Latest / En quête d' Accord - L'art d'être en lien / La santé sexuelle indissociable de la santé globale par le Dr Vincent Hupertan
Transcript
- 0:05Enquête d'accord,
- 0:07l'art de communiquer et d'être en lien.
- 0:14Comment imaginer qu'au croisement de la santé physique et mentale,
- 0:19de la qualité de nos liens sociaux et l'influence de notre héritage familial et culturel se nichent dans le silence notre santé sexuelle ?
- 0:30Vincent Huppertand nous invite au Pas de Côté.
- 0:33qui permet d'interroger la santé sexuelle,
- 0:37sa normalité,
- 0:38sa dysfonction,
- 0:39et comment remettre le lien à l'autre au centre de l'intelligence érotique.
- 0:46Excellente écoute.
- 0:52Bonjour Vincent.
- 0:53Bonjour Imane.
- 0:55Je suis très heureuse de t'accueillir aujourd'hui et je te remercie infiniment de me faire le plaisir de ce partage et de ce moment.
- 1:02On avait...
- 1:02tellement parlé les fois d'avant de façon officieuse parce qu'on se connaît dans la vraie vie,
- 1:07on travaille au même endroit et là,
- 1:10un petit projet qui se concrétise et qui me rend pleine de bonheur et de joie et je te remercie infiniment pour ça.
- 1:16C'est à moi de te remercier parce que c'est toi qui as été d'abord mon invité dans mon podcast
- 1:23Je parle du podcast qui s'appelle
- 1:25Prostate Minute Evasectomy euh hum
- 1:30sur la contraception masculine et tu as bien voulu enregistrer dans les conditions du bloc opératoire parce qu'on est des médecins tous les deux et que c'était un moment fantastique et que je suis ravi d'être là.
- 1:42C'était ma première expérience de podcast.
- 1:46C'est peut-être ça qui m'a donné envie par la suite.
- 1:48C'est tant jamais.
- 1:50En tout cas,
- 1:51c'est une expérience qui a été très utile.
- 1:53Moi,
- 1:53ça m'a aidé et voilà,
- 1:55un grand merci.
- 1:55Je suis très heureux d'être ici dans ton podcast.
- 1:59C'est réciproque Vincent.
- 2:00Alors aujourd'hui on va parler d'un sujet qui est délicat,
- 2:04mais un sujet que tu connais extrêmement bien et que tu essayes de faciliter au plus grand nombre.
- 2:10Tu es quand même un vulgarisateur du sujet,
- 2:14c'est la sexualité et ta contribution ces dernières années est de faciliter l'approche de ce sujet un peu complexe au plus grand nombre,
- 2:24à tes patients d'abord pour qu'il soit à leur portée.
- 2:28qu'ils puissent trouver dans les sites,
- 2:30dans les ouvrages que tu vas produire,
- 2:35en leur intention pour leur faciliter la vie,
- 2:37leur faciliter l'accès,
- 2:38et aussi au plus grand nombre.
- 2:40Donc je vais commencer par te présenter,
- 2:42mais tu peux compléter évidemment.
- 2:44Tu es d'abord chirurgien urologue,
- 2:47tu es andrologue,
- 2:49et tu as fait de la médecine sexuelle,
- 2:50donc tu fais tout ça à la fois.
- 2:53Tu pratiques la vasectomie sans scalpel.
- 2:57aussi,
- 2:58c'est une de tes spécialités.
- 3:00Tu es intarissable sur le sujet.
- 3:03Il y a tellement de contenu.
- 3:05Il y a même,
- 3:06je crois,
- 3:06un ouvrage sur la vasectomie,
- 3:09sur la sexualité,
- 3:11sur la sexualité masculine,
- 3:13probablement.
- 3:14C'est mon livre,
- 3:15c'est Encyclopénis.
- 3:17C'est un livre qui est extraordinaire,
- 3:19avant tout pour moi.
- 3:20Pourquoi ?
- 3:20Parce que ça a été la vallée de la dépression.
- 3:27On parle souvent de la courbe,
- 3:30de l'ignorance.
- 3:31J'avais tellement le sentiment que je maîtrise le sujet en me lassant dans l'écriture de l'ouvrage.
- 3:39Et au fur et à mesure que j'avance,
- 3:41c'est une vallée,
- 3:42c'est une catastrophe.
- 3:43Je dis mais je ne connais pas ça,
- 3:44je ne connais pas ça,
- 3:45je ne connais pas ça,
- 3:46mais je ne connais rien.
- 3:47Et donc,
- 3:48ce livre sorti en 2019,
- 3:49juste avant la pandémie,
- 3:50ce qui explique que les ventes ont été limitées,
- 3:52mais ça a été une ouverture exceptionnelle.
- 3:56qui m'a poussé à me dire,
- 3:58mais qu'est-ce que c'est le sexe ?
- 4:01Parce qu'à l'époque,
- 4:03je ne savais pas.
- 4:04Est-ce que je sais encore ?
- 4:05Je sais encore plus,
- 4:07peut-être pas assez,
- 4:07mais en tout cas,
- 4:08c'est la question centrale aujourd'hui.
- 4:10Qu'est-ce que c'est le sexe ?
- 4:11Et pourquoi il y a tant de soucis dans la société actuelle qui est très complexe ?
- 4:16Pourquoi le sexe qui est si fantastique,
- 4:19il est quand même cynique ?
- 4:22Il est quand même violent ?
- 4:23Il est quand même douloureux ?
- 4:24il est quand même qui détruit parce qu'on a deux visions du sexe,
- 4:29mais on parlera peut-être plus tard dans le sujet parce qu'il y a ces deux visions du sexe que je défends.
- 4:35Il faut faire attention sur la diffusion du sexe,
- 4:38moi,
- 4:38mon sexe,
- 4:39et notre sexualité,
- 4:41qui sont deux sujets qui sont différents,
- 4:42qui sont un aussi important que l'autre.
- 4:45C'est-à-dire que d'abord,
- 4:46tu as pris conscience que c'est un sujet complexe,
- 4:49vaste,
- 4:50que même si tu es expert,
- 4:52que tu vois des patients depuis...
- 4:54tant d'années qui viennent te voir pour des problèmes sexuels,
- 4:57tu découvres tous les jours des pans et des...
- 5:01et des angles de vue de la sexualité qui n'arrêtent jamais.
- 5:05Et je pense qu'on a encore beaucoup,
- 5:07beaucoup de choses à apprendre.
- 5:09Tout à fait,
- 5:09c'est tout à fait ça.
- 5:11Les dysfonctions,
- 5:12quelles qu'elles soient,
- 5:13elles sont bien établies.
- 5:14La médecine a avancé,
- 5:16on a un cadre nosologique médical,
- 5:18on sait les tests,
- 5:20les examens,
- 5:21on a parlé.
- 5:22Ça,
- 5:23c'est la démission de sexe.
- 5:25C'est ma sexualité,
- 5:26le sexe individuel,
- 5:28le sexe performance,
- 5:30le sexe...
- 5:31Mais ce sexe-là,
- 5:33parfois,
- 5:34va pousser l'autre à devenir un objet.
- 5:37Et ça séparait tous les troubles sexuels individuels,
- 5:42sans classifier l'éjaculation,
- 5:43l'érection,
- 5:44le libido,
- 5:45le cadre est assez précis.
- 5:47Mais ce que je vois,
- 5:48c'est l'interprétation que chacun,
- 5:51par rapport à notre histoire,
- 5:53par rapport à notre vécu,
- 5:55par rapport à ce qu'on a souffert,
- 5:56par rapport à ce qu'on a subi,
- 5:57on a vécu,
- 5:58mais il y a chaque histoire.
- 6:01Elle est unique.
- 6:02Et ça,
- 6:03c'est fascinant.
- 6:04Comment on arrive à rendre quelque chose de douloureux,
- 6:07de compliqué,
- 6:08dans quelque chose qui est joyeux,
- 6:09qui est fantastique.
- 6:11Et chaque consultation,
- 6:12c'est challenging,
- 6:13parce qu'il faut arriver à passer du négatif,
- 6:16de la souffrance,
- 6:17au bonheur,
- 6:18parce que la sexualité épanouie,
- 6:20c'est rien que du bonheur.
- 6:22Allez,
- 6:23on va commencer à essayer d'expliquer et de faciliter cette...
- 6:27approche et cette transformation de passer de quelque chose qui est souffrant vers quelque chose qui est épanouissant.
- 6:34Mais tu es d'accord avec moi,
- 6:35la sexualité est quand même un sujet qui est difficile à aborder dans la vie de tous les jours.
- 6:39C'est un sujet tabou,
- 6:41c'est un sujet chargé de symbolique.
- 6:44Il y a l'héritage,
- 6:45il y a la famille,
- 6:46il y a la culture.
- 6:48Et en même temps,
- 6:49cette sexualité,
- 6:50c'est quelque chose de profondément constructeur de qui on est,
- 6:54comme tu viens de dire,
- 6:55et de...
- 6:55comment on se présente par rapport à la société et par rapport à notre entourage.
- 7:02Comprendre la sexualité,
- 7:05c'est d'abord une façon de se connaître soi et aussi de connaître les autres.
- 7:09Et puis cette sexualité,
- 7:11au départ,
- 7:12on a l'impression que c'est quelque chose de physiologique et médical.
- 7:15Et après,
- 7:15on se rend compte que c'est touché à la psychologie,
- 7:20c'est touché à la sociologie,
- 7:22encore plus vaste encore,
- 7:25et que,
- 7:26derrière la sexualité,
- 7:28on peut découvrir son corps et ce qui le constitue,
- 7:31son état physiologique,
- 7:33son état de santé de base.
- 7:34Et derrière,
- 7:35c'est aussi sa connaissance de sa santé mentale,
- 7:38parce que derrière la sexualité,
- 7:41c'est aussi notre santé mentale.
- 7:43Il peut y avoir de la dépression,
- 7:45de l'anxiété,
- 7:46tellement de choses.
- 7:47Et puis,
- 7:48ça raconte aussi toutes les pathologies sociales.
- 7:52Donc,
- 7:52c'est juste énorme et complexe.
- 7:54On...
- 7:54pourra pas tout faire aujourd'hui.
- 7:57Ça,
- 7:57c'est une certitude.
- 7:59Et j'ai envie juste de balayer le parcours comme si on décrivait le parcours des patients qui viennent te voir.
- 8:09Est-ce qu'on peut parler de la normalité et de la dysfonction ?
- 8:14C'est quoi la normalité en sexologie,
- 8:17Vincent,
- 8:18selon toi ?
- 8:19Je ne sais pas ce que c'est la normalité,
- 8:21mais je sais une chose.
- 8:23Je sais que c'est la question la plus fréquemment posée par les patients.
- 8:29Docteur,
- 8:30est-ce que je suis normal ?
- 8:32Normal de quoi ?
- 8:33Parce qu'à la normalité de la taille,
- 8:36la normalité de l'érection,
- 8:37de l'éjaculation,
- 8:38de nombre de fois,
- 8:40la normalité de l'intensité de l'orgasme,
- 8:43la normalité pour recommencer un deuxième,
- 8:45troisième,
- 8:45cinquième coup,
- 8:46la normalité par rapport à mes copains,
- 8:48par rapport à celui qui raconte,
- 8:49et à cette normalité finalement.
- 8:51Mais pourquoi on a besoin de...
- 8:53Être normal.
- 8:54La normalité,
- 8:55c'est que je me compare aux autres.
- 8:58Est-ce que j'ai besoin d'être heureux,
- 9:01plein et complet,
- 9:02intègre de ma vie intime avec celle ou celui que j'aime et me comparer en même temps aux autres ?
- 9:10Pas ça qui compte.
- 9:11C'est ça la question.
- 9:12Donc la normalité,
- 9:14c'est un vrai dictat de normalité.
- 9:16Il est dictat pourquoi ?
- 9:17Parce qu'on va voir bientôt.
