une heure pour découvrir quelque chose,
- 12:28forcément,
- 12:29tu vas vouloir acheter une petite chose parce que t'as l'impression d'avoir perdu ton temps.
- 12:32Ou en fait,
- 12:33t'as les autres aussi qui viennent,
- 12:34qui disent,
- 12:35« Mass,
- 12:35j'ai attendu,
- 12:35je vais me dépêcher d'acheter. »
- 12:37Et donc,
- 12:37le fait de voir,
- 12:38on a attendu,
- 12:39on achète,
- 12:40dans ton inconscient,
- 12:41t'as souci,
- 12:42j'ai attendu,
- 12:42je vais acheter.
- 12:43Et c'est ces codes-là qu'on utilise parfaitement dans le luxe.
- 12:45Quand,
- 12:46Vuitton,
- 12:46ils font faire des...
- 12:48J'ai cité une marque,
- 12:49mais c'est OK.
- 12:50Quand il y a des files d'attente pour pouvoir rentrer,
- 12:52en fait,
- 12:52ils ont déjà...
- 12:54Ils sont déjà dans un processus de persuasion où tu attends pour découvrir notre produit.
- 13:00Donc,
- 13:00notre produit est beaucoup plus important que toi.
- 13:03Et donc,
- 13:03tu pars déjà dans un sentiment d'affairé en disant « Ok,
- 13:06je me suis dépêché,
- 13:07je vais regarder. »
- 13:08Et après,
- 13:09il y a tout le storytelling,
- 13:10il y a toute la narrative qui arrive derrière,
- 13:11qui font que les gens vont te parler du produit,
- 13:13mais à aucun moment ils ne vont te vendre le produit.
- 13:15Ils vont t'expliquer comment le produit est beau,
- 13:18comment le produit va changer ta vie.
- 13:20C'est comme Red Bull,
- 13:21en fait.
- 13:21Red Bull,
- 13:22c'est lundi
- 13:24l'une des marques sur les réseaux sociaux tu regardes sur Red Bull il y a tout mais jamais une canette le produit il est dégueulasse il est pas bon enfin bref désolé Red Bull mais c'est le cas mais ils vont jamais mettre une canette ils vont mettre l'extrême ils vendent en mouvement donc en fait c'est pareil dans
- 13:40la vente en fait ils vont te persuader que en prenant
- 13:45Red Bull en fait en prenant Red Bull en fait tu vas avoir de l'énergie tu vas faire des sports extrêmes tu vas faire des combats des battles tu vas gagner et pareil dans les marques de luxe ou quoi en fait Merci.
- 13:52En rentrant chez eux,
- 13:53en fait,
- 13:54tu es exclusif,
- 13:57tu es une personne bien et il faut que tu prennes le produit qui va faire que c'est la finalité pour laquelle tu es une personne bien.
- 14:03Ok.
- 14:04Donc,
- 14:05tous ces mécanismes-là,
- 14:06tu vas les utiliser et tu vas les proposer à des jeunes entrepreneurs qui n'ont pas encore les codes de la visibilité,
- 14:15du marketing,
- 14:16de l'emballage pour se mettre en avant.
- 14:18Donc,
- 14:19tous ces systèmes-là,
- 14:20tu vas les mettre.
- 14:20au profit d'une histoire,
- 14:22d'un récit.
- 14:23Et donc,
- 14:23tout le livre va tourner autour du storytelling et comment,
- 14:27si moi,
- 14:27je n'y connais rien,
- 14:28c'est le cas,
- 14:30je peux mettre en avant un produit,
- 14:34un service ou quelque chose que je veux installer.
- 14:37Et puis,
- 14:37pourquoi ?
- 14:39Tout commence par une question essentielle.
- 14:43Se regarder en face et se poser les questions sur soi,
- 14:47parce qu'il faut que ce soit aligné de soi.
- 14:51vers un client ou vers la personne qu'on veut atteindre.
- 14:55J'ai pris l'exemple du podcast,
- 14:57c'est simple.
- 14:58Moi,
- 14:58j'estime que je fournis un effort colossal,
- 15:04mais en tout cas avec grand plaisir,
- 15:06mais qui me passionne,
- 15:07mais qui me prend beaucoup de temps.
- 15:09Exactement.
- 15:10Et je le fais avec bonheur,
- 15:12mais j'aurais tellement apprécié diffuser encore plus,
- 15:16l'asseoir un petit peu de façon plus pérenne.
- 15:20pouvoir le monétiser éventuellement pour pouvoir l'agrandir encore et partager mon énergie avec d'autres personnes qui pourraient m'accompagner dans cette aventure.
- 15:33Et donc,
- 15:33du coup,
- 15:34ça m'interpellait.
- 15:35Je me disais,
- 15:36peut-être ce n'est pas du business,
- 15:37mais c'est comme si on peut aussi l'utiliser dans sa vraie vie,
- 15:41se poser les questions de ce qu'on veut et tout ça.
- 15:43Et tu parles de plusieurs thèmes.
- 15:46Tu parles de cette histoire fondatrice.
- 15:49d'abord savoir pourquoi on fait les choses.
- 15:51Oui,
- 15:54et c'est pour ça que devient visible ce livre-là.
- 15:57En fait,
- 15:58je sais marquer business,
- 15:59mais en fait,
- 15:59dans ta vie,
- 16:00ta vie,
- 16:00c'est ton business aussi.
- 16:01Exact.
- 16:02Donc,
- 16:02ça fonctionne aussi bien pour n'importe qui,
- 16:06en fait.
- 16:07L'histoire fondatrice est hyper importante.
- 16:09On est dans une société où on est broyé au quotidien.
- 16:13On se lève,
- 16:13enfin,
- 16:14je vais parler d'un parent,
- 16:15ma cible,
- 16:16parent de 40 ans et plus.
- 16:18On se lève le matin,
- 16:19on va déposer les enfants.
- 16:21Moi,
- 16:21j'ai de la chance aujourd'hui,
- 16:22il y a plein de choses que je n'ai pas.
- 16:24Mais quand j'écoute mes prospects,
- 16:26j'écoute les gens,
- 16:27ils vont se lever le matin,
- 16:28ils vont réveiller leurs enfants,
- 16:30ils vont préparer le petit déjeuner.
- 16:31Ils n'ont pas le temps de passer un petit déjeuner ensemble parce qu'il faut se dépêcher.
- 16:34Ils vont les emmener à l'école très tôt.
- 16:37Ils doivent courir dans les bouchons,
- 16:38je ne sais plus quoi,
- 16:39dans le métro pour pouvoir aller au travail.
- 16:41Dans la journée,
- 16:42ils sont avec des collègues qu'ils n'aiment pas.
- 16:44Ils ont envie de passer du temps avec leurs parents,
- 16:45avec leurs enfants,
- 16:46mais ils ne le font pas.
- 16:47Ils sont frustrés.
- 16:48À midi,
- 16:49en fait,
- 16:49on leur donne...
- 16:50Ce n'est pas méchant,
- 16:50ce que je dis.
- 16:52J'étais dans cette ville avant.
- 16:53On leur donne un ticket restaurant de 8,
- 16:5516 euros.
- 16:56Donc,
- 16:57ils n'ont pas le temps de manger quelque chose qui leur ferait plaisir.
- 17:00Ils n'ont pas le temps aussi d'aller prendre du temps au restaurant ou quoi parce que ça va trop vite.
- 17:05Et en fait,
- 17:05à la fin de la journée,
- 17:06ils doivent se dépêcher pour aller chercher leurs enfants parce que s'ils ne vont pas chercher plus tôt...
- 17:10En tout cas,
- 17:11là,
- 17:11il faut...
- 17:12Où il y a la journée d'abri qui va arriver ?
- 17:14Oui,
- 17:14parce qu'en fait,
- 17:15en France,
- 17:15malheureusement,
- 17:16quand tu te dépasses,
- 17:16on va déposer ton enfant à la police,
- 17:17tu vas te chercher là-bas,
- 17:18donc tu vas avoir un mauvais parent,
- 17:20on va te retirer ton enfant,
- 17:21ou alors les autres de l'école vont dire,
- 17:23ok,
- 17:23c'est pas des bons parents,
- 17:24ils ont le stress,
- 17:25ils vont faire des courses,
- 17:25ils vont faire à manger,
- 17:27bref,
- 17:27il y a tout ça.
