Latest / En quête d' Accord - L'art d'être en lien / Investir dans sa santé et gagner en longévité par Gabriel Cian
Transcript
- 0:05Enquête d'accord,
- 0:07l'art de communiquer et d'être en lien.
- 0:14Gabriel Sian est ingénieur,
- 0:17polytechnicien et entrepreneur.
- 0:21Il est venu à la longévité par nécessité personnelle.
- 0:26Et depuis,
- 0:27il œuvre à l'organisation et à la collaboration de la biotech autour de la médecine anti-âge et régénérative.
- 0:36Nous partageons avec Gabriel nos réflexions au sujet de la médecine préventive et la longévité.
- 0:43Excellente écoute !
- 0:51Bonjour Gabriel !
- 0:53Bonjour Imane !
- 0:54Je suis très heureuse que tu sois là pour parler de médecine,
- 0:58parler de longévité et je suis d'autant plus honorée que tu viens quand même d'Aix-en-Provence.
- 1:03jusqu'à Paris,
- 1:04pour qu'on puisse prendre le temps cet après-midi de discuter d'un sujet qui te passionne,
- 1:10pour lequel tu consacres énormément de temps,
- 1:13et qui commence à m'intéresser,
- 1:15et dans lequel je commence à m'introduire progressivement pour essayer d'en comprendre les enjeux et les approches.
- 1:22Donc merci de ta présence ici à Enquête d'accord.
- 1:25Merci beaucoup Yvonne de m'accueillir ici,
- 1:27et de me donner l'occasion de parler de ce sujet qui me tient tant à cœur,
- 1:30et qui représente pour moi une mission de vie.
- 1:33Je suis ravie.
- 1:34Pour commencer,
- 1:35je pourrais te présenter et puis comme d'habitude,
- 1:39si je n'ai pas dit ce qu'il fallait ou si tu veux me compléter,
- 1:44ce serait avec grand plaisir.
- 1:46Déjà ta formation,
- 1:47tu es ingénieur et polytechnicien.
- 1:49Ensuite,
- 1:51tu as d'abord commencé par être entrepreneur et tu as construit des entreprises,
- 1:56des outils,
- 1:57des systèmes performants.
- 1:58donc entrepreneur dans la tech,
- 2:00et tu as fondé plusieurs startups.
- 2:03Comme
- 2:04GetEmail, tu m'en parleras si tu veux.
- 2:07Et tu as connu la croissance,
- 2:08la vente,
- 2:09la réussite.
- 2:10Et puis,
- 2:12plus tard,
- 2:13je ne sais pas vers quel âge,
- 2:14peut-être à la quarantaine,
- 2:16là où on commence à se poser des questions un petit peu philosophiques ou métaphysiques,
- 2:22il y a autre chose qui s'est présentée à toi,
- 2:25c'était une réflexion autour de...
- 2:28de quel capital a vraiment de l'importance.
- 2:31Et le capital temps,
- 2:33c'est imposer à toi,
- 2:35pas n'importe quel temps,
- 2:37le temps de vie en bonne santé.
- 2:40Donc là,
- 2:41je ne sais pas si tu appelleras ça une remise en question,
- 2:44mais en tout cas,
- 2:45un questionnement profond,
- 2:46probablement avec des changements familiaux,
- 2:49souvent ça arrive,
- 2:50tu me diras.
- 2:51Et donc là,
- 2:51tu changes de cap,
- 2:53tu vas créer une nouvelle entreprise.
- 2:56Je pense que ça s'appelle ICAR,
- 2:57mais j'aimerais beaucoup aussi que tu m'en parles.
- 3:00Et surtout,
- 3:01tu vas décider que tu vas te prendre en charge au niveau de ta santé et qu'avec ça,
- 3:06tu voulais accompagner celles et ceux qui veulent vivre plus longtemps,
- 3:11peut-être vivre plus longtemps,
- 3:13mais vivre plus longtemps bien,
- 3:15en bonne santé et mieux.
- 3:18Et tu as fondé la
- 3:212060 Foundation,
- 3:23la 2060 Longevity Forum.
- 3:25pour rassembler des chercheurs,
- 3:28des entrepreneurs,
- 3:29des investisseurs autour d'un même horizon,
- 3:33faire de la longévité un projet collectif.
- 3:37Et ça,
- 3:37ça me plaît énormément.
- 3:38Du coup,
- 3:39je suis très curieuse de t'entendre me dire un peu ton histoire avec tes mots.
- 3:45Est-ce que c'est ça ?
- 3:46Oui,
- 3:46tu l'as bien décrit.
- 3:48J'ai passé 20 ans dans l'entrepreneuriat,
- 3:50dans la tech,
- 3:50à monter des startups.
- 3:53de l'intelligence artificielle et du big data,
- 3:55qui était un peu ma formation.
- 3:58J'en ai vendu deux,
- 3:59la deuxième en 2021.
- 4:01A l'époque,
- 4:02j'avais 40 ans.
- 4:03C'était une très belle exit,
- 4:05un très beau succès.
- 4:07On a vendu cette société à un grand groupe américain,
- 4:09côté en bourse.
- 4:10Et ma vie a changé à ce moment-là.
- 4:14Grâce à ce changement de paradigme,
- 4:15effectivement,
- 4:17le côté financier était sécurisé pour le restant de ma vie.
- 4:22Et donc,
- 4:22ça m'a amené aussi à me poser des questions existentielles sur quel sens je voulais donner à la deuxième partie de ma vie.
- 4:27Donc,
- 4:27à 40 ans,
- 4:28on arrive à la moitié de notre vie sur une espérance de vie de 80 ans.
- 4:31Statistiquement parlant,
- 4:32c'est un petit peu ce qui nous est donné de vivre sur cette terre.
- 4:36Et donc,
- 4:37là,
- 4:37j'ai découvert effectivement la longévité.
- 4:40Et je me suis rendu compte que c'était parfaitement aligné avec mes aspirations.
- 4:45C'était le vivre le plus longtemps possible en bonne santé.
- 4:49C'était la plus audacieuse aspiration de l'humanité,
- 4:52pour ainsi dire.
- 4:54Et on arrivait dans ce point d'inflexion assez incroyable dans l'histoire de l'humanité où il y a des nouveaux traitements qui sont en train d'arriver.
- 5:02La science et la médecine ont énormément évolué.
- 5:05Et donc,
- 5:06on arrive sur ce point d'inflexion où ça devient investir et entreprendre dans le domaine de la longévité.
- 5:13devient non seulement aspirationnelle,
- 5:15mais aussi une excellente opportunité d'entreprendre et d'investir.
- 5:19Et donc je me suis dit,
- 5:22il faut que je fasse quelque chose là-dedans,
- 5:24il faut que je me positionne de manière intelligente et que je contribue à l'accélération de l'humanité dans cette direction-là.
- 5:34Et donc je pense que nous sommes la première génération d'êtres humains à pouvoir vaincre le vieillissement de notre vivant.