- 9:19Tous les magazines arrivent,
- 9:21les magazines de l'été,
- 9:22au mois de juin,
- 9:23juillet,
- 9:23on vous prépare sur l'anormalité de l'été,
- 9:26de la sexualité en été,
- 9:28l'anormalité de dating,
- 9:29l'anormalité des nouvelles sexualités,
- 9:31des nouvelles normes.
- 9:33On est envahi par des normalités,
- 9:35par des normes.
- 9:36Et tout ça,
- 9:37c'est insupportable parce que finalement,
- 9:38ce qui compte,
- 9:40c'est quoi ?
- 9:40Donc,
- 9:40il n'y a pas de normal.
- 9:41Il n'y a rien de normal.
- 9:42Le jour où on aura la normalité du bonheur,
- 9:45on pourra parler de la normalité.
- 9:47en sexologie.
- 9:48C'est quoi la normalité du bonheur ?
- 9:50Donc,
- 9:50au fait,
- 9:50il y a autant d'humains que de normes,
- 9:53au final.
- 9:54Et même pour chaque individu,
- 9:56il y a une normalité à un âge qui n'est absolument pas la même à un âge différent.
- 10:00Il faut vivre,
- 10:02s'adapter,
- 10:03évoluer avec son âge,
- 10:04parce que notre vie change.
- 10:08Toutes les religions,
- 10:10tous les mouvements,
- 10:12on a parlé de taoïsme,
- 10:13on a parlé de bouddhisme,
- 10:15c'est d'accepter le changement parce qu'on ne peut pas passer deux fois dans la même rivière.
- 10:22Parce que la deuxième fois,
- 10:23nous on n'est plus le même et l'eau n'est pas la même.
- 10:25Donc il faut accepter qu'il y ait un changement.
- 10:27D'ailleurs,
- 10:27ma mission de sexo,
- 10:28ce n'est pas nécessairement de rétablir une normalité,
- 10:32rétablir absolument l'état intérieur.
- 10:35aider au maximum avec les outils qu'on a,
- 10:38mais c'est aussi un travail intérieur d'acceptation de switcher pour innover,
- 10:44réinventer sa sexualité actuelle par rapport à cet exemple.
- 10:48Alors,
- 10:48j'ai l'impression qu'on est passé d'une société où les injonctions étaient de ne pas faire,
- 10:55vers une société où l'injonction c'est plutôt soyez ça.
- 11:00Et que ça,
- 11:00ça crée quand même des difficultés individuelles Euh...
- 11:04parce que nous ne pouvons absolument pas coller à ces injonctions et que ça crée de la frustration en masse chez tout le monde et de la difficulté probablement,
- 11:18je ne sais pas si tu le perçois dans ta patientèle,
- 11:22est-ce que cette nouvelle génération des 18-25 ans,
- 11:27malgré le fait qu'ils ont un peu plus accès à l'information,
- 11:32est-ce qu'ils n'ont pas un peu plus...
- 11:33plus d'injonctions à être des choses qui sentent bien qu'ils sont incapables d'être.
- 11:39Je pense particulièrement à tout ce qui se transmet dans les réseaux sociaux et peut-être de ce qui est véhiculé par l'industrie du porno.
- 11:50On vit un moment fantastique.
- 11:52Ça fait 100 ans dans lequel on met au centre de la vie la consommation.
- 11:59On consomme tout au-delà de nos besoins.
- 12:02On n'a jamais eu autant de consommation,
- 12:06autant de confort,
- 12:07autant de biens,
- 12:08autant de voitures,
- 12:09autant de médicaments,
- 12:10autant de bijoux,
- 12:11autant de photos,
- 12:12autant de maquillage.
- 12:13On n'a jamais été aussi,
- 12:14j'ai l'impression,
- 12:15si malheureux.
- 12:16On n'a jamais consommé autant de produits,
- 12:19des antidépresseurs,
- 12:20des anxiolytiques,
- 12:21un vrai problème.
- 12:23J'ai l'impression que la consommation va de pair avec la santé mentale,
- 12:26mais dans le sens opposé.
- 12:29Parce que...
- 12:30Et le sexe,
- 12:31on consomme.
- 12:31On consomme du porno,
- 12:33on consomme des réseaux sociaux,
- 12:35on consomme la sexualité,
- 12:36c'est avec l'autre.
- 12:37L'autre,
- 12:38ce qui est terrible,
- 12:40c'est choquant.
- 12:41Très souvent,
- 12:42j'ai l'impression que ceux qui consultent voient l'autre comme un objet pour sa propre sexualité.
- 12:49On n'est plus dans le lien.
- 12:51On n'est plus dans la construction.
- 12:53On n'est plus dans quelque chose qui nous nie,
- 12:55quelque chose qui est fantastique,
- 12:56à savoir,
- 12:57on n'est plus...
- 12:58Deux,
- 12:58on est chacun qui consomme de son côté.
- 13:01Donc,
- 13:01on a besoin de l'anormalité.
- 13:03Donc,
- 13:03on consomme.
- 13:04Et c'est ça le problème.
- 13:05Cette injonction,
- 13:06ce n'est pas la sexualité.
- 13:07Cette injonction à consommer,
- 13:08Si tu n'as pas la
- 13:12Rolex, si tu n'as pas la voiture,
- 13:14si tu n'as pas le nombre de followers,
- 13:16si tu n'as pas des likes,
- 13:18tu n'as pas réussi ta vie.
- 13:19Oui,
- 13:19encore aujourd'hui.
- 13:21Et on est loin des bonheurs simples,
- 13:24d'être à deux.
- 13:25face à face,
- 13:26de s'embrasser,
- 13:27de se câliner.
- 13:28On est tout de suite dans le Kama Sutra.
- 13:30Il faut avoir coché tous les cas du Kama Sutra,
- 13:32alors que finalement,
- 13:34lorsque je discute avec des gens de certain âge,
- 13:36ce n'est pas la sexualité,
- 13:38ce n'est pas les modalités,
- 13:40les pénétrations,
- 13:41les façons,
- 13:42les techniques,
- 13:42ce n'est pas ça qui compte.
- 13:44Mais c'est la profondeur et l'intensité de liens humains qui unit deux êtres sur la dimension affective et sexuelle.
- 13:52Alors,
- 13:53Je comprends que dans la sexualité,
- 13:56on ne met pas qu'un besoin sexuel,
- 13:58mais qu'il ne faut pas exclure parce qu'il est réel.
- 14:02C'est toi d'ailleurs qui m'as appris ça,
- 14:04tu pourras m'en parler.
- 14:06Et il y a un besoin sexuel,
- 14:09mais il y a derrière chaque besoin d'autres besoins qui sont cachés.
- 14:13Il y a le besoin de lien,
- 14:15le besoin d'amour,
- 14:16le besoin d'affection,
- 14:17de présence,
- 14:19le besoin de reconnaissance,
- 14:21de séduction.
- 14:22Donc,
- 14:23on peut placer beaucoup de besoins dans ce besoin sexuel.
- 14:27Et la difficulté dans cette synchronisation par rapport à quelqu'un d'autre,
- 14:31c'est de synchroniser des besoins au même moment et d'être OK sur la même énergie qu'on déploie dans une approche.
- 14:38Ça,
- 14:38ce n'est pas toujours évident,
- 14:39même au sein d'un même couple uni,
- 14:43déjà établi.
- 14:44Ça,
- 14:44c'est l'illusion du synchronisme parfait,
- 14:47de l'organe synchrone.
- 14:48Il y a des couples.
- 14:49On est différent.
- 14:50La question,
- 14:51c'est en quelle mesure ?
- 14:52nous pouvons nous adapter.
- 14:54Pour comprendre une des questions que je me suis posée,
- 14:57qu'est-ce le sexe ?
- 14:58Qu'est-ce que c'est le sexe ?
- 14:59Pourquoi donc le sexe ?
- 15:01On l'a vu que c'est tout ce problème.
- 15:04Je me suis plongé dans l'histoire.
- 15:06de la vie sur la planète.
- 15:09C'est une histoire,
- 15:09donc ce que je raconte,
- 15:11ce n'est pas toujours évident,
- 15:13parce que c'est une histoire,
- 15:14il y a des gens,
- 15:14en fonction de nos croyances,
- 15:16nous acceptons ou pas l'histoire.
- 15:18Il y a quelques faits,
- 15:19il y a un fait,
- 15:20on a montré que les premières traces de vie sur la planète remontrent à la découverte des êtres il y a 3,5 milliards d'années.
- 15:28Donc,
- 15:29il semblerait que la vie ait apparu sur la planète il y a 4 milliards d'années.
- 15:33On ne sait pas trop comment,
- 15:34mais en tout cas,
- 15:34c'est comme ça.
- 15:35Nous sommes quoi ?
- 15:36que de la poussière cosmique,
- 15:38de l'hydrogène qui vient des planètes.
- 15:40Tout ça formait des tissus,
- 15:42des cellules,
- 15:44le sexe et les êtres vivants.
- 15:474 milliards d'années et 90%
- 15:50des espèces ont disparu.
- 15:51Pourquoi ?
- 15:51Parce que la vie change,
- 15:53la planète change et que la vie a inventé quelque chose de fantastique,
- 15:57c'est l'évolution et l'adaptation.
- 16:00Donc petit à petit,
- 16:01l'évolution a fait qu'on est arrivé
- 16:05jusqu'à ce que nous sommes aujourd'hui homo sapiens,
- 16:07soit disons au sommet de l'arbre généalogique.
- 16:11Et qu'est-ce qui fait que le sexe est important ?
- 16:14Le sexe,
- 16:15c'est la transmission.
- 16:16Donc,
- 16:18la vie,
- 16:19elle doit se répliquer en mieux.
- 16:22Et la sexualité,
- 16:23elle sert à ça.
- 16:24C'est-à-dire que tout être vivant va essayer de se reproduire d'une manière ou d'une autre.
- 16:30C'est biologique.
- 16:32Les êtres qui n'avaient pas la capacité
- 16:35ou qui ne devaient pas se reproduire,
- 16:37qui n'avaient pas l'adaptabilité,
- 16:39l'évolution des espèces les alimine.
- 16:42Une comparaison avec les chimpanzés,
- 16:44les bonobos,
- 16:45qui sont nos cousins.
- 16:47L'écart d'ADN,
- 16:49très minime,
- 16:49autour de 2%.
- 16:51Il y aurait
- 16:535 à 7 millions d'années,
- 16:55on était sur la même branche de l'arbre génologique d'Homo sapiens.
- 17:00Aujourd'hui...
- 17:01Nous,
- 17:02les sapiens,
- 17:03l'intelligence,
- 17:04on construit et on détruit.
- 17:05On est 8 milliards.
- 17:07Les bonobos,
- 17:08quelques familles en Ouganda,
- 17:10au Congo,
- 17:11pas tant que ça.
- 17:13Au niveau individuel,
- 17:15un bonobo va survivre dans la forêt,
- 17:18va grimper à la force pour chasser,
- 17:21pour cueillir,
- 17:22pour se défendre.
- 17:24Laisser un être humain seul,
- 17:26quelle est son espérance de vie,
- 17:27une seule nuit seule dans la forêt africaine ?
- 17:32Donc,
- 17:32individuellement,
- 17:33nous sommes inférieurs.
- 17:34Qu'est-ce qui fait que nous,
- 17:36les sapiens,
- 17:37nous sommes pourtant là,
- 17:388 milliards ?
- 17:39Il y a quelque chose qu'on appelle ça le lien social.
- 17:43Donc,
- 17:43nous sommes un être particulièrement attachant au lien social.
- 17:48Et la sexualité,
- 17:49c'est une des dimensions du lien social.
- 17:52Donc,
- 17:52nous sommes un être de lien.
- 17:54Donc,
- 17:55il y a la dimension sexuelle de reproduire.
- 17:58Nous avons dans notre cerveau une machine.
- 18:01qui est programmée à se reproduire.