- 17:28Et à la fin,
- 17:29en fait,
- 17:29il est 22h,
- 17:30le temps qu'ils aient couché les enfants,
- 17:33et ils se disent,
- 17:33on va se détendre,
- 17:34on va se détendre,
- 17:34en fait,
- 17:35ces parents vont réfléchir en disant,
- 17:36ok,
- 17:36qu'est-ce que j'ai envie de faire dans ma vie,
- 17:37aujourd'hui j'ai 40 ans,
- 17:39aujourd'hui j'ai 30 ans,
- 17:39aujourd'hui j'ai 50 ans,
- 17:41est-ce que je suis aligné dans ma vie ?
- 17:42Non,
- 17:42en fait,
- 17:43il y a le truc de l'attention.
- 17:44Ils vont être sur leur téléphone,
- 17:45ils vont scroller,
- 17:45regarder ce qui s'est passé sur les réseaux sociaux,
- 17:47de tel ou tel qu'ils suivent.
- 17:49Ou alors,
- 17:49en fait,
- 17:49ils vont regarder Netflix.
- 17:50J'attends Netflix.
- 17:53Si vous voulez me sponsoriser Netflix,
- 17:54n'hésitez pas.
- 17:56Ils vont regarder Netflix.
- 17:57Et donc,
- 17:57en fait,
- 17:58ils sont dans le monde totalement où ils n'ont pas réfléchi.
- 18:01Et c'est pour ça que je parle de ça.
- 18:03C'est qu'en fait,
- 18:04nous,
- 18:04dans l'académie,
- 18:04ce qu'on propose,
- 18:05c'est que tu vas te poser en disant « Ok,
- 18:06est-ce que je suis heureux aujourd'hui dans ce que je fais ? »
- 18:08Moi,
- 18:08tous les...
- 18:09C'est horrible,
- 18:09hein ?
- 18:09Mais moi...
- 18:10Tous les matins,
- 18:11je me demande est-ce que je suis heureux dans ce que je fais ?
- 18:13Est-ce que j'adore être avec mes enfants ?
- 18:15Est-ce que j'adore être avec ma femme ?
- 18:16Est-ce que j'adore mon travail ?
- 18:18Est-ce qu'avec mes collaborateurs,
- 18:19j'adore travailler avec eux ?
- 18:20Je suis la personne,
- 18:21je suis très très très sympa,
- 18:23je suis la personne qui vire le plus rapidement possible les gens de ma vie.
- 18:26C'est-à-dire que je peux t'adorer du jour au lendemain,
- 18:29tu switches de ma vie,
- 18:29je n'ai pas de problème avec ça parce que je n'ai qu'une vie et donc ça se fait aussi bien professionnellement que personnellement.
- 18:36Si je ne suis pas amie avec ça,
- 18:37tu n'es pas dans ma vie en fait.
- 18:40Et pour moi,
- 18:40l'histoire fondatrice,
- 18:41elle est importante dans le sens où,
- 18:44OK,
- 18:44pourquoi je fais ce que je fais ?
- 18:46Moi,
- 18:46depuis que j'étais tout petit,
- 18:47j'adorais raconter des histoires.
- 18:48Alors,
- 18:49oui et non.
- 18:50J'écoutais des histoires parce que je suis issu d'une famille de neuf enfants.
- 18:53C'est le dernier.
- 18:54Famille bien africaine où tu es le dernier,
- 18:56tu te tais et tu écoutes les aînés.
- 18:58Donc,
- 18:58j'ai passé mon temps à écouter les aînés.
- 19:00J'ai passé le temps à écouter des histoires.
- 19:01Et mes parents nous disaient toujours,
- 19:03les échecs de vos grands frères,
- 19:05c'est vos échecs à vous.
- 19:06Il ne faut pas que vous reproduisez ça.
- 19:07les succès de vos grands frères et grandes sœurs c'est vos succès à vous,
- 19:10il faut que vous en espérez pour pouvoir faire mieux et donc à chaque fois en fait on racontait des histoires on était là et moi mon histoire fondatrice était l'histoire et pareil,
- 19:20tous les gens que je connais,
- 19:22que j'ai accompagnés en tout cas on commence toujours par ok,
- 19:25pourquoi tu fais ce que tu veux c'est pas le pourquoi je fais ça parce qu'il faut que je gagne ma vie c'est le pourquoi je fais parce que je suis passionné par ça et moi quand je vais recruter quelqu'un dans mon entreprise je recrute Merci.
- 19:37C'est pas forcément le talent que je vais regarder.
- 19:38Je vais regarder pourquoi la personne a fait ça.
- 19:41Est-ce qu'elle fait ça comme ça ?
- 19:43Ou est-ce qu'elle est vraiment passionnée ?
- 19:45Elle est débrouillarde ?
- 19:46Elle a envie d'apprendre ?
- 19:47Elle a envie d'avancer ?
- 19:47Elle a envie d'exceller dans ce domaine-là ?
- 19:49Moi,
- 19:49c'est des choses qui m'intéressent.
- 19:50La curiosité ?
- 19:50Exactement,
- 19:51la curiosité et son histoire.
- 19:53Donc,
- 19:53juste pour que tout le monde soit au clair,
- 19:56l'histoire fondatrice,
- 19:57c'est la raison pour laquelle ton projet est là.
- 19:59C'est-à-dire,
- 20:00tu as une entreprise,
- 20:01pourquoi celle-là et pourquoi pas une autre ?
- 20:03Il faut que tu sois capable de répondre à cette question parce qu'il faut que ça ait un sens pour qu'on comprenne tes intentions.
- 20:10Il y a un truc que tu dis dans le livre que je vais te lire,
- 20:13qui est super intéressant.
- 20:15Tu dis,
- 20:16il y a les fausses histoires,
- 20:18celles qui sont vides,
- 20:19au fait.
- 20:21On se base sur ce qu'on sait faire de notre ancien job.
- 20:24On se lance pour essayer de monétiser cette compétence.
- 20:27Et on passe de salarié frustré à entrepreneur frustré.
- 20:31Parce que la bonne question n'a pas été posée.
- 20:33Totalement.
- 20:34C'est génial.
- 20:36Dans l'académie visible,
- 20:37il y a des gens qui viennent et qui disent
- 20:41« J'ai été expert comptable,
- 20:43je veux être consultant dans les chiffres. »
- 20:47Pourquoi ?
- 20:48Parce que j'en ai marre d'avoir un patron.
- 20:49D'accord,
- 20:50mais tu joues le même métier,
- 20:51tu t'es questionné sur le métier ?
- 20:53Non,
- 20:54j'ai su faire ça.
- 20:56Et en fait,
- 20:57si tu ne te questionnes pas ce que tu aimes ou pas,
- 20:59tu n'avanceras pas et c'est exactement ça.
- 21:02Sachant que,
- 21:02je ne vais pas se mentir,
- 21:04être entrepreneur,
- 21:04c'est dur.
- 21:07C'est l'un des métiers les plus durs au monde.
- 21:09J'ai beau vendre et parler de ce métier-là,
- 21:11tout le monde ne peut pas l'être.
- 21:12C'est très compliqué.
- 21:13Tu es ton propre patron,
- 21:14tu te payes en dernier,
- 21:17tu prends tous les risques.
- 21:19Alors,
- 21:19quand ça marche,
- 21:19c'est génial.
- 21:21Mais quand ça ne marche pas,
- 21:22tu portes tout sur le dos,
- 21:23tu dois garder pour toi,
- 21:24tu ne dois pas dire à tes collaborateurs,
- 21:25tu ne dis pas à tes employés,
- 21:27tu ne dis pas à ta famille.
- 21:28C'est beaucoup de stress,
- 21:29en fait.
- 21:30C'est beaucoup d'heures aussi à travailler.
- 21:32On a eu un projet en se disant,
- 21:33OK,
- 21:33le projet,
- 21:33ça ne va peut-être pas marcher.
- 21:35Mais tu as cette folie où tu crois que ça va marcher.
- 21:39Et donc,
- 21:39c'est important de se dire,
- 21:41qu'est-ce que j'aime vraiment ?
- 21:42Quelle est mon histoire ?
- 21:44Et dans quoi je pourrais le faire sans m'arrêter ?
- 21:47Moi,
- 21:47hier,
- 21:47j'ai travaillé jusqu'à 2h du matin.
- 21:49Parce que j'aime ça.
- 21:50Parce que vraiment,
- 21:51je suis passionné par ça.
- 21:52Mais il faut aimer,
- 21:55en fait.
- 21:56C'est ça.
- 21:56Au fait,
- 21:57on ne compte pas.
- 21:58On ne compte pas.
- 21:59On le fait parce que c'est essentiel.
- 22:01Et d'ailleurs,
- 22:01à un moment donné,
- 22:02tu dis,
- 22:04on est un bon leader quand on est sûr,
- 22:09quand c'est OK si on n'est pas suivi.