- 5:41Et donc c'est tout simplement quelque chose d'assez incroyable et d'unique dans l'histoire de l'humanité.
- 5:46Donc une fois que j'ai dit ça,
- 5:47il ne s'agit pas de croiser les doigts du pied en éventail et d'attendre que ça arrive,
- 5:51il faut avoir une attitude proactive et faire en sorte que cet avenir qu'on essaie de prédire,
- 5:58qu'on finisse par le créer nous-mêmes,
- 5:59où il contribue le plus possible.
- 6:01Et c'est ce que je m'évertue à faire avec la Fondation 2060 et puis tout l'écosystème autour de la longévité qui est aujourd'hui embryonnaire.
- 6:08que j'essaie d'impulser,
- 6:09que j'essaie de développer,
- 6:11à la fois en France et également en Europe et au niveau international,
- 6:14avec d'autres partenaires un peu partout dans le monde.
- 6:17Tu dis parfois que la longévité sera aussi transformatrice que l'intelligence artificielle.
- 6:24Oui,
- 6:24en fait,
- 6:24les deux sont vraiment interconnectés.
- 6:26C'est-à-dire,
- 6:26si on regarde ce qui s'est passé entre...
- 6:29la décennie qui vient de passer entre 2010 et 2020...
- 6:33La puissance de calcul a augmenté,
- 6:34a continué à augmenter de manière exponentielle et elle est arrivée à un stade qui a permis à un système comme JetGPT d'exister et d'être créé.
- 6:43Et on est aujourd'hui avec la longévité quelque part à quelques années,
- 6:47c'est mon estimation,
- 6:50de ce moment JetGPT de la longévité,
- 6:52à partir duquel l'humanité tout entière prendra conscience de ce changement de paradigme en cours et elle se mettra à investir massivement.
- 7:01dans la longévité,
- 7:01comme c'est le cas aujourd'hui pour l'intelligence artificielle.
- 7:04Donc quand on regarde l'intelligence artificielle,
- 7:05il y a eu un moment avant Chagipiti et une époque après Chagipiti.
- 7:10Et dans les prochaines années,
- 7:11dès qu'on va découvrir un premier traitement,
- 7:13et il y a déjà pas mal d'initiatives dans ce domaine,
- 7:16qui aura une preuve scientifique statistiquement représentative que ce traitement-là permet de rallonger la durée de vie des individus,
- 7:23à partir de là,
- 7:24il y aura cette espèce de raz-de-marée de prise de conscience au niveau mondial.
- 7:28qui va canaliser énormément de fonds dans ce domaine.
- 7:32Et donc l'idée,
- 7:33c'est de se positionner stratégiquement en tant qu'investisseur déjà,
- 7:37sur cette industrie,
- 7:38lorsque les valorisations sont encore raisonnables.
- 7:41Parce qu'à partir du moment où cette découverte et ce moment vont arriver,
- 7:44les valorisations vont tout simplement exploser.
- 7:46Et donc il s'agit de prendre le bon virage au bon moment.
- 7:49Pour toi,
- 7:49est-ce que CheckGPT est une révolution ?
- 7:52Parce que j'avais compris que l'intelligence artificielle existe.
- 7:56bien avant Chad Gipiti,
- 7:58et que
- 7:59Chad Gipiti est un révélateur au grand public de ce que c'est que l'intelligence artificielle.
- 8:05Est-ce qu'il y a une analogie à faire au niveau de la longévité ?
- 8:11L'analogie,
- 8:11c'est de se dire qu'il y a une découverte majeure qui permet à l'humanité de prendre conscience du pouvoir de ce progrès technologique.
- 8:22Ça s'est passé avec Chad Gipiti dans l'intelligence artificielle.
- 8:25Maintenant,
- 8:25les mêmes systèmes d'intelligence artificielle sont en train d'être appliqués à la connaissance du vivant.
- 8:30Par définition,
- 8:31le vivant est un système extrêmement complexe qu'il était difficile,
- 8:36voire même impossible de comprendre les interdépendances.
- 8:40Raison pour laquelle la médecine a toujours procédé par isolement de l'organe qui était considéré comme malade.
- 8:48Et on va essayer de traiter que cet organe-là.
- 8:53Ce n'est pas comme ça qu'on va réussir à comprendre le mécanisme dans son ensemble,
- 8:58le système dans son ensemble.
- 9:01L'intelligence artificielle permet de le faire aujourd'hui parce qu'elle permet d'appréhender les interdépendances entre les différents organes et de quelle manière est-ce que telle intervention sur tel organe va permettre d'avoir une influence sur les autres organes.
- 9:16C'est une vie vraiment holistique qui est,
- 9:17de par sa complexité,
- 9:19inaccessible pour le cerveau humain,
- 9:21même parmi les plus brillants.
- 9:23C'est pour ça qu'on a utilisé ce système de diviser pour mieux conquérir dans la santé,
- 9:28qui a très bien fonctionné pour certaines maladies,
- 9:33mais là on arrive au bout de ce paradigme-là.
- 9:35On est en train d'évoluer vers autre chose,
- 9:38donc tout ça s'est permis par cette intelligence artificielle qui va être capable,
- 9:41encore une fois,
- 9:42d'appréhender toute cette complexité-là et toutes les interdépendances.
- 9:45qui s'établissent entre les différents sous-systèmes,
- 9:48sous-ensembles d'un organisme complexe comme le corps humain.
- 9:53Et ça,
- 9:53c'est l'apport de l'IA par rapport à la longévité.
- 9:56Mais j'imagine qu'avant l'IA,
- 9:57il y avait des recherches qui étaient dans le sens de trouver les mécanismes de sa naissance,
- 10:04de vieillissement.
- 10:04Il y a quand même des découvertes majeures qui n'ont pas dépendu de l'IA.
- 10:07On est d'accord ?
- 10:08Tout à fait.
- 10:09C'est plutôt maintenant que l'IA va vraiment faire son entrée en jeu.
- 10:13et va vraiment probablement révolutionner la médecine et la compréhension du vivant tel qu'elle est aujourd'hui.
- 10:22Par contre,
- 10:22effectivement,
- 10:22il y a eu un point d'inflexion important dans la médecine autour de l'année 2010,
- 10:28lorsqu'on a découvert qu'il existait un ensemble de quatre gènes,
- 10:34OSKM,
- 10:36qui,
- 10:36lorsqu'ils étaient activés,
- 10:38permettaient à une cellule somatique,
- 10:39c'est-à-dire une cellule qui était différenciée et qui remplit une fonction
- 10:43dans le corps humain,
- 10:45de revenir à l'état de cellules souches.
- 10:47Et donc c'est assez incroyable que l'évolution ait permis d'avoir cette espèce d'interrupteur,
- 10:56ce bouton qu'on peut activer pour rajeunir la cellule.
- 11:00Et donc pour la première fois dans les années,
- 11:01encore une fois,
- 11:022010,
- 11:03alors c'est discutable parce qu'il y a eu Yamanaka,
- 11:06c'est le chercheur japonais qui a découvert ça.
- 11:08Il a eu un premier modèle en 2012.