- 18:04Lorsque,
- 18:05vers 16-17 ans,
- 18:06à la fin de l'adolescence,
- 18:08comme j'ai connu,
- 18:09comme tous les garçons de mon âge,
- 18:11lorsque la vieille prof de français est un peu fatiguée,
- 18:15un peu en dépression,
- 18:16en burn-out,
- 18:17on a des maladies,
- 18:17il y a une jeune qui arrive,
- 18:19on est tous cachés en dessous des tables parce qu'on est tous en élection.
- 18:22On ne sait pas pourquoi.
- 18:23On n'a pas décidé de l'avoir.
- 18:25D'ailleurs,
- 18:25on est tous un petit peu embarrassés parce que l'élection,
- 18:27elle est là.
- 18:29C'est terrible parce qu'on...
- 18:30Parce que ce n'est pas bien,
- 18:31ce n'est pas la norme,
- 18:32ce n'est pas bon.
- 18:33Mais on n'a pas décidé.
- 18:34Donc,
- 18:35on souffre de ça parce que ça nous tombe comme un tsunami sur la tête,
- 18:39ce besoin.
- 18:39Donc,
- 18:40on n'a pas décidé d'avoir une excitation.
- 18:42En fait,
- 18:42l'érection,
- 18:43ça nous traduit que la machine émotionnelle dans notre cerveau a détecté une opportunité de reproductive,
- 18:51comme n'importe quel animal.
- 18:53C'est la machine,
- 18:53c'est biologique,
- 18:54c'est animal,
- 18:55qui a déclenché la vague biochimique qui va déclencher...
- 18:59La phase de dilatation des corps rectifs,
- 19:00c'est comme ça que ça marche.
- 19:01On n'a pas décidé.
- 19:02Ça n'empêche que nous sommes aussi un être social,
- 19:05et là c'est là que ça se passe.
- 19:08C'est ce qu'on appelle le gap évolutionniste.
- 19:11C'est notre lobe préfrontal qui,
- 19:15c'est lui qui fait de la philosophie,
- 19:16qui réfléchit et qui aussi centre tout ce qui est empathie de l'un à l'autre,
- 19:22appuie le contrôle.
- 19:24Donc nous ne sommes pas qu'un être individuel qui...
- 19:27pense uniquement à sa propre survie et à sa propre reproduction,
- 19:33nous sommes quelque chose de fantastique parce que le lien,
- 19:36nous deux ici,
- 19:37nous sommes en lien.
- 19:38On est là,
- 19:38pourquoi ?
- 19:39Parce qu'on n'a pas vraiment d'intérêt biologique,
- 19:41évolutionniste,
- 19:41on est là parce qu'on a une communion entre nos idées et notre vision,
- 19:45donc on partage la même vision sur la vie,
- 19:47donc on échange des choses.
- 19:48Donc c'est ce lien et la sexualité,
- 19:51la vraie sexualité,
- 19:52la sexualité qui nourrit,
- 19:54qui enrichit,
- 19:55qui sublime,
- 19:56c'est la sexualité.
- 19:57qui est lien,
- 19:58qui va sublimer un rapport amical,
- 20:02amoureux,
- 20:03attachant,
- 20:03mais à un niveau supérieur de sexualité.
- 20:06Donc,
- 20:06on n'est plus dans la consommation.
- 20:08On n'est plus dans pilonner de pensée,
- 20:11érection,
- 20:11éjaculation,
- 20:12orgasme.
- 20:13On est dans quelque chose de beaucoup plus beau,
- 20:15beaucoup plus sublime.
- 20:16Et là,
- 20:17je disais tout à l'heure,
- 20:18il faut qu'on soit sur la même longueur d'onde.
- 20:20Et quand c'est la même longueur d'onde,
- 20:22c'est quelque chose de magique.
- 20:24C'est quelque chose de sublime.
- 20:26Ça a été montré probablement.
- 20:29Nos cerveaux résolvent comme un Wi-Fi.
- 20:32On est sur la même longueur d'onde.
- 20:34On n'a pas besoin des mots.
- 20:36On n'a pas besoin.
- 20:37On se regarde,
- 20:38un regard,
- 20:39c'est déjà extrêmement parlant.
- 20:40On a un regard,
- 20:41on a un sourire,
- 20:42notre visage parle.
- 20:43On n'a pas besoin d'ailleurs,
- 20:44souvent dans la sexualité,
- 20:45on ne va pas beaucoup parler parce que par le toucher,
- 20:49par le regard,
- 20:50par les yeux,
- 20:51par les poupies qui se dilatent,
- 20:52par la respiration,
- 20:54on transmet tellement de choses,
- 20:55en fait,
- 20:56que c'est de l'énergie qui fait qu'on est ensemble sur la même longueur d'onde.
- 21:00C'est l'état de grâce,
- 21:00quoi.
- 21:01C'est l'état de grâce absolu.
- 21:03Et ce...
- 21:05Et je n'ai connu,
- 21:05ceux qui me connaissent des moments comme ça,
- 21:07c'est un moment qui est extraordinaire dans leur vie.
- 21:10Hélas,
- 21:11ce n'est pas donné à tout le monde,
- 21:12parce qu'on est encore dans la consommation primaire,
- 21:17individuelle.
- 21:18Donc,
- 21:18je consomme,
- 21:19je consomme.
- 21:20Et on pense qu'érection,
- 21:22éjaculation,
- 21:22on y vient.
- 21:24Qu'est-ce qu'on est moyen ?
- 21:25Pas au lien,
- 21:26on est juste à ma sexualité,
- 21:28mon problème d'érection.
- 21:30Et que le drame que je vois en consultation,
- 21:34on ne...
- 21:34On ne parle pas affection,
- 21:37on ne parle pas la tendresse,
- 21:38on ne parle pas sexualité,
- 21:39on ne parle pas des envies.
- 21:41Chacun essaie de résoudre le problème à titre individuel.
- 21:47Les hommes prennent des élections,
- 21:48Madame est au courant,
- 21:49mais non.
- 21:50Vous prenez un traitement,
- 21:51elle est au courant,
- 21:51mais non.
- 21:51Mais vous pensez qu'elle est aussi idiote qu'ils ne se rendent pas compte que votre élection,
- 21:58ça fait deux semaines que vous avez venu me voir,
- 22:01depuis deux semaines,
- 22:02votre élection est meilleure,
- 22:03vous pensez ?
- 22:04Ce n'est pas parce qu'elle ne me le dit pas qu'elle ne s'est pas rendue compte.
- 22:07Elle s'est rendue compte parce qu'elle a quelque chose de supérieur,
- 22:11un esprit psychologique,
- 22:12un espèce de sixième sens qui lui dit.
- 22:14Il y a quelque chose de nouveau.
- 22:16Donc,
- 22:17si on vient seul résoudre un problème à deux,
- 22:22c'est que l'autre n'est pas à sa place.
- 22:25L'autre n'est pas concerné,
- 22:27c'est que moi concerné.
- 22:28Et ça,
- 22:28c'est terrible.
- 22:30Vincent,
- 22:30alors ce que tu dis est extrêmement pertinent.
- 22:35ça nécessite au préalable une conscience individuelle déjà et une connaissance de soi suffisamment présente et ensuite la connaissance de l'autre,
- 22:45donc ça nécessite qu'on ait quand même un peu en conscience de comment on fonctionne pour pouvoir aussi l'expliquer et l'exprimer à l'autre et pour pouvoir et que l'autre puisse décoder parce que si nous-mêmes on ne sait pas comment ça fonctionne
- 23:02Pour nous-mêmes,
- 23:03ça va être compliqué au fait de transmettre et de chercher l'harmonie par rapport à la personne en face dans le couple ou même si c'est une relation ponctuelle.
- 23:14Alors,
- 23:16on sent la complexité de la chose.
- 23:17Donc,
- 23:18ça tient à beaucoup de choses.
- 23:19Maintenant,
- 23:20est-ce que tu peux m'expliquer,
- 23:22toi,
- 23:22Vincent,
- 23:22comment tu en es venu à te poser toutes ces questions ?
- 23:25Parce qu'à la base,
- 23:25tu es chirurgien urologue.
- 23:28comment on passe de la chirurgie à la théologie
- 23:31de la technicité pure et dure à une dimension holistique,
- 23:36philosophique,
- 23:37anthropologique de la sexualité.
- 23:39Comment ça se passe ?
- 23:41Je crois qu'il faut être curieux.
- 23:45Il faut avoir cette curiosité de sortir de ce que tu sais,
- 23:49de te dire « je n'en sais rien »
- 23:51et d'accepter que tu es ignorant,
- 23:53que tu n'es rien et qu'il faut aller au-delà de ce qui te dit ton propre confort.
- 23:57Parce qu'effectivement,
- 23:58quand tu es chirurgien,
- 23:59tu arrives à faire l'opération.
- 24:01Tu arrives à gérer les complications,
- 24:02les cas difficiles,
- 24:03tu peux très bien continuer à faire la même chose.
- 24:06Tu arrives le matin,
- 24:06tu opères,
- 24:07tu fais le truc.
- 24:08Le lendemain,
- 24:09tu commences et tu commences et tu fais la même chose à l'infini.
- 24:12Tu vas améliorer un petit peu,
- 24:13etc.
- 24:13Donc ça,
- 24:14c'est une chose qui est très bien.
- 24:16Et puis après,
- 24:17c'est des gens qui sont disruptifs,
- 24:18qui disent peut-être,
- 24:20peut-être,
- 24:20que je ne sais rien.
- 24:21Peut-être,
- 24:22comme le livre.
- 24:23Le livre m'a permis de dire mais tu es ignorant,
- 24:26tu ne connais rien.
- 24:27Donc ça m'a dit,
- 24:29il faut que je sorte.
- 24:30Et comme je n'avais pas
- 24:31pas les réponses en médecine,
- 24:32parce qu'en réponse,
- 24:33en médecine,
- 24:34on a les mêmes choses,
- 24:34les mêmes schémas,
- 24:36l'érection,
- 24:38les IPDE5,
- 24:39le Viagra,
- 24:39le Cialis,
- 24:40la testostérone,
- 24:41l'écodopère,
- 24:41etc.
- 24:43J'ai dit,
- 24:43mais on ne va pas limiter la sexualité humaine juste à des chiffres.
- 24:47On ne va pas le bien-être,
- 24:49je reviens juste au paradigme du bonheur.
- 24:53Le jour où on me donnera un chiffre pour le bonheur,
- 24:55on sera la cible du bonheur pour être heureux dans la vie.
- 24:59Pas de chiffres.
- 25:00Donc,
- 25:00on ne peut pas limiter la santé,
- 25:02ce que nous sommes,
- 25:03à un taux de tessotérone,
- 25:05à un durée,
- 25:06etc.
- 25:06Ce n'est pas ça.
- 25:07Donc,
- 25:07j'ai quitté la médecine et je suis allé au-delà de la médecine.
- 25:12J'ai lu de la neurobiologie,
- 25:15j'ai lu des ouvrages entiers,
- 25:16de philosophie,
- 25:17des ouvrages de biochimie,
- 25:19de biologie,
- 25:20de théologie,
- 25:21les chimpanzés,
- 25:22la séculation des chimpanzés,
- 25:24des visionnaires,
- 25:25des heures et des heures,
- 25:26des YouTube,
- 25:27pour essayer de comprendre.
- 25:28Mais sortir,
- 25:29j'ai lu très,
- 25:30très peu de médecine sexuelle,
- 25:31j'ai lu l'essentiel,
- 25:33mais je suis allé au-delà de ça parce que je me suis dit,
- 25:35il faut comprendre qu'il y a quelque chose.
- 25:36Et j'ai trouvé des ouvrages,
- 25:37des gens très intelligents qui finalement nous parlent de ça déjà bien avant.
- 25:42Et aussi les patients qui apportent eux-mêmes les questionnements et les réponses parce que quand tu dois prendre en charge un patient,
- 25:49quand bien même tu le prends en charge pour un problème qui est purement physique ou médical,
- 25:58on voit bien l'importance de tout ce qui n'est pas technique tout de suite.