- 22:11Ça veut dire,
- 22:11au fait,
- 22:12tu ne le fais pas pour que quelqu'un te suive,
- 22:14mais parce que,
- 22:14au fait,
- 22:15de toute façon,
- 22:15tu le ferais.
- 22:16Exactement.
- 22:17Il n'y a pas de choix.
- 22:18Tu le ferais parce que c'est vital,
- 22:21presque.
- 22:21Exactement,
- 22:21c'est clair.
- 22:23Alors,
- 22:24la deuxième étape,
- 22:25une fois qu'on a vraiment précisé quelle est l'histoire fondatrice,
- 22:28il faut se comprendre soi-même parce qu'il y a un alignement à avoir entre soi et le client au bout.
- 22:34Il faut qu'il y ait une ligne claire,
- 22:35au fait.
- 22:36L'idée,
- 22:36c'est d'arriver de soi à quelqu'un d'autre.
- 22:39Et donc,
- 22:40pour ça,
- 22:40il faut avoir un récit identitaire.
- 22:43Ce n'était pas si évident pour moi de comprendre.
- 22:45Parce qu'on a l'impression qu'on a juste besoin de raconter une histoire sur soi,
- 22:50de raconter sa life.
- 22:51Mais au fait,
- 22:52pas du tout.
- 22:53Non,
- 22:53mais après,
- 22:54ça s'apprend.
- 22:56Apprends-nous,
- 22:57Steve.
- 22:59Comment on doit faire ?
- 22:59Pour ça,
- 23:00il faut rentrer dans l'académie.
- 23:02C'est la secret sauce de l'académie.
- 23:04Ou lire le livre.
- 23:05Parce que tu dis beaucoup de choses.
- 23:06Moi,
- 23:06j'ai lu le livre,
- 23:07j'ai beaucoup appris.
- 23:10Honnêtement,
- 23:10rien que le livre,
- 23:11je donne énormément.
- 23:12Complètement.
- 23:14En fait,
- 23:14c'est le récit identitaire.
- 23:17J'ai développé une méthode qui est brevetée qui s'appelle la méthode Pixel.
- 23:19Et en fait,
- 23:20la méthode Pixel,
- 23:21c'est qui permet de connaître ton récit identitaire.
- 23:24La plupart des gens vont dire qu'ils ont eu un burn-out et du coup,
- 23:28ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat.
- 23:30Ou alors que leur patron est un con et qu'ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat.
- 23:35Ou que maladie ou un deuil qui font fait qu'ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat.
- 23:41Bref,
- 23:41c'est au bout de quelque chose.
- 23:42Merci.
- 23:44tu prends une décision.
- 23:45Et en fait,
- 23:46le récit identitaire,
- 23:47ce n'est pas ça.
- 23:47Le récit identitaire,
- 23:48c'est qu'il y a 12 éléments dans ta vie qui font qu'à un moment,
- 23:52tu es obligé de prendre cette décision-là.
- 23:54Et dans ces 12 éléments,
- 23:55il y en a un qui est très important,
- 23:58qui est ton histoire,
- 23:59qui est ton...
- 24:02qui est l'histoire fondatrice qui va faire que les gens vont te suivre.
- 24:05Donc moi,
- 24:06j'en ai énormément et dans mes 12 histoires,
- 24:08c'est on ne va pas mettre le noir à la tête de l'Europe.
- 24:10C'était l'histoire fondatrice qui a fait que les gens
- 24:14Et en fait,
- 24:15à un moment,
- 24:15je me suis oublié.
- 24:16J'ai arrêté de parler.
- 24:17Parce que forcément,
- 24:18il y a plein de choses qui se passent dans ta vie.
- 24:21Et tu continues à parler d'autres choses.
- 24:24Et je me suis oublié.
- 24:25Et j'ai commencé à parler d'autres choses.
- 24:27Et j'ai vu que j'avais moins d'engagement.
- 24:29Et quand je suis retourné à mon histoire fondatrice,
- 24:32c'est OK,
- 24:33on ne va pas mettre Noa à tête de l'Europe,
- 24:34qui a fait que j'ai lancé cette entreprise,
- 24:35qui a fait que j'ai lancé ce business,
- 24:36qui a fait que j'accompagne les personnes.
- 24:38Les gens ont commencé à me suivre.
- 24:40Et c'est pour ça,
- 24:40quand tu vas sur des pages
- 24:42Instagram, YouTube,
- 24:43bref,
- 24:43des réseaux sociaux,
- 24:44tu as des gens qui vont te marteler la même histoire tout le temps.
- 24:47Tout le temps.
- 24:48Tout le temps.
- 24:48C'est ça qu'il faut faire ?
- 24:51C'est ça,
- 24:52c'est ton histoire fondatrice.
- 24:53Alors Steve,
- 24:55tu es d'accord avec moi que la vie est pleine de pixels,
- 24:57pleine de bifurcations,
- 24:59c'est-à-dire qu'il n'y en a pas une qui nous a fondés.
- 25:02Il y en a eu dans ta vie plein qui en fait,
- 25:05parce que la vie,
- 25:06c'est une succession de choix.
- 25:08À des moments,
- 25:08tu te retrouves à des carrefours et tu prends celui-là plutôt qu'un autre.
- 25:11Et ça te marque,
- 25:12parce qu'au fait,
- 25:13tu dis,
- 25:14je l'ai fait parce qu'il y a eu,
- 25:16et tu décris les mécanismes.
- 25:18Tu décris la révélation quand tu prends conscience d'un truc de façon où tu ne t'y attends pas.
- 25:27Un moment d'élévation,
- 25:30tu me l'expliqueras,
- 25:31mais c'est le moment où tu t'es surpassé,
- 25:34où tu as transformé un obstacle,
- 25:36par exemple.
- 25:38Tu as des moments où tu étais en connexion absolue parce que tu l'as fait parce que tu étais avec quelqu'un et il y a eu une émulation.
- 25:47Et le dernier,
- 25:48donc la connexion,
- 25:49la révélation,
- 25:50l'émulation,
- 25:51oui,
- 25:51le moment de fierté.
- 25:52C'est quand tu es fier de faire un truc.
- 25:54De ce que tu as accompli exactement.
- 25:57Mais comment en choisir un ?
- 26:00Parce qu'on a forcément dans sa vie,
- 26:03surtout à mon âge…
- 26:05Ça va,
- 26:06t'es jeune,
- 26:06Imane.
- 26:07Oui,
- 26:08j'ai eu quand même quasiment tous les quatre.
- 26:12Exactement,
- 26:12oui.
- 26:14Comment ?
- 26:15Est-ce qu'on choisit celui qui va servir l'histoire fondatrice de ton projet ?
- 26:22C'est ça ?
- 26:22Il faut qu'il y ait la connexion entre ce récit identitaire et celle qui connecte à l'histoire fondatrice ?
- 26:30C'est le marché qui choisit.
- 26:32Alors,
- 26:33explique-moi.
- 26:35C'est le marché qui choisit parce que toi,
- 26:37tu as chaque élément qui est important pour toi.
- 26:40Tu as chaque élément qui te ramène des choses.
- 26:43mais à...
- 26:44Tu vas connecter chacun à ton histoire de vie,
- 26:47à l'histoire qui t'a le plus marqué.
- 26:51Mais quand je dis que c'est le marché qui choisit,
- 26:53c'est là où tu vas avoir un poste qui va partir viral,
- 26:56où tu as beaucoup plus d'engagement,
- 26:58beaucoup plus de vues qu'un autre,
- 26:59où tu as beaucoup plus de commentaires,
- 27:01où tu n'as pas de commentaires,
- 27:02où tu as des gens qui t'écrivent en disant « Ok,
- 27:03en fait,
- 27:03il y a cette histoire-là qui m'a beaucoup plus touché que l'autre. »
- 27:06Tu choisis en fonction de la viralité ou tu choisis en fonction de toi ?
- 27:10Ça dépend de ce que tu veux faire.
- 27:12Si tu veux faire du business,
- 27:13tu choisis en fonction de la viralité.
- 27:14Sérieux,
- 27:15Steve ?
- 27:15Oui.
- 27:16Parce que tout,
- 27:17c'est ton histoire.
- 27:18Tu vois,
- 27:19je ne l'avais pas compris.
- 27:19Dans tous les cas,
- 27:20c'est ton histoire,
- 27:20les quatre.
- 27:21Donc,
- 27:21en fait,
- 27:22dans l'académie sous laquelle on va travailler,
- 27:24c'est OK,
- 27:24tu as les quatre points.
- 27:26C'est ça que je ne fais pas.
- 27:28Lequel te parle ?
- 27:28Voilà.
- 27:30C'est ça que je ne sais pas faire,
- 27:32Steve.