- 11:10Effectivement,
- 11:11après quelques années près,
- 11:14le temps que les scientifiques prennent connaissance de cette recherche et qu'ils puissent la vérifier et la reproduire.
- 11:21Il s'est passé un point d'inflexion assez incroyable qui a permis au corps scientifique de se rendre compte que ce n'était pas complètement fantasque de rajeunir les cellules si on arrivait justement à activer ces quatre facteurs-là et à rajeunir une seule cellule.
- 11:36À partir de là,
- 11:37il y a eu une espèce de raz-de-marée de chercheurs et de laboratoires qui ont commencé à faire des recherches de plus en plus avancées dans le domaine.
- 11:48Aujourd'hui,
- 11:49pour la petite histoire,
- 11:49on ne sait toujours pas le faire de manière suffisamment fiable.
- 11:53Parce qu'en fait,
- 11:54lorsqu'on rajeunit une cellule,
- 11:55on ne veut pas la rajeunir au point de la retransformer en cellule souche.
- 11:59On veut la rajeunir juste ce qu'il faut pour qu'elle soit de nouveau en bonne santé.
- 12:05sans pour autant arriver au stade de cellules souches.
- 12:07Et donc,
- 12:08on sait le faire pour une cellule,
- 12:09pour quelques cellules,
- 12:11mais on ne sait pas le faire à large échelle avec des milliards de cellules.
- 12:14Avec un organe.
- 12:16Avec un organe,
- 12:16par exemple,
- 12:17et a fortiori encore moins avec l'ensemble du corps.
- 12:21Parce que le risque,
- 12:21lorsqu'on rajeunit les cellules,
- 12:23c'est l'apparition de carcinomes de cancer.
- 12:26Et donc,
- 12:26on veut contrôler de manière extrêmement précise,
- 12:29au niveau individuel de chaque cellule,
- 12:31le niveau de rajeunissement.
- 12:33Et si on va au-delà d'un certain seuil,
- 12:36effectivement,
- 12:36c'est le risque d'apparition de cancer qui prévaut.
- 12:40Et bien évidemment,
- 12:40on ne veut pas en arriver là.
- 12:41Et donc,
- 12:42comme on ne sait pas le faire de manière suffisamment fiable à large échelle,
- 12:44il y a encore beaucoup de recherches sur ce sujet-là.
- 12:48Et c'est pour ça qu'on n'a pas aujourd'hui de traitement miraculeux qu'on pourrait acheter à la pharmacie du coin pour rajeunir.
- 12:55Alors là,
- 12:55je te remercie,
- 12:56Gabriel,
- 12:56parce que tu viens de décrire le principe des cellules souches induites,
- 13:01qui font partie des axes.
- 13:03de recherche en ce qui concerne la médecine régénérative,
- 13:06mais ça ne représente qu'un seul axe de recherche.
- 13:09Il y en a tellement.
- 13:11Alors,
- 13:11comme tu le dis bien,
- 13:12ça reste au stade de recherche parce qu'on arrive à faire des choses au niveau cellulaire,
- 13:17mais on est encore loin de pouvoir les transposer dans la médecine,
- 13:22dans le tissu déjà,
- 13:24dans les organes et dans la médecine réelle.
- 13:29et il y a
- 13:31tellement de sujets en ce qui concerne les cellules régénératives et les cellules souches.
- 13:36Il y a une application qui existe déjà,
- 13:38c'est la greffe de moelle,
- 13:39par exemple.
- 13:40Si on ne prend pas les cellules qui sont induites,
- 13:42si on prend juste ce qui a été découvert sur les cellules souches,
- 13:47il y a des applications qui existent déjà,
- 13:49mais c'est encore loin.
- 13:51Mais ce que j'ai envie,
- 13:53d'abord,
- 13:53avant d'aller dans la médecine anti-âge et la médecine régénérative,
- 13:58qui est un point un peu à part,
- 14:00J'ai envie de savoir,
- 14:01toi,
- 14:02Gabriel,
- 14:03une fois que tu as eu cette prise de conscience sur ce que tu voulais faire,
- 14:07d'abord de ta propre santé et puis d'avoir utilisé cette prise de conscience dans ta vie professionnelle,
- 14:13tu as fondé ICAR.
- 14:15Explique-moi,
- 14:16c'est quoi ICAR ?
- 14:16Oui,
- 14:17tout à fait.
- 14:17Donc,
- 14:17en fait,
- 14:17pour l'histoire,
- 14:19la petite histoire,
- 14:20comment j'en arrive à la longévité ?
- 14:23en bon entrepreneur de la tech.
- 14:25Pendant des dizaines d'années,
- 14:27je dors quatre heures par nuit,
- 14:29je n'ai pas de vacances et le business avance bien au détriment de ma santé,
- 14:35mais ça,
- 14:35je ne le sais pas.
- 14:38Donc,
- 14:38j'arrive à 40 ans,
- 14:39je fais un exit et ma vie change complètement.
- 14:42Et je me dis,
- 14:43c'est le moment de faire quelques analyses,
- 14:45de rééquilibrer ma vie par rapport au temps que je passe en famille,
- 14:49avec mes enfants,
- 14:49avec ma femme,
- 14:50et ainsi de suite.
- 14:51Et donc,
- 14:51dans cette espèce de...
- 14:52de to-do list,
- 14:55de l'équilibre vie perso,
- 14:57vie pro,
- 14:58il y avait aussi des analyses de santé.
- 15:00Et donc,
- 15:01j'avais une impression moi-même d'individu en parfait état de santé,
- 15:05je n'avais aucun symptôme,
- 15:06je me sentais très bien,
- 15:07je faisais du sport,
- 15:08je n'avais jamais bu,
- 15:09je ne m'étais jamais drogué dans ma vie.
- 15:11Enfin,
- 15:11occasionnellement,
- 15:12mais je n'étais dépendant de rien de tout ça.
- 15:15Et à la suite d'analyses,
- 15:17je me rends compte que je suis pré-diabétique.
- 15:20Le pré-diabète étant une condition qui apparaît 5 à 10 ans avant le diabète de type 2,
- 15:25une condition qui est parfaitement réversible à condition d'en prendre conscience.
- 15:30Et donc je me rends compte de ça,
- 15:31c'était une grosse claque,
- 15:32et je découvre que je souffrais d'un stress chronique dont je n'étais même plus conscient,
- 15:37puisque c'était mon état de référence,
- 15:39que j'avais un gène qui s'appelle APOE,
- 15:42qui me prédisposait aux maladies neurodégénératives en fin de vie.
- 15:45Et quand je regardais mon historique familial,
- 15:49Tous mes grands-parents ont souffert de ce type de maladie-là.
- 15:53Et donc,
- 15:54j'avais une très grande prédisposition à ça.
- 15:59J'avais un état d'inflammation générale de mon corps,
- 16:01équivalent à celui d'un individu de 72 ans.
- 16:03Il y a un test qui s'appelle GlycanAge qui permet de le mesurer.