- 26:03C'est-à-dire cette dimension-là,
- 26:05elle se...
- 26:06pose très rapidement et on comprend tous l'effet placebo,
- 26:11on a tous les exemples qu'il faut sur l'effet placebo,
- 26:14le changement de mentalité,
- 26:17la déconstruction de certaines croyances,
- 26:20je pense à beaucoup de choses.
- 26:21Le fait de régler ne serait-ce qu'un trouble anxieux,
- 26:24mieux dormir,
- 26:25tout ça fait qu'au fait,
- 26:27des choses qui paraissent du bon sens et simples et pourtant qui vont avoir des conséquences assez notables.
- 26:34Et il m'a semblé que tu m'avais parlé de l'histoire du cancer de la prostate,
- 26:39parce qu'au départ,
- 26:41c'était quand même la principale pathologie que tu opérais,
- 26:46que tu prenais en charge,
- 26:47avec une conséquence,
- 26:49si tu veux bien m'en parler.
- 26:50Ça,
- 26:51ça a été probablement le choc de ma vie.
- 26:54C'est le choc qui transforme,
- 26:57parce que ça pose des questions.
- 26:58C'est comme le livre.
- 26:59on a un peu
- 27:01On a tous dans nos vies des rencontres,
- 27:02une espèce de carrefour,
- 27:04des ronds-points,
- 27:05et puis ça nous bouleverse,
- 27:07on se pose des questions,
- 27:08et puis on a plusieurs sorties.
- 27:11Pourquoi on sort de la scie à droite,
- 27:13pas à gauche,
- 27:13on ne sait pas,
- 27:14mais c'est ainsi.
- 27:16Cette rencontre,
- 27:17c'était un jeune chirurgien,
- 27:19et un jeune chirurgien,
- 27:21il est plein de certitudes,
- 27:23parce qu'il connaît tous les chiffres,
- 27:26il connaît les techniques,
- 27:27il connaît ce qui fait quoi.
- 27:29il les maîtrisait,
- 27:29il arrive à la maîtrise de sa technique,
- 27:32il est au sommet de sa technique et il est convaincu de lutter et d'aider les gens.
- 27:39Un neurologue,
- 27:40il s'occupe de quoi ?
- 27:41C'est quoi ?
- 27:42C'est la prostate.
- 27:43Quand je dis prostate,
- 27:43il s'occupe de quoi ?
- 27:45C'est le cancer de la prostate.
- 27:47Et un des traitements standards pour le cancer de la prostate,
- 27:50c'est quoi ?
- 27:50C'est l'ablation de la prostate parce que la prostate est cancéreuse,
- 27:53il faut la retirer.
- 27:55Donc,
- 27:55des techniques permettent d'améliorer des...
- 27:57tu as des paramètres,
- 27:58sauf que il y a des conséquences d'ordre sexuel.
- 28:03Et une rencontre,
- 28:05j'étais jeune assistant et suite opératoire simple,
- 28:10chirurgie,
- 28:10aucune difficulté,
- 28:12courte,
- 28:12rapide,
- 28:13ambulatoire,
- 28:14aucune incontinence,
- 28:16tout allait bien.
- 28:16Évidemment,
- 28:18PSA,
- 28:18c'est le marqueur de la guérison indétectable,
- 28:21donc très fier des résultats.
- 28:24J'annonce avec en phase.
- 28:26« Je vous ai guéri ! »
- 28:29Et le patient me regarde.
- 28:31« Vous m'avez détruit,
- 28:31docteur. »
- 28:32« Comment ça ?
- 28:33Regardez le PSA. »
- 28:35« Oui,
- 28:35mais ma vie d'homme,
- 28:37elle est foutue. »
- 28:38« Je n'existais plus en tant qu'homme. »
- 28:40« Je suis né plus aux hommes. »
- 28:42« Mais vous savez ! »
- 28:43« Qu'est-ce que je savais ? »
- 28:45« En 20 minutes,
- 28:46vous m'avez tout annoncé. »
- 28:49« Vous pensez que lorsqu'on est sur le coup de l'annonce du cancer, »
- 28:54« avec des risques,
- 28:55tout ce que ça implique, »
- 28:56qu'on est capable d'écouter,
- 28:58d'entendre et de comprendre tout ce qui nous arrive,
- 29:01c'est un choc.
- 29:02C'est un choc.
- 29:03On n'a pas le temps de dégérer tout ça.
- 29:05C'est maintenant,
- 29:06à froid,
- 29:07que je vois,
- 29:08j'ai plus d'érection,
- 29:10j'ai plus de sexualité,
- 29:11j'ai balancé ma femme,
- 29:13parce que je veux pas qu'elle vive avec un mort à la maison.
- 29:16Parce qu'un homme qui n'a pas d'érection,
- 29:17c'est un mort vivant.
- 29:18Et je voulais pas pour elle un mort vivant.
- 29:21Donc,
- 29:21il voulait pas partir,
- 29:22c'est moi qui l'ai libéré.
- 29:22Je voulais pas.
- 29:24Donc,
- 29:24oui docteur,
- 29:25vous m'avez guéri.
- 29:26Selon vos critères,
- 29:27c'est la médecine qui fait tout,
- 29:30mais moi,
- 29:30en tant qu'homme,
- 29:32vous,
- 29:32vous êtes détruit.
- 29:33D'accord.
- 29:34Là-dessus,
- 29:35il y a plusieurs sujets,
- 29:36Vincent,
- 29:36qui me viennent en tête.
- 29:38D'abord,
- 29:38je voudrais rassurer les personnes qui nous écoutent.
- 29:42Est-ce que tu peux me dire le pourcentage de dysfonction érectile après la chirurgie de la prostate ?
- 29:47Je ne voudrais pas que les gens prennent peur.
- 29:50Ce qu'il faut savoir,
- 29:52c'est que les techniques actuelles,
- 29:54notamment...
- 29:55avec le robot
- 29:57ont complètement changé la donne.
- 29:59On n'est plus du tout dans les mêmes résultats.
- 30:01On est dans une...
- 30:03Donc là,
- 30:04dans mon expérience,
- 30:06le taux de dysfonction exil dans des centres que je connais,
- 30:10il est total,
- 30:12il est à 0%.
- 30:13Ah oui,
- 30:13donc ça s'est beaucoup,
- 30:15beaucoup amélioré.
- 30:16Il ne faut plus craindre ce symptôme.
- 30:19Ça n'a rien à voir.
- 30:20OK.
- 30:21Cela étant,
- 30:23il faut...
- 30:24On a besoin d'être accompagné,
- 30:26il y a besoin d'un accompagnement.
- 30:28C'est-à-dire qu'on était,
- 30:30à une époque,
- 30:30il y a déjà bientôt 20 ans,
- 30:32on était très focalisé sur la médecine.
- 30:35On n'avait pas,
- 30:36la notion de qualité de vie n'était pas là.
- 30:39Aujourd'hui,
- 30:40ça aussi,
- 30:40ça a changé.
- 30:41Donc,
- 30:41ce n'est pas que moi,
- 30:42autour de moi,
- 30:43tout le monde a changé.
- 30:44On a quand même à nouveau,
- 30:45la qualité de vie,
- 30:46elle est très importante.
- 30:47C'est l'évolution et le progrès qui ont poussé à se poser.
- 30:51On a le robot qui est fantastique.
- 30:53qui permet une technique extrêmement précise pour disséquer les bandelettes,
- 31:00pour préserver l'énergie de l'élection.
- 31:02Et puis,
- 31:02il y a autre chose.
- 31:03Il n'est plus permis,
- 31:05en 2026,
- 31:08de décéder du cancer de la prostate.
- 31:10C'est une maladie qui reste quand même une maladie grave.
- 31:13Si on ne traite pas,
- 31:14j'en vois encore des métastases,
- 31:17des maladies graves,
- 31:17des patients qui n'ont pas été traités.
- 31:19Donc,
- 31:19ça reste quand même une maladie grave.
- 31:21Mais il est quand même aussi important
- 31:24d'accompagner.
- 31:25La maladie est là.
- 31:26Il faut la traiter.
- 31:28On a des options.
- 31:29Ça évolue,
- 31:30ça avance,
- 31:31mais ça n'empêche qu'il faut un traitement.
- 31:33Donc là,
- 31:34tu insistes sur le dépistage.
- 31:35Soyons clairs.
- 31:36Dépistage,
- 31:38je suis le premier à me faire dépister.
- 31:40Parce que dans ma famille,
- 31:42il y a aussi le cancer.
- 31:44Donc,
- 31:45je suis moi-même à risque de cancer à prostate et comme je suis à risque,
- 31:48je continue à me faire dépister parce que...
- 31:51Il a une forme familiale,
- 31:52donc je touche du bois,
- 31:53mais pour l'instant,
- 31:54je suis indemne,
- 31:55mais je suis également à risque de constipation.
- 31:58D'accord,
- 31:58qu'est-ce qu'il faut transmettre comme message par rapport au dépistage ?
- 32:01Le message,
- 32:02c'est simple.
- 32:04Consulter et faire un dosage du PSA à partir de 50 ans.
- 32:09Voilà,
- 32:09c'est ça,
- 32:10pour que le message soit clair.
- 32:11Le message soit clair,
- 32:12parce que ça reste quand même une maladie qui est terrible.
- 32:15Oui,
- 32:16il est guérissable.
- 32:18On peut guérir.
- 32:19on peut guérir et on a fait des progrès énormes en matière de dépistage et de traitement du constat postale.
- 32:25Alors,
- 32:25est-ce que tu me permets d'enchaîner sur les troubles de l'érection ?
- 32:30Parce qu'au fait,
- 32:32tu me diras,
- 32:33est-ce que ça ne fait pas partie des principales causes de consultation ?
- 32:37Ou est-ce que c'est des dysfonctions ?
- 32:40Est-ce que c'est des troubles de la libido,
- 32:42du désir ?
- 32:43Ou est-ce que c'est aussi des troubles spécifiques de l'érection ?
- 32:47les patients qui viennent te voir,
- 32:49Vincent ?
- 32:49Si on prend une par une,
- 32:54la question numéro un reste quand même la dysfonction érectile.
- 32:59C'est vraiment le premier motif de consultation en sexologie.
- 33:03C'est ça.
- 33:04Alors,
- 33:05du coup,
- 33:05moi,
- 33:06me vient la question,
- 33:07d'abord,
- 33:07avant d'entrer dans le détail de la dysfonction érectile,
- 33:11est-ce que tu peux me dire pourquoi cette injonction complètement...
- 33:16forte et immuable de la sexualité masculine qu'elle est historiquement il y a peut-être un substrat historique derrière ça et culturel qui fait qu'une sexualité masculine ne peut pas s'imaginer sans érection est-ce
- 33:36qu'un jour ça pourrait changer j'entends beaucoup la nouvelle génération
- 33:44essayer de se dissocier de cette croyance et d'essayer d'inventer une sexualité autre parce que la pression sur l'érection,
- 33:55elle est immense.
- 33:57J'ai l'impression qu'une identité masculine se construit énormément autour de ça,
- 34:03ce qui crée une espèce de pression qui est incroyable et qui...
- 34:12contribue au fait à la dysfonction parce que au final,
- 34:15tu me le diras,
- 34:16ça s'entretient.
- 34:17Une fois qu'on a l'inquiétude du trouble de l'érection,
- 34:21il y a une certaine anxiété de l'échec qui va le perpétuer et ça entraîne une souffrance,
- 34:27une souffrance qui est énorme chez l'homme concernant sa propre identité masculine,
- 34:34sa virilité et aussi dans les couples parce que la femme en face
- 34:39elle pourrait souffrir d'imaginer qu'elle n'est plus désirable ou qu'elle peut culpabiliser de cette dysfonction ou elle peut se sentir en rapport.
- 34:51Le sujet de l'érection,
- 34:52de la pénétration,
- 34:53ça laisse un sujet,
- 34:55on l'a parlé déjà,
- 34:56extrêmement vaste et complexe.