- 27:32Lequel te parle,
- 27:32toi ?
- 27:33OK,
- 27:33c'est ça.
- 27:34Mais OK,
- 27:34lequel parle à ton marché ?
- 27:36OK.
- 27:36Ce n'est peut-être pas ce qui te parle à toi qui va parler à ton marché.
- 27:39Et tu vas suivre le marché.
- 27:50Donc,
- 27:51c'est-à-dire que tu commences par quelque chose qui est vraiment réellement à toi.
- 27:55Dans tous les cas.
- 27:56Dans tous les cas,
- 27:57il faut que ce soit authentique.
- 27:58Tout le temps.
- 27:58Mais il faut l'adapter à ta cible.
- 28:00Alors,
- 28:01je ne dirais pas l'adapter à ta cible,
- 28:02mais il faut suivre ce que ta cible va te dire.
- 28:04Donc,
- 28:04en fait,
- 28:05tu commences par quelque chose de réel qui t'est arrivé et tu vas le raconter.
- 28:08Et tu vas voir comment la cible va réagir.
- 28:11Après,
- 28:12ça...
- 28:12Je dis aux personnes qui ne me connaissent pas,
- 28:14moi,
- 28:14quand je commence à travailler sur le storytelling,
- 28:16je connais déjà,
- 28:17c'est mon job.
- 28:18Je vais te dire,
- 28:19OK,
- 28:19voilà,
- 28:19tu es 12 pixels.
- 28:20Dans tes 12 pixels,
- 28:21je vais m'attarder sur 4 pixels.
- 28:23Et dans tes 4 pixels,
- 28:24je vais dire,
- 28:25je pense que c'est celui-là qui est le pixel fondateur.
- 28:27Et on travaille toujours sur ça.
- 28:28Et pour le moment,
- 28:29je ne me suis pas encore trempé.
- 28:31C'est toujours le cas.
- 28:32Mais normalement,
- 28:32c'est le marché qui réagit.
- 28:36C'est un vrai conseil à donner aux gens qui veulent se lancer et qui veulent...
- 28:40avoir de la visibilité sur les réseaux sociaux,
- 28:42parce que là,
- 28:42c'est vraiment une visibilité via les réseaux sociaux.
- 28:46Je ne pense pas que ça s'adresse à une autre façon de diffuser.
- 28:50En fait,
- 28:51je mens quand je dis que je veux de la visibilité,
- 28:53ce n'est pas vrai.
- 28:53Je veux une autorité.
- 28:55J'adore,
- 28:57j'adore les révélations.
- 28:58Je veux une autorité visible.
- 29:02Ce qui a fait la différence entre moi et d'autres confrères comme moi et d'autres personnes qui ne réussissent pas,
- 29:07c'est qu'en fait,
- 29:08on est des autorités visibles.
- 29:09Et c'est quoi une autorité visible ?
- 29:11C'est qu'on arrive à prendre une place,
- 29:15peu importe là où on va.
- 29:17Et en fait,
- 29:17ce que je vois,
- 29:18moi,
- 29:18au-delà de la visibilité,
- 29:18je ne vois pas la visibilité sur les réseaux sociaux,
- 29:20parce qu'en fait,
- 29:21les gens qui viennent dans l'académie,
- 29:22à la fin,
- 29:23ils ont structuré leur business,
- 29:24ils ont confiance en eux et ils savent la place qu'ils ont.
- 29:27C'est-à-dire que,
- 29:28comme tout à l'heure,
- 29:28tu disais que quand ils sont tous donnés un nom,
- 29:30Steve,
- 29:30c'est storytelling.
- 29:31À la fin,
- 29:31ils savent le nom qu'ils apportent.
- 29:33Moi,
- 29:33j'ai Emmanuel,
- 29:34elle a fini.
- 29:35Elle,
- 29:35c'est lucidité.
- 29:37J'en ai un,
- 29:37Stéphane,
- 29:38lui,
- 29:38c'est rôle.
- 29:39chacun il sait la place qu'il apporte,
- 29:41la place qu'il a dans la société avant de rentrer dans mes accompagnements ou avant de lire mes livres ou quoi,
- 29:45ils ne savent pas ça et donc moi quand je vais être visible
- 29:50Je vends comme une autorité visible.
- 29:52Comment j'ai pu passer de vendeur de boutique pour être directeur France ?
- 29:57à la base,
- 29:58on était des centaines à être vendeurs,
- 30:00et il y en a un seul qui est devenu direct en France.
- 30:03Ce n'est pas un hasard.
- 30:04Ce n'est pas de la lèche,
- 30:05ce n'est pas machin,
- 30:06ce n'est pas un hasard.
- 30:06C'est que j'ai mis en place des choses pour pouvoir le faire.
- 30:09Comment je suis passé d'une marque qui ne fonctionnait pas à une marque qui a fait 2 millions d'euros,
- 30:13qui avait plus de 100 points de vente,
- 30:15qui était partout ?
- 30:16Ce n'est pas un hasard.
- 30:17Comment je suis passé de,
- 30:18ok,
- 30:18je vais lancer une académie,
- 30:20avec tout le stress qu'il y a,
- 30:21à chaque fois,
- 30:22l'académie,
- 30:23on est sold out.
- 30:23Ce n'est pas un hasard.
- 30:25Comment ça ?
- 30:26je le transmets aussi à mes clients pour que mes clients puissent le faire dans leur business.
- 30:30En fait,
- 30:30c'est juste que je vends aux gens comme une autorité visible.
- 30:33Donc,
- 30:33en fait,
- 30:33ça passe par l'histoire qu'ils vont raconter,
- 30:35ça passe par mon chapeau,
- 30:37mais eux,
- 30:37ils trouvent leur chapeau aussi.
- 30:38Quel est le symbole qui va faire que les gens vont les représenter et vont les reconnaître par rapport à d'autres personnes ?
- 30:44En fait,
- 30:45c'est tous ces différents éléments-là qui font que les gens prennent une place dans la société.
- 30:49Et pour ça,
- 30:51je vais encore un peu plus loin,
- 30:52pour ça,
- 30:52moi,
- 30:52j'accompagne trois types de personnes.
- 30:54J'accompagne la forgeronne,
- 30:56je ne sais pas ce que c'est.
- 30:57J'accompagne la diamantaire et j'accompagne la chercheuse.
- 31:01Parce que des femmes,
- 31:02déjà,
- 31:03c'est des métaphores de quoi ?
- 31:05Pourquoi ?
- 31:07Parce que les femmes,
- 31:08elles sont beaucoup plus sérieuses,
- 31:09elles sont beaucoup plus disciplinées,
- 31:10elles sont beaucoup plus...
- 31:13Tu sais,
- 31:14un mec qui va...
- 31:16Peut-être que je me trompe,
- 31:16en tout cas,
- 31:17de mon expérience.
- 31:19Je dis toujours que moi,
- 31:20je joue la Champions League,
- 31:21je joue pour gagner.
- 31:22Je suis fan de foot.
- 31:24on l'aura compris donc je joue pour gagner donc quand je fais rentrer quelqu'un dans mon écosystème il faut que cette personne elle performe j'aime bien par ego dire ok je l'ai accompagnée elle est là et en coaching les mecs ils vont venir ils vont pas faire les exercices ils vont pas regarder les vidéos ils vont pas travailler ils vont attendre qu'on fasse leur job en coaching moi si t'as pas fait ton job en préalable moi je vais pas t'aider en fait j'ai pris du temps à créer des outils il faut que tu utilises des outils avant
- 31:49Et donc,
- 31:49je trouve que les femmes,
- 31:50elles sont beaucoup plus disciplinées que les hommes.
- 31:51Et donc,
- 31:52c'est dans ce sens-là,
- 31:52premièrement,
- 31:53que j'aime bien accompagner les femmes.
- 31:54Deuxièmement,
- 31:55je trouve que les femmes,
- 31:55elles sont beaucoup plus résilientes que les hommes.
- 31:59Ça peut paraître sexiste ce que je dis.
- 32:00De par l'histoire,
- 32:01de par,
- 32:02je ne sais pas,
- 32:03avant,
- 32:03les femmes gardaient les enfants à la maison.
- 32:06Après,
- 32:06elles ont gardé les enfants à la maison,
- 32:08plus elles sont allées travailler.
- 32:10Accouchées,
- 32:10je ne sais pas ce que c'est,
- 32:11mais c'est horrible.
- 32:12J'ai vu les tests qu'on faisait à des hommes.
- 32:14Les femmes,
- 32:15elles sont beaucoup plus résilientes que les hommes.
- 32:17C'est des outsiders.