- 16:08Et donc,
- 16:08je me rends compte qu'il y avait énormément de choses qui se tramaient sous le radar,
- 16:12et que j'allais bientôt arriver dans une situation où il n'y aurait plus de chemin de retour.
- 16:17Et donc,
- 16:18il fallait vraiment que je me prenne en charge tout de suite.
- 16:20Donc,
- 16:22à partir de là,
- 16:22je commence à avoir des médecins de quartier qui me demandent,
- 16:27c'est quoi ton problème ?
- 16:28T'as mal où ?
- 16:30Je leur dis,
- 16:30je suis en parfait état de santé,
- 16:31je veux le rester le plus longtemps possible.
- 16:33Ils ne comprennent pas.
- 16:35J'en essaye un,
- 16:35deux,
- 16:36trois.
- 16:36Et puis,
- 16:37je finis par me rendre compte que tout simplement,
- 16:38la médecine préventive,
- 16:40ça n'existe pas en France,
- 16:41peut-être ailleurs dans le monde non plus,
- 16:43à part dans des livres que je lisais.
- 16:46et dans des études scientifiques qui effectivement expliquaient ce qui arrive avant le diabète et comment est-ce que la résistance à l'insuline se développe.
- 16:55Tout ça,
- 16:55ça restait à un degré extrêmement théorique et non pas pratique au niveau de l'application dans la vie de tous les jours par ces médecins.
- 17:03Et donc j'ai passé beaucoup de temps,
- 17:04ça a été un parcours du combattant pour trouver des médecins à l'étranger qui étaient capables de comprendre la médecine préventive,
- 17:10la médecine de la longévité.
- 17:12Ça a été un parcours du combattant pour avoir des analyses,
- 17:15puisque si tu n'as pas d'ordonnance en France,
- 17:17la plupart du temps,
- 17:17tu ne peux pas avoir les analyses en question.
- 17:19Tu n'as pas le droit de faire de séquençage de ton génome pour des raisons de médecine préventive,
- 17:25sauf si tu as des symptômes et un risque de maladie génétique.
- 17:29Et dans ce cas-là,
- 17:29effectivement,
- 17:30tu as la possibilité de le faire,
- 17:32mais pas dans un but de médecine de longévité,
- 17:34de médecine préventive.
- 17:36Et donc,
- 17:36je me suis rendu compte que c'était semé dans le bûche.
- 17:38Et donc,
- 17:38je me suis dit...
- 17:39toutes ces difficultés que moi j'ai réussi à franchir parce que j'ai toute ma journée à consacrer à ce type d'activité-là,
- 17:45et que d'autres entrepreneurs,
- 17:47d'autres personnes autour de moi qui ont une vie à côté de ça ne peuvent pas se permettre d'avoir,
- 17:52quelque part,
- 17:53toutes ces méthodes,
- 17:54tout ce réseau que j'ai développé,
- 17:55toutes ces connaissances,
- 17:56je vais les mettre à disposition de personnes comme moi qui veulent vivre sans temps en bonne santé et qui n'ont pas toute la disponibilité en temps et financière pour se consacrer à ce type d'objectif-là.
- 18:07Et donc c'est un peu le...
- 18:09C'est ça la genèse d'iCare,
- 18:11qui est une communauté de personnes qui veulent vivre 100 ans en bonne santé et qui se prennent en charge à travers un parcours de longévité personnalisée avec des médecins spécialisés dans la longévité,
- 18:23qui leur prescrivent les bonnes analyses,
- 18:25qui font la bonne interprétation,
- 18:27qui agrègent les données et des coachs de santé qui,
- 18:30dans la responsabilité,
- 18:32aident le patient à transposer les recommandations du médecin dans la vie de tous les jours.
- 18:36Donc aujourd'hui,
- 18:36la médecine de la longévité,
- 18:38c'est...
- 18:38Il n'y a pas de molécule miracle,
- 18:40il n'y a pas de pilule miracle,
- 18:42il n'y a pas de traitement miracle.
- 18:44C'est six niveaux d'intervention.
- 18:48Premièrement,
- 18:49des diagnostics avancés.
- 18:51Deuxièmement,
- 18:51l'activité physique.
- 18:52Troisièmement,
- 18:53l'alimentation,
- 18:54le régime alimentaire.
- 18:55Quatrièmement,
- 18:56le sommeil.
- 18:57Cinquièmement,
- 18:58la santé mentale,
- 18:58gestion du stress,
- 18:59épanouissement dans les relations,
- 19:01sens de la vie,
- 19:02d'avoir un but dans la vie,
- 19:02et ainsi de suite.
- 19:03Et en dernier lieu,
- 19:04les compléments alimentaires et les médicaments.
- 19:06Je le mets en dernier lieu parce que c'est ce qui est le moins impactant et qui souvent est mis au-dessus de la pile de mesures.
- 19:13Parce que c'est facile de se dire,
- 19:14je vais prendre une pilule et c'est bon,
- 19:16j'ai plus rien.
- 19:17Alors que les cinq premiers niveaux,
- 19:19c'est surtout du lifestyle.
- 19:21Et c'est une discipline de vie et c'est des routines.
- 19:25Et donc,
- 19:25le coach de santé est là pour orienter et accompagner le patient.
- 19:31à mettre ses habitudes de vie dans son quotidien.
- 19:36Il y a juste un petit capital génétique au départ,
- 19:39probablement qui compte pour moins de 20%,
- 19:42et puis après il y a l'épigénétique,
- 19:44et tout ce que tu as dit vient pour moduler ce capital-là,
- 19:49pour faire en sorte que ça aille dans le bon sens.
- 19:51Tout à fait,
- 19:52c'est vraiment fascinant,
- 19:53et c'est un très beau message porteur d'espoir que la nature nous transmet.
- 19:59de se dire qu'effectivement on est avec un matériel génétique,
- 20:03mais ce matériel génétique est modulé par ce qu'on appelle l'épigénétique,
- 20:06qui est un mécanisme biologique qui va inhiber certaines portions de l'ADN,
- 20:13qui fait que si vous avez certains gènes qui contiennent des anomalies,
- 20:20pour certaines molécules qui induisent certaines maladies.
- 20:23Si jamais ces portions-là d'ADN sont inhibées,
- 20:27sont silencieuses pendant toute votre vie,
- 20:29finalement,
- 20:29vous n'aurez pas ces maladies-là.
- 20:31Et finalement,
- 20:33le système qui permet d'inhiber certaines portions,
- 20:36il est directement influencé par vos habitudes de vie.
- 20:40Combien vous dormez ?
- 20:42Quelle est votre alimentation ?
- 20:44Quelle est votre activité physique ?
- 20:47quel est votre niveau de stress,
- 20:48quel est votre niveau d'épanouissement dans les relations interpersonnelles que vous établissez avec les gens autour de vous.
- 20:53C'est autant de facteurs qui influent de manière vraiment très impactante votre parcours biologique et votre évolution biologique tout au long de votre vie.
