Latest / En quête d' Accord - L'art d'être en lien / L'innovation n'est pas un luxe mais une nécéssité. Philippe Boulanger réveille l'intelligence innovationnelle
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- 0:05Enquête d'accord,
- 0:07l'art de communiquer et d'être en lien.
- 0:13Et si je vous disais qu'innover n'est pas réservé à quelques esprits brillants,
- 0:18que vous,
- 0:19moi,
- 0:20le voisin d'à côté,
- 0:22nous pouvons tous innover dans notre vie privée comme au travail,
- 0:27quel que soit nos secteurs d'activité.
- 0:30En réalité,
- 0:31nous avons tous été innovants.
- 0:33des innovateurs naturels dans l'enfance,
- 0:37avant que nos peurs et nos croyances ne viennent parfois restreindre cet élan.
- 0:43Dans cet épisode,
- 0:44Philippe Boulanger nous dévoile les clés de l'innovation,
- 0:50comment elle naît,
- 0:51comment elle se cultive et surtout comment elle redevient accessible à chacun d'entre nous.
- 0:59Un échange passionnant,
- 1:01inspirant et bon.
- 1:02profondément libérateur.
- 1:05Bonne écoute.
- 1:12Bonjour Philippe Boulanger.
- 1:14Bonjour Imane.
- 1:15Je vous remercie infiniment d'avoir accepté d'insuffler une énergie d'innovation à Enquête d'accord.
- 1:23Je vous attrape presque au vol avant votre départ aux US où vous habitez la moitié du temps.
- 1:29Exact.
- 1:29Et votre livre
- 1:31Innover ou...
- 1:32agoniser,
- 1:32c'est vous qui voyez,
- 1:34est entré dans ma bibliothèque,
- 1:36je l'ai lu deux fois,
- 1:38et il fait partie des livres cadeaux.
- 1:40Je l'ai appelé comme ça.
- 1:42Il représente l'essence d'une expérience et d'une carrière riche et captivante,
- 1:49associée à une pensée structurée,
- 1:51organisée,
- 1:52et le tout dans un écran de pédagogie et de synthèse.
- 1:56Il faut dire que vous avez mis quelques années à l'écrire,
- 2:00et ça se ressent.
- 2:00C'est un livre mûr prêt à être cueilli.
- 2:05C'est un livre qui ne manque pas de récits.
- 2:07La théorie se mêle habilement au vécu.
- 2:11Et je rajouterais que le livre s'adresse à tous.
- 2:14Ça,
- 2:14c'est important.
- 2:16Parce que ma première crainte était d'être en face d'un livre avec des enjeux de la tech.
- 2:23Et j'ai vite compris que l'innovation était une affaire aussi bien personnelle que professionnelle.
- 2:30Le système d'intelligence innovationnelle est une marque déposée.
- 2:35Vous expliquez aussi bien dans ce livre,
- 2:37mais à travers aussi vos conférences.
- 2:40Il s'agit d'un concept à la fois personnel et professionnel,
- 2:44qu'on soit de la compta,
- 2:46qu'on soit CIO,
- 2:47qu'on soit une petite,
- 2:49une grande organisation.
- 2:51C'est pareil.
- 2:52Et il est temps d'oublier l'innovateur héros.
- 2:55Ce n'est pas le innovateur héros,
- 2:58c'est tout le monde,
- 2:58c'est moi,
- 3:00c'est tout le monde.
- 3:01Et tout le monde peut participer à l'innovation,
- 3:04une seule personne ou plusieurs,
- 3:06ça je l'ai dit,
- 3:07et puis quel que soit le secteur.
- 3:08Le problème,
- 3:09c'est que l'innovation,
- 3:10elle est confondue avec la création,
- 3:13avec l'invention.
- 3:14Nous pensons qu'elle est réservée à certains secteurs seulement.
- 3:18Et dans l'entreprise,
- 3:20l'innovation,
- 3:20elle est difficile.
- 3:22Des obstacles liés à des politiques internes,
- 3:24ça ce sont vos mots.
- 3:25à des guerres de territoire,
- 3:27un manque d'alignement.
- 3:29C'est ça que vous dites.
- 3:31Philippe Boulanger,
- 3:32je vais essayer juste de décrire votre carrière parce que je sais qu'on devrait pour ça prendre,
- 3:39je ne sais pas,
- 3:39deux,
- 3:39trois heures.
- 3:40Mais on va expliquer un petit peu votre parcours pour simplement montrer quelle est la plus-value et expliquer comment vous avez écrit ce livre et qu'est-ce qui a été comme background de l'écriture de ce livre.
- 3:56Oui,
- 3:56parce que que ce soit dans le livre,
- 4:00mais aussi dans les conférences.
- 4:01Je n'ai pas eu la chance d'assister encore à l'une de vos conférences.
- 4:06J'espère pouvoir.
- 4:07J'espère,
- 4:08j'espère vraiment.
- 4:10Donc,
- 4:10parce que vous êtes conférencier international,
- 4:12mais votre petit surnom,
- 4:13c'est l'évangéliste de l'innovation.
- 4:16Oui.
- 4:16C'est ça.
- 4:17Vous avez un doctorat en informatique de Nice,
- 4:22de Nice-Sophia-Antipolis.
- 4:23C'est exact.
- 4:25Vous avez eu comme maître de thèse
- 4:29Roland Moreno,
- 4:29qui est l'inventeur,
- 4:31c'est votre rapporteur,
- 4:32qui était...
- 4:33C'est ça,
- 4:33il était un rapporteur.
- 4:34Mon directeur de thèse,
- 4:35c'était Michel Koenig,
- 4:38qui a maintenant pris sa retraite,
- 4:39évidemment.
- 4:41Oui,
- 4:41les années postes !
- 4:43Oui,
- 4:44effectivement,
- 4:44un de mes rapporteurs de thèse était Roland Moreno,
- 4:47le célèbre inventeur de la carte à puces.
- 4:50C'est ça.
- 4:50Vous avez débuté votre carrière en parallèle de votre doctorat chez IBM.
- 4:55Et vous n'êtes pas resté longtemps.
- 4:57Non,
- 4:57alors je vais raconter très brièvement l'histoire parce que c'est...
- 5:02En fait,
- 5:02j'avais un deal avec IBM où j'étais censé travailler sur un projet interne d'IBM qui était quand même en liaison avec mon doctorat pendant deux ans.
- 5:09Et en fait,
- 5:10pendant trois ans,
- 5:11il comptait de me financer uniquement sur mon doctorat.
- 5:14Et le projet sur lequel j'ai dû travailler devait être programmé dans un langage qui était un langage archaïque qui s'appelle le PLS86.
- 5:23C'est un macro-assembleur.
- 5:25Je parle un petit peu hébreu pour les gens qui m'écoutent,
- 5:26mais ce n'est pas très grave.
- 5:27On va dire que c'est un langage archaïque.
- 5:29Et en fait,
- 5:30en révisant,
- 5:31en comprenant ce que vous pouvez faire avec ce langage,
- 5:33je me suis dit,
- 5:33mais ce n'est pas deux ans pour faire ce projet qu'il va me falloir,
- 5:36mais c'est déjà cinq ans.
- 5:37C'était juste impossible de continuer comme ça.
- 5:40Et donc,
- 5:41ça,
- 5:41c'est le premier élément.
- 5:43Deuxième élément,
- 5:45j'avais demandé à la librairie centrale d'IBM des livres dont j'avais besoin pour ma thèse.
- 5:50Et alors,
- 5:51à l'époque,
- 5:52je vous rappelle,
- 5:52on est dans les années 80.
- 5:55C'est les années 80.
- 5:57C'est le milieu des années 80.
- 5:59Je fais une demande en trois exemplaires sur papier carbone.
- 6:02On a été là à l'époque.
- 6:04Et trois mois après,
- 6:04cette demande m'est revenue refusée sans motif.
- 6:07Et là,
- 6:07j'ai explosé.
- 6:08Là,
- 6:09j'ai explosé parce que j'étais quelqu'un d'assez dynamique,
- 6:12ce que je suis toujours d'ailleurs.
- 6:14Et donc,
- 6:15je me suis dit,
- 6:15OK,
- 6:15je n'ai pas accès aux livres dont j'ai besoin pour ma thèse.
- 6:18On me demande de travailler sur un projet qui est intéressant,
- 6:21mais avec des moyens qui ne sont pas les bons.
- 6:23Parce que moi,
- 6:23j'étais habitué au langage de dernière génération,
- 6:26le C,
- 6:26le Pascal,
- 6:27l'ADA,
- 6:27c'était le langage de dernière génération de l'époque,
- 6:30et avec lesquels j'étais d'accord.
- 6:32En fait,
- 6:33j'aurais pu faire ça en moins de deux ans,
- 6:34d'ailleurs,
- 6:34avec ces langages-là.
- 6:35Et là,
- 6:36j'ai dit,
- 6:36OK,
- 6:36c'est bon,
- 6:38je pars d'IBM.
- 6:38Alors que j'étais financé pour ma thèse.
- 6:40Je pars d'IBM,
- 6:41je vais voir...
- 6:42Évidemment,
- 6:42je suis convoqué par le directeur du centre qui me dit,
- 6:44mais monsieur Boulanger...
- 6:46Non,
- 6:46alors Philippe,
- 6:47on se tutoie à
- 6:48IBM. Philippe,
- 6:49mais tu ne peux pas faire ça.
- 6:51Tu ne te rends pas compte de la carrière que tu vas avoir ici.
- 6:53Et là,
- 6:53j'ai dit,
- 6:53ben si,
- 6:54et ça ne m'intéresse pas.
- 6:55Et vous êtes parti.
- 6:56Et je suis parti.
- 6:58Et j'ai créé ma première entreprise en parallèle.
- 7:02Et j'ai eu de la chance.
- 7:03Ça a fonctionné.
- 7:04Très bien.
- 7:05Ensuite,
- 7:06après avoir été entrepreneur,
- 7:09vous avez été...
- 7:10Vous avez rejoint Sagem pour y diriger une business unite après plusieurs années d'expérience entrepreneuriale.
- 7:17Oui,
- 7:17alors en fait,
- 7:18ce qui s'est passé,
- 7:18c'est que l'entreprise que j'ai créée,
- 7:20qui était au départ une entreprise où je codais,
- 7:22je faisais mes propres programmes,
- 7:23je les ai fait distribuer par d'autres entreprises.
- 7:27Et puis,
- 7:27je suis monté en puissance.
- 7:28Je suis passé de développeur dans mon coin,
- 7:30dans mon salon,
- 7:30où j'avais cinq ordinateurs dans mon salon,
- 7:32à...
- 7:34Je rappelle,
- 7:35c'est une époque où le mot startup n'existait pas encore.
- 7:38Oui,
- 7:38ce n'était pas encore...
- 7:40Et donc,
- 7:41je suis monté en puissance,
- 7:42je suis passé en SA,
- 7:43j'ai eu des employés,
- 7:45je me suis déplacé sur Sophie Antipolis,
- 7:47je n'étais pas très loin de Sophie Antipolis,
- 7:49je me suis déplacé sur Sophie Antipolis,
- 7:50je faisais partie des entreprises chouchous du sénateur Laffitte,
- 7:54qui était le fondateur de Sophie Antipolis.
- 7:56Donc,
- 7:57c'était un environnement qui était vraiment très sympa.
- 8:00Et à l'époque,
- 8:02avec mon équipe,
- 8:03on a développé le premier système de visioconférence pour le monde Apple.
- 8:07Oui.
- 8:08et d'ailleurs certains disent à cause de ça que j'ai été l'initiateur de FaceTime sur les iPhones et je dis que ce n'est pas le cas parce que c'était vraiment très avant l'iPhone l'iPhone est venu en 2007 et ça c'était en 1992 donc vous voyez il y avait un gap assez important néanmoins
- 8:30Apple a voulu
- 8:34acheter des produits de vidéoconférence qu'on avait faits.
- 8:38Et en fait,
- 8:38on ne pouvait pas les faire avec la petite équipe qu'on était.
- 8:40Et donc,
- 8:40en fait,
- 8:41c'est là que le groupe SageM nous a proposé de nous acheter pour qu'on ait une dimension industrielle.
- 8:47Bon,
- 8:47je n'ai pas refusé.
- 8:48Je n'ai pas refusé parce que le deal était très intéressant pour moi et pour mes associés.
- 8:54Et donc,
- 8:55c'est comme ça que je me suis retrouvé,
- 8:56effectivement,
- 8:57au sein du groupe SageM,
- 8:58directeur d'une business unit.
- 9:00Et après,
- 9:01Apple vous a contacté.
- 9:02et oui parce que
- 9:04Imaginez,
- 9:04ça faisait déjà depuis 1985 que j'étais considéré comme étant spécialiste du monde des télécoms pour Apple.
- 9:13Et donc,
- 9:14un des directeurs d'Apple partait vers une autre aventure.