- 32:18elles sont beaucoup plus résilientes que les hommes et donc pour moi j'aime bien accompagner,
- 32:23moi c'est mes valeurs résilience,
- 32:25discipline,
- 32:26fébrère j'ai plein de choses et donc moi j'aime bien accompagner les gens qui sont dans mes valeurs et je trouve que j'ai un côté féminin qui est très développé et je me retrouve plus à en plus de plaisir à accompagner des femmes plutôt qu'à accompagner des hommes et puis les hommes ils vont te parler de Ferrari,
- 32:38de Lamborghini de machin,
- 32:39j'aime bien tout ça mais ça me gave en fait les combats de testostérone,
- 32:43de machin,
- 32:43ça m'intéresse pas
- 32:45Euh...
- 32:45Moi,
- 32:46les conversations qui vont me nourrir,
- 32:48on va parler d'enfants,
- 32:49de croissance,
- 32:49bref,
- 32:50il y a des sujets aussi qui vont plus me parler que d'autres.
- 32:52Et comme j'ai la chance de faire le métier que j'ai décidé,
- 32:55je préfère choisir d'être avec des gens qui me ressemblent plutôt que d'autres qui ne me ressemblent pas.
- 32:59Après,
- 32:59c'est OK.
- 33:00J'ai des hommes qui rentrent dans mes accompagnements,
- 33:02mais c'est très peu,
- 33:02c'est 2%.
- 33:05Incroyable.
- 33:05Je découvre tellement de trucs,
- 33:07Steve.
- 33:10Je sens la passion et du coup,
- 33:12je reste sans voix à t'écouter.
- 33:15Tu parles beaucoup de combat d'ailleurs dans ce que tu dis,
- 33:18même quand tu demandes aux gens de faire l'effort de trouver leur alignement,
- 33:22leur histoire,
- 33:23tu dis toujours que le combat doit être quelque chose de vital et doit être vraiment…
- 33:29Et ce contraste avec le fait de s'adapter à un marché,
- 33:32pour moi,
- 33:33ça me fait tellement rire parce que c'est tellement à des distances au fait de…
- 33:38de ma façon de réfléchir.
- 33:40Je n'ai pas fait d'école de commerce,
- 33:41donc quand tu fais médecine,
- 33:43ce ne sont absolument pas les mêmes façons de réfléchir.
- 33:46Et je suis très heureuse de faire des podcasts où je m'ouvre à des façons de penser qui sont complètement différentes de la mienne.
- 33:54Et c'est tout le sens du podcast.
- 33:58Maintenant,
- 33:58une fois que tu as aidé à fabriquer,
- 34:03à aider les gens,
- 34:04à les accompagner à se poser les bonnes questions,
- 34:08Tu fais du vrai storytelling et le vrai storytelling,
- 34:11c'est souvent le voyage du héros.
- 34:13Ça,
- 34:14je trouve que c'est bien d'en parler juste un petit peu.
- 34:17C'est que ça,
- 34:19ça fonctionne vraiment parfaitement bien.
- 34:22C'est ce qui marche dans tous les dessins animés.
- 34:25Les meilleurs films de la Terre se sont inspirés de ça.
- 34:29Et c'est vrai que je trouve ça incroyable.
- 34:31C'est toujours cette espèce de tension,
- 34:33de ce combat,
- 34:34de ce choix à faire.
- 34:35Et puis la résolution,
- 34:37c'est-à-dire quelque chose qui,
- 34:38au final,
- 34:41les gens attendent,
- 34:42qui est la transformation.
- 34:43Et c'est ça qu'ils attendent,
- 34:45les gens.
- 34:45Ils ont besoin,
- 34:46au fait,
- 34:47de ce cheminement-là.
- 34:48Ils n'ont pas besoin de super-héros,
- 34:50au fait.
- 34:51Ce n'est pas nécessaire.
- 34:52D'ailleurs,
- 34:53je me demande...
- 34:54En lisant ton livre,
- 34:55tu cites beaucoup Nelson Mandela,
- 34:57Oprah ou
- 34:59Barack Obama,
- 35:00par exemple.
- 35:01Et des fois,
- 35:02je me suis sentie un peu mal parce que je me suis dit,
- 35:04mais moi,
- 35:04je n'ai rien à voir avec ces gens.
- 35:07Bien sûr que oui.
- 35:08Quel est le rapport ?
- 35:09Bien sûr que oui.
- 35:10Nelson,
- 35:11le rapport entre…
- 35:13Oui,
- 35:13comme une personne normale.
- 35:17Comment s'identifier,
- 35:18une fois que tu nous as dit Barack Obama,
- 35:20comment se retrouver ?
- 35:23Vraiment,
- 35:23ce sont des personnes normales.
- 35:24Je n'ai pas eu la chance de rencontrer
- 35:27Barack Obama,
- 35:28mais j'ai eu la chance de discuter avec Michelle Obama.
- 35:30Ce sont des personnes normales.
- 35:31C'est juste qu'elles ont une vision qui est totalement...
- 35:35En fait,
- 35:35elles croient en elles,
- 35:35tout simplement.
- 35:36Et nous,
- 35:37c'est ce qu'on apprend aussi aux gens dans l'Académie Visible,
- 35:39c'est de croire en eux.
- 35:40Dès que tu crois en toi,
- 35:41tu peux tout faire.
- 35:42Moi,
- 35:42je peux promettre que si demain,
- 35:44j'ai envie d'être président de la République,
- 35:47je n'ai du bénin.
- 35:48Du bénin ou de la France,
- 35:49je le saurais.
- 35:49Et bon,
- 35:49ça serait bon.
- 35:50peut-être plus facile au Bénin qu'en France,
- 35:51mais je le serai parce que j'ai cette confiance en moi où je sais que je peux tout faire.
- 35:57Et tu avais entendu cette histoire,
- 35:59je ne sais pas si c'est vrai,
- 35:59mais en fait,
- 36:00il y a une légende qui dit que
- 36:01Barack Obama,
- 36:02il était dans un restaurant et il y avait l'ex de Michelle Obama qui était le propriétaire du restaurant.
- 36:07Et il dit à Michelle Obama,
- 36:08en fait,
- 36:09si tu étais avec lui,
- 36:10tu serais la femme de ce joli chef de ce beau restaurant.
- 36:13Elle fait non,
- 36:13si j'étais avec lui,
- 36:14il serait le président des États-Unis et toi,
- 36:16on ne sait pas où tu serais.
- 36:18Je ne la connaissais pas,
- 36:19mais elle est magnifique.
- 36:20C'est beau.
- 36:20En fait,
- 36:21ça part de ça,
- 36:21ça part de la confiance.
- 36:25Pour répondre à ce que je dis,
- 36:26ça se travaille.
- 36:28Barack Obama a été élu parce qu'il avait un storyteller.
- 36:30Oui,
- 36:32tu en parles.
- 36:33J'ai oublié son nom,
- 36:34mais tu dis qu'il avait le meilleur storyteller.
- 36:36Je ne dis pas son exprès là.
- 36:37C'est bien le livre pour savoir.
- 36:39Il avait le meilleur storyteller.
- 36:40Quand il va faire ses campagnes,
- 36:42il va prendre une balle de basket,
- 36:44il va shooter en costume et il part.
- 36:47du storytelling,
- 36:47c'est pas fait par hasard.
- 36:48En fait,
- 36:49il a joué au basket en étant à l'université,
- 36:51donc en fait,
- 36:51il dit,
- 36:51moi,
- 36:52je suis comme vous.
- 36:53Je suis quelqu'un de simple,
- 36:54de normal.
- 36:55Si ça m'arrive,
- 36:55de m'amuser aussi.
- 36:56Toute sa campagne,
- 36:57tout ce qu'il a mis en place,
- 36:58c'était du storytelling pur et net.
- 37:00Et donc,
- 37:01en fait,
- 37:01moi,
- 37:01la différence que je rajoute,
- 37:03et c'est là où c'est intéressant de lire le livre du meilleur storyteller de France,
- 37:07si faisons que nous.
- 37:08C'est ça.
- 37:10Moi,
- 37:10ce que je rajoute par rapport au parcours du héros,
- 37:12parce que j'aurais pu...
- 37:14Si je ne parle que du parcours du rôle,
- 37:15tout le monde le connaît,
- 37:16on n'a pas besoin de moi pour ça.
- 37:17C'est qu'en fait,
- 37:17le parcours du rôle,
- 37:18c'est que jusqu'ici,
- 37:19tout va bien.
- 37:20Le voyage hors du monde commun,
- 37:21la rencontre d'un mentor et ensuite,
- 37:23il y a la transformation.
- 37:24C'est les quatre étapes pour faire un bon storytelling.
- 37:26Et moi,
- 37:26ce que je rajoute,
- 37:27c'est la singularité.