- 21:02Donc,
- 21:03tous ces axes dont tu parles sont étudiés actuellement dans la médecine anti-âge et la médecine de longévité.
- 21:11Je rappelle juste qu'au fait,
- 21:12maintenant,
- 21:12il y a un enseignement parce que tu peux
- 21:15parle de l'absence de formation médicale.
- 21:19Jusque-là,
- 21:20effectivement,
- 21:21la médecine préventive n'existait pas.
- 21:23On avait des médecins traitants,
- 21:25on a des médecins gériatres qui s'occupent des gens à partir d'un certain âge.
- 21:30Et puis,
- 21:30surtout,
- 21:31on a une médecine qui est relativement réactive,
- 21:34c'est-à-dire on reçoit les patients une fois les comorbidités et les maladies chroniques installées.
- 21:40Et à partir de là,
- 21:41on essaye de les accompagner au mieux.
- 21:43On fait bien sûr du dépistage et des dépistages de beaucoup de maladies,
- 21:49des cancers,
- 21:51du cancer du sein,
- 21:52du dépistage du cancer colorectal.
- 21:55Tout ça est extrêmement efficace en self-care.
- 21:57Maintenant,
- 21:58la médecine préventive en tant que telle commence à émerger parce qu'il y a un enjeu extrêmement majeur.
- 22:05Toi,
- 22:05tu décris parfaitement bien à l'échelle individuelle tant questionnement qu'il t'a.
- 22:13qui t'a poussé au fait à accompagner d'autres personnes dans cette recherche-là.
- 22:17Moi,
- 22:17en tant que soignant et que médecin du terrain,
- 22:20j'ai envie de dire qu'on est tout le temps dans une médecine réactive.
- 22:24On voit arriver des patients avec des ordonnances qui font trois pages des fois.
- 22:31On considère ça comme un échec de la médecine et de la prise en charge parce que quand on est obligé de faire
- 22:38de prescrire autant de médicaments,
- 22:40c'est qu'il y a un problème,
- 22:41c'est qu'on n'a pas anticipé leurs problèmes avant leur arrivée.
- 22:45Donc la médecine anti-âge s'enseigne,
- 22:47il y a des diplômes d'université,
- 22:49il y a des profs,
- 22:50il y a maintenant quelque chose qui s'organise autour de ça,
- 22:53simplement parce qu'il y a un enjeu majeur,
- 22:55c'est cette population qui va devenir de plus en plus âgée.
- 22:59L'espérance de vie,
- 23:00elle est de
- 23:0180 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes,
- 23:06et qui est
- 23:07complètement différente de l'espérance de vie en bonne santé.
- 23:10Et quand j'ai appris ça,
- 23:11j'ai été vraiment choquée.
- 23:1262 ans pour les femmes et peut-être 60 ans,
- 23:17ce qui laisse 20 ans d'âge où on peut passer par une certaine fragilité de l'autonomie à la dépendance.
- 23:27Maintenant,
- 23:28le sujet est vraiment politique,
- 23:30social,
- 23:32international.
- 23:33les personnes âgées...
- 23:36En
- 23:372050, on va tripler les personnes au-delà de 80 ans.
- 23:46Une personne sur cinq aura plus de 60 ans.
- 23:48C'est flippant parce que ça veut dire qu'il est possible que si on ne prend pas en charge maintenant tout de suite l'arrivée et la survenue de ces maladies-là,
- 23:58il est possible qu'on ait à gérer une dépendance et des personnes dépendantes avec des problèmes.
- 24:05de déficit moteur,
- 24:06de déficit cognitif.
- 24:08C'est un vrai enjeu.
- 24:10C'est un vrai enjeu,
- 24:11tout à fait.
- 24:11Et l'avenir pour lequel je milite,
- 24:15c'est un avenir où on vit jusqu'à
- 24:1780, 90,
- 24:19100 ans.
- 24:20100 ans,
- 24:20c'est ambitieux,
- 24:21réalisme est ambitieux.
- 24:24Et un beau jour,
- 24:25on s'endort,
- 24:26et puis le matin,
- 24:27on ne se réveille plus.
- 24:27Mais jusqu'au dernier jour,
- 24:29on a été en bonne santé.
- 24:30Je caricature,
- 24:31je pousse un peu le trait.
- 24:32Mais ce qu'on découvre quand on fait des études statistiques sur les centenaires et les super centenaires,
- 24:37c'est vraiment intéressant,
- 24:38c'est que non seulement qu'ils vivent plus longtemps que les autres,
- 24:41mais ils vivent plus longtemps en bonne santé.
- 24:43Et la période de comorbidité qui précède le décès est vraiment compressée à quelques mois,
- 24:49à quelques années,
- 24:50à l'opposé de ce que tu étais en train d'évoquer qui est de 20 ans dans la moyenne.
- 24:54Et donc l'idée c'est justement d'aller de plus en plus vers une...
- 24:59une situation où on vit autant qu'on vit,
- 25:03mais en bonne santé,
- 25:04et puis le jour où on s'en va,
- 25:06eh bien,
- 25:06un beau jour,
- 25:07on ne se réveille plus,
- 25:08et puis c'est tout.
- 25:09Et donc c'est un objectif qui est aujourd'hui...
- 25:12À notre portée demain,
- 25:13il faut s'en donner les moyens,
- 25:14il faut avoir une vraie volonté politique et investir pour changer le paradigme de la médecine,
- 25:20d'une médecine réactive et curative comme celle qu'on a aujourd'hui,
- 25:24vers une médecine préventive,
- 25:26qui est la médecine de demain.
- 25:28Je pense que de toute façon,
- 25:32cette révolution est en cours en ce moment,
- 25:34et qu'on n'a pas le choix.
- 25:36De toute façon,
- 25:37il faudra aller dans cette direction-là.
- 25:39C'est une bonne nouvelle.
- 25:40Moi,
- 25:40ce que je voudrais,
- 25:40c'est que ça se fasse le plus rapidement possible.
- 25:42Et c'est là où je pense qu'on a chacun de nous une contribution pour accélérer cette espèce de train qui a déjà pris cette direction-là et qui est en train d'avancer vers cet objectif.
- 25:52Alors,
- 25:54du coup,
- 25:54je me demande,
- 25:55est-ce que toi,
- 25:57tu penses qu'une collaboration entre le monde de la biotech,
- 26:01le monde de la recherche,
- 26:02de l'enseignement peut apporter un plus à ce développement-là ?
- 26:09puisque maintenant,
- 26:12c'est ce que tu fais.
- 26:13Oui,
- 26:13oui,
- 26:13tout à fait.
- 26:15Moi,
- 26:15mon plan d'action,
- 26:17c'est un mélange d'un plan d'action de présent et d'avenir court terme et complété d'un avenir plutôt long terme.
- 26:26Dans le présent et dans le court terme,
- 26:27ce qu'on peut faire,
- 26:28c'est la médecine préventive.
- 26:29Il y a tellement de choses à faire.
- 26:31Mettre des glucomètres aux individus pour des mesures de médecine préventive pour détecter leur glycémie.