- 9:18Et toutes les personnes qui me connaissaient chez Apple ont dit,
- 9:20mais il y a une personne qui peut...
- 9:23qui peut être notre patron,
- 9:25c'est Philippe Boulanger,
- 9:25il faut le faire venir.
- 9:26Donc en fait,
- 9:27je ne suis pas allé chez Apple,
- 9:29je ne suis pas allé essayer de trouver un job à Apple.
- 9:32Ils sont venus me chercher en me disant,
- 9:34Philippe,
- 9:35on voudrait que tu nous rejoignes.
- 9:36Alors évidemment,
- 9:38c'est toujours dans des conditions qui sont extrêmement favorables dans ce cas-là.
- 9:41Oui,
- 9:41et c'était pour superviser le centre de R&D,
- 9:46c'est recherche et développement.
- 9:48J'avais deux missions à l'époque.
- 9:50La première,
- 9:50c'était être le directeur du groupe qu'on appelait CP&T,
- 9:53donc Communication Products and Technologies,
- 9:55ou les produits télécoms.
- 9:56C'était exactement,
- 9:57effectivement,
- 9:58ma spécialité.
- 9:59Et de ce groupe dépendait aussi la R&D européenne,
- 10:04qui était basée en région parisienne.
- 10:07Et donc,
- 10:08oui,
- 10:08j'étais aussi le patron de cette activité-là.
- 10:11Et donc,
- 10:11c'est là où vous avez travaillé et collaboré,
- 10:14notamment avec C-Jobs,
- 10:16parce que ça correspondait.
- 10:17au retour de Steve Jobs chez Apple.
- 10:20Et dans le livre,
- 10:21il y a quand même pas mal d'anecdotes en référence à Steve Jobs.
- 10:25Oui,
- 10:25alors des anecdotes qui sont...
- 10:28Je ne crois pas que j'ai mis d'anecdotes contemporaines au moment où on était tous les deux en même temps à Apple.
- 10:33Non,
- 10:34pas celle-là.
- 10:34Voilà.
- 10:35Les anecdotes sont générales après.
- 10:37Il se trouve que le côté amusant,
- 10:38c'est que...
- 10:40Donc,
- 10:40Steve Jobs a été mon patron à un certain moment,
- 10:42mais le...
- 10:44Ensuite,
- 10:45quand j'ai glissé chez Sony,
- 10:47puisque c'est Sony,
- 10:49il se trouve que
- 10:50Steve Jobs avait un contact très fort avec Sony et entre autres avec mon patron chez Sony.
- 10:54Donc,
- 10:54en fait,
- 10:55c'est vraiment un très petit monde.
- 10:56Oui,
- 10:56c'est intéressant parce que quand vous parlez de Steve Jobs et comme vous parlez tout de suite après de ce que c'est que la définition d'un innovateur,
- 11:08vous prenez beaucoup l'exemple de Steve Jobs et ce qu'il faisait en allant de chez Apple
- 11:14à Sony pour vérifier ce qui se passait,
- 11:17pour avoir des idées,
- 11:19pour développer justement...
- 11:21Alors,
- 11:21je n'ai pas pu mettre dans le livre,
- 11:22évidemment,
- 11:22tout ce que je fais sur le sujet,
- 11:24mais Steve Jobs était quelqu'un qui allait chercher des idées partout ailleurs.
- 11:27C'était parce qu'il adorait la calligraphie japonaise,
- 11:30par exemple,
- 11:31qu'il a dit,
- 11:31je veux un ordinateur qui soit capable de refaire une calligraphie équivalente.
- 11:35Et c'est pour ça que le Macintosh a été un de ses fantasmes.
- 11:39En fait,
- 11:39il y a eu Lisa avant qui était...
- 11:41Je vais passer sur les détails,
- 11:42mais...
- 11:43Le Macintosh était une machine qui était destinée à avoir un interface utilisateur qui permet de créer ce genre de calligraphie,
- 11:49alors que les ordinateurs de l'époque ne permettaient pas de le faire.
- 11:52Donc,
- 11:53en allant s'exposer à des idées à l'extérieur,
- 11:56en fait,
- 11:56ils revenaient en disant,
- 11:57si on faisait cette chose-là,
- 11:58ce serait vraiment très sympa,
- 12:00ce serait vraiment une utilité pour les consommateurs,
- 12:03les utilisateurs,
- 12:04et ainsi de suite.
- 12:06Et l'anecdote,
- 12:06je pense,
- 12:07à laquelle vous faites référence,
- 12:08c'est peut-être celle de l'iPod,
- 12:10non ?
- 12:11Alors,
- 12:11non,
- 12:11pas l ipod.
- 12:12Moi,
- 12:12je pensais à votre premier contact,
- 12:14pas l'un des premiers contacts.
- 12:16Ce n'était pas le premier contact où il va faire la visite un petit peu à,
- 12:22comment ça s'appelle,
- 12:22à
- 12:23Cupertino, où il fait le tour.
- 12:26Il va voir tout le monde et on vous dit attention,
- 12:29il met la porte parce qu'il y a Steve Jobs qui fait le tour.
- 12:31Oui,
- 12:31absolument.
- 12:32Alors ça,
- 12:33c'est vraiment,
- 12:34ça dénotait le caractère qui était à la fois innovateur,
- 12:37mais en même temps qui pouvait être…
- 12:39dangereux de Steve Jobs.
- 12:41Il était redouté.
- 12:42En fait,
- 12:43il fallait lui tenir tête avec des bons arguments,
- 12:45et là,
- 12:45il vous aimait.
- 12:47Si par contre,
- 12:48vous baissiez la garde devant lui,
- 12:49vous étiez faible devant lui,
- 12:51vous ne dégagez pas la valeur ajoutée que vous deviez avoir devant lui,
- 12:54il pouvait être très dur.
- 12:57Et donc,
- 12:57quand il est revenu à Apple,
- 12:58il n'était pas encore le CEO d'Apple à ce moment-là,
- 13:01mais il avait repris son bureau dans le building.
- 13:04Alors,
- 13:05pour ceux d'ailleurs qui aiment Apple,
- 13:07le building de l'époque,
- 13:08La rue qui faisait le tour,
- 13:09qui est une rue circulaire,
- 13:11s'appelait Infinite Loop.
- 13:13Donc Infinite Loop,
- 13:13qui veut dire la boucle infinie,
- 13:15c'est une des caractéristiques des bugs de programmes,
- 13:18si vous voulez,
- 13:18quand les programmes se mettent en vrille et se mettent à tourner sur eux-mêmes sans s'arrêter.
- 13:24Donc le nom de cette rue,
- 13:26c'est une blague interne pour Apple.
- 13:29Bien,
- 13:29donc ce building faisait un cercle sur un,
- 13:34deux...
- 13:34Il y avait deux niveaux dans mon souvenir,
- 13:37donc rez-de-chaussée et premier niveau.
- 13:38Ce qu'ils disent à premier et second niveau en américain.
- 13:43Et donc,
- 13:44il était exactement à l'opposé de mon bureau.
- 13:46Et donc,
- 13:47ce qui se passait,
- 13:47c'est que quand il sortait de son bureau et qu'il commençait à parcourir les couloirs,
- 13:50parce qu'il avait une caractéristique,
- 13:52Steve Jobs,
- 13:52c'est que lorsqu'il ne trouvait pas une solution à un problème tout de suite,
- 13:55il allait se promener.
- 13:57Ça règle des dix minutes.
- 14:00Et donc,
- 14:00il en profitait pour rencontrer des gens.
- 14:02Et donc,
- 14:02il faisait le tour du building comme ça,
- 14:04dans le couloir circulaire,
- 14:05qu'il faisait le tour du building.
- 14:06Et donc,
- 14:08les gens avaient tellement peur de lui qu'ils avertissaient à l'avance que Steve Jobs se présentait dans leur direction.
- 14:15Donc,
- 14:15en fait,
- 14:15on avait des...
- 14:17de téléphones qui arrivaient dans nos bureaux.
- 14:19À l'époque,
- 14:19on commençait à avoir des mobiles,
- 14:21des portables.
- 14:22J'avais d'ailleurs un petit StarTech qui était très sympa,
- 14:24mais c'était les téléphones internes qui étaient utilisés principalement.
- 14:30Une fois,
- 14:30comme ça,
- 14:31j'ai eu un appel de quelqu'un qui m'a dit « Écoute,
- 14:32il y a Steve Jobs qui n'est pas très loin de ton bureau,
- 14:34ferme ta porte. »
- 14:36« Ferme ta porte,
- 14:36c'est le conseil de
- 14:37« t'es pas visible,
- 14:38donc il va pas t'interroger,
- 14:39donc tu prends pas de risque. »
- 14:41Mais ça,
- 14:41c'est pas mon style.
- 14:44Non,
- 14:44c'est pas mon style.
- 14:46Donc,
- 14:46évidemment,
- 14:46qu'est-ce que j'ai fait ?
- 14:47C'est que j'ai ouvert ma porte.
- 14:48En même temps,
- 14:49ce n'est quand même pas la première fois que je l'ai rencontrée.
- 14:51C'est ça.
- 14:53Mais bon,
- 14:54ça s'est bien passé.
- 14:55Oui,
- 14:55oui.
- 14:56En fait,
- 14:58un des grands sujets de débat de l'époque,
- 15:00c'était quels étaient les projets qu'on allait garder.
- 15:04En fait,
- 15:05à ce moment-là,
- 15:05on était 12 000 chez Apple,
- 15:07ce qui est ridicule.
- 15:08Mais Apple ne se portait pas très bien.
- 15:10Et donc,
- 15:10il avait été décidé de licencier à peu près un tiers des équipes.
- 15:15ce qui est d'ailleurs un autre sujet d'anecdote,
- 15:17d'ailleurs,
- 15:17je pense,
- 15:17dans le livre.
- 15:21Et donc,
- 15:21il fallait décider les projets qu'on allait garder et les projets qu'on allait tuer.
- 15:24Donc,
- 15:26l'entretien que j'ai eu ce jour-là avec Steve Jobs a permis de sauvegarder les projets
- 15:31Wi-Fi. Et on voit ce que le Wi-Fi est devenu maintenant aujourd'hui pour Apple.
- 15:34C'est extrêmement important.
- 15:35Donc,
- 15:37j'ai bien défendu le sujet.
- 15:39Parfait.
- 15:39Et donc,
- 15:40après Apple,
- 15:41il y a eu Sony.
- 15:42Oui.
- 15:43et beaucoup d'influence du Japon et de la philosophie japonaise tout le long du livre,
- 15:48on en reviendra.
- 15:50Et après,
- 15:50Sony,
- 15:52vous avez pris la direction technologique du groupe Néopost.
- 15:58Oui,
- 15:58c'est ça.
- 15:58Avec beaucoup,
- 15:59beaucoup de...
- 16:00C'était un grand groupe,
- 16:01en fait.
- 16:02C'est 20 sites.
- 16:04C'était énorme.
- 16:05Alors oui,
- 16:05ça,
- 16:06c'était quand je suis parti à la fin.
- 16:07Donc,
- 16:08quand je suis parti à la fin,
- 16:09il y avait à peu près 1100 personnes qui travaillaient dans la R&D Et donc,
- 16:12dans le groupe Néopost,
- 16:13sur une vingtaine de sites répartis entre
- 16:16Brisbane, en Ousmanie,
- 16:19et Seattle,
- 16:20sur la côte ouest des États-Unis.
- 16:23Et donc,
- 16:25l'idée,
- 16:25c'était de cross-polliniser les expertises entre les sites.
- 16:31Et ça,
- 16:31c'était un sujet qui était absolument fabuleux.
- 16:33Maintenant,
- 16:34la grande difficulté,
- 16:35évidemment,
- 16:35c'est quand vous avez 20 sites à gérer,
- 16:37on passe beaucoup de temps...
- 16:40On peut être 24 heures sur 24 sur le pont,
- 16:42si vous voulez.
- 16:42C'est ça la très grande difficulté de cette situation-là.
- 16:46Bon,
- 16:46actuellement,
- 16:46vous êtes conférencier international.
- 16:49Et là aussi,
- 16:49il y a l'innovation qui s'invite dans votre métier de conférencier,
- 16:54parce que comment on peut parler innovation si on n'est pas innovateur même dans ce domaine ?
- 17:01Alors ça,
- 17:01c'est vrai.
- 17:02En fait,
- 17:02quand j'ai démarré mes conférences sur l'innovation,
- 17:06alors j'avais déjà un style parce que je faisais déjà des conférences
- 17:09ou ce qu'on appelle les conférences industrielles.
- 17:10C'est-à-dire que dans les événements industriels,
- 17:13dans nos domaines d'activité,
- 17:15on nous demandait de parler de manière régulière sur un sujet ou un autre,
- 17:18mais qui était forcément lié à notre domaine d'activité.