- 37:29C'est qu'on va chercher la singularité et de préférence,
- 37:31la singularité qui s'est passée avant tes 14 ans.
- 37:34Fais la personne que tu es qui va faire ton storytelling.
- 37:36Donc,
- 37:36si tu trouves ça,
- 37:37tu peux devenir qui tu veux.
- 37:38Tu peux faire ce que tu veux et devenir une personne impactante.
- 37:42Oprah,
- 37:43avant 14 ans,
- 37:44violée,
- 37:45battue,
- 37:45enceinte,
- 37:46grosse,
- 37:46etc.
- 37:47Elle a utilisé,
- 37:48elle en a fait une force.
- 37:50Barack,
- 37:51étranger,
- 37:52métisse,
- 37:53il ne peut pas être président.
- 37:54C'était compliqué pour lui les études.
- 37:56Pourtant,
- 37:56il est arrivé,
- 37:57il en a fait une force.
- 37:58Tu vois ?
- 37:59Nelson Mandela,
- 38:00prison,
- 38:00mon combat,
- 38:01je refuse,
- 38:02je ne vais pas céder,
- 38:03etc.
- 38:03Je n'ai pas conscience que c'est grave ce que je suis en train de faire,
- 38:06donc je vais être dans le flot et je ne vais pas forcément être élu président.
- 38:09En fait,
- 38:10je suis le flot,
- 38:10je continue le combat,
- 38:12il est devenu un symbole.
- 38:13Donc,
- 38:13en fait,
- 38:13à chaque fois,
- 38:14c'est ta singularité qui fait cette différence-là,
- 38:16qui fait qu'il mène demain si elle va être la meilleure podcasteuse de France et va l'être.
- 38:20Il y a un secret que je vais donner sur,
- 38:23je ne vais pas dire qui,
- 38:23mais je te le dis en off,
- 38:25c'est qu'il est dans le top 5 des podcasteurs entrepreneuriels de France.
- 38:29Donc,
- 38:29tu tapes,
- 38:31les gens auront en doute sur 5 personnes.
- 38:33Tu tapes dans le top 5,
- 38:34tu sais ce qu'il fait dans son storytelling ?
- 38:36Il a une équipe,
- 38:37il a 10 stagiaires.
- 38:38Tous les matins,
- 38:39ils vont faire tous les Apple de France,
- 38:42par ville.
- 38:43les plus grosses villes.
- 38:44Ils vont mettre son podcast en écoute,
- 38:46en boucle.
- 38:47Sérieux ?
- 38:48Oui.
- 38:49Et c'est l'un des plus gros,
- 38:50maintenant,
- 38:50il a des contrats,
- 38:51c'est l'un des plus gros podcasteurs de France.
- 38:54Incroyable.
- 38:56Il y a juste une chose que tu m'as dit qui m'interroge,
- 38:59Steve,
- 39:00tu m'as dit avant 14 ans.
- 39:01Et je ne pense pas qu'on ait tous une histoire qui est parlante avant l'âge de 14 ans.
- 39:07Il y a des gens pour qui l'enfance et l'adolescence et...
- 39:13est un fleuve tranquille et qu'il se confronte à la vie un peu plus tard.
- 39:17Est-ce qu'on est obligé d'avoir une histoire qui s'inscrive avant 14 ans ?
- 39:20Non.
- 39:21Au début,
- 39:22quand j'ai commencé,
- 39:22c'était avant 14 ans que ça se passait.
- 39:24Maintenant,
- 39:24il y a trois étapes.
- 39:25À 14 ans,
- 39:26tu as ce que les gens appellent la crise de la quarantaine,
- 39:29qui n'est pas une crise de la quarantaine,
- 39:30c'est une conscience.
- 39:33Tu es en pleine conscience de toi,
- 39:34de qui tu es,
- 39:35de ton énergie.
- 39:36Du coup,
- 39:37tu as cette étape entre,
- 39:39on va dire,
- 39:40entre
- 39:4130,
- 39:42et 50 ans où là,
- 39:45on peut faire ton storytelling.
- 39:47Et la troisième,
- 39:47en fait,
- 39:48c'est un événement qui s'est arrivé à n'importe quel moment de ta vie,
- 39:51après 14 ans,
- 39:51entre 14 et 30 ans,
- 39:53ou entre 50 et 70 ans,
- 39:54à n'importe quel moment de ta vie qui va être...
- 39:56le déclencheur qui va faire ton storytelling.
- 39:58En soi,
- 39:59il y a trois moments.
- 40:01Avant 14 ans.
- 40:03Au fait,
- 40:03il n'est jamais trop tard.
- 40:04Le crisis,
- 40:05exactement.
- 40:05Et l'histoire impactante.
- 40:08Et c'est pour ça,
- 40:08d'ailleurs,
- 40:09que ça rejoint les trois personnes que j'accompagne,
- 40:12la forgeronne,
- 40:13la directrice et la chercheuse.
- 40:15Du coup,
- 40:16je ne sais pas qui est la forgeronne.
- 40:18En fait,
- 40:18la forgeronne,
- 40:18c'est quelqu'un qui a une histoire dure dans sa vie.
- 40:21C'est souvent avant ses 14 ans qu'on trouve ça.
- 40:23il s'est passé quelque chose de dur dans sa vie et donc plutôt que de le prendre comme quelque chose de mal on va forger dessus pour faire quelque chose de bien la diamantaire c'est quelqu'un qui a quelque chose de précieux en elle donc elle
- 40:40a toujours été parfaite elle a fait les études qu'il fallait le job qu'il fallait,
- 40:44le mari qu'il fallait etc et à un moment c'est la fameuse crise de la quarantaine où
- 40:50Elle ne se reconnaît pas dans qui elle est.
- 40:51En fait,
- 40:52elle a fait plaisir aux gens et pas à elle-même.
- 40:54Et donc,
- 40:54en fait,
- 40:54elle a un diamant brut qu'on va polir pour en faire ce qu'elle veut.
- 40:59Ensuite,
- 40:59tu as la chercheuse.
- 41:00La chercheuse,
- 41:00c'est la perfectionniste.
- 41:02Exploratrice.
- 41:03Exploratrice.
- 41:04Elle veut toujours...
- 41:06Si jamais bien,
- 41:06elle ne va jamais vendre,
- 41:07elle ne va jamais faire,
- 41:07elle ne sait pas faire.
- 41:08Elle essaie,
- 41:09mais en fait,
- 41:09elle pense que ce n'est pas.
- 41:11Ah oui.
- 41:11Et donc,
- 41:12on va la canaliser,
- 41:13on va structurer pour que ça puisse donner quelque chose de beau.
- 41:16En fait,
- 41:16tu es un alchimiste,
- 41:17Steve.
- 41:17Exactement.
- 41:19ça s'appelle le test de l'alchimie en plus c'est vrai tu vois comme quoi j'ai saisi le truc écoute ça me rend encore plus curieuse donc tu me disais il y a peut-être un livre qui va sortir ?
- 41:33il y a un livre qui est en cours là je suis en train d'écrire ce sera sur le storytelling encore mais ça sera encore beaucoup plus poussé sur le storytelling parce que je suis passionné de storytelling je veux dire un truc c'est chiant d'être marié à moi c'est chiant d'être pote avec moi c'est chiant de regarder un film avec moi
- 41:48Je regarde plein de films.
- 41:49Dernier,
- 41:50je pense que demain,
- 41:50je vais voir tout seul.
- 41:51Je n'ai pas vu encore depuis le moment.
- 41:53Un film de Michael Jackson.
- 41:55Mais j'aime bien.
- 41:55Après,
- 41:55si c'est un biopic,
- 41:56ce n'est pas pareil.
- 41:57Mais j'aime bien regarder parce qu'à chaque fois,
- 41:59c'est horrible.
- 42:00En fait,
- 42:01à Noël,
- 42:02on est en famille.
- 42:04Avant,
- 42:04on était en famille.
- 42:04Mes parents ne sont plus là.
- 42:05On regardait des films ensemble.
- 42:07Et je disais toujours,
- 42:09c'est lui qui a tué la personne.
- 42:11Ou c'est lui qui a fait ça.
- 42:12C'est spoiler,
- 42:12quoi.
- 42:13Mais c'est horrible.
- 42:14Parce que tu aimes bien écrire les scénarios,
- 42:15tu les devines.
- 42:16En fait,
- 42:17c'est la base du storytelling.
- 42:18Tous les scénarios,
- 42:19c'est la base.
- 42:20On te montre.
- 42:22Quand tu comprends ça,
- 42:24c'est aussi passionnant que gênant parce qu'on va te brouiller la piste.