- 26:38et voir comment elle évolue au fil des ans,
- 26:40et détecter le pré-diabète avant qu'il ne soit trop tard,
- 26:43par exemple.
- 26:44Ça,
- 26:44c'est quelque chose qu'on peut faire aujourd'hui.
- 26:45On n'a pas besoin de biotech pour ça.
- 26:47C'est déjà connu,
- 26:47on a déjà les dispositifs,
- 26:48on a déjà les connaissances,
- 26:50on a déjà les statuts statistiques dessus.
- 26:53Démocratiser et permettre de faire du séquençage génomique,
- 26:57puisque le génome,
- 26:58il représente quand même entre 20%
- 27:02et
- 27:0240% de l'évolution biologique au cours de notre vie.
- 27:07Ne pas savoir quels sont nos gènes ne nous permet pas de savoir quels sont les facteurs de risque que nous avons par rapport à certaines maladies chroniques.
- 27:14On ne peut pas mettre en place de stratégie de prévention par rapport à ces facteurs de risque principaux qui nous concernent.
- 27:20Il y a tellement de choses à faire aujourd'hui dans l'état des connaissances d'aujourd'hui qu'on n'a pas besoin de biotechnologies pour commencer à les appliquer.
- 27:30C'est ce qu'on peut faire dès aujourd'hui ou demain,
- 27:32on va dire.
- 27:33donc il faut convaincre les gouvernements.
- 27:34Français,
- 27:35mais attention,
- 27:35ce n'est pas qu'un problème français.
- 27:37C'est au niveau...
- 27:38Tous les pays occidentaux sont dans la même situation.
- 27:42Il y a deux choses à faire au niveau gouvernemental.
- 27:45C'est un,
- 27:46convaincre les gouvernements d'investir plus sur la médecine préventive,
- 27:49donc une vraie politique de santé publique qui accompagne ce changement de paradigme de la médecine réactive vers la médecine proactive et préventive.
- 27:57Et deux,
- 27:58convaincre les gouvernements d'investir plus dans la recherche fondamentale pour comprendre les mécanismes du vieillissement.
- 28:03Aujourd'hui,
- 28:03il y a...
- 28:04presque zéro euro,
- 28:07zéro ressource investie dans la recherche,
- 28:09dans les laboratoires publics pour comprendre les mécanismes du vieillissement,
- 28:12parce que tout simplement,
- 28:13le vieillissement n'est pas considéré comme une maladie.
- 28:15Et d'un point de vue légal,
- 28:18les gouvernements vont allouer des fonds publics pour lutter contre les maladies.
- 28:22Donc il y aura des fonds pour faire de la recherche contre les cancers,
- 28:26contre les maladies neurodégénératives,
- 28:28et ainsi de suite,
- 28:28mais pas contre la cause de toutes ces maladies chroniques-là.
- 28:32puisque cette cause-là n'est pas considérée comme une maladie elle-même.
- 28:35Donc c'est tout simplement un artifice juridique qui ne permet pas aujourd'hui au gouvernement d'investir des fonds publics dans la recherche.
- 28:42Donc c'est ce qu'il faut faire.
- 28:43Et donc à partir de là,
- 28:46il y a tout un plan d'action où dans le présent,
- 28:48il faut faire du lobbying pour convaincre les gouvernements d'investir plus dans la médecine préventive et dans la recherche publique.
- 28:55Et sur le plus long terme,
- 28:56il s'agit d'investir aujourd'hui dans les biotechnologies de demain.
- 28:59Et là,
- 28:59effectivement,
- 29:00on parle d'investisseurs privés,
- 29:02on parle de partenariats publics privés et on parle d'investisseurs institutionnels qui vont effectivement investir dans des technologies futuristes comme l'impression de prod'
- 29:14et d'organes.
- 29:15D'ailleurs,
- 29:15je dis futurisme,
- 29:15mais ce n'est plus tellement futuriste.
- 29:16Il y a déjà des patients qui ont été traités.
- 29:23Avec des transplantations notamment de ce type d'organes-là,
- 29:26on parle de thérapie hygiénique réversible.
- 29:29Ça existe déjà,
- 29:30il y a déjà des personnes qui se sont appliquées à elles-mêmes ce traitement-là.
- 29:34Ce n'est pas autorisé en France,
- 29:35pour de bonnes raisons,
- 29:37parce que ce n'est absolument pas validé.
- 29:39Ce n'est pas autorisé aux États-Unis non plus.
- 29:41Mais ça n'empêche pas des personnes qui ont une inversion au risque extrêmement faible et qui sont très confiants dans ces technologies-là,
- 29:48de se les appliquer parfois avec des résultats absolument impressionnants.
- 29:51Tout ça est éminemment complexe et mon rôle,
- 29:55c'est aussi de le simplifier et d'aider les gens à comprendre les deux ou trois choses qui sont les plus impactantes pour eux.
- 30:02C'est vraiment de la médecine préventive,
- 30:04mais c'est de la médecine personnalisée aussi.
- 30:06Parce qu'effectivement,
- 30:09le risque,
- 30:10c'est qu'on soit heurté par la complexité du sujet et que notre cerveau nous...
- 30:17nous pousse à repousser quelque part ce sujet,
- 30:21vu qu'en plus,
- 30:22il n'est même pas urgent,
- 30:23parce qu'on est en bonne santé,
- 30:24et par définition,
- 30:24la prévention,
- 30:25c'est prendre des mesures avant qu'il y ait un problème qui arrive.
- 30:28Donc,
- 30:28pour simplifier les choses,
- 30:29je dirais qu'aujourd'hui,
- 30:30lorsqu'on regarde le décès des personnes âgées,
- 30:34il y a quatre fléaux,
- 30:36qu'on appelle aussi chevaliers de l'apocalypse,
- 30:39pour illustrer.
- 30:40Donc,
- 30:41on décède aujourd'hui de maladies neurodégénératives.
- 30:45Alors,
- 30:45on ne décède pas,
- 30:45mais en tout cas,
- 30:46ça affecte
- 30:47considérablement la qualité de vie.
- 30:49On décède de maladies cardiovasculaires,
- 30:53de cancers,
- 30:54et puis de syndromes métaboliques.
- 30:56Alors souvent,
- 30:57on parle de syndrome métabolique parce que c'est plus large que juste le diabète de type 2,
- 31:00mais c'est un ensemble de pathologies qui sont associées les unes aux autres.
- 31:04Le syndrome du NAFLD,
- 31:06ça s'appelle,
- 31:07c'est du foie gras non alcoolique.
- 31:09C'est un théatose.
- 31:10Oui,
- 31:10c'est un théatose,
- 31:11exactement.
- 31:12Donc,
- 31:12il y a quatre grandes catégories de maladies.
- 31:15et donc la stratégie globale c'est un un
- 31:18de voir quels sont les autres facteurs de risque par rapport à chacun de ces quatre fléaux-là.
- 31:25Et un peu comme le Titanic qui doit se protéger de l'iceberg qui est le plus proche de lui,
- 31:35voir quel est cet iceberg-là pour ce qui nous concerne.