- 17:22Et à chaque fois,
- 17:22les gens me disaient « Mais c'est super intéressant la manière dont tu parles des choses,
- 17:27tu racontes,
- 17:29c'est... »
- 17:30À chaque fois,
- 17:30on boit tes paroles.
- 17:31OK,
- 17:32je ne le faisais pas exprès.
- 17:33Je ne le faisais pas exprès,
- 17:34mais quand même.
- 17:36Parce que là,
- 17:36je vais revenir en arrière sur Apple.
- 17:38J'ai vu comment Apple préparait,
- 17:40on préparait des keynotes chez Apple.
- 17:41Oui,
- 17:42mais ne vous inquiétez pas,
- 17:43ça,
- 17:43c'est un chapitre qui m'a passionnée.
- 17:46Je voudrais qu'on en parle longuement.
- 17:48On va en parler.
- 17:49Il est extraordinaire.
- 17:50J'ai appris tellement.
- 17:51Et c'est vrai que là,
- 17:53l'expérience commence là-bas.
- 17:55Là,
- 17:56vous avez eu la chance de voir comment ça se passe.
- 17:58Je vous ai interrompu,
- 17:59mais racontez-moi.
- 18:00Oui,
- 18:00en fait,
- 18:01même avant d'aller chez Apple,
- 18:04j'avais eu l'opportunité de faire des conférences aussi.
- 18:07pour mes activités en tant qu'entrepreneur et même en tant que directeur dans le groupe SageM.
- 18:14Mais je n'étais pas vraiment à l'aise en faisant ça,
- 18:16parce que c'était on va dire que c'était un exercice imposé,
- 18:19d'accord ?
- 18:20Et quand je suis arrivé chez Apple,
- 18:23alors évidemment,
- 18:23il y avait toujours ce mythe chez Apple,
- 18:26des belles conférences Apple,
- 18:27mais elles étaient encore beaucoup plus importantes quand c'était fait par Steve Jobs.
- 18:32Et donc,
- 18:32j'ai découvert comment elles étaient préparées.
- 18:35Donc en fait...
- 18:38J'ai une autre anecdote avant ça.
- 18:39Parce que j'ai été invité,
- 18:42comme j'étais le spécialiste des produits télécoms chez Apple,
- 18:46avant d'être chez Apple,
- 18:48j'avais mon entreprise,
- 18:49j'avais fait des produits télécoms,
- 18:50et Apple m'a demandé de faire une démonstration de mes produits à la fameuse Worldwide Developers Conference,
- 18:55c'est-à-dire la conférence annuelle d'Apple où on parle aux développeurs,
- 18:58on leur montre tout ce qu'on fait.
- 19:02Cette conférence,
- 19:02je m'en souviens très bien parce que...
- 19:04Ça tombait toujours au moment de mon anniversaire.
- 19:06Et donc,
- 19:06je n'étais jamais chez moi au moment de mon anniversaire.
- 19:11Et donc,
- 19:11cette fois-là,
- 19:12on me dit,
- 19:12« Voilà,
- 19:12Philippe,
- 19:12on te propose de faire une démonstration.
- 19:14Est-ce que tu veux bien venir ? »
- 19:15Alors,
- 19:15je dis,
- 19:15« Ok,
- 19:16très bien. »
- 19:16Combien de personnes,
- 19:17juste pour…
- 19:18Alors,
- 19:19je vais raconter ça,
- 19:21parce que c'est un élément de stress qui est arrivé de manière imprévue.
- 19:26Donc,
- 19:26je suis en ce qu'on appelle en backstage,
- 19:28c'est-à-dire derrière la scène,
- 19:29il y a des escaliers qui vont monter sur la scène.
- 19:32J'étais accompagné par un ingénieur d'Apple.
- 19:33J'étais à ce qu'on appelle un third party,
- 19:36un extérieur à Apple.
- 19:38L'ingénieur d'Apple me dit
- 19:39« Philippe, ça va être à trouver en 30 secondes.
- 19:41Tu vas voir,
- 19:42ça va être sympa.
- 19:43Ils sont 4000 dans la salle. »
- 19:454000 dans la salle.
- 19:47Je me suis dit
- 19:48« Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? »
- 19:49En plus,
- 19:50je parlais un anglais à l'époque qui était plutôt approximatif.
- 19:53Enfin,
- 19:53approximatif.
- 19:54Disons que l'anglais technique et business étaient bons,
- 19:57mais il ne fallait pas me demander d'aller au-delà de ça.
- 20:00Et là,
- 20:01je me suis dit,
- 20:02mais Philippe,
- 20:03mais...
- 20:04Quand tu t'es engagé,
- 20:06je monte et marche,
- 20:07j'arrive sur la scène.
- 20:08Alors,
- 20:09ça commence,
- 20:10je ne vois rien parce que j'ai des projecteurs dans les yeux.
- 20:12Je ne vois même pas le premier rang.
- 20:13J'entends juste un brouhaha qui montre qu'ils sont nombreux.
- 20:16Alors,
- 20:16j'étais incapable de dire s'ils étaient réellement qu'admis dans la salle parce que c'est ce que m'a dit l'ingénieur,
- 20:21mais j'étais forcé de le croire.
- 20:23Je vois un écran géant sur lequel il y a l'écran de mon Mac qui était déjà prêt.
- 20:29Et je me vois pareil à côté,
- 20:31pareil sur un écran géant.
- 20:32Et je vois sur l'écran géant que je ne suis pas tout à fait rassuré.
- 20:36On va dire ça comme ça.
- 20:39Et en fait,
- 20:40dès l'instant où il m'a dit qu'il y avait 4000 personnes dans la salle,
- 20:42j'ai eu cet instant de tension,
- 20:44ce stress qui est arrivé,
- 20:46avec les gouttes de sueur qui perlent sur la tempe,
- 20:50une coulée de sueur froide le long de la moelle épinière,
- 20:52là dans le dos.
- 20:53L'horreur.
- 20:54Enfin,
- 20:54c'est le truc,
- 20:54mais le cœur qui commence à battre.
- 20:57Donc là,
- 20:58vraiment,
- 21:01j'imagine très bien les hormones qui ont créé ça.
- 21:09Donc,
- 21:09j'arrive sur scène et je me dis,
- 21:10OK,
- 21:10je vais faire comme les Américains.
- 21:12Je vais faire comme les Américains,
- 21:13je vais raconter une blague pour les faire rire et détendre l'atmosphère et surtout me détendre moi,
- 21:18en fait.
- 21:19Et je sors une blague sur une expression que j'avais entendue deux jours avant et ça tombe complètement à plat.
- 21:26C'est-à-dire complètement à plat,
- 21:27c'est-à-dire que le silence complet dans la salle.
- 21:30Et là,
- 21:30je me suis dit,
- 21:31OK,
- 21:32parler en public,
- 21:33ce n'est pas pour moi.
- 21:34Je crois que c'est la première et la dernière fois que je fais ça.
- 21:37Et je pars sur la démonstration technique qui s'est très bien passée.
- 21:41Et donc après,
- 21:42les gens m'ont dit,
- 21:42mais c'était super ce que tu as fait.
- 21:45Par contre,
- 21:45tu n'avais pas l'air à l'aise.
- 21:47Ah oui,
- 21:48non,
- 21:48je n'étais pas à l'aise du tout.
- 21:50Et donc là,
- 21:50c'était la période pré-Apple,
- 21:51d'accord ?
- 21:52C'était vers quel...
- 21:53Là,
- 21:53ça devait être,
- 21:54je vous parlais de 92 tout à l'heure,
- 21:55ça devait être...
- 21:56Alors,
- 21:57je ne sais plus si c'est 91 ou 92,
- 21:58là,
- 21:58c'est un peu conflit.
- 21:59Et donc,
- 22:01dans cette expérience,
- 22:02je me suis dit,
- 22:03ce n'est pas pour moi,
- 22:04mais en fait,
- 22:04le problème,
- 22:04c'est que lorsqu'on est entrepreneur,
- 22:06on a un devoir de parler en public.
- 22:09On doit présenter,
- 22:10on doit pitcher,
- 22:11on doit présenter ses produits.
- 22:14Et donc,
- 22:15sur le moment,
- 22:15évidemment,
- 22:16j'ai eu cette réaction,
- 22:18ce qui était fort,
- 22:19ce qui était émotionnel,
- 22:21tout simplement.
- 22:22Et donc,
- 22:24quand j'ai été embauché par Apple,
- 22:27j'ai eu l'occasion de voir comment ils préparaient les keynotes.
- 22:29Alors évidemment,
- 22:30ça n'avait rien à voir avec ce que j'avais fait avant.
- 22:33Donc,
- 22:34pour rappel,
- 22:34nous,
- 22:34ce qu'on apprend à l'école,
- 22:35c'est à réciter des textes,
- 22:36des récitations,
- 22:37donc les fables de La Fontaine et autres textes qui ne nous préparent pas du tout à la prise de parole en public.
- 22:43Alors qu'aux États-Unis,
- 22:45dès l'équivalent de ce qu'on appelle le cours préparatoire chez nous,
- 22:48ce qu'ils appellent le first grade aux États-Unis,
- 22:50ils font quelque chose de très différent,
- 22:52ils appellent ça le show and tell.
- 22:54C'est-à-dire qu'ils demandent aux enfants d'amener un objet de la maison,
- 22:57qui est un objet qui leur est cher,
- 22:58avec lequel ils ont une relation émotionnelle,
- 23:00et de raconter l'histoire de l'objet.
- 23:02Donc les gamins,
- 23:03il y en a quand même qui ont peur de parler devant tout le monde.
- 23:06Ça c'est normal.
- 23:07Je rappelle que parler en public,
- 23:09c'est la peur.
- 23:11La plus grosse peur de tout le monde,
- 23:12c'est même devant la peur de mourir.
- 23:16C'est au-delà de la peur de mourir.
- 23:17Exactement.
- 23:18Il y a même le comédien
- 23:19Jerry Seinfeld qui disait
- 23:22« Si on demande à quelqu'un de parler en public pour des funérailles,
- 23:27il va préférer être dans le cercueil plutôt que de prononcer l'oraison funèbre. »
- 23:32C'est ça.
- 23:33Voilà.
- 23:35Chez Apple,
- 23:37je…
- 23:38Je vois la préparation d'une keynote.
- 23:39Alors là,
- 23:40c'était avec deux VPs.
- 23:41Et puis après,
- 23:41ça a été pareil avec Steve Jobs.
- 23:43Où en fait,
- 23:44ils demandent à un public interne de venir dans une salle.
- 23:47Alors,
- 23:47il y a soit un auditorium,
- 23:48soit une salle qui est plate,
- 23:50dans laquelle il y a toutes les chaises et on a suffisamment de place.
- 23:51Et donc,
- 23:52ils vont répéter la keynote telle qu'elle a été préparée par des spécialistes de la communication.
- 23:58Donc en fait,
- 23:58ce n'est pas un travail qu'ils font dans leur coin tout seuls.
- 24:03Il y a des gens qui...
- 24:03Ils y mettraient,
- 24:04quoi.
- 24:04Pardon ?
- 24:04C'est millimétré.
- 24:05C'est millimétré,
- 24:06oui,
- 24:06tout à fait.
- 24:07Et donc,
- 24:07c'est là que j'ai découvert que même,
- 24:08ils avaient un moment,
- 24:09sur les deux premiers VIP que j'ai vus,
- 24:11ils avaient une blague entre eux.
- 24:12Et la blague,
- 24:13c'est pareil,
- 24:14c'était millimétré.
- 24:15Donc,
- 24:16là,
- 24:16je me suis dit,
- 24:16non seulement c'est préparé à l'avance,
- 24:18mais en plus,
- 24:18il y a des species de la communication qui sont là avec eux,
- 24:21qui leur préparent les slides,
- 24:23qui leur préparent les textes,
- 24:25qui leur font un retour tout de suite sur leur performance.
- 24:27Et en plus de ça,
- 24:28on va demander au public interne,
- 24:29OK,
- 24:30qu'est-ce qui va ?
- 24:30De faire un feedback,
- 24:31quoi.
- 24:31Exactement.
- 24:32Qu'est-ce qui va,
- 24:32qu'est-ce qui ne va pas ?
- 24:34Et donc,
- 24:35quand on fait ce genre de préparation,
- 24:36évidemment,
- 24:37quand on va parler devant le public,
- 24:38ça se passe différemment.
- 24:39Il y a un niveau de confiance en soi,
- 24:41évidemment,
- 24:41de la part des orateurs,
- 24:42puisque tout a été préparé,
- 24:45mais en même temps,
- 24:46le contenu et la forme vont convenir au public.
- 24:50Et là,
- 24:50je me suis dit,
- 24:51mais qu'est-ce qu'on éloigne ça ?
- 24:52Parce que,
- 24:53je rappelle,
- 24:53avant Apple,
- 24:54j'étais dans le groupe SageM.