- 42:28En fait,
- 42:28il suit vraiment tous les douze codes du storytelling.
- 42:31Tout est fait dans tous les films qui marchent.
- 42:34Je vais te poser une question qui est métaphysique,
- 42:36qui me vient comme ça spontanément.
- 42:37Parce que comme tu me dis que tu aimes bien regarder les films,
- 42:41que tu aimes bien deviner les histoires,
- 42:43qu'est-ce que tu penses du côté imprévisible de la vie qui te propose des scénarios qui sont juste improbables et qui n'ont rien à voir avec tout ce que tu pourrais écrire ?
- 42:52Est-ce que ça,
- 42:52ce n'est pas fascinant quand même ?
- 42:55Moi,
- 42:55je trouve ça fascinant et je trouve que c'est ça la beauté de la vie.
- 42:58Il faut une certaine résidence pour pouvoir avancer.
- 43:02Mais ça,
- 43:03c'est mon côté spirituel.
- 43:04Je trouve que rien n'est fait par hasard,
- 43:05qu'aucune rencontre n'est faite par hasard.
- 43:08Et c'est une question d'énergie,
- 43:10de rencontre.
- 43:10il y a des gens tu sais que je sais pas pourquoi tu...
- 43:13elle doit être là,
- 43:14il y a d'autres tu ne les sens pas et c'est la résidence c'est réagir,
- 43:21moi je pense que tout arrive pour une raison et il faut trouver il faut trouver après c'est le recul aujourd'hui,
- 43:27j'ai 42 ans je suis jeune mais c'est le recul qui me fait dire ça parce que,
- 43:33regarde,
- 43:34aujourd'hui je vends la visibilité,
- 43:36j'ai le statut d'handicapé invisible donc j'ai un taux d'handicap de 80%
- 43:39Merci.
- 43:40À la base,
- 43:40un handicapé invisible qui vend la visibilité,
- 43:42c'est drôle quand même.
- 43:43Tu vois ?
- 43:45Je vends la visibilité et quand j'étais plus jeune,
- 43:48j'étais pas du tout visible.
- 43:50Tu sais,
- 43:52j'étais très bon au foot.
- 43:53Et quand tu levais la main,
- 43:54je faisais partie des personnes qu'on appelait toujours en dernier,
- 43:56tu vois.
- 43:58Il y a plein de choses comme ça.
- 44:02Et en fait,
- 44:02je me suis rendu compte que derrière chaque malheur,
- 44:06il y a toujours un bonheur.
- 44:08et donc quand tu parles des choses qui sont imprévisibles dans la vie,
- 44:10je pense que c'est la capacité à s'adapter et à rebondir qui va être intéressant ou de les relire différemment oui,
- 44:18en fait c'est toujours pour moi,
- 44:20après moi je suis catholique,
- 44:21je crois beaucoup en Dieu pour moi c'est Dieu qui t'enlève d'un chemin qui n'est plus le tien,
- 44:27et en fait il ne sait pas comment il va t'enlever de ce chemin là,
- 44:29donc en fait il te met une chose difficile avant de te mettre une chose qui va être extraordinaire pour toi je médite
- 44:39tes mots,
- 44:39Sibs.
- 44:39Tu me dis tes mots.
- 44:40Pour moi,
- 44:40vraiment,
- 44:41c'est comme ça que je le vois.
- 44:42C'est que dès qu'il y a...
- 44:43Tu vois,
- 44:45c'est peut-être horrible.
- 44:47Moi,
- 44:47quand j'ai perdu ma mère,
- 44:48c'était la chose la pire de ma vie.
- 44:50Vraiment,
- 44:50je dis...
- 44:52Elle a fait des merdes.
- 44:53Je lui disais à mes équipes,
- 44:55allez,
- 44:55vous allez acheter quoi pour vos mamans ?
- 44:57Je te disais ça.
- 44:58Vous avez acheté quoi pour vos mamans ?
- 44:59Vous passez du temps avec vos mamans ?
- 45:02Moi,
- 45:02c'était la chose la pire de ma vie,
- 45:03mais en même temps,
- 45:04c'était un cadeau.
- 45:04Tu sais pourquoi c'était un cadeau ?
- 45:06Parce que j'étais dans un tunnel où je bossais comme un dingue.
- 45:11J'ai passé du temps avec ma mère.
- 45:12J'étais le meilleur fils.
- 45:13Je pense qu'on ne peut rien dire,
- 45:15mais je bossais quand même.
- 45:16Et si c'était à refaire,
- 45:17je pense que l'été où elle était là à Paris,
- 45:19pendant deux mois,
- 45:20je lui aurais dit « fuck à mon business » ,
- 45:22je lui aurais dit « pardon,
- 45:22je suis vulgaire » ,
- 45:23je lui aurais dit « fuck à tout » ,
- 45:24et j'aurais passé les deux mois tous les jours avec elle.
- 45:27Je ne pourrais même pas rester avec mes enfants,
- 45:29je pourrais rester avec ma mère pendant les deux derniers mois que j'avais parti trois mois après,
- 45:34que je savais que j'avais du temps à consacrer à ma mère.
- 45:36La vie s'est faite autrement.
- 45:38Et la leçon que j'ai retenue de ça,
- 45:41c'est que chaque moment que je passe avec mes enfants,
- 45:44c'est un moment précieux.
- 45:45Tout à l'heure,
- 45:45je te disais que c'était très dur et tout,
- 45:47mais je ne passe jamais du moment,
- 45:49je ne passe jamais un moment,
- 45:50enfin si je le fais,
- 45:52mais les moments qualitatifs que je passe,
- 45:53c'est toujours avec un des deux enfants.
- 45:55Donc,
- 45:55en fait,
- 45:56dimanche,
- 45:56typiquement,
- 45:57si c'était à 7h,
- 45:59on est levé.
- 46:00Dimanche,
- 46:00à 7h,
- 46:01on va se lever,
- 46:01on ira au marché.
- 46:02Je vais marcher avec lui,
- 46:03je vais lui montrer les fruits.
- 46:04On va goûter ensemble.
- 46:05C'est des petits trucs,
- 46:06mais je passe ces moments-là avec lui.
- 46:08Ensuite,
- 46:08à 9h,
- 46:09quand le grand va se lever,
- 46:10je vais descendre et je vais aller à la piscine seul avec mon grand.
- 46:14En fait,
- 46:14on va passer des moments qualitatifs ensemble.
- 46:16Et ma compagne,
- 46:18elle,
- 46:18elle aime bien passer des moments avec les deux.
- 46:19Chacun son truc.
- 46:20Mais moi,
- 46:20ce que ça m'a appris,
- 46:21c'est qu'en fait,
- 46:22je passe un moment de qualité.
- 46:23Je suis
- 46:24100%.
- 46:24avec la personne.
- 46:26Et je pense que si je n'avais pas eu ça,
- 46:28j'aurais continué,
- 46:30En fait,
- 46:30avant,
- 46:31j'étais une machine.
- 46:31C'est-à-dire que quand je suis en lancement,
- 46:33des fois,
- 46:34il fallait travailler samedi-dimanche,
- 46:35je le trais samedi-dimanche.
- 46:36Mais des fois,
- 46:37quand j'ai des calls,
- 46:38samedi-dimanche,
- 46:38je ne les prends pas.
- 46:39C'est mes équipes qui le prennent.
- 46:40Pourtant,
- 46:40je sais que moi,
- 46:41je convertis beaucoup plus que mes équipes.
- 46:43Et je dis,
- 46:43c'est OK,
- 46:44en fait,
- 46:44ce n'est pas grave.
- 46:45Je laisse mes équipes prendre le relais dans ce cas-là parce que moi,
- 46:48je ne suis pas disponible.
- 46:49Et pareil,
- 46:49le week-end,
- 46:50quand ils me demandent,
- 46:51je ne suis pas disponible.
- 46:53Pourtant,
- 46:53je n'étais pas comme ça avant.
- 46:54Et donc,
- 46:55ça,
- 46:55ça m'a donné d'autres choses.
- 46:57Parce qu'en fait,
- 46:57à la fin,
- 46:58quand ma mère est partie,
- 46:59je me suis rappelé de ces cons,
- 47:02des petits moments où,
- 47:03en fait,
- 47:03elle prenait l'orange et pressait.
- 47:04On buvait,
- 47:05on rigolait.
- 47:06C'est des moments simples.
- 47:07Tu as une espèce de souvenir quand tes parents,
- 47:09tes proches,
- 47:10ils partent.
- 47:11Et tous les flashs qui sont arrivés,
- 47:12c'était des moments simples que je passais avec ma mère.