- 31:37Est-ce que le risque principal,
- 31:39c'est plutôt le cancer ou est-ce que c'est les maladies neurodégénératives ?
- 31:43Est-ce que c'est le syndrome métabolique ?
- 31:46est-ce que c'est...
- 31:47le cardiovasculaire.
- 31:49Et donc à partir de là,
- 31:50ça permet déjà d'écarter les trois autres fléaux et de se dire,
- 31:55voilà,
- 31:55je vais vraiment me concentrer sur celui qui a le plus d'importance pour moi.
- 31:58Et donc ça permet de simplifier de manière significative déjà le plan d'action.
- 32:04Et je vais parler de moi,
- 32:05parce que c'est un sujet que je connais mieux que les autres.
- 32:10Donc moi,
- 32:11mes facteurs de risque sont principalement les maladies neurodégénératives.
- 32:16Et le syndrome métabolique,
- 32:17pourquoi ?
- 32:17Parce que ma mère est diabétique de type 2,
- 32:20que j'ai un gène qui s'appelle MTHFR,
- 32:24qui a un génotype qui me prédispose à cette maladie-là,
- 32:28que lorsque je fais mes analyses de sang,
- 32:29effectivement,
- 32:30je vois un début de résistance à l'insuline et des biomarqueurs qui me montrent que c'est effectivement un facteur assez sensible pour moi.
- 32:41Et à partir de là,
- 32:42je vais mettre en place une stratégie Merci.
- 32:44de prévention qui est adaptée à mon facteur de risque.
- 32:48Parce que sinon,
- 32:48avec les centaines de recommandations que je vais devoir tout appliquer,
- 32:52c'est juste pas possible,
- 32:53t'as plus de vie si tu fais ça.
- 32:54Tout à l'heure,
- 32:55je faisais plus référence à ces myriades de compléments alimentaires,
- 32:59à ces myriades de traitements,
- 33:01lumière rouge,
- 33:02machin,
- 33:03et tels compléments,
- 33:04et zinc,
- 33:05et en fait,
- 33:06on peut rapidement être submergé de toutes ces recommandations-là,
- 33:09surtout si on regarde sur les réseaux où chacun a quelque chose à nous vendre.
- 33:13Et donc,
- 33:14oui,
- 33:14pris individuellement,
- 33:15peut-être que c'est important,
- 33:17mais à la fin,
- 33:18comment est-ce qu'on met des priorités dessus ?
- 33:20Et effectivement,
- 33:20ce que tu viens de dire,
- 33:21c'est le B.A.B.A.
- 33:23C'est ça qui est le plus important.
- 33:25Ce n'est pas des traitements futuristes,
- 33:29ce n'est pas vraiment bien manger.
- 33:30Alors,
- 33:31quand je dis bien manger,
- 33:31il faut savoir ce que ça veut dire,
- 33:33parce que ça ne peut rien vouloir dire.
- 33:35Il y a deux,
- 33:36trois choses qui s'appliquent à tout le monde,
- 33:38et puis après,
- 33:38on rentre sur le chemin de la personnalisation.
- 33:41Les deux ou trois choses qui s'appliquent à tout le monde,
- 33:42c'est moins de sucre.
- 33:43Ça,
- 33:43c'est sûr que ça te fait du bien à tout
- 33:45100% de la population.
- 33:46Je ne suis pas obligé à des degrés divers en fonction de ton métabolisme et ton génome.
- 33:52Mais en tout cas,
- 33:52ça ne peut pas te faire de mal.
- 33:54Moins d'aliments industriels.
- 33:57Transformés.
- 33:58Transformés,
- 33:59oui.
- 33:59Ça,
- 33:59100%,
- 34:00ça te fait du bien.
- 34:01Et à partir de là,
- 34:02est-ce que tu vas plutôt faire attention à avoir peu de glucides ?
- 34:08Pour moi,
- 34:09par exemple,
- 34:09c'est le cas.
- 34:10Ou est-ce que c'est plus se concentrer sur un régime hyperprotéiné ?
- 34:15Ou est-ce que tu vas faire attention à certaines graisses ?
- 34:20C'est là où on rentre sur le terrain rapidement de la personnalisation.
- 34:24Mais c'est effectivement bien manger,
- 34:26c'est essentiel.
- 34:27Après,
- 34:27encore faut-il savoir ce que ça veut dire bien manger pour chacun d'entre nous.
- 34:30L'activité physique,
- 34:31c'est pareil.
- 34:31Tu parlais de sarcopénie tout à l'heure.
- 34:34Effectivement,
- 34:34s'il y a un sujet,
- 34:35donc il y a un dispositif qui s'appelle un dexascan qui permet de savoir quelle est la masse musculaire évoluée.
- 34:40précisément comment elle évolue au fil des ans,
- 34:42voir la densité osseuse également.
- 34:45En fonction de ces mesures-là,
- 34:47on va personnaliser l'activité physique recommandée optimale,
- 34:51soit dans le sens de développer la capacité et le cardio,
- 34:55pour ceux qui ont une insuffisance de VO2max par exemple,
- 34:58qui est une mesure de la capacité du corps à consommer de l'oxygène dans des conditions d'aérobie.
- 35:06soit...
- 35:08augmenter la masse musculaire,
- 35:09soit augmenter la flexibilité et la posture,
- 35:14notamment à travers des activités comme le yoga ou le pilates.
- 35:17Et donc,
- 35:18moi,
- 35:18globalement,
- 35:19ce que je pense,
- 35:20c'est qu'il faut équilibrer toutes ces activités-là.
- 35:22Donc,
- 35:22les activités,
- 35:22je les mets dans trois catégories.
- 35:24On a les activités qui stimulent le cardio,
- 35:27course à pied,
- 35:28HIIT aussi dans une certaine mesure,
- 35:31la marche,
- 35:33le ski,
- 35:34il y a pas mal de sports qui travaillent,
- 35:36Merci.
- 35:36qui sollicite justement la cardio.
- 35:40Après,
- 35:41on a tout ce qui est musculation,
- 35:43augmenter la masse musculaire,
- 35:44la force physique.
- 35:45Et puis à côté de ça,
- 35:46on a tout ce qui concerne la santé des articulations.
- 35:49L'idée,
- 35:50c'est d'avoir un panachage de ces trois catégories d'activités-là en mettant l'accent sur celle sur laquelle on est le plus faible.
- 35:58Est-ce que tu peux me parler,
- 36:00Gabriel,
- 36:00de ce qui se passe au niveau du forum et quels sont les domaines de recherche des startups ?
- 36:08Quels sont les sujets de façon générale que tu as eus,
- 36:11par exemple,
- 36:12dans le dernier forum de 2025 ?
- 36:14Oui,
- 36:14donc ma compréhension du facteur limitant,
- 36:18principale dans cet écosystème-là,
- 36:21c'est l'investissement.