- 34:59Il y a aussi une réalité physiologique.
- 35:03Tous les nuits,
- 35:05nous avons,
- 35:06les hommes,
- 35:07cinq à six périodes d'érection paradoxale,
- 35:11érection qui nourrit la fonction érectile.
- 35:13Et que si cette érection va déborder le matin,
- 35:17on a la fameuse érection du matin.
- 35:19Donc,
- 35:19signe d'une bonne fonction sexuelle.
- 35:24On a...
- 35:25également cette réponse qui est automatique parce que c'est une réponse émotionnelle,
- 35:29biochimique,
- 35:30de cas de stimulation.
- 35:32Juste l'opportunité,
- 35:33je parlais du cas où on est en classe de terminale,
- 35:38l'érection,
- 35:39on n'a pas décidé,
- 35:40elle arrive.
- 35:41Donc,
- 35:41cette érection,
- 35:42quand l'on l'a vu là,
- 35:43elle est là,
- 35:44elle fait partie de l'arsenal.
- 35:47Après,
- 35:47il y a l'orgasme.
- 35:49Je ne parle pas masculin,
- 35:50féminin,
- 35:51il y a l'orgasme tout court.
- 35:53La mécanique de l'orgasme,
- 35:55chez l'homme et chez la femme,
- 35:57la mécanique biologique,
- 35:58biochimique,
- 35:59est la même.
- 36:00Donc,
- 36:00nous avons tous besoin,
- 36:02quelque part,
- 36:03d'un orgasme,
- 36:04l'homme et femme.
- 36:06L'absence de tésostérone,
- 36:07peut-être,
- 36:08il y a moins,
- 36:09mais beaucoup de femmes,
- 36:10elles ont besoin aussi d'être comme un point de finale qui marque un point final à cette tension érotique parce que le cerveau va passer de le mode très actif,
- 36:21très action,
- 36:22on a
- 36:23L'explosion,
- 36:24on a le feu d'artifice et après,
- 36:25en mode de repos,
- 36:27de bien-être,
- 36:27de calme,
- 36:28de zen,
- 36:29c'est cette vague d'ocytocine qui va aussi créer l'attachement très puissant.
- 36:35Donc ça,
- 36:36c'est de la physiologie.
- 36:38Que imaginer une sexualité sans orgasme,
- 36:43masculin ou féminin,
- 36:44c'est toujours possible.
- 36:45Toutes les femmes n'ont pas d'orgasme,
- 36:47elles ne sont pas toutes malheureuses.
- 36:48Et ce n'est pas du construit.
- 36:50L'homme.
- 36:51qui va se masturber seul en regardant un porno ou pas une revue,
- 36:57ou en prison.
- 36:58Il ne suit pas un modèle.
- 37:01C'est un besoin intérieur,
- 37:02c'est un besoin intrinsèque.
- 37:04Il y a cette tension érotique et tant qu'il n'a pas déchargé,
- 37:08éliminé cette énergie,
- 37:10la tension n'est pas libre dans ses pensées.
- 37:13Thomas d'Aquino et tous les philosophes de la...
- 37:21qui,
- 37:21avec une connotation religieuse,
- 37:23disent que le corps,
- 37:25c'est de la guerre,
- 37:27c'est un terrain de combat.
- 37:28Donc,
- 37:28on a besoin de cet orgasme pour trouver la paix.
- 37:31La manière dont on va trouver cette paix,
- 37:34après,
- 37:35ça dépend de chacun.
- 37:36Ça dépend de la manière.
- 37:38Mais il faut que,
- 37:39d'une manière ou d'une autre,
- 37:40on arrive à trouver cet orgasme.
- 37:44C'est ça la complexité.
- 37:45Est-ce qu'on a besoin forcément de pénétrer ?
- 37:48Il y a des techniques,
- 37:49il y a des hommes qui n'ont pas besoin de pénétrer.
- 37:51Il y a des hommes qui n'arrivent pas.
- 37:53Il y a des hommes,
- 37:54c'est extraordinaire,
- 37:54il y a des hommes qui n'arrivent pas à avoir l'orgasme par la pénétration.
- 37:59Ça,
- 37:59c'est une pathologie qui est méconnue.
- 38:02Tout le monde connaît l'éjaculation prématurée.
- 38:06Très peu d'hommes connaissent l'anorgasmie.
- 38:09C'est l'incapacité d'atteindre un orgasme par le coït.
- 38:14Mais quand je discute avec ces hommes-là qui n'ont jamais réussi de leur vie,
- 38:18un seul orgasme lors de la pénétration,
- 38:23ils sont terribles,
- 38:23ils sont frustrés.
- 38:25C'est une souffrance,
- 38:27on ne peut pas s'imaginer.
- 38:28Mais ce n'est pas grave.
- 38:29Si vous n'avez pas,
- 38:31je ne vais jamais le voir,
- 38:31docteur.
- 38:32C'est quelque chose de magique,
- 38:34c'est quelque chose de sublime.
- 38:36Être avec celle que j'aime,
- 38:39sentir cette fusion-là.
- 38:40Mais vous ne vous rendez pas compte à quel point c'est compliqué.
- 38:45Ils arrivent évidemment à concevoir,
- 38:47parfois,
- 38:48Bye !
- 38:48passent en PMA,
- 38:49parfois il y a la technique de la cuillère,
- 38:51de la seringue,
- 38:52c'est des hommes qui eux-mêmes n'arrivent pas à la pénétration.
- 38:57Donc,
- 38:57ils n'ont pas besoin de la pénétration pour l'orgasme,
- 39:01ils ont besoin de la pénétration pour le lien.
- 39:03Donc,
- 39:03c'est ça la question.
- 39:04La question,
- 39:05c'est,
- 39:05quelle est la pénétration pour moi ?
- 39:09C'est-à-dire,
- 39:10je corps l'autre corps de l'autre,
- 39:12c'est l'objet,
- 39:13c'est le vagin,
- 39:14j'utilise comme outil pour arriver à mes fins.
- 39:17Ou est-ce que c'est le lien ?
- 39:19Et là,
- 39:19c'est fusionnel.
- 39:20Et il y a des femmes qui sont la même chose.
- 39:23Ils ont besoin de cette pénétration pour sentir un lien physique qui est au-delà du simple orgasme.
- 39:29Oui,
- 39:29c'est ça.
- 39:30C'est toute la complexité de l'orgasme.
- 39:32Pénétration ou pas.
- 39:34Je crois tout simplement qu'il faut créer sa propre sexualité avec celle ou celui qu'on aime à l'instant T.
- 39:42Ok,
- 39:43très bien.
- 39:44Alors...
- 39:45Du coup,
- 39:45on ne peut pas faire l'économie quand même de la compréhension de la dysfonction érectile.
- 39:52On est obligé,
- 39:52comme tout médecin qui se respecte,
- 39:54de commencer par la physiologie.
- 39:57C'est quand même la base.
- 39:58Quand un patient vient te voir...
- 40:01Pour une dysfonction érectile,
- 40:03c'est impossible de ne pas faire la vérification de son état vasculaire,
- 40:09de sa santé.
- 40:10Qu'est-ce que tu regardes,
- 40:11Vincent,
- 40:11quand un patient vient pour un trouble érectile ?
- 40:15La dysfonction érectile,
- 40:17c'est un premier marqueur de santé cardiovasculaire.
- 40:23Et le premier point,
- 40:25c'est l'hygiène de vie.
- 40:28avec les cinq ennemis.
- 40:31de l'élection qui sont les cinq ennemis de la santé cardiovasculaire.
- 40:37Premier de loin,
- 40:39et je me réjouis de voir que le prix de tabac augmente encore,
- 40:42c'est le tabac.
- 40:44Le tabac,
- 40:45ça détruit les artères.
- 40:47Il y a un phénomène au temps de la vie qui s'appelle l'artériosclérose.
- 40:50Donc tout au long de la vie,
- 40:51lors de la vieillesse,
- 40:53nous sommes tous concernés,
- 40:54n'est-ce pas ?
- 40:55Et qu'il y a une sclérose,
- 40:56il y a une rigidité de la paroi artérielle qui est programmée génétiquement.
- 41:01Et là,
- 41:02notre mode de vie va l'accélérer ou va la ralentir.
- 41:05Le tabac,
- 41:06c'est le premier parce que ça va rigidifier.
- 41:08Donc,
- 41:09le flux sanguin et cette gymnastique,
- 41:11c'est pas bien.
- 41:12Donc,
- 41:12on a ce problème d'artériosclérose liée au tabac.
- 41:18Donc,
- 41:18tabac numéro un.
- 41:20Deuxième,
- 41:21troisième,
- 41:22c'est pas loin l'un et l'autre.
- 41:23C'est des facteurs biochimiques qui sont liés à notre hérédité et à notre hygiène de vie.
- 41:30Sucre.
- 41:31et gras.
- 41:32L'alimentation,
- 41:33quoi.
- 41:33Diabète et cholestérol.
- 41:35C'est les deux paramètres qui fonctionnent très bien ensemble parce que le sucre,
- 41:41lui,
- 41:42participe à l'artériosclérose et le diabète,
- 41:46la maladie que nous avons fabriquée au XXe siècle,
- 41:50c'est la grande trouvailleuse des troubles de défense alléptique parce que le diabète,
- 41:56tôt ou tard,
- 41:57va entraîner une artériosclérose.
- 42:00De l'autre côté,
- 42:01on a le cholestérol,
- 42:02le fameux mauvais cholestérol,
- 42:04le LDL,
- 42:06à l'opposé du bon cholestérol,
- 42:07le HDL,
- 42:08qui est en combat entre les deux.
- 42:09Et là,
- 42:10ce n'est pas de l'artérien,
- 42:11mais c'est de l'athérosclérose.
- 42:13Donc,
- 42:14l'artère,
- 42:15elle est bouchée,
- 42:16le flux de sanguin passe moins bien.
- 42:18Donc,
- 42:18on a ça,
- 42:19c'est les deuxièmes,
- 42:20troisième nuit.
- 42:21Et après,
- 42:21on a quatrième,
- 42:23cinquième,
- 42:24c'est stress et sédentarité.
- 42:27Le stress en permanence,
- 42:29en action comme si,
- 42:30en permanence,
- 42:32un danger derrière nous.
- 42:33Donc on n'est jamais au repos,
- 42:34on travaille sans cesse,
- 42:36on n'est jamais au repos,
- 42:37tout le monde pression,
- 42:38pression,
- 42:38ça nous amène à la burn-out,
- 42:39à la dépression,
- 42:40etc.
- 42:41Et puis à la sédentarité.
- 42:42Nous ne sommes pas fabriqués pour rester toute la journée avec les fesses sur une chaise et regarder un écran avec des pixels.
- 42:51On devrait faire du sport et on a une idée aujourd'hui,
- 42:54ce que sera le physique sportif,
- 42:55cardio.
- 42:56Je pense qu'entre 150 et 200 minutes par semaine,
- 43:00ce n'est pas énorme.
- 43:01Ça déjà va améliorer la santé cardiovasculaire.
- 43:04Donc,
- 43:04on a déjà ces éléments de l'hygiène de vie.
- 43:07Et puis,
- 43:07il ne faut pas oublier le sommeil.
- 43:09Très important,
- 43:10le sommeil,
- 43:11parce que le sommeil va jouer sur plein de paramètres,
- 43:13sur l'érection,
- 43:15l'érection nocturne et puis la testostérone.
- 43:18Moins de 7 heures de sommeil va diminuer le taux de testostérone.
- 43:23Donc,
- 43:23tout ce qui est hygiène de vie participe.
- 43:27un autre fonctionnement cardiovasculaire et donc électrique.
- 43:31Les consultations,
- 43:32c'est déjà le dépistage.
- 43:34Vous faites quoi ?
- 43:35Sport,
- 43:36trait,
- 43:36sédentarité,
- 43:37le burn-out,
- 43:38la dépression,
- 43:38les médicaments.