- 47:14Et quand je partirai,
- 47:15j'aimerais que mes enfants se rappellent de ces moments-là,
- 47:17pas qu'ils disent,
- 47:19en fait,
- 47:20elle n'était pas là,
- 47:21mais j'ai manqué de rien.
- 47:21Non,
- 47:21ce n'est pas ça,
- 47:22en fait.
- 47:22de ces moments précieux que j'ai eus avec ma mère.
- 47:26Je te remercie infiniment pour ce partage qui est essentiel à tous,
- 47:30de revenir à l'essentiel.
- 47:33Ça devrait être notre quête première.
- 47:37C'était un aparté.
- 47:37Je le prends avec honneur.
- 47:40Parce qu'au fait,
- 47:41ça venait du fait,
- 47:45j'ai oublié,
- 47:45mais ça n'a aucune espèce d'importance,
- 47:48pour en revenir à ton livre,
- 47:50Steve.
- 47:52quelque chose d'extrêmement émouvant aussi et de profond que j'ai lu en conclusion et que j'ai envie aussi de partager avec nos auditeurs communs,
- 48:01c'est que tu dis
- 48:03« Quand quelqu'un élargit les contours de l'impossible,
- 48:06tout le monde voit soudain plus grand. »
- 48:09Et ça,
- 48:10c'est un petit peu l'essence de ton livre,
- 48:12c'est-à-dire que ton engagement maintenant,
- 48:14c'est d'accompagner les gens à prendre leur place,
- 48:19place et vraiment performée.
- 48:22Il ne s'agit pas forcément de faire des grandes choses,
- 48:24au fait.
- 48:25Ce ne sont pas des exploits incroyables,
- 48:27mais des petites choses.
- 48:28Et les petites choses,
- 48:30quand on les propose aux autres,
- 48:33ont une énorme signification,
- 48:37à mon sens.
- 48:39Est-ce que tu voudrais conclure quelque chose sur notre échange aujourd'hui,
- 48:44Steve ?
- 48:45Déjà,
- 48:45je vais rebondir sur ça.
- 48:46Si tu veux,
- 48:47pour moi,
- 48:47j'aide les gens à prendre leur place parce que moi,
- 48:51j'ai de la chance d'avoir des parents.
- 48:52Ils avaient peur.
- 48:54Surtout ma mère qui m'accompagnait dans ça,
- 48:55que mon père était là aussi matériellement.
- 48:59Mais mon père,
- 48:59il avait peur.
- 49:00Je lui ai dit,
- 49:02mon Josh,
- 49:02je le lance dans l'entrepreneuriat.
- 49:05Qu'est-ce que tu cherches de plus ?
- 49:06Je lui ai dit,
- 49:08mon père venait d'un village.
- 49:10Il est dans la capitale.
- 49:11Ses enfants sont venus en France.
- 49:13Et il a son fils qui travaille dans le luxe,
- 49:15qui a un poste important dans le luxe.
- 49:17Il me dit,
- 49:17mais qu'est-ce qui se passe ?
- 49:18Pourquoi tu ne fais pas ça ?
- 49:21Et pour moi,
- 49:21c'est important de prendre une place parce que moi,
- 49:23à l'époque,
- 49:23je n'avais pas de rôle modèle.
- 49:25Mais rôle modèle,
- 49:26c'était Michael Jordan.
- 49:28Non,
- 49:28mais c'est vrai.
- 49:29Tu as des références qui...
- 49:32J'espère que les gens ne vont pas se sentir dépassés.
- 49:37Moi,
- 49:37c'était Michael Jordan.
- 49:38C'était
- 49:40Denzel Washington.
- 49:41Donc,
- 49:41je ne sais pas.
- 49:42Je ne vais pas être acteur,
- 49:43je ne vais pas être basketeur.
- 49:44Moi,
- 49:44je vais être entrepreneur.
- 49:45Et en fait,
- 49:46quand je regardais tout autour des entrepreneurs noirs comme moi,
- 49:49je n'en avais pas.
- 49:51Et au-delà de noir ou tout ce que tu veux,
- 49:52en fait,
- 49:52si tu veux,
- 49:54moi,
- 49:54c'est plutôt...
- 49:56Parce que l'académie,
- 49:58c'est bénétant.
- 49:58L'académie,
- 49:59il y a des Noirs,
- 50:00des Arabes,
- 50:00des Asiatiques,
- 50:02des Blancs.
- 50:03C'est un melting pot.
- 50:05Mais moi,
- 50:05ce que je voulais laisser,
- 50:06c'est une trace dans le sens où tout le monde a sa place dans ce monde.
- 50:14Et en fait,
- 50:14ce n'est pas parce qu'on ne te laisse pas ta place là que ça ne vaut rien.
- 50:18Comme on dit,
- 50:21tu mets un éléphant,
- 50:22tu lui demandes de voler,
- 50:23il ne saura pas voler.
- 50:24Et tu mets un oiseau pendant 50 ans par terre et tu lui dis de voler,
- 50:28il ne saura pas voler non plus.
- 50:29Donc,
- 50:29en fait,
- 50:29c'est la valeur qu'on te donne qui fait la personne que tu es.
- 50:33Mais que tu te donnes toi-même aussi,
- 50:34non ?
- 50:35Alors,
- 50:36que tu te donnes toi-même,
- 50:37si dès le début,
- 50:37en fait,
- 50:38on ne t'a pas donné ces valeurs-là,
- 50:40tu crois que tu n'es pas une personne bien.
- 50:43Et moi,
- 50:45ce que je vais apporter aujourd'hui,
- 50:46c'est en fait,
- 50:46je vais être cette personne qui aide les gens,
- 50:49en tout cas,
- 50:51qui allume la bresse,
- 50:51qui met la flamme,
- 50:52qui en disant,
- 50:53en fait,
- 50:53vous avez...
- 50:54Vous avez des choses fortes,
- 50:55vous pouvez le faire.
- 50:56Et l'académie visible,
- 50:58visible de façon générale,
- 50:59c'est ce qu'on veut faire.
- 51:00La personne,
- 51:01elle rentre ou pas,
- 51:02c'est pas grave.
- 51:02Quand je propose des quiz,
- 51:06tu n'es peut-être pas allé au bout,
- 51:08mais il y a une réflexion,
- 51:09il y a une discussion,
- 51:10il y a un moment,
- 51:12il y a une phrase qui t'a marqué.
- 51:14Et pour moi,
- 51:16quand je te parle de ça,
- 51:17ça rejoint la phrase que ma mère a dit.
- 51:19Ma mère disait toujours,
- 51:20on ne peut pas aider tout le monde,
- 51:21tout le monde peut aider quelqu'un.
- 51:24Et moi,
- 51:24je suis...
- 51:24je ne peux pas aider tout le monde,
- 51:25mais en tout cas,
- 51:25je peux aider quelqu'un qui va aider quelqu'un qui va aider quelqu'un à son tour.
- 51:29En fait,
- 51:29il y a une chaîne qui va être infinie.
- 51:32Donc,
- 51:32ce que je veux dire,
- 51:32c'est merci pour l'invitation dans ton podcast.
- 51:35Merci d'avoir donné cette opportunité de raconter ça.
- 51:39C'est vrai que je ne te raconte pas souvent.
- 51:41Et tes questions,
- 51:41elles étaient puissantes,
- 51:43profondes.
- 51:44Ça a permis que je me sois livré aussi.
- 51:49Pour conclure,
- 51:49c'est qu'en fait,
- 51:50vous avez une place à prendre dans ce monde-là.
- 51:52Quelle est-elle,
- 51:53on ne sait pas,
- 51:54mais prenez votre place.
- 51:55Et chaque moment de votre vie,
- 52:00c'est une opportunité,
- 52:02un chemin d'aller beaucoup plus loin.
- 52:04Je suis profondément émue,
- 52:06Steve.
- 52:07Merci infiniment.
- 52:08Je suis sûre que les auditeurs vont vraiment ressentir toute la puissance de cet échange que j'ai eu avec toi.
- 52:15Merci infiniment,
- 52:16Steve.
- 52:17Merci à toi pour ton invitation,
- 52:18Emmanue.
- 52:23Tout ce que j'espère,
- 52:25c'est que tu aies trouvé un peu,
- 52:27sinon beaucoup,
- 52:28d'inspiration dans l'Académie des Visibles.
- 52:32Serais-tu d'accord pour me partager ton retour et tes commentaires ?
- 52:37Toi ?
- 52:38Oui,
- 52:38toi,
- 52:39qui m'écoutes et que je ne vois pas,
- 52:41j'aimerais beaucoup te reconnaître.
- 52:43Fais-moi signe sur Instagram.
- 52:45A très vite.
- 52:47Je t'attends.