- 24:55Dans le groupe SageM,
- 24:56j'avais d'autres directeurs autour de moi.
- 24:59aucun n'avait été préparé à la prise de parole en public,
- 25:02à ce qu'on appelle du « media training » .
- 25:07Et je me suis dit,
- 25:07mais qu'est-ce qu'on est loin de ça en France ?
- 25:09Et puis j'ai mis mon petit chapeau là-dessus,
- 25:11parce que je n'avais pas l'intention non plus de faire des conférences,
- 25:13toujours à ce moment-là,
- 25:15j'étais observateur à ce moment-là.
- 25:17Oui,
- 25:17mais ça faisait partie du job.
- 25:19Ça faisait partie du job.
- 25:20Alors,
- 25:20ça ne faisait pas partie de mon job chez Apple,
- 25:21par contre,
- 25:22mais ça faisait partie du job d'un entrepreneur.
- 25:25Et chez Sony,
- 25:27j'ai eu l'occasion de prendre la parole plusieurs fois.
- 25:31Mais là,
- 25:31évidemment,
- 25:32connaissant le sujet,
- 25:33j'ai fait ça de manière différente.
- 25:35Ça allait beaucoup mieux.
- 25:36Et chez Neopos,
- 25:36c'est pareil.
- 25:37Ça allait,
- 25:39on va dire,
- 25:39de plus en plus dans des meilleures conditions pour moi pour parler en public.
- 25:44Et c'est chez Neopos que j'ai rencontré les premiers conférenciers professionnels.
- 25:48Oui.
- 25:49Alors,
- 25:50j'ai envie de revenir au livre.
- 25:52Le livre se lit comme un roman.
- 25:54C'est super intéressant parce qu'au fait,
- 25:56c'est un récit.
- 25:57C'est peut-être pas le récit du début jusqu'à la fin,
- 26:01même si on a votre histoire au fait qui se déroule quand même tout le long des paragraphes,
- 26:05mais on a aussi le vécu de quelques autres personnes célèbres et moins célèbres.
- 26:10Et j'ai envie de dire qu'au départ,
- 26:13on sent tout de suite la fibre de l'innovateur qui sommeille en vous parce que ça démarre.
- 26:19par votre enfance.
- 26:21À l'âge de 13 ans déjà,
- 26:24vous avez,
- 26:24malgré vous,
- 26:25et sans le vouloir,
- 26:26dans l'urgence et dans un instinct de survie,
- 26:29dû innover pour trouver le moyen,
- 26:33dans un voyage linguistique,
- 26:34de trouver le moyen d'avoir des sous,
- 26:36alors que juste sur un malentendu,
- 26:39vos parents n'ont pas donné suffisamment d'argent pour que vous puissiez vivre les trois semaines du voyage linguistique.
- 26:45La deuxième fois,
- 26:47c'était pas par survie mais plutôt par
- 26:49curiosité parce que l'esprit d'entrepreneuriat commençait déjà à l'âge de 16 ans à prendre et c'est par là que vous commencez à parler d'innovation parce que c'est un état d'esprit que
- 27:04vous allez muscler tout le long de votre vie et là le livre va nous donner les outils concrets pour pouvoir suivre le cheminement et pouvoir à notre tour qu'en soit une personne
- 27:17à titre individuel dans sa vie perso ou à titre professionnel,
- 27:23se sentir l'âme d'un innovateur.
- 27:25Mais pour ça,
- 27:26il faut déjà qu'on clarifie c'est quoi l'innovation.
- 27:29Parce que quand on parle innovation,
- 27:31on mélange tout de suite ça avec la création,
- 27:35avec l'invention.
- 27:36Et moi,
- 27:37j'ai envie que vous puissiez nous expliquer un petit peu tout ce qui est brevet d'invention,
- 27:42tout ce qui est secret commercial,
- 27:43droit d'auteur,
- 27:44tout ça.
- 27:45ces choses-là qu'on confond ?
- 27:47La plupart des personnes vont confondre effectivement la créativité,
- 27:52l'invention,
- 27:53l'innovation,
- 27:55effectivement comment les brevets viennent s'intégrer là-dedans.
- 27:57Alors la créativité,
- 27:58c'est simplement de trouver des solutions nouvelles à un problème éventuellement,
- 28:04mais aussi de créer quelque chose de complètement nouveau.
- 28:06Ça peut être même de la peinture,
- 28:08ça peut être écrire un roman,
- 28:11et ça peut être...
- 28:13écrire des textes,
- 28:14ça peut être sculpté.
- 28:17Donc tout ça,
- 28:18ça fait partie du domaine de la créativité.
- 28:20L'invention,
- 28:22qui peut être issue de la créativité,
- 28:24c'est quelque chose qu'on va considérer comme étant un procédé nouveau,
- 28:28en règle générale,
- 28:30qui n'a jamais été fait avant.
- 28:31Donc on va distinguer l'invention de la créativité,
- 28:34parce que vous pouvez avoir plusieurs personnes qui sont créatives et qui vont arriver à peu près à des choses un peu équivalentes,
- 28:40on va dire.
- 28:42une sculpture,
- 28:42c'est une sculpture,
- 28:44ce n'est pas une invention,
- 28:45une sculpture.
- 28:46D'accord ?
- 28:47Par contre,
- 28:48l'invention,
- 28:48quelque chose de vraiment nouveau,
- 28:50c'est quelque chose qu'on peut protéger par un brevet.
- 28:53Donc,
- 28:53on peut,
- 28:54pour dire,
- 28:55on a,
- 28:56j'ai fait quelque chose de nouveau et je veux le faire savoir et je veux éventuellement me protéger avec un brevet.
- 29:03Mais on peut aussi décider de le garder pour soi,
- 29:05ce qu'on appelle un secret commercial,
- 29:08parce qu'on n'a pas envie d'exposer nos
- 29:11nos petits secrets.
- 29:12Il se trouve que le brevet,
- 29:13en fait,
- 29:14on expose la manière de faire les choses dans un brevet.
- 29:16Complètement.
- 29:17Ce qui veut dire que quelqu'un peut utiliser votre brevet en prenant une licence d'exploitation du brevet,
- 29:22mais peut aussi copier sans prendre de licence d'exploitation,
- 29:25ce qu'on appelle une infraction du droit intellectuel,
- 29:32de la propriété intellectuelle,
- 29:34mais pas toujours.
- 29:34Vous pouvez très bien avoir breveté quelque chose en France,
- 29:37par exemple,
- 29:38et puis quelqu'un qui est à l'extérieur de la France,
- 29:41va regarder ce que vous avez fait et puis va dire,
- 29:44ça c'est une très bonne idée,
- 29:45tiens,
- 29:45je vais le faire dans mon pays.
- 29:46Manque de pot,
- 29:46vous n'avez pas breveté dans le pays,
- 29:48vous n'avez pas ouvert vos droits dans ce pays-là,
- 29:51vous ne pourrez rien faire.
- 29:52Parce que vous avez décrit tout ce qu'il faut faire pour accéder à votre révention.
- 29:56Donc c'est la raison pour laquelle le secret commercial est une très bonne idée aussi.
- 30:00En fait,
- 30:00le brevet,
- 30:01c'est quelque chose qui vient exposer ce que vous avez fait,
- 30:03qui vous permet de mieux vous défendre si quelqu'un vous copie.
- 30:06C'est ça.
- 30:08Parce qu'en fait,
- 30:09ça n'empêche pas quelqu'un de vous copier.
- 30:10Donc,
- 30:10en fait,
- 30:10le but,
- 30:11c'est de s'inspirer le plus possible de ce qui se passe à l'extérieur.
- 30:15Éventuellement,
- 30:16de faire ce qu'on appelle un détournement de brevet.
- 30:18C'est-à-dire qu'en fait,
- 30:20on va se débrouiller pour faire des choses légèrement différentes de manière à ce que le brevet ne soit pas applicable.
- 30:26Donc ça,
- 30:27c'est pareil,
- 30:27c'est un grand exercice des industriels.
- 30:30Et ça fait partie du jeu.
- 30:32Ça fait partie du jeu.
- 30:33Donc,
- 30:34il faut choisir quelle voie on va prendre.
- 30:37Est-ce qu'on garde les choses secrètes ?
- 30:38Où est-ce qu'on va déposer ?
- 30:39On peut aussi déposer des brevets,
- 30:40ce qu'on appelle de manière défensive,
- 30:43c'est-à-dire qu'on va arroser un domaine d'activité de plein de brevets différents,
- 30:47de manière à ce que ce soit difficile pour quelqu'un de venir sur ce domaine-là.
- 30:52Ça,
- 30:52c'est aussi une méthode qui va être utilisée par certains industriels.
- 30:59Alors,
- 30:59si on en vient maintenant à l'innovation.
- 31:01Ben oui,
- 31:01c'est celle qui nous intéresse.
- 31:03Alors,
- 31:03l'innovation,
- 31:04c'est le fait de mettre sur le marché ou de mettre en opération quelque chose de nouveau ou de très sensiblement modifié pour qu'il soit nouveau.
- 31:16Donc,
- 31:16tant qu'on n'a pas mis sur le marché ou tant qu'on n'a pas mis en opération,
- 31:20ça n'est pas une innovation,
- 31:21c'est un projet d'innovation.
- 31:23Ça peut être basé sur une invention ou sur de la créativité,
- 31:26sur un secret commercial,
- 31:27peu importe.
- 31:28Mais le critère de base,
- 31:30et c'est celui qu'on trouve dans le manuel d'Oslo,
- 31:31et c'est pour ça que j'aime bien cette définition,
- 31:33c'est la mise sur le marché ou la mise en opération.
- 31:39Et à partir de là,
- 31:40l'innovation peut fonctionner ou ne pas fonctionner.
- 31:43Tout ne fonctionne pas.
- 31:45Tout ne fonctionne pas.
- 31:45Il y a plein d'innovations qui ont été mises sur le marché qui n'ont jamais fonctionné,
- 31:48mais qui ont pu inspirer quand même d'autres entreprises ou d'autres innovateurs.
- 31:53Donc,
- 31:53si on en revient à la définition de l'innovateur,
- 31:56c'est la personne qui a permis à l'innovation d'arriver sur le marché ou d'être mise en opération.
- 32:02Donc,
- 32:02si je reprends par exemple l'exemple de Steve Jobs,
- 32:04c'était le patron de la boîte.
- 32:06Il arrivait avec des idées venant de l'extérieur et disait,
- 32:11OK,
- 32:11très bien,
- 32:12sur ce sujet-là,
- 32:13je vais donner les moyens,
- 32:14je vais mettre les équipes.
- 32:15Et donc,
- 32:17on va arriver à mettre le produit sur le marché.
- 32:19Donc,
- 32:19c'est la définition de l'innovateur.
- 32:21c'est la personne qui va...
- 32:22qui va mettre en place les conditions pour que l'innovation puisse être créée et être mise sur le marché.
- 32:28Donc moi,
- 32:29je perçois de l'action,
- 32:30je perçois de la dynamique.
- 32:32C'est-à-dire que quand vous dites,
- 32:35c'est défier le statu quo,
- 32:37c'est l'attitude typique de l'innovateur.
- 32:39C'est clair.
- 32:40À titre individuel et aussi au sein de l'équipe,
- 32:43que ce soit un groupe ou un individu.
- 32:46C'est une personne qui va réfléchir à un procédé pour défier le statu quo.
- 32:50quelque chose qui est bloqué ou rigide et qui va lui donner une dynamique dans le but de développer quelque chose.
- 32:58Alors défier le statu quo,
- 33:00c'est un point de départ que j'adore pour l'innovation parce qu'en fait,
- 33:06ça veut dire qu'on constate éventuellement un problème,
- 33:09on constate que les solutions qui existent pour ce problème ne sont pas forcément satisfaisantes ou qu'on pourrait faire mieux.
- 33:15Et c'est là qu'on vient défier le statu quo en disant,
- 33:18OK,
- 33:18on va faire les choses différemment.
- 33:20pour que ce soit non pas un petit peu mieux,
- 33:22mais beaucoup mieux.
- 33:24Mais quelquefois,
- 33:25un petit peu mieux suffit.
- 33:26Je vais expliquer pourquoi j'ai déposé la marque,
- 33:27d'ailleurs,
- 33:27parce que c'est vraiment intéressant.
- 33:29En fait,
- 33:29aujourd'hui,
- 33:30je suis conférencier professionnel et consultant aussi sur les domaines de l'innovation.
- 33:36Et en tant que conférencier,
- 33:39ma marque,
- 33:39c'est mon nom.
- 33:40Ça veut dire que le jour où j'arrête d'être conférencier,
- 33:43il n'y a rien derrière.
- 33:44Et je me suis dit...
- 33:45C'est quand même dommage parce qu'en fait,
- 33:46je suis dans la transmission,
- 33:48je suis dans l'élévation des consciences pour l'innovation.