- 43:39C'est très important de voir tout ça aller dans ces directions-là.
- 43:44Après ça,
- 43:44en fonction de l'état de chacun,
- 43:46de l'hypertension artérielle,
- 43:48de surpoids,
- 43:49de l'obésité,
- 43:50il faut mettre en place des bilans spécifiques pour faire un dépistage,
- 43:54dépister des maladies cardiovasculaires.
- 43:56Et si on a un doute,
- 43:58ne pas hésiter à envoyer chez le cardiologue,
- 44:01passer par le médecin traitant pour explorer la santé des artères coronaires parce que c'est une question de calibre.
- 44:06Entre le calibre des artères péniennes et coronaires,
- 44:11il n'y a pas beaucoup de différence.
- 44:13Et des études montreraient un écart entre 3 et 10 ans sur l'apparition des troubles électiles versus l'apparition des maladies cardiovasculaires.
- 44:26Ça en dit beaucoup.
- 44:28Pourquoi les gens consultent la santé rectil,
- 44:31la santé cardiovasculaire ?
- 44:33Ils sont tellement liés qu'il y a plein de choses à mettre en place et plein de motifs de consultation.
- 44:39D'accord.
- 44:39Donc,
- 44:40je comprends que les artères péniennes,
- 44:44ça permet au fait de donner une idée de la santé vasculaire générale et qu'en prenant en compte sa santé globale,
- 44:53on prend soin aussi de sa santé sexuelle.
- 44:57Absolument.
- 44:59Du coup,
- 45:00on peut parler de la vascularisation et comment se fait physiologiquement l'érection pour que les personnes puissent comprendre exactement en quoi,
- 45:10qu'est-ce qu'elle a,
- 45:11la particularité de l'érection.
- 45:13Il y a un système artériel et puis il y a un système veineux.
- 45:16Et quels sont tous ces moments physiologiques de l'érection qui sont explorés pour vérifier d'où vient le tout ?
- 45:24troubles érectiles et pour vérifier qu'il n'y a pas un substrat médical ou anatomique à leur dysfonction.
- 45:30Parce que ça commence par là.
- 45:32Une fois qu'on a vérifié les artères,
- 45:34on vérifie aussi les veines,
- 45:36on vérifie la testostérone.
- 45:38Tu as parlé du niveau de la testostérone.
- 45:45Le niveau hormonal,
- 45:46est-ce qu'il change durant la vie ?
- 45:48Est-ce qu'il y a des moments où on ne va pas avoir le même taux qui peut influencer C'est...
- 45:55L'érection ?
- 45:56Alors,
- 45:56pour la testostérone,
- 45:57la réponse est simple.
- 45:59Qu'en est-il de la physiologie féminine des hormones ?
- 46:01Il y a la ménopause,
- 46:02donc oui,
- 46:03il y a un moment où ça baisse.
- 46:05Chez la femme,
- 46:05il y a la pause.
- 46:07Chez l'homme,
- 46:07il y a une baisse,
- 46:08il n'y a jamais de pause.
- 46:09D'accord,
- 46:10ok.
- 46:10Donc,
- 46:11comme on veut absolument le copier-coller en tout,
- 46:15on a inventé l'andropause qui n'existe pas.
- 46:17Ok.
- 46:18Il y a chez l'homme,
- 46:20et la vie n'est pas juste,
- 46:22parce qu'il y a le phénomène de...
- 46:25en isogamétose,
- 46:26à savoir qu'une femme va fabriquer tous les mois de 14 vers 50 ans un ovule qui est le point de départ d'une nouvelle vie,
- 46:38alors qu'un homme va fabriquer
- 46:401000 spermatozoïdes chaque seconde.
- 46:43Donc un homme pourrait fertiliser toutes les femmes de la Terre en même temps,
- 46:47avec la quantité de spermatozoïdes qu'il y a.
- 46:50Et que l'homme,
- 46:51il y a une baisse progressive,
- 46:53qui s'installe vers 40 ans,
- 46:55mais que cette baisse en spermatogénèse et des hormones,
- 46:59elle est extrêmement lente,
- 47:01de l'ordre 1 à 2 %
- 47:02par an.
- 47:02Ce qui fait qu'on a quelques hommes,
- 47:07très très peu,
- 47:08qui peuvent avoir un niveau très bas de testostérone vers 60 ans,
- 47:13mais ce n'est pas la majorité.
- 47:15Mais la baisse de testostérone fait,
- 47:18il y a des éléments cliniques majeurs.
- 47:20dans le ressenti,
- 47:22dans l'examen clinique,
- 47:24d'où l'importance d'examiner les gens,
- 47:26de les recevoir,
- 47:27de sentir,
- 47:28de discuter,
- 47:29faire la lamnaise et l'interrogatoire pour comprendre.
- 47:32Et évidemment,
- 47:33des bilans biologiques qu'on propose à partir de 40-45 ans,
- 47:37selon le statut de chacun,
- 47:39pour dépister un déficit en testostérone,
- 47:42car c'est quoi ?
- 47:44Ça se traite,
- 47:45c'est ça l'intérêt.
- 47:47Et la testostérone,
- 47:48ce n'est pas que l'ibido.
- 47:50c'est bien-être mental,
- 47:51c'est l'énergie,
- 47:52c'est avoir des projets,
- 47:53c'est avoir la vie,
- 47:54c'est le calcium qui va rester dans l'os parce qu'on sait bien la mélopause,
- 47:59c'est la même chose,
- 48:00la testostérone qui diminue,
- 48:02on a l'ostéoporose avec tous les risques,
- 48:04il y a la prise de poids,
- 48:06il y a la baisse de masse musculaire,
- 48:08donc finalement,
- 48:10c'est plein de choses.
- 48:11Mais en même temps,
- 48:12lorsqu'on a un déficit en testostérone et le gars en question ne change rien à sa vie,
- 48:18à
- 48:18part d'aller chez le pharmacien,
- 48:21ne va pas aller 3-4 fois par semaine à la salle,
- 48:24voire trouver un nutritionniste pour réinventer la manière dont il doit manger.
- 48:28Donc il ne change rien,
- 48:29il ne prend pas le temps de déconnecter,
- 48:31il est tout le temps sur les réseaux sociaux,
- 48:33le soir passe sur TikTok jusqu'à minuit avec des nuits courtes,
- 48:40avec stimulation permanente.
- 48:42Évidemment que justement,
- 48:44c'est une occasion unique pour une prise de conscience.
- 48:48Il faut prendre soin,
- 48:50on a un capital santé artérielle,
- 48:52que l'érection c'est quelque part le baromètre de cette santé artérielle,
- 48:57qu'il faut faire attention sur le mode de vie,
- 49:01l'hygiène,
- 49:02c'est après qu'on a les bilans,
- 49:03les traitements et que chaque fois qu'il y a un traitement,
- 49:06il faut quand même,
- 49:07c'est la couche à rajouter par rapport à l'hygiène des vies qui est quand même l'élément central,
- 49:12la plateforme centrale pour la prise en charge.
- 49:15Combien d'hommes sont concernés par un trouble érectile ?
- 49:23C'est beaucoup.
- 49:23Est-ce que les hommes sont concernés dans leur vie au moins quelques épisodes de dysfonction érectile ?
- 49:33Tout le monde ne va pas consulter,
- 49:35mais ça fait partie des troubles qui surviennent durant une vie.
- 49:41Alors,
- 49:41on a pour essayer de...
- 49:44En fin de compte,
- 49:44c'est une question de définition.
- 49:46Il y a une définition qui a été donnée par les sociétés savantes justement pour faire un dépistage,
- 49:53un traitement.
- 49:55Il y a un élément majeur,
- 49:57c'est à part baisse d'élection,
- 50:00c'est le temps.
- 50:01c'est minimum trois mois.
- 50:04Ah oui,
- 50:04d'accord.
- 50:05Il faut que ce soit un trouble qui a duré plus que trois mois pour gêner la personne.
- 50:10En discutant les analyses que j'ai faites,
- 50:13dans la population des hommes,
- 50:15il y a
- 50:16100% des hommes qui ont eu des pannes et qui auront des pannes.
- 50:21C'est à un moment donné,
- 50:23l'expérience de la panne fait partie de l'expérience individuelle.
- 50:26Ok.
- 50:26Pourquoi ?
- 50:27Parce que le contexte est...
- 50:28Ce n'est pas un problème de dysfonction,
- 50:30c'est de la mécanique.
- 50:32C'est ce qui va déclencher le contexte,
- 50:33la pression consommée.
- 50:34Donc,
- 50:35on est tous jugés parce que c'est ça qui est beau chez l'humain.
- 50:39On n'a pas des pannes chez le chien.
- 50:42On n'a pas des pannes chez les mammifères.
- 50:45La panne,
- 50:46c'est le montre,
- 50:47ce qui sublime,
- 50:48la fragilité de l'homme.
- 50:50Ah bon,
- 50:50ça n'existe pas chez les animaux ?
- 50:52Ah ben ça,
- 50:53je ne savais pas.
- 50:54C'est incroyable.
- 50:55Vous promenez un chien le soir,
- 50:58un chien mâle.
- 50:59Il croise en face.
- 51:01Il y a une jeune femelle en chaleur.
- 51:03Il y a l'opportunité qui arrive par les phéromones.
- 51:06Le chien mâle,
- 51:07il devient fou.
- 51:08Il ne va pas regarder.
- 51:09Il y a du monde.
- 51:10On le regarde.
- 51:11Je n'ai pas demandé l'accord.
- 51:13La machine de la survie de l'espèce va déclencher ce qu'on appelle un pétre,
- 51:18un schéma comportemental automatique qui devient fou.
- 51:21Il doit absolument arriver à se reproduire.
- 51:25La seule chose qui va arrêter,
- 51:27c'est la laisse.
- 51:28de pied,
- 51:29le maître qui le crie dessus et c'est la chose qui arrive à la limite à le calmer.
- 51:32Mais sinon,
- 51:33lui,
- 51:33il doit faire ce qu'il a à faire parce qu'il est programmé biologiquement.
- 51:38Les problèmes des pannes,
- 51:39on a quand même chez les animaux,
- 51:40malgré tout,
- 51:41des problèmes de panne.
- 51:42Pourquoi on décrit toutes les difficultés de réproduction aux os ?
- 51:48Parce qu'ils ne sont pas en milieu naturel.
- 51:50Ah oui,
- 51:50d'accord.
- 51:51Quand ils sont en stress.
- 51:52Parce qu'il y a la dépression.
- 51:53On a vu.
- 51:54La dépression,
- 51:55le stress.
- 51:55On a décrit,
- 51:56on le voit.
- 51:57L'os va faire des tours dans l'enclos.
- 52:01Pourquoi il fait des tours dans l'enclos ?
- 52:03Parce que c'est un signe de dépression,
- 52:04parce qu'il n'est pas dans son milieu.
- 52:05On l'a extrait,
- 52:06il est en prison.
- 52:08C'est tout comme un humain,
- 52:09donc on a la même chose,
- 52:10on a le même ressenti,
- 52:11on l'est en prison.
- 52:11Donc évidemment,
- 52:12à un moment donné,
- 52:13il devient fou.
- 52:14D'où ce qui explique d'ailleurs toutes les difficultés de reproduction des aliments en captivité,
- 52:19parce que n'étant pas dans le milieu naturel,
- 52:22il y a un dysfonctionnement de la mécanique de la biologie.
- 52:25Donc il y a quand même des...
- 52:26mais ce n'est pas des pannes contextuelles,
- 52:28c'est un détriment global lié à l'enfermement.
- 52:31D'accord.
- 52:32C'est encore cette histoire de l'anxiété entraîne une sécrétion de catécholamine qui va agir déjà au niveau vasculaire et peut empêcher l'érection,
- 52:47en tout cas sans maintien ou sans sa qualité ?
- 52:51Ou c'est plus complexe que ça ?
- 52:52C'est plus complexe que ça.
- 52:53On a...