- 33:52Qu'est-ce que je peux faire pour que ça dépasse simplement mon nom ?
- 33:55En gros,
- 33:58et là,
- 33:58je vais le dire une fois parce que normalement,
- 34:00je ne suis pas très humble,
- 34:01d'accord ?
- 34:02Mais là,
- 34:02j'ai vraiment de l'humilité en me disant,
- 34:04c'est quelque chose qui me dépasse,
- 34:06qui est plus grand que moi et je veux que ça reste.
- 34:08Et donc,
- 34:08pour que ça reste,
- 34:09il faut que ce soit un nom ou une marque qui ne soit pas associée à mon nom.
- 34:14C'est pour ça que j'ai créé ce concept d'intelligence innovationnelle et cette marque,
- 34:18de manière à ce que ça puisse me survivre,
- 34:19tout simplement.
- 34:20Ok,
- 34:21alors est-ce qu'on peut décrire ce système ?
- 34:23Oui,
- 34:23bien sûr.
- 34:23Parce que c'est un temple.
- 34:25Oui,
- 34:25c'est un temple.
- 34:26C'est un temple.
- 34:26Alors,
- 34:28c'est un temple.
- 34:28Et pour ceux qui sont habitués à la maison,
- 34:30au temple de la qualité,
- 34:32ils vont connaître un certain nombre de choses,
- 34:33en tout cas dans la structure.
- 34:35J'ai une question à vous poser d'ailleurs,
- 34:38avant qu'on passe au temple,
- 34:39sur l'intelligence innovationnelle.
- 34:41Comment vous avez découvert mon livre ?
- 34:42Eh bien,
- 34:44comment j'ai découvert le livre ?
- 34:47Il me semble que j'étais en train de chercher les différents types d'intelligence parce que je m'intéressais à l'intelligence émotionnelle,
- 34:57à l'intelligence collective.
- 34:59Et à un moment donné est apparue l'intelligence innovationnelle.
- 35:02Et donc,
- 35:03curiosité ?
- 35:03Et curiosité.
- 35:04Et donc,
- 35:05je suis allée fouiller pour savoir ce qu'il y avait dans le livre.
- 35:08Ok,
- 35:08très bien.
- 35:09Maintenant,
- 35:10parlons de l'intelligence innovationnelle.
- 35:12Alors parlons de l'intelligence innovationnelle.
- 35:14Au fait,
- 35:14il y a les outils du système innovationnel.
- 35:18Vous en décrivez plusieurs et qui m'ont passionnée,
- 35:21parce que je ne les connais pas et parce que je les découvre.
- 35:24Donc il y a d'abord l'intelligence artificielle.
- 35:26Donc l'IA déjà en soi,
- 35:28c'est un outil d'innovation.
- 35:31Et là,
- 35:32vous donnez tout un chapitre là-dessus.
- 35:34À la limite,
- 35:35on pourrait faire un podcast que là-dessus.
- 35:36Oui,
- 35:37alors en fait,
- 35:38l'intelligence innovationnelle,
- 35:40c'est un
- 35:42C'est un ensemble de...
- 35:43Alors d'abord,
- 35:44c'est une prise de conscience.
- 35:45Ça commence par là,
- 35:45une prise de conscience de comment on fonctionne et quels sont nos biais,
- 35:49nos peurs,
- 35:50et qui vont être extrêmement importants dans la réalisation de nos visions,
- 35:57de nos stratégies et de tout ce qu'on va mettre autour pour que ça fonctionne en termes d'innovation.
- 36:01Donc ça,
- 36:02c'est la première étape.
- 36:03Mais ce qui est important,
- 36:04c'est que...
- 36:05Dès l'instant où on innove,
- 36:06on va aussi se trouver face à des situations qui sont imprévues ou inconnues et qu'il va falloir gérer.
- 36:12Et la question qui va se poser pour la plupart des entreprises,
- 36:15c'est quand on voit par exemple arriver l'intelligence artificielle,
- 36:18on se dit « Ok,
- 36:19comment je vais attraper ça ?
- 36:20Comment je vais utiliser ça ? »
- 36:21Parce que quand on n'est pas à même au niveau de la technologie à comprendre ce qui se passe,
- 36:26on se trouve un petit peu comme une poule qui a trouvé un couteau.
- 36:28On ne sait pas à quoi ça sert,
- 36:32on ne sait pas ce que c'est,
- 36:33on ne sait pas comment l'utiliser.
- 36:34La poule qui a trouvé un couteau,
- 36:35je trouve que c'est un exemple qui est assez clair.
- 36:39Donc l'intelligence artificielle,
- 36:40en fait,
- 36:41on a les mêmes réactions que lorsqu'on a eu les premiers ordinateurs.
- 36:45Les gens se sont dit,
- 36:45mais qu'est-ce qu'on va faire avec ça ?
- 36:47Et vous avez forcément des résistances qui se mettent en place.
- 36:49Il y a des gens qui vont être des ambassadeurs qui vont arriver.
- 36:52L'intelligence artificielle,
- 36:53c'est pareil,
- 36:54mais ça va être vrai pour toutes les nouvelles technologies qui vont arriver,
- 36:57qui sont toutes les technologies exponentielles qui vont arriver.
- 37:00si je parle par exemple d'un plan d'un plan
- 37:03pour faire des interfaces entre le cerveau et les ordinateurs,
- 37:08encore une fois,
- 37:09la question va se poser.
- 37:10Qu'est-ce qu'on va faire avec ça ?
- 37:11Comment on va appréhender ça ?
- 37:12Donc,
- 37:13l'intelligence artificielle,
- 37:14elle doit être utilisée en utilisant les principes de l'innovation.
- 37:18Pourquoi ?
- 37:19Parce qu'elle permet,
- 37:21l'intelligence artificielle,
- 37:22de reconsidérer la manière de travailler.
- 37:24Et ça,
- 37:24c'est ce qu'on appelle de l'innovation de procédé.
- 37:27Donc,
- 37:27l'innovation de procédé,
- 37:29si on suit les principes de l'innovation,
- 37:31à savoir
- 37:32Et ce que je préconise dans le livre,
- 37:33à savoir de l'expérimentation,
- 37:35d'expérimentation rapide pour valider.
- 37:39À un certain moment,
- 37:39on va valider des projets,
- 37:40on va ensuite les déployer et on va passer en exécution.
- 37:43Ce sont les trois grandes phases,
- 37:44les trois grands projets qu'on voit aujourd'hui pour que ça fonctionne.
- 37:47Alors là,
- 37:49je vais relativement vite sur le sujet,
- 37:51mais si on veut que l'intelligence artificielle soit adoptée avec succès dans une entreprise,
- 37:56j'ai le chapitre 14 du livre qui correspond à ça,
- 38:00ça doit suivre.
- 38:01les principes de l'intelligence innovationnelle et là,
- 38:04ça va fonctionner.
- 38:06Sinon,
- 38:06on le sait,
- 38:06il y a 95%
- 38:07des projets qui vont échouer.
- 38:08Très bien.
- 38:09Bon,
- 38:09ça,
- 38:09c'est l'IA.
- 38:10Ensuite,
- 38:11vous avez décrit un certain nombre d'outils innovationnels.
- 38:16Ça commence par les 5 pourquoi.
- 38:18Ah oui,
- 38:18j'adore.
- 38:19C'est génial.
- 38:20Alors,
- 38:20ce 5 pourquoi,
- 38:22c'est un outil qui sort...
- 38:25De la toolbox.
- 38:27Oui,
- 38:27de Six Sigma.
- 38:30Déjà Six Sigma,
- 38:30moi je ne connaissais pas,
- 38:31de mon milieu,
- 38:32je ne sais pas ce que c'est.
- 38:33J'ai compris que Sigma,
- 38:34c'était l'écart-type.
- 38:35Absolument.
- 38:36Et que
- 38:37Six Sigma,
- 38:38ça veut dire que c'est un procédé tellement maîtrisé qu'il est à six écarts-types du défaut.
- 38:44C'est Motorola qui avait...
- 38:47Oui,
- 38:47tout à fait.
- 38:47Et en fait,
- 38:50tous les principes de Six Sigma on
- 38:53ont été utilisés par tous les industriels qui avaient besoin d'une très grande précision.
- 38:56Aujourd'hui,
- 38:56je suis très content que les moteurs d'avion soient conçus avec ces principes-là.
- 39:02Parce que je n'ai pas du tout envie qu'un moteur d'avion soit en défaut alors qu'on est à 36 000 pieds.
- 39:12Le problème simplement de Six Sigma,
- 39:14c'est que c'est un...
- 39:16Dans son ensemble général,
- 39:18je suis ce qu'on appelle un champion Six Sigma.
- 39:22C'est une qualification pour les gens qui ont été entraînés.
- 39:25Il se trouve que Six Sigma,
- 39:26qui a été employé par...
- 39:27C'était une grande mode chez tous les industriels à un moment.
- 39:31Ça a un défaut,
- 39:31c'est que ça tue l'innovation.
- 39:32C'est ça,
- 39:32c'est parce que c'est rigide un peu.
- 39:34En fait,
- 39:34on est dans l'amélioration continue sur quelque chose qu'on connaît déjà.
- 39:38Et donc,
- 39:38on va chercher les défauts de manière très précise avec un certain nombre d'outils.
- 39:45Il se trouve que l'outil 5 Pourquoi est utilisé aussi dans la toolbox.
- 39:49mais
- 39:51Si on extrait les bons outils de la toolbox,
- 39:53on peut s'en servir pour l'innovation.
- 39:55C'est ça.
- 39:55Donc,
- 39:56vous,
- 39:56vous avez extrait les cinq pourquoi.
- 39:59Et c'est génial parce que ça marche dans plein de domaines.
- 40:02Ça marche même dans le personnel.
- 40:05Oui.
- 40:05En fait,
- 40:06on peut aussi bien débuguer un problème informatique qu'un problème existant n'importe où,
- 40:11mais aussi un problème dans les relations entre individus.
- 40:16mais aussi même dans ses propres réactions.
- 40:18Si je comprends bien,
- 40:19c'est-à-dire que se poser cinq pourquoi et affiner la profondeur de la réponse fait qu'on a constaté qu'au bout du cinquième pourquoi,
- 40:31c'était une règle statistique qui faisait au bout de la cinquième réponse à la question,
- 40:38on avait en s'approcher de la cause-source.
- 40:41Oui,
- 40:41en fait,
- 40:42moi ce que j'ai constaté,
- 40:43c'est que que...
- 40:45Au cinquième,
- 40:45pourquoi au plus tard,
- 40:46on avait déjà trouvé la cause-source ?
- 40:48Mais là,
- 40:48par exemple,
- 40:49je vous ai donné un exemple,
- 40:50on est arrivé à trouver la cause-source au troisième niveau.
- 40:53C'est ça.
- 40:54Donc,
- 40:54on affine les questions pour trouver la réponse.
- 40:56Et donc,
- 40:58quand on a trouvé évidemment la cause-source,
- 41:00on a la solution qui arrive de manière évidente.
- 41:02Mais alors,
- 41:03pour rester dans les outils,
- 41:06il y avait l'activation de nouvelles habitudes et c'était très,
- 41:09très intéressant parce que cette façon de voir les choses,
- 41:12elle est vraiment parlante.
- 41:14Cette équation du désir moins la friction,
- 41:18si on commence à réfléchir comme ça,
- 41:20je pense que c'est vraiment pertinent.
- 41:22Est-ce que vous pouvez me donner un exemple de cette équation désir-friction ?
- 41:27Alors oui,
- 41:27en fait,
- 41:28on peut avoir des bonnes habitudes et des mauvaises habitudes.
- 41:31L'idée,
- 41:33c'est de se débarrasser des mauvaises habitudes,
- 41:36mais pour se débarrasser des mauvaises habitudes,
- 41:38il faut le remplacer par une bonne habitude.
- 41:40En fait,
- 41:40c'est un...
- 41:41C'est le principe qu'on trouve dans tous les systèmes d'addiction,
- 41:43d'ailleurs,
- 41:43effectivement.
- 41:45Donc,
- 41:46typiquement,
- 41:46par exemple,
- 41:48il y a deux choses à faire.
- 41:49D'une part,
- 41:50il faut réduire l'intérêt de la mauvaise habitude ou la facilité pour avoir cette mauvaise habitude.
- 41:55Et en même temps,
- 41:56il faut accroître la capacité d'avoir une bonne habitude.
- 41:59Alors,
- 41:59je vais prendre un exemple.
- 42:00Mauvaise habitude,
- 42:02quelqu'un qui fume.
- 42:03Donc,
- 42:04quelqu'un qui fume,
- 42:05ça paraît idiot,
- 42:07mais on va augmenter la difficulté pour la personne de fumer.
- 42:10Donc déjà,
- 42:11on va dire,
- 42:12ok,
- 42:12maintenant je ne fume plus à l'intérieur de la maison.
- 42:14Pourquoi ?
- 42:14Parce que ça sent de s'endrayer,
- 42:16c'est vraiment pas bon,
- 42:18tous les gens me le disent,
- 42:20ça s'imprègne dans mes vêtements,
- 42:22ça s'imprègne partout.
- 42:22Donc déjà,
- 42:25un,
- 42:25je ne fume plus dans la maison.
- 42:26Déjà,
- 42:27ça commence à limiter.
- 42:28Deuxième possibilité.
- 42:31Si j'achète un paquet de cigarettes,
- 42:34je vais le laisser le plus loin possible.
- 42:37Je vais le mettre dans un endroit absolument incroyable.
- 42:39Je ne vais pas mettre les briquets à côté.
- 42:42Je vais demander à quelqu'un qu'on cache le briquet parce que du coup,
- 42:45quand je vais vouloir fumer,
- 42:46je ne vais pas forcément trouver tout.
- 42:48Donc,
- 42:49on va augmenter les obstacles pour la mauvaise habitude.
- 42:54Maintenant,
- 42:54il faut remplacer ça par une bonne habitude.
- 42:56Imaginons que la bonne habitude,
- 42:57c'est de faire un peu d'exercice,
- 42:58de faire un peu de sport.
- 43:00Faire un peu de sport.
- 43:01Comment réduire les frictions ?
- 43:03Exactement.
- 43:03Donc,
- 43:03alors,
- 43:04en fait,
- 43:04c'est ça.
- 43:05Pour avoir,
- 43:07pour augmenter une bonne habitude,
- 43:09on va augmenter le respire et on va diminuer la friction.
- 43:12Alors,
- 43:13quelles sont les frictions que je vais diminuer pour faire plus de sport ?
- 43:16Alors que,
- 43:16par contre,
- 43:17pour...
- 43:17Oui,
- 43:17alors...
- 43:18Par exemple,
- 43:18pour faire plus de sport,
- 43:20on va toujours avoir un sac de sport qui est prêt avec toutes les affaires qui vont être à l'entrée de la maison,
- 43:27par exemple,
- 43:27à l'entrée de l'appartement,
- 43:29peu importe,
- 43:30ou carrément dans le coffre de la voiture.
- 43:34Ce qui fait que dès l'instant où on a l'opportunité,
- 43:36on le prend et on va faire du sport.
- 43:37Voilà,
- 43:38c'est ça.
- 43:38Ça,
- 43:38c'est un bon exemple.
- 43:39On bâtilite l'accès.
- 43:39Voilà.
- 43:40Un exemple d'ailleurs,
- 43:41encore une fois,
- 43:42chez Apple,
- 43:42ce que j'ai découvert qui était absolument génial,
- 43:44on avait une salle de sport qui était sponsorisée par Apple.
- 43:47qui n'était pas très loin du campus,
- 43:49où on avait des casiers et on pouvait laisser nos affaires.
- 43:54Et une fois qu'on avait fait du sport,
- 43:55on mettait nos affaires dans un espèce de petit sac à jourée.
- 43:59Elles étaient lavées,
- 44:00elles revenaient dans le casier.
- 44:02Pas des lucuzes,
- 44:03quoi.
- 44:04Donc,
- 44:04en fait,
- 44:05on n'avait pas prévu de faire du sport.
- 44:07On savait que nos affaires étaient disponibles à la salle de sport.
- 44:10On pouvait y aller quand on voulait,
- 44:11entre midi et deux,
- 44:12après le boulot,
- 44:12avant le boulot,
- 44:12peu importe.
- 44:14Et on savait que le lendemain,
- 44:15elle serait disponible encore une fois,
- 44:17lavée et séchée.
- 44:18C'est-à-dire qu'avec le même désir,
- 44:21si on réduit la friction,
- 44:23on va réussir à augmenter la réussite de cette habitude.
- 44:27Exactement.
- 44:28Donc c'est fondamental.
- 44:29Et c'est fondamental.
- 44:30Donc si vous voulez vous débarrasser de mauvaise habitude,
- 44:33augmentez la friction.
- 44:37Si vous voulez avoir une bonne habitude,
- 44:40vous allez augmenter le désir.
- 44:41et vous allez détruire les obstacles.
- 44:45C'est ça.
- 44:46Ensuite,
- 44:46il y a le concept de Kaizen.
- 44:48C'est fabuleux,
- 44:49ça.
- 44:50Allez-y,
- 44:50expliquez-le.
- 44:51Alors,
- 44:51moi,
- 44:52j'ai compris qu'il ne faut pas se donner des objectifs qui soient très hauts.
- 44:57Petit à petit,
- 44:59se donner des tâches qui soient accessibles.
- 45:03Et comme ça,
- 45:04on augmente les satisfactions,
- 45:06on multiplie les satisfactions.
- 45:08pour arriver au même objectif.
- 45:10Est-ce que c'est ça ou pas ?
- 45:12Oui,
- 45:12et en fait,
- 45:13ça a été dérivé de différentes manières.
- 45:15On trouve par exemple dans le domaine de la programmation informatique,
- 45:18c'est ce qu'on va utiliser dans tous les systèmes qu'on appelle
- 45:22Scrum, où on va avoir des objectifs qui vont être dans la journée et puis dans un sprint qui vont durer une quinzaine de jours.
- 45:30Mais l'idée,
- 45:31c'est d'avoir des itérations.
- 45:32Ce ne sont pas des itérations d'ailleurs.
- 45:35petits objectifs qui sont rapides et qu'on peut exprimer de différentes manières.
- 45:39D'ailleurs,
- 45:40vous avez probablement vu en parallèle le Kanban,
- 45:43le tabou.
- 45:46On va implémenter cette philosophie du Kaizen avec différents outils et le Kanban,
- 45:52c'est un des outils que j'utilise de manière fréquente parce qu'on voit visuellement ce qu'on a fait progresser et je trouve ça absolument génial.
- 46:01Je rappelle que c'est un...
- 46:02tableau,
- 46:03on classe les jours,
- 46:04comme ça on peut progressivement,
- 46:07chronologiquement,
- 46:09passer les tâches,
- 46:11faire avancer les tâches selon leur progrès.
- 46:15C'est ça ?
- 46:15Ce n'est pas forcément les jours,
- 46:17mais sur la gauche du tableau,
- 46:19en général,
- 46:20vous avez l'ensemble des tâches à réaliser pour un sprint.
- 46:24Ensuite,
- 46:24quand vous commencez à travailler sur une tâche,
- 46:27vous la mettez sur la colonne des tâches en progression.
- 46:29C'est ça.
- 46:30Et dès l'instant où vous avez terminé la tâche,
- 46:32vous la faites passer sur la colonne des tâches terminées.
- 46:35Et donc,
- 46:36de faire progresser un post-it ou l'équivalent d'un post-it sur un tableau virtuel d'une colonne à une autre,
- 46:44c'est une satisfaction.
- 46:45C'est ça.
- 46:46Alors,
- 46:47je rappelle juste que le temple du système innovationnel,
- 46:51il est composé par d'abord une fondation individuelle,
- 46:55ce sur quoi il faut qu'on travaille individuellement.
- 46:58pour arriver à muscler notre innovation personnelle à titre individuel.
- 47:05Ensuite,
- 47:06il y a celle de l'équipe,
- 47:08la deuxième fondation.
- 47:09Et au-dessus de ces deux fondations,
- 47:12il y a des piliers.
- 47:14Il y a six piliers qui vont soutenir le temple.
- 47:17Je ne sais pas si on aura le temps de tout dire.
- 47:19J'invite tout le monde à lire le livre parce qu'il est schématisé et structuré.
- 47:24mais j'ai envie d'évoquer quelques-uns quand même parce que c'est...
- 47:28C'est trop,
- 47:29je ne peux pas,
- 47:29je ne peux pas.
- 47:30Par exemple,
- 47:31dans tout ce qui est fondation individuelle,
- 47:35ce qui est captivant,
- 47:36c'est le fait de savoir que 98%
- 47:39des enfants de moins de 5 ans sont innovants et que c'est après,
- 47:44avec l'âge avancé,
- 47:45qu'on apprend à moins l'être.
- 47:47Oui,
- 47:47c'est ça.
- 47:48Les enfants sont des génies créatifs,
- 47:50par définition.
- 47:52Et en fait,
- 47:52au fur et à mesure du formatage qu'on leur impose,
- 47:56soit dans les familles,
- 47:57soit à l'école.
- 47:59ils vont perdre cette capacité.
- 48:02Et plus on avance,
- 48:02en fait,
- 48:04dans le formatage par l'éducation,
- 48:08par les groupes auxquels on appartient,
- 48:11les groupes culturels auxquels on appartient,
- 48:13la culture d'un pays et la culture du pays est très importante aussi.
- 48:18Si je donne un exemple,
- 48:20en France,
- 48:20on dit la méthode essai-erreur.
- 48:24Oui.
- 48:24D'accord ?
- 48:25Aux États-Unis,
- 48:25on va dire test and learn.
- 48:27Expérience.
- 48:28Test and learn,
- 48:28mais surtout,
- 48:29on apprend.
- 48:29Oui,
- 48:29c'est ça.
- 48:30D'accord ?
- 48:30Mais il n'y a pas d'erreur.
- 48:31Non,
- 48:32exactement.
- 48:33donc en fait ça change l'état d'esprit dans lequel on est
- 48:37Et lorsqu'on arrive en entreprise,
- 48:38évidemment,
- 48:39on nous demande de resuivre des procédures,
- 48:42de ne pas s'en écarter.
- 48:43Et donc,
- 48:44en fonction de la manière dont on va gérer ça,
- 48:45évidemment,
- 48:46ça peut complètement inhiber l'innovation.
- 48:48Donc,
- 48:48effectivement,
- 48:49les deux niveaux de fondation dont on parle,
- 48:51c'est surtout une prise de conscience du formatage qui nous a amené à avoir des croyances limitantes,
- 48:57des peurs ou des comportements qui vont faire qu'on va se positer d'une certaine manière par rapport à l'innovation.
- 49:03Et c'est d'autant plus important pour les dirigeants ou les top managers de comprendre ça,
- 49:07parce que ce sont eux qui vont définir la vision et la stratégie d'une entreprise.
- 49:11Mais ils vont la définir,
- 49:12donc c'est un des piliers.
- 49:14Étoile polaire !
- 49:15Voilà,
- 49:15ils vont la définir,
- 49:16mais basée sur leur expérience passée,
- 49:19et basée sur leurs biais divers et variés.
- 49:21Leurs inhibitions,
- 49:22leurs craintes,
- 49:23leurs peurs.
- 49:24D'ailleurs,
- 49:24la peur,
- 49:25vous en parlez comme la force majeure qui fait obstacle à l'innovation.
- 49:30La peur...
- 49:30Vous avez des nombres de peurs,
- 49:31c'est incroyable.
- 49:32La peur de prendre des décisions,
- 49:33qui est absolument extraordinaire aussi.
- 49:34La paralysie.
- 49:35La paralysie,
- 49:36tout à fait.
- 49:36Décisionnelle.
- 49:36La paralysie par analyse.
- 49:38Il y a tellement de sujets qui sont incroyables à comprendre.
- 49:42Parce qu'une fois qu'on a compris ça,
- 49:44on se dit,
- 49:44OK,
- 49:45oui,
- 49:46ça,
- 49:46ça me correspond.
- 49:48Ça,
- 49:48ça me correspond.
- 49:48Qu'est-ce que je vais faire avec ça ?
- 49:51En fait,
- 49:51on est tous biaisés,
- 49:52on le sait.
- 49:53Et le fait d'être...
- 49:54Ça ne veut pas dire qu'on va être non biaisés,
- 49:56parce que c'est impossible d'être non biaisés,
- 49:58mais d'avoir conscience.
- 50:00de nos biais,
- 50:01ça nous permet de prendre des décisions différentes et de lutter contre ces heuristiques,
- 50:06ces décisions rapides qu'on va prendre qui vont quelquefois à l'encontre du bon sens.
- 50:12Dans le pilier équipe,
- 50:15vous parlez justement du pilier de la vision,
- 50:20c'est-à-dire que le leader doit avoir le sens et la direction à montrer à l'équipe et pour pouvoir donner le là et la dynamique.
- 50:28quoi.
- 50:29En fait,
- 50:29ce qui se passe,
- 50:30c'est que si vous avez une vision qui est claire pour l'entreprise et que vous dites,
- 50:35dans l'entreprise,
- 50:36il faut aussi qu'on innove,
- 50:37il faut qu'on innove dans la direction de la vision.
- 50:40Si on n'innove pas dans la direction de la vision,
- 50:42c'est juste de la perte de temps,
- 50:43c'est du gâchis,
- 50:45c'est de la...
- 50:47Oui,
- 50:47du gâchis de ressources,
- 50:48tout simplement.