- 52:54On a...
- 52:56utilisait pendant très longtemps le fameux terme psychologique.
- 52:59Il faut oublier,
- 53:00il faut l'effacer.
- 53:01Il faut qu'on arrête de parler psychologique.
- 53:04Freud a eu le génie d'imaginer un fonctionnement cérébral,
- 53:09un fonctionnement neurologique,
- 53:10un fonctionnement psychologique qu'on avait alors qu'il n'y avait pas.
- 53:13Même la testostérone n'était pas découverte lorsque
- 53:17Freud a écrit et appris les théories sur la sexualité.
- 53:21Et d'ailleurs,
- 53:21en 1920...
- 53:23Il dit la chose suivante,
- 53:25qui est fantastique.
- 53:26Il s'excuse de parler du mode psychologique parce qu'au niveau des connaissances,
- 53:33aujourd'hui,
- 53:33il dit psychologique.
- 53:35Mais il espère que peut-être plus tard,
- 53:37la physiologie nous permettra enfin de comprendre que c'est beaucoup plus complexe que ça.
- 53:43Ce n'est pas juste une boîte noire.
- 53:44Et là,
- 53:45la réponse est arrivée depuis une bonne vingtaine d'années.
- 53:48C'est grâce au projet technique de l'IRM fonctionnel,
- 53:52qui a mis les bases de la neurosciences et notamment de la neuroradiologie,
- 53:56avec tous les biais,
- 53:57toutes les discussions,
- 53:58toutes les polémiques qui existent.
- 53:59Ça n'empêche qu'on commence à avoir des avancées,
- 54:02de comprendre comment ça marche,
- 54:04le sexe,
- 54:05là-dedans.
- 54:06Des exemples très intéressants.
- 54:08On met des hommes dans un IRM,
- 54:12on va paramétrer pour voir un niveau de base,
- 54:15pour avoir le fonctionnement cérébral au niveau de base.
- 54:18On montre des images,
- 54:20et puis à un moment donné,
- 54:21commencent à défiler des images plus ou moins explicites,
- 54:30érotiques.
- 54:32Les radiologues,
- 54:33qui ne connaissent rien à chaque individu,
- 54:37ils sont capables,
- 54:38avec une prédiction de 80%,
- 54:41de dire
- 54:43« Lui, il est gay,
- 54:44lui,
- 54:45il est hétéro » .
- 54:46Donc,
- 54:47nous ne décidons pas ce que nous aimons.
- 54:49Nous subissons.
- 54:50On ne décide pas d'aimer les femmes.
- 54:51On ne décide pas d'aimer les blondes.
- 54:52On ne décide pas d'aimer les blondes.
- 54:54C'est ainsi.
- 54:54C'est une réalité.
- 54:55C'est comme ça que ça fonctionne.
- 54:57Ce qui explique que pendant,
- 55:00on a toujours pénalisé l'homosexualité.
- 55:02Pourquoi ?
- 55:03Parce que les hommes n'avaient pas décidé.
- 55:06C'est juste,
- 55:06c'est d'une époque où c'était en danger.
- 55:09Même encore,
- 55:09il y a encore des pays où c'est pénalisant.
- 55:11Parce que c'est ma mécanique,
- 55:13on n'a pas décidé,
- 55:14on subit ça.
- 55:15Donc,
- 55:15c'est une mécanique automatique.
- 55:17Mais pour que l'érection puisse se mettre en place,
- 55:21il faut que le cerveau,
- 55:23le lobe frontal,
- 55:24il y ait un mode off,
- 55:25une espèce d'hypnose,
- 55:26une espèce de...
- 55:27d'un état de conscience modifié.
- 55:29On est là sans être là.
- 55:31C'est pour ça que,
- 55:32d'ailleurs,
- 55:33avant une vie à un rapport sexuel,
- 55:36on va créer la sécurité,
- 55:38on va fermer les portes pour que les enfants...
- 55:42On va s'assurer que la belle-mère ne dort pas dans la chambre d'à côté.
- 55:45On va fermer les volets pour que les voisins ne puissent pas nous espionner.
- 55:49C'est pour ça qu'on fait attention.
- 55:50Parce que tant qu'on n'a pas mis le cerveau off,
- 55:54notre cerveau va scanner en permanence.
- 55:57l'environnement pour détecter des dangers.
- 55:59Là,
- 55:59si on entend bien,
- 56:00il y a des ventileaux.
- 56:01Là,
- 56:01on les entend,
- 56:02les ventileaux.
- 56:03Notre cerveau a décidé,
- 56:05c'est une info qui n'est pas utile,
- 56:07on n'est pas conscient de ce qu'elle est là.
- 56:09Sauf que notre cerveau,
- 56:10il analyse.
- 56:12Et chaque fois qu'il y a un événement extérieur,
- 56:17on est en plein débat,
- 56:18et en plein débat,
- 56:18tout se passe bien,
- 56:20et on entend à côté une clé dans une serrure.
- 56:23Qu'est-ce qui se passe ?
- 56:24Mon cerveau automatique...
- 56:26Tiens,
- 56:26c'est chez nous.
- 56:27Ah merde,
- 56:27j'ai oublié.
- 56:28Donc la réponse automatique,
- 56:30c'est le fast.
- 56:32C'est la réponse automatique,
- 56:33émotionnelle.
- 56:34Tiens,
- 56:34en danger.
- 56:35Ça ne s'interpelle pas comme en danger.
- 56:37Ça va activer l'amygdale.
- 56:38L'amygdale qui est l'élément central,
- 56:43la plaque tournante,
- 56:44le détecteur de fumée,
- 56:46qui sauve l'antilope lorsque le guépard va lui sauter dessus,
- 56:51parce qu'elle doit rapidement passer de l'état de repos
- 56:55à 100 km heure,
- 56:56parce que sinon elle va se faire bouffer,
- 56:59c'est les catécholamines,
- 57:00c'est l'adénalie.
- 57:01Le cœur va plus vite,
- 57:02les poupilles,
- 57:04les lèvres peuvent mieux voir,
- 57:05les poils vont se hérisser,
- 57:06comme le chat.
- 57:07On a des crampes comme si on va passer le permis de conduire,
- 57:11parce qu'il y a la contraction.
- 57:13Et si on a une érection,
- 57:14qu'est-ce qui se passe ?
- 57:15Elle s'arrête.
- 57:16Et ton cerveau émotionnel mettra trois secondes de plus
- 57:21pour prendre conscience que,
- 57:22tiens,
- 57:22je suis en train de perdre l'érection,
- 57:24mais c'est quand ?
- 57:25Parce que c'est là.
- 57:25Ce n'est pas chez nous,
- 57:27c'est le voisin.
- 57:28Sauf que c'est trop tard.
- 57:30Parce que la vague des cotyclamines,
- 57:32elle est déjà partie.
- 57:34C'est que lorsque tu dis,
- 57:35je vais perdre l'érection,
- 57:36en fait,
- 57:36tu es déjà en train de la perdre.
- 57:38Et c'est trop tard.
- 57:39Sauf qu'il y a un autre problème entre les phénomènes biochimiques au niveau de l'amygdale qu'on étudie avec des électrodes et le phénomène...
- 57:48Et la prise de conscience,
- 57:49il y a un délai de 500 millisecondes.
- 57:51Ce qui fait qu'après la première panne,
- 57:55les pannes suivantes vont avancer de plus en plus vite.
- 57:58Parce que comme ça t'a marqué,
- 58:01c'est un événement très traumatisant.
- 58:03Parce que tu as comme une idée,
- 58:04mais c'est nul,
- 58:05c'est compliqué,
- 58:06tu te tournes bien,
- 58:06allez,
- 58:07comment ?
- 58:07Il y a un traumatisme qui est inhérent,
- 58:11t'es marqué au fer rouge.
- 58:12L'hippocampe qui est la structure du cerveau limbique.
- 58:16qui est liée entre autres à la mémoire émotionnelle,
- 58:20qui,
- 58:20si le chat échaudé a peur de le froid,
- 58:25à savoir on a vécu un événement traumatisant,
- 58:29il faut tout faire pour éviter la même chose,
- 58:32la fois d'après,
- 58:33tu n'as plus la tranquillité,
- 58:35tu peux très bien fermer les portes,
- 58:37fermer les volets,
- 58:39te mettre en isolement,
- 58:40parce que dans ton cerveau,
- 58:41il n'y aura qu'une seule idée.
- 58:43Il ne faut pas que ça tombe.
- 58:44Il ne faut pas que ça tombe.
- 58:45Lui,
- 58:45il est en alerte.
- 58:46Et que lorsque tu poses « il ne faut pas que ça tombe » ,
- 58:50c'est que la question est « est-ce que ça va tomber ? »
- 58:53En fait,
- 58:53déjà,
- 58:54en posant la question,
- 58:55tu as déjà activé l'amygdale.
- 58:57Et donc,
- 58:58la panne génère la panne.
- 58:59Et génère la panne comme une ligne de côte.
- 59:02C'est que le cerveau fonctionne comment ?
- 59:03C'est comme des synapses.
- 59:05Chaque synapse est du 0 et 1.
- 59:06Et chaque fois que tu vas faire le même conditionnement,
- 59:10tu vas recommencer la même chose,
- 59:12comme une loupe qui ne finit pas,
- 59:13comme une boucle qui ne finit pas.
- 59:15C'est des mondes,
- 59:15deux fois deux,
- 59:16ça fait quatre.
- 59:17On a tellement répété que c'est automatique.
- 59:18Là,
- 59:19la panne devient obsessionnelle.
- 59:23Tu vas changer de discours,
- 59:25tu vas trouver des alibis.
- 59:27Je n'ai pas envie,
- 59:28je suis fatigué,
- 59:29etc.
- 59:29Alors que tu n'as qu'une envie.
- 59:30Mais tu as tellement peur d'être humilié,
- 59:33de ne pas être à la hauteur.
- 59:36Parce qu'elle pense que tu ne l'aimes plus.
- 59:38Parce que tu penses qu'elle n'est pas sexy.
- 59:41Parce qu'elle pense que tu as bien regardé la voisine.
- 59:43Ce n'est pas ça.
- 59:45Parce que tu penses...
- 59:46Oui,
- 59:47on projette,
- 59:47on projette.
- 59:48C'est à l'infini.
- 59:50On fabrique des récits et des histoires qui nous enferment tout seuls.
- 59:54Exactement.
- 59:55Et on va chercher à nous confirmer parce que oui,
- 59:58j'ai vu que tu ne viens plus,
- 59:59mais tu rentres dans le docteur,
- 1:00:00donc qu'est-ce qui se passe ?
- 1:00:02Alors,
- 1:00:02c'est complexe.
- 1:00:03Est-ce que tu peux me dire,
- 1:00:05Vincent,
- 1:00:05comment tu facilites l'explication,
- 1:00:07comment tu accompagnes les gens ?
- 1:00:10Une fois que tu as fait le diagnostic et que tu as éliminé tout ce qui était non médical,
- 1:00:15J'imagine que des fois,
- 1:00:17tu as besoin de prescrire de la testostérone quand il en manque.
- 1:00:20Et quelquefois,
- 1:00:21tu as aussi recours à certains médicaments.
- 1:00:24On n'a pas parlé du Viagra,
- 1:00:26du Tadalafil.
- 1:00:27Il y a des indications différentes.
- 1:00:29Bon,
- 1:00:29c'est vaste.
- 1:00:30Est-ce que tu peux me dire un mot sur ces médicaments-là ?
- 1:00:33Qu'est-ce qu'ils ont révolutionné ?
- 1:00:35Et après,
- 1:00:36me dire,
- 1:00:37une fois que tu as géré tout ça,
- 1:00:39qu'est-ce que tu proposes comme accompagnement à tes patients pour ce genre de difficultés ?
- 1:00:45Ce qu'il faut expliquer,
- 1:00:46c'est qu'il faut utiliser l'intelligence des gens et qu'à ma consultation,
- 1:00:51j'ai que des êtres sensibles et tous intelligents.