- 50:49Donc,
- 50:51la vision doit être claire.
- 50:52Si elle est mal communiquée,
- 50:53eh bien,
- 50:53évidemment,
- 50:53les gens vont faire n'importe quoi.
- 50:54Oui.
- 50:55Alors,
- 50:56il y a un chapitre qui m'a passionnée,
- 50:57c'est celui de la com.
- 50:59j'ai tout adoré et puis j'ai envie de partager je ne peux pas je ne peux pas m'en empêcher c'est là vous parlez du pilier de la communication la communication c'est un muscle ça se travaille c'est la communication et en fait c'est lié à la prise de décision puisqu'en fait c'est
- 51:14deux sujets qui vont ensemble et de pair et d'ailleurs j'ai un exemple absolument extraordinaire à ce sujet là pour montrer que c'est justement pas seulement dans le domaine de l'innovation professionnelle
- 51:29J'étais à une réunion de copropriétaires très récemment.
- 51:32Et une des copropriétaires voulait absolument que l'Assemblée générale des copropriétaires vote la capacité d'avoir des logements Airbnb dans l'immeuble.
- 51:43Et donc ça avait été mis à l'ordre du jour.
- 51:46Et quand l'ordre du jour arrive à ce point-là,
- 51:48elle se lève et elle commence à expliquer de manière agressive pourquoi c'était important pour elle.
- 51:54Et le vote n'a pas été positif pour elle.
- 51:56Il n'a pas été positif.
- 51:57Et je lui dis après,
- 51:58mais écoute,
- 51:59ce que tu as fait là,
- 52:01c'était le meilleur moyen d'échouer.
- 52:04Il fallait utiliser un procédé,
- 52:05ce qui s'appelle le Nemawashi.
- 52:06Voilà,
- 52:07celui-là.
- 52:07Voilà,
- 52:08celui-là.
- 52:09Le Nemawashi,
- 52:09à savoir parler à l'ensemble des copropriétaires,
- 52:12mais de manière isolée,
- 52:13pour savoir s'ils étaient pour ou contre,
- 52:15s'ils étaient contre,
- 52:16pourquoi ils étaient contre,
- 52:17de manière à ce que vous compreniez pourquoi.
- 52:20Alors là,
- 52:20on en revient encore une fois,
- 52:22éventuellement,
- 52:22à l'utilisation des cinq pourquoi.
- 52:24mais pour...
- 52:26aller chercher les raisons profondes de manière à pouvoir leur expliquer parce que la plupart des raisons profondes sont liées à des émotions des autres copropriétaires qui ont peur tout simplement d'avoir des gens étrangers qui arrivent dans l'immeuble et il y a plein de solutions à amener mais
- 52:43si on n'est pas capable de savoir pour chacun des copropriétaires ce qui se passe,
- 52:47on va se retrouver dans une situation où la prise de décision va être...
- 52:52on va refuser parce que Merci.
- 52:54On n'a pas compris,
- 52:55on se sent pas respecté,
- 52:57voire on se sent agressé.
- 52:57Et vous expliquez,
- 53:00au fait,
- 53:00la dynamique d'une proposition.
- 53:03Au départ,
- 53:04c'est le refus complet.
- 53:06Oui,
- 53:06alors en fait,
- 53:08je fais une expérience qui est absolument incroyable dans mes conférences,
- 53:11d'ailleurs,
- 53:11sur le sujet.
- 53:12C'est une expérience,
- 53:14une expérimentation,
- 53:15pardon,
- 53:16que je fais d'ailleurs en fin de conférence pour expliquer l'importance de la communication.
- 53:19En fait,
- 53:20ce qui se passe,
- 53:20c'est que...
- 53:21Si on communique mal pour proposer une idée,
- 53:24en fait,
- 53:24c'est le sujet du chapitre,
- 53:28mais en même temps,
- 53:29ça s'applique absolument à toutes les prises de décision où il y a des groupes qui doivent décider.
- 53:33Si vous exprimez mal votre idée,
- 53:36et que le cerveau des personnes qui écoutent,
- 53:39qui doivent prendre la décision,
- 53:42est confus parce que c'est mal présenté,
- 53:45le projet n'existait pas avant,
- 53:46et on va avoir ce qu'on appelle le biais de statu quo.
- 53:48C'est-à-dire que les personnes vont rester sur leur décision passée,
- 53:52à savoir,
- 53:52le projet n'existait pas avant,
- 53:53il n'existera pas,
- 53:54parce qu'on n'a pas tout à fait compris,
- 53:56tout simplement.
- 53:57Donc,
- 53:58si on veut proposer une idée d'innovation,
- 54:00il faut arriver avec des arguments béton,
- 54:02c'est pour ça qu'on fait des pitches,
- 54:03c'est pour ça qu'on fait des expérimentations pour valider les idées,
- 54:07et qu'on va présenter ça de manière solide,
- 54:10éventuellement en utilisant des émotions,
- 54:12pour que ça fonctionne.
- 54:13Donc il y a tout,
- 54:14dans ce chapitre-là,
- 54:15j'explique toutes les...
- 54:17Une méthode absolument clé de manière à communiquer clairement,
- 54:22alors aussi bien proposer une idée,
- 54:24mais aussi pour un dirigeant,
- 54:26pour expliquer la direction dans laquelle on va au niveau d'entreprise.
- 54:30Clarifier pour rendre les choses...
- 54:31Pour engager les équipes.
- 54:32C'est ça.
- 54:32Si vous voulez engager les équipes...
- 54:33Le syndrome de la loi de Hick,
- 54:35c'est ça la paralysie décisionnelle.
- 54:38C'est quand les gens ont l'impression d'avoir la proposition 1,
- 54:41la proposition 2,
- 54:42la proposition...
- 54:42Prod'option.
- 54:43Prod'option,
- 54:43tu l'options.
- 54:44On ne choisit pas.
- 54:46Par contre,
- 54:46quand on utilise la pyramide de Minto,
- 54:49quand on structure le message d'abord clair avec les raisons et puis des exemples concrets,
- 54:59on aide les gens à aller vers…
- 55:03Oui,
- 55:03alors en fait,
- 55:04j'expose différentes méthodes pour la communication qui sont soit diffusées dans le temps avec le Nemawashi.
- 55:11Alors,
- 55:11Nemawashi,
- 55:11je rappelle,
- 55:12c'est une méthode japonaise.
- 55:14qui fait qu'on va aller voir chacun des décideurs de manière isolée pour expliquer le projet,
- 55:19savoir s'ils sont pour,
- 55:20s'ils sont contre et pourquoi,
- 55:22de manière à travailler le projet,
- 55:24ce qui fait que le moment où on va arriver devant la réunion de décision,
- 55:27on a en gros acquis l'accord de tout le monde parce qu'on a travaillé tout le monde de manière isolée.
- 55:33Donc ça,
- 55:34c'est vraiment une méthode japonaise qui est pure,
- 55:38qui fonctionne dans toutes les cultures d'ailleurs.
- 55:41C'est avec,
- 55:43on va dire,
- 55:43des nuances dans certaines cultures,
- 55:45mais en gros,
- 55:46ça fonctionne bien.
- 55:47Donc ça,
- 55:47c'est quelque chose qui s'étale dans le temps,
- 55:49qui permet d'arriver à une prise de décision à certains moments.
- 55:52Maintenant,
- 55:52j'ajoute à ça effectivement la méthode de la pyramide de Minto.
- 55:55Alors de Minto,
- 55:56c'est de Barbara Minto,
- 55:58qui est une ancienne consultante de McKinsey,
- 56:00qui a mis au point ce système-là.
- 56:02Encore une fois,
- 56:02qui marche dans toutes les cultures.
- 56:04Extrêmement important,
- 56:05puisque ça fait appel à la manière dont notre cerveau
- 56:09intègre l'information avec deux méthodes de fond.
- 56:15Je ne vais pas développer ça parce que là,
- 56:17on va y passer des heures.
- 56:19Et je rajoute une autre méthode,
- 56:20évidemment,
- 56:23qui est du storytelling.
- 56:26Et puisque ça,
- 56:26c'est un côté qui est important,
- 56:28le storytelling,
- 56:29on sait que depuis le début des temps...
- 56:33les histoires viennent accrocher les gens.
- 56:35Donc,
- 56:36si on présente le storytelling,
- 56:37encore une fois,
- 56:38d'une certaine manière,
- 56:39avec le voyage du héros,
- 56:40le voyage du héros étant le mécanisme de base qui est utilisé un petit peu partout aujourd'hui.
- 56:45C'est l'expérience,
- 56:45parce que vous avez dit qu'il fallait proposer à Chad Gipiti.
- 56:49Oui,
- 56:49vous avez fait expérience.
- 56:50C'est absolument incroyable.
- 56:52Oui.
- 56:54Vraiment,
- 56:54l'intelligence artificielle permet de restructurer un récit sous forme du voyage du héros.
- 57:00Du voyage du héros,
- 57:01tout à fait.
- 57:01Et donc là,
- 57:02vous avez cette capacité d'embarquer les gens avec une histoire en rajoutant des éléments qui sont structurés à la mode pyramide de Binto.
- 57:10Et si vous faites ça dans le cadre d'un emawashi...
- 57:15J'invite tous les auditeurs à lire le livre parce que là,
- 57:18on a dit tellement d'outils et il n'y a pas le temps de tout développer.
- 57:22C'est vraiment absolument passionnant.
- 57:24Chaque outil est vraiment...
- 57:26pertinents et ce qui est incroyable,
- 57:27c'est qu'à chaque fois qu'on en lit un,
- 57:29on se dit « mais waouh,
- 57:31c'est vrai,
- 57:31c'est vraiment pertinent et c'est vraiment intéressant » .
- 57:35Donc,
- 57:36oui,
- 57:36la communication,
- 57:37c'est un pilier.
- 57:38J'aimerais prendre une seconde pour parler du pilier talent et sentiment.
- 57:44Et le rapport d'étonnement,
- 57:45en une minute,
- 57:46parce que j'ai trouvé ça extrêmement intéressant,
- 57:50dans le sens où on fait...
- 57:52Très peu ça quand on recrute des collaborateurs,
- 57:56alors que c'est tellement intéressant et je vous laisse le décrire.
- 58:02D'accord.
- 58:03Alors,
- 58:05le sentiment,
- 58:06je vais parler du sentiment et du rapport d'étonnement.
- 58:07On va commencer par le rapport d'étonnement très rapidement.
- 58:09Le rapport d'étonnement,
- 58:10c'est lorsque vous embauchez un nouveau collaborateur,
- 58:15vous allez lui demander...
- 58:17Une fois qu'il est arrivé,
- 58:19et en général,
- 58:20on peut faire ça une semaine après son arrivée et recommencer un mois après et trois mois après.
- 58:24Donc,
- 58:25évidemment,
- 58:26c'est le choix des ressources humaines de faire ça.
- 58:28Ou du patron du collaborateur en question,
- 58:31c'est de lui demander,
- 58:32écoute,
- 58:32qu'est-ce que tu as constaté chez nous qui est différent de ce que tu as vu ailleurs ?
- 58:37C'est le premier élément.
- 58:38Est-ce que tu as constaté des choses qui ne fonctionnent pas chez nous,
- 58:40qui devraient fonctionner ?
- 58:42Parce que nous,
- 58:42on est tellement habitués à ce que ça fonctionne comme ça qu'on ne se rend plus compte.
- 58:47Ça,
- 58:47c'est le problème lorsqu'on travaille depuis un certain temps dans une entreprise.
- 58:50On est tellement formaté par les processus de l'entreprise qu'on ne se rend pas compte des choses qui ne marchent pas et qui devraient marcher.
- 58:57Et justement,
- 58:57d'où le défi du statu quo dont on parlait tout à l'heure.
- 59:00et avoir l'avis de quelqu'un qui arrive tout frais de l'extérieur,
- 59:05ça peut créer ce contraste
- 59:07qui va faire,
- 59:07qui va parler,
- 59:08il va dire,
- 59:08oui,
- 59:08bah oui,
- 59:08là,
- 59:08j'ai constaté dans le onboarding,
- 59:10par exemple,
- 59:11je vous dis des exemples,
- 59:14mon PC n'était pas configuré,
- 59:15j'ai dû attendre trois jours pour qu'il soit configuré,
- 59:18pour avoir accédé à mes messageries,
- 59:20franchement,
- 59:21dans la boîte précédente,
- 59:22je suis arrivé,
- 59:22tout fonctionnait,
- 59:23quoi.
- 59:24Donc,
- 59:24là,
- 59:25c'est un signal,
- 59:26d'accord ?
- 59:26C'est un signal où...
- 59:29on sait qu'il y a quelque chose à faire,
- 59:30à régler.
- 59:31Un mois après,
- 59:31il peut dire,
- 59:33vous savez,
- 59:33dans la boîte dans laquelle j'étais avant,
- 59:35j'utilisais ma carte de crédit,
- 59:37je faisais une note de frais pour tous les outils que je voulais utiliser.
- 59:40Et puis,
- 59:41ici,
- 59:42il faut que je passe par le service achat.
- 59:43Ça prend trois mois.
- 59:44Mais ce n'est pas possible.
- 59:46Mais ça ralentit tout le monde.
- 59:47C'est la friction qu'il faut réduire.
- 59:49Exactement.
- 59:49Donc,
- 59:49en fait,
- 59:50ça permet de détecter des frictions.
- 59:52Mais parallèlement,
- 59:53il peut dire,
- 59:53écoutez,
- 59:54là,
- 59:54il y a un truc génial que vous avez fait.
- 59:56Je n'avais jamais vu ça avant.
- 59:58et il faut que je vous le dise parce que c'est vraiment un élément clé pour attirer les gens.
- 1:00:02Donc en fait,
- 1:00:03c'est aussi bien dans le positif que dans le challenge des habitudes d'une entreprise et ça,
- 1:00:09ce rapport d'étonnement,
- 1:00:11c'est quelque chose qui pour moi est un outil fabuleux parce que lorsqu'on fait venir de l'ADN extérieur de l'entreprise,
- 1:00:16qu'est-ce qui se passe ?
- 1:00:17En fait,
- 1:00:18l'entreprise,
- 1:00:19elle a un système immunitaire aussi.
- 1:00:21C'est un système vivant.
- 1:00:24C'est un système immunitaire et lorsqu'on arrive avec un greffon,
- 1:00:29soit le greffon va,
- 1:00:30par ses idées et son influence,
- 1:00:36faire que le système immunitaire va évoluer en prenant les choses en bien qui sont proposées par le greffon,
- 1:00:44mais ce qui peut se passer aussi,
- 1:00:46c'est que le greffon soit rejeté.
- 1:00:49Et donc,
- 1:00:50le processus d'onboarding ou d'intégration vise à ce que le greffon soit intégré
- 1:00:56avec l'opportunité de faire changer le système immunitaire de l'entreprise.
- 1:01:01C'est ça,
- 1:01:02ça apporte de la dynamique fraîche et du boost au fait.
- 1:01:07Il faut en profiter,
- 1:01:09on n'en profite pas suffisamment.
- 1:01:10Exactement.
- 1:01:11Sans ce rapport d'étonnement.
- 1:01:12On pourrait parler des heures.
- 1:01:13Exactement.
- 1:01:14Alors,
- 1:01:14le sentiment,
- 1:01:15puisque vous l'avez évoqué,
- 1:01:17en fait,
- 1:01:18je me suis posé la question,
- 1:01:20comment on pouvait faire pour que les gens,
- 1:01:23pour que les...
- 1:01:24les dirigeants ou les collaborateurs ou les managers se rendent compte qu'ils ont un problème d'innovation dans l'entreprise.
- 1:01:29Et en fait,
- 1:01:29je me suis aperçu assez rapidement qu'il y avait un écart entre ce que pensaient les dirigeants et les managers et les collaborateurs sur ce qu'était l'innovation dans l'entreprise.
- 1:01:39Et là,
- 1:01:39je me suis dit,
- 1:01:39mais là,
- 1:01:39c'est une mine d'or,
- 1:01:40parce que tout écart,
- 1:01:41évidemment,
- 1:01:43de sentiments,
- 1:01:46de perceptions,
- 1:01:47c'est une mine d'or à creuser.
- 1:01:49Et donc,
- 1:01:49j'ai mis au point un certain nombre de ce qu'on appelle les assessments.
- 1:01:52qui permettent de comprendre les pertes de puissance qu'on avait sur chacun des collaborateurs.
- 1:02:01Quand je dis collaborateurs,
- 1:02:01c'est au sens large du terme,
- 1:02:02ça peut être des managers,
- 1:02:04qui ont des comportements,
- 1:02:05par exemple,
- 1:02:05à titre personnel,
- 1:02:07chez eux,
- 1:02:07où ils sont extrêmement créatifs,
- 1:02:08extrêmement inventifs,
- 1:02:09et c'est perdu dans l'entreprise.
- 1:02:11Pourquoi ?
- 1:02:12Et puis,
- 1:02:13on se rend compte aussi qu'un collaborateur dit,
- 1:02:15« Non,
- 1:02:15dans l'entreprise,
- 1:02:16on innove. »
- 1:02:16Alors que le patron dit,
- 1:02:17« Non,
- 1:02:17on n'innove pas. »
- 1:02:18Mais des fois,
- 1:02:19c'est le contraire.
- 1:02:20Pourquoi ?
- 1:02:20Et on en revient encore une fois à une analyse des pourquoi.
- 1:02:24Et du coup,
- 1:02:24on peut mettre en place un plan d'action qui va permettre de corriger,
- 1:02:27de débloquer l'innovation dans l'entreprise.
- 1:02:29Et ça,
- 1:02:30c'est quelque chose qui est important.
- 1:02:31Et on va travailler sur tous les piliers.
- 1:02:33Est-ce que la vision est correctement communiquée ?
- 1:02:37Donc,
- 1:02:38c'est à la fois la vision et la communication.
- 1:02:40Est-ce qu'on a une culture d'entreprise ?
- 1:02:41On n'en a pas parlé de la sécurité psychologique,
- 1:02:43qui est un sujet encore passionnant.
- 1:02:47Est-ce qu'on a mis en place la bonne culture dans l'entreprise,
- 1:02:49ce qui fait que les gens n'ont pas peur de communiquer leurs idées,
- 1:02:54ou ne sont pas freinés dans la communication des idées ?
- 1:02:56Est-ce qu'on applique les bonnes méthodes dans l'entreprise,
- 1:02:59ou la bonne organisation ?
- 1:03:01Donc tout ça,
- 1:03:02ce sont des éléments qui vont faire qu'on va voir si tout le monde a compris où on en est.
- 1:03:08Et si ce n'est pas le cas,
- 1:03:09on va pouvoir corriger.
- 1:03:10Alors quelquefois,
- 1:03:11les dirigeants ont fait ce qu'il fallait,
- 1:03:13mais les gens n'ont pas compris,
- 1:03:14parce que ça n'a pas été communiqué correctement.
- 1:03:16Et c'est dommage,
- 1:03:17parce que du coup,
- 1:03:18on perd une partie de la dynamique.
- 1:03:20Oui.
- 1:03:21Et là,
- 1:03:21pour moi,
- 1:03:21c'est un outil qui est fabuleux.
- 1:03:22C'est un outil pour moi qui est un outil de coaching.
- 1:03:25Alors,
- 1:03:25vous imaginez bien que quand on déploie un outil de sentiment de ce type-là sur une entreprise de plusieurs milliers de personnes,
- 1:03:35l'impact est juste énorme.
- 1:03:36Je peux imaginer.
- 1:03:37En tout cas,
- 1:03:39ce livre est incroyable.
- 1:03:41C'est une mine d'or.
- 1:03:42Sa lecture est simple.
- 1:03:44Il s'adresse à tout le monde.
- 1:03:46Je l'utilise pour ma vie perso et professionnelle.
- 1:03:49Il a changé mon regard.
- 1:03:51Je l'ai lu deux fois et croyez-moi que je le garde encore précieusement parce que...
- 1:03:55Vous me faites très plaisir.
- 1:03:56Tous les chapitres,
- 1:03:57j'ai besoin de les revoir parce que chaque chapitre me parle.
- 1:04:01Et une fois qu'on l'a lu,
- 1:04:02on peut y revenir à chapitre par chapitre.
- 1:04:06pour revoir les concepts et les choses.
- 1:04:09J'ai envie,
- 1:04:10Philippe,
- 1:04:11de vous remercier infiniment pour cette opportunité,
- 1:04:14parce que je sais que synthétiser et transmettre,
- 1:04:18ça paraît simple comme ça,
- 1:04:19parce que vous en parlez facilement,
- 1:04:21mais c'est un travail de longue haleine.
- 1:04:23C'est une grande expérience et un travail qui est très important dans l'objectif de la transmission.
- 1:04:32Et il faut le souligner.
- 1:04:34En tout cas,
- 1:04:34moi,
- 1:04:34je...
- 1:04:35Je sais le percevoir et j'en suis reconnaissante.
- 1:04:39Et je voudrais finir par une petite citation que vous avez mentionnée de Paolo Coelho,
- 1:04:46que j'ai trouvée édifiante.
- 1:04:49Il dit,
- 1:04:49si vous pensez que l'aventure est dangereuse,
- 1:04:52je vous propose d'essayer la routine,
- 1:04:55elle est mortelle.
- 1:04:57Et oui,
- 1:04:57absolument.
- 1:04:59Ça résume un peu,
- 1:05:00non ?
- 1:05:00Mais exactement,
- 1:05:01je pense que ça résume...
- 1:05:03Et ça,
- 1:05:03c'est vrai à titre professionnel comme à titre personnel,
- 1:05:06même dans les relations de couple.
- 1:05:09Et je sais qu'il y a toute une partie du livre,
- 1:05:13d'ailleurs,
- 1:05:13qui parle de ma vie personnelle,
- 1:05:15justement pour montrer que ça ne s'applique pas simplement…
- 1:05:18Parler de votre épouse,
- 1:05:19oui.
- 1:05:19Oui,
- 1:05:19absolument.
- 1:05:20Et oui,
- 1:05:22il doit y avoir une volonté d'aller explorer,
- 1:05:27d'aller s'ouvrir l'esprit en permanence,
- 1:05:31éventuellement de...
- 1:05:33de créer des passions.
- 1:05:33Moi,
- 1:05:33je sais que j'ai un...
- 1:05:34Et on partage ça avec mon épouse.
- 1:05:37C'est que des fois,
- 1:05:38on va à fond sur un sujet.
- 1:05:39Et puis,
- 1:05:40une fois qu'on est allé à fond,
- 1:05:41on dit,
- 1:05:41OK,
- 1:05:42c'est bon,
- 1:05:42ça,
- 1:05:42c'est fait.
- 1:05:42Hop,
- 1:05:43on passe à un autre sujet.
- 1:05:44En fait,
- 1:05:44on garde cette dynamique permanente.
- 1:05:46En fait,
- 1:05:47c'est une dynamique d'apprentissage permanente.
- 1:05:49Et on sait que la neuroplasticité va se développer justement à travers l'apprentissage.
- 1:05:55Moi,
- 1:05:55j'ai envie de garder un cerveau le plus jeune possible,
- 1:05:57le plus longtemps possible.
- 1:05:58Et je sais que ça fait partie des éléments qui vont m'aider à faire ça.
- 1:06:02Et puis en plus,
- 1:06:02c'est génial.
- 1:06:03J'adore apprendre.
- 1:06:04J'ai une addiction à l'apprentissage.
- 1:06:06Et là,
- 1:06:06c'est une habitude positive.
- 1:06:09Alors,
- 1:06:11où peut-on vous retrouver,
- 1:06:12Philippe ?
- 1:06:13On peut vous retrouver sur LinkedIn.
- 1:06:14Je crois que c'est l'élément.
- 1:06:16Et puis,
- 1:06:16facilement,
- 1:06:17sur philippeboulanger.com,
- 1:06:18sur mon site web,
- 1:06:19vous aurez absolument toutes les informations pour me contacter.
- 1:06:23Et bien,
- 1:06:23pour finir,
- 1:06:23je rappelle juste le titre du livre que je conseille.
- 1:06:27Innover ou agoniser,
- 1:06:28c'est vous qui voyez.
- 1:06:30Et c'est...
- 1:06:30il y a un sous-titre,
- 1:06:31je vous laisse le dire.
- 1:06:33La révélation de l'intelligence innovationnelle.
- 1:06:35Chez Dunaud.
- 1:06:36Merci Philippe Boulanger.
- 1:06:38C'était avec plaisir.
- 1:06:41Mes chers amis,
- 1:06:43en refermant cet épisode,
- 1:06:45nous comprenons un peu mieux ce qu'est l'intelligence innovationnelle.
- 1:06:50Une force qui naît en chacun de nous,
- 1:06:52mais qui se déploie pleinement lorsque nous osons coopérer,
- 1:06:57questionner nos habitudes et créer
- 1:07:00du nouveau ensemble.
- 1:07:02J'espère que cet échange avec Philippe Boulanger vous aura éclairé,
- 1:07:07inspiré,
- 1:07:08peut-être même réenchanté.
- 1:07:10Si cette conversation vous a touché autant qu'elle m'a passionné,
- 1:07:14pensez à soutenir le podcast sur Apple Podcast ou Spotify.
- 1:07:19Suivez Enquête d'accord et laissez-moi vos 5 étoiles,
- 1:07:23cela m'aide énormément.
- 1:07:25Merci pour votre écoute fidèle et à...
- 1:07:29très bientôt