- 1:00:54Si on sait comment expliquer,
- 1:00:56si on fait appel à leur background,
- 1:00:58qu'ils soient avocats,
- 1:01:00qu'ils soient diplomates,
- 1:01:01qu'ils soient maîtres d'œuvres,
- 1:01:04qu'ils soient boulangers,
- 1:01:06c'est extrêmement facile,
- 1:01:08je crois,
- 1:01:08d'arriver avec quasiment tout le monde.
- 1:01:10Il faut vraiment s'ancrer dans l'expérience de chacun.
- 1:01:12Deuxièmement,
- 1:01:13il faut faire un état des lieux.
- 1:01:14Il faut l'aider à comprendre le pourquoi.
- 1:01:17Tant qu'on n'a pas compris,
- 1:01:18tant qu'on n'a pas compris,
- 1:01:19accepter le pourquoi.
- 1:01:20Il y a la stratégie des bilans qu'on a parlé.
- 1:01:24Et puis ensuite,
- 1:01:25expliquer que la mécanique sexuelle,
- 1:01:28c'est une voiture avec deux pédales.
- 1:01:31J'accélère et je freine.
- 1:01:33J'accélère et je freine.
- 1:01:34C'est ça,
- 1:01:35le système.
- 1:01:36Que tout ce qui est négatif a commencé à m'épouser toxique,
- 1:01:41mon mode de vie va...
- 1:01:42avoir un effet de freinage et tout ce qui est excitant,
- 1:01:46un effet d'accélérer.
- 1:01:48Mais que parfois,
- 1:01:49ça échappe à notre contrôle.
- 1:01:51Peu parce que j'ai compris que j'arrive à ne pas faire le fameux lâcher prise,
- 1:01:56tu sais bien,
- 1:01:57ça n'existe pas.
- 1:01:58On peut faire autre chose,
- 1:01:59pas faire autre chose.
- 1:02:01La technique de l'éléphant de rose,
- 1:02:02tu la connais.
- 1:02:03Oui,
- 1:02:03clairement.
- 1:02:04Je ne vais pas la faire.
- 1:02:06Donc,
- 1:02:07il faut comprendre la mécanique,
- 1:02:10il faut faire la part entre organique
- 1:02:13le patient diabétique,
- 1:02:13le patient sédentaire.
- 1:02:14Donc,
- 1:02:14il y a une dimension organique,
- 1:02:16toujours,
- 1:02:17mais il y a une dimension autre,
- 1:02:19mentale,
- 1:02:19qui est majoritaire chez tout le monde.
- 1:02:22Donc,
- 1:02:22à partir de là,
- 1:02:22ce qu'il explique,
- 1:02:23c'est que lorsqu'on est en excitation,
- 1:02:26il y a toute une cascade hormonale qui amplifie l'érection,
- 1:02:29et que derrière,
- 1:02:30il y a une cascade hormonale,
- 1:02:32mais biochimique,
- 1:02:33avec des cas économiques,
- 1:02:34qui empêche l'érection.
- 1:02:35Je ne peux pas changer ce qui se passe.
- 1:02:38Je ne peux pas changer là-haut,
- 1:02:38mais je peux,
- 1:02:39avec une aide pharmacologique,
- 1:02:41temporaire,
- 1:02:43d'inverser la tendance.
- 1:02:45J'amplifie tout ce qu'on sent au micro et à l'ampli,
- 1:02:49je vais amplifier le signal.
- 1:02:51Donc,
- 1:02:51je ne modifie pas ce qui se passe dans sa tête,
- 1:02:53je modifie uniquement la réponse électrique,
- 1:02:54à savoir j'ai envie,
- 1:02:57mais j'ai peur.
- 1:02:58Avant,
- 1:02:59je perdais l'érection,
- 1:02:59mais maintenant,
- 1:03:00je la garde.
- 1:03:00À condition,
- 1:03:02avec une aide pharmacologique temporaire.
- 1:03:04Mais le danger,
- 1:03:07avant de parler des molécules,
- 1:03:08il y a le danger de
- 1:03:11la dépendance du rituel.
- 1:03:13Quelle différence entre routine et rituel ?
- 1:03:15Le rituel crée la dépendance du rituel.
- 1:03:17Si tu fais chaque fois avant,
- 1:03:18chaque fois avant,
- 1:03:19chaque fois,
- 1:03:19chaque fois,
- 1:03:20si chaque fois j'avais un copain,
- 1:03:22chaque fois qu'il passait les examens,
- 1:03:24il utilisait les mêmes caleçons.
- 1:03:30Chaque fois avant l'examen,
- 1:03:31il prenait les mêmes caleçons,
- 1:03:31donc jamais lavé.
- 1:03:33Et en 5ème année de médecine,
- 1:03:34on lui a caché le caleçon.
- 1:03:36Il a raté son examen.
- 1:03:37Pas parce qu'il l'avait préparé,
- 1:03:38mais parce que le rituel du caleçon sale,
- 1:03:42il n'a pas pu le mettre en place.
- 1:03:43Donc,
- 1:03:43il l'a raté.
- 1:03:44C'est quand même con.
- 1:03:45Le doudou,
- 1:03:46quoi.
- 1:03:46Voilà.
- 1:03:47Donc,
- 1:03:48tous les traitements à la demande peuvent créer la dépendance,
- 1:03:52non pas pharmacologique,
- 1:03:54pour comprendre la morphine,
- 1:03:55mais du rituel.
- 1:03:56Ce n'est pas un effet placebo,
- 1:03:58ça ?
- 1:03:58Non.
- 1:03:59Non,
- 1:03:59c'est autre chose encore.
- 1:04:00Il y a un vrai effet.
- 1:04:01Il y a un vrai effet.
- 1:04:02Il y a un vrai effet de dépendance.
- 1:04:05J'ai dit plutôt un effet nocebo,
- 1:04:06quelque part.
- 1:04:07Oui,
- 1:04:07c'est ça.
- 1:04:08Donc,
- 1:04:08il y a des traitements de type routier,
- 1:04:10donc il y a des molécules avec une pharmacodynamie,
- 1:04:14pharmacocinétique différente,
- 1:04:15donc il faut privilégier justement des traitements à faiblesse de son continu.
- 1:04:19Donc,
- 1:04:19parmi les traitements,
- 1:04:21il y a le panel de molécules,
- 1:04:23il y a quatre molécules.
- 1:04:24Donc,
- 1:04:25selon le cas,
- 1:04:27il y a le sildenaphile,
- 1:04:28le premier,
- 1:04:28c'est le Viagra.
- 1:04:29Deuxième,
- 1:04:30c'est le tadalaphile,
- 1:04:32l'ancien Cialis.
- 1:04:34Vardenaphile et avanaphile,
- 1:04:37actuellement Spedra,
- 1:04:38c'est les quatre molécules qui existent pour la défonction de l'éctile.
- 1:04:40Donc,
- 1:04:41en fonction de chacun du contexte,
- 1:04:43de la sexualité,
- 1:04:44ce n'est pas la même chose un couple qui se rencontre à Calais Week-end,
- 1:04:48et ce n'est pas la même chose un couple qui vient ensemble.
- 1:04:51Voilà,
- 1:04:51donc on a tout un tas de panels.
- 1:04:54En fait,
- 1:04:54toute cette prise en charge,
- 1:04:56elle est personnalisée par rapport au récit,
- 1:04:58par rapport à l'histoire,
- 1:04:59par rapport au vécu.
- 1:05:01Si on a le sentiment,
- 1:05:02et il n'est pas rare qu'on a l'impression que dans le passé,
- 1:05:06il y a un traumatisme,
- 1:05:08des abus,
- 1:05:08des violences,
- 1:05:09il faut aussi faire attention et avoir un réseau avec des spécialistes,
- 1:05:15des psychologues,
- 1:05:16des spécialistes en addiction qui sont capables de prendre en charge.
- 1:05:19Donc voilà,
- 1:05:19c'est une médecine de réseau qui ne se fait pas seule.
- 1:05:22Je travaille avec des cardiologues,
- 1:05:23avec des endocrinologues,
- 1:05:24avec des libétologues.
- 1:05:25En fonction de ça,
- 1:05:26il ne faut jamais s'enfermer seul dans sa pratique.
- 1:05:28Il faut travailler dans le réseau en fonction de ça pour pouvoir aider au mieux les patients et personnaliser à chacun.
- 1:05:35On a des traitements,
- 1:05:35des solutions,
- 1:05:36mais qu'un message.
- 1:05:38On ne fait pas de miracle.
- 1:05:40Les patients doivent s'approprier leur sexualité.
- 1:05:42Il faut qu'ils comprennent le message.
- 1:05:43Il faut qu'ils arrêtent de subir.
- 1:05:45On ne prend pas un traitement parce qu'on me l'a prescrit.
- 1:05:47Je prends parce que je sais pourquoi on l'a prescrit.
- 1:05:50Au-delà
- 1:05:51de la pharmacie à toute l'hygiène du sommeil,
- 1:05:54du sport,
- 1:05:55de la qualité de vie,
- 1:05:56et puis revenir à l'essentiel,
- 1:05:59le couple.
- 1:06:00Lorsqu'un problème de sexualité n'est pas que mon érection n'est pas top,
- 1:06:05mon éjaculation n'est pas comme il faut,
- 1:06:08mais notre sexualité n'est pas terrible,
- 1:06:10une fois qu'on a consulté seul,
- 1:06:13il faut absolument consulter un deux.
- 1:06:17C'est quand même beaucoup mieux.
- 1:06:18Et que la plupart des stratégies qui réussissent,
- 1:06:21c'est une approche globale sur,
- 1:06:24ne pas focaliser sur la sexualité,
- 1:06:25sur l'érection et l'éjaculation,
- 1:06:27mais sur le lien et la sexualité du couple.
- 1:06:30Eh bien,
- 1:06:30j'espère qu'on a réussi à faciliter du mieux possible ce sujet si vaste et si complexe.
- 1:06:38Ce n'est qu'une première approche.
- 1:06:40On a commencé d'abord par mettre l'accent sur deux choses essentielles.
- 1:06:47avoir une sexualité épanouie passe par une hygiène de vie et une santé physique épanouie,
- 1:06:53un bien-être et un état de santé qui soit correct il faut s'engager dans sa santé et s'engager dans sa santé c'est aussi s'engager dans sa santé sexuelle et ensuite de comprendre que la
- 1:07:09sexualité implique une intelligence sociale une intelligence en
- 1:07:15inter-individuel qu'il faut investir,
- 1:07:18qu'il faut engager.
- 1:07:19J'appelle ça l'intelligence érotique.
- 1:07:21On parle de l'intelligence émotionnelle,
- 1:07:23de l'intelligence managériale.
- 1:07:25Moi,
- 1:07:25j'amène le couple comme une entité,
- 1:07:28c'est l'intelligence érotique.
- 1:07:29À savoir,
- 1:07:30avec les outils que nous avons,
- 1:07:32notre fonctionnement,
- 1:07:33qui est tel qu'il est,
- 1:07:35comment peut-on au mieux trouver l'équilibre parfait entre eux,
- 1:07:40en harmonie parfaite ?
- 1:07:42pour la sexualité très épanouie et puis pour donner du sens à notre amour.
- 1:07:46Je vais finir sur l'harmonie.
- 1:07:47Ça me plaît très bien.
- 1:07:49Merci beaucoup Vincent.
- 1:07:54Un immense merci à Vincent Hupertan pour ce partage sincère et passionné autour de la santé sexuelle.
- 1:08:02Vous pouvez retrouver les vidéos sur l'insta du podcast.
- 1:08:05Vous pouvez également suivre Vincent sur les réseaux sociaux.
- 1:08:08Je vous laisserai en description les liens.
- 1:08:12N'oubliez pas de suivre le podcast,
- 1:08:14de vous abonner et de commenter.
- 1:08:16Vos retours me donnent beaucoup de courage.
- 1:08:20A très bientôt les amis.