- 36:22Aujourd'hui,
- 36:23l'investissement est relativement faible par rapport à l'enjeu et par rapport aux besoins en financement d'une industrie qui nécessite des recherches très longues,
- 36:34des compétences,
- 36:35des machines,
- 36:35etc.
- 36:36Donc si on regarde au niveau mondial,
- 36:39il y a très peu d'argent public et privé qui s'oriente vers la longévité.
- 36:45Et donc j'ai fait mon cheval de bataille de ce sujet de pousser le plus possible l'investissement dans la longévité et illustrer la longévité comme la meilleure opportunité d'investissement de notre époque.
- 36:57Et donc le forum est tout simplement une illustration et un outil de visibilité et de diffusion de cette hypothèse-là dans le sens de rassembler des investisseurs qui regardent ce sujet avec beaucoup d'intérêt
- 37:12mais aussi avec beaucoup de naïveté,
- 37:14ne sachant pas exactement comment se positionner.
- 37:17Donc,
- 37:17on les fait venir,
- 37:18des family office,
- 37:21on a eu des centimillionnaires,
- 37:22on n'a pas encore eu des milliardaires,
- 37:23mais probablement,
- 37:24il y en aura cette année.
- 37:27Des investisseurs institutionnels,
- 37:30des fonds souverains,
- 37:31des business angels aussi,
- 37:32bien sûr,
- 37:35des fonds spécialisés dans la longévité,
- 37:37il y en a,
- 37:37il commence à y en avoir quelques dizaines au niveau mondial.
- 37:40Donc,
- 37:40tous ces gens-là qui viennent
- 37:41avec son Provence pour se tenir au courant des dernières recherches dans le domaine de la longévité et investir dans les startups qui ont le plus de potentiel à la fois de rupture technologique par rapport au passé dans le domaine de la longévité,
- 37:56mais aussi de retour sur investissement.
- 37:58C'est quand même des investisseurs,
- 37:59donc ce qui les intéresse,
- 38:01c'est de miser sur les technologies du futur.
- 38:03Et donc,
- 38:05je suis vraiment ravi de voir de plus en plus d'intérêt à ce sujet.
- 38:10notamment de la part d'investisseurs majeurs en France et dans le monde,
- 38:14qui commencent à regarder ça avec beaucoup d'intérêt à la fois personnel et également professionnel.
- 38:19Et donc c'est ce qu'on fait.
- 38:21Il y a aussi un volet,
- 38:23on appelle ça en anglais advocacy,
- 38:25on va dire lobbying ou communication au niveau politique,
- 38:29d'influence,
- 38:30on va dire,
- 38:30au niveau politique.
- 38:32On fait venir des leaders politiques qui portent des projets autour de la longévité,
- 38:38pour le plus grand nombre.
- 38:40pour leur expliquer quelque part et les éduquer à cette médecine préventive et à ces biotechnologies qui vont venir révolutionner la vie telle qu'on la connaît.
- 38:49Est-ce que tu peux me dire un peu quels sont les sujets des différentes startups par exemple ?
- 38:54Donne-moi des exemples.
- 38:54Oui,
- 38:55oui.
- 38:55Donc l'année dernière,
- 38:56on a eu par exemple une dame qui s'appelle Lise Parish,
- 39:00qui est venue il y a 55 ans et qui sincèrement,
- 39:03lorsqu'on la voit,
- 39:03n'en fait pas plus de 30.
- 39:06Elle a développé...
- 39:08L'une des premières à avoir développé un traitement par thérapie génique réversible qui lui permet de modifier localement son matériel génétique et d'avoir du matériel génétique externe qui
- 39:24va commencer à produire un certain nombre de protéines à l'intérieur de son corps,
- 39:28de ses cellules,
- 39:29pour compenser les effets du vieillissement.
- 39:32notamment de la folistatine qui stimule la croissance musculaire et la densité osseuse,
- 39:38qui est un vrai problème,
- 39:39la sarcopénie,
- 39:40tu en parlais,
- 39:43l'ostéopénie qui est aussi un autre sujet majeur plus on avance dans l'âge.
- 39:48Donc la thérapie génique,
- 39:51sa présentation c'était « Je suis le premier OGM humain dans l'histoire de l'humanité » .
- 39:56Je ne sais pas si c'est la toute première,
- 39:57mais en tout cas parmi les premiers,
- 39:58et les résultats sont tout à fait incroyables,
- 40:00ils sont bluffants.
- 40:01La thérapie génique est une direction qui est vraiment très proche d'une mise sur le marché quelque part,
- 40:09puisqu'il y a déjà des personnes qui subissent des traitements comme ça.
- 40:13On a ce domaine de médecine régénérative qui est un terme un peu fourre-tout pour expliquer qu'on a aujourd'hui de plus en plus la capacité à régénérer les tissus,
- 40:23soit en faisant de l'impression 3D d'organes à l'extérieur du corps,
- 40:26mais avec des cellules qui sont...
- 40:31qui sont créés à partir de cellules souches de son propre corps.
- 40:35Donc ça ne suscite aucun rejet par le système immunitaire.
- 40:39On sait faire du cartilage aujourd'hui,
- 40:42donc on va peut-être investir au travers de l'une des structures qui s'appelle le Club 2060 dans une start-up qui est au Canada et qui est la première à avoir développé une technologie qui permet de recréer du cartilage là où il n'y en a plus.
- 40:59à travers une injection de cellules souches,
- 41:02mais avec un facteur de croissance assez particulier qui permet aux cellules souches de se différencier et ensuite de se fixer sur l'articulation.
- 41:11De peau,
- 41:11on peut faire de la peau aujourd'hui.
- 41:13C'est une structure assez simple,
- 41:16la peau,
- 41:18à partir de cellules souches.
- 41:20On a même réussi à faire une impression 3D de foie,
- 41:23qui est l'un des organes les plus complexes du corps humain.
- 41:27donc vraiment la la
- 41:28promesse de traitement révolutionnaire dans l'avenir proche,
- 41:32je parle de 5-10 ans,
- 41:33est vraiment très séduisante et très réaliste.
- 41:37Qu'est-ce qu'on a également ?
- 41:41Il y a aussi cette santé digitale,
- 41:44parce qu'on est capable aujourd'hui d'accumuler de plus en plus de données biométriques,
- 41:50notre sang,
- 41:52la fréquence cardiaque,
- 41:53la variabilité cardiaque,
- 41:56le nombre de pas,
- 41:57enfin tout
- 41:57Toutes ces choses-là,
- 41:58ça représente des quantités de données qui sont de plus en plus importantes,
- 42:02qui sont aujourd'hui disparates,
- 42:04mais qui peuvent être agrégées et corrélées par rapport à nos biomarqueurs et à des analyses de sang,
- 42:12et ont dégagé des mécanismes de cause à effet,
- 42:16des effets de cause à effet,
- 42:17entre si tu dors...
- 42:19Deux heures de plus,
- 42:20voilà les avantages que tu pourras en tirer.
- 42:22Et quand on regarde dans l'historique de tes biomarqueurs et comment ton corps réagit par rapport à un surplus de sommeil,
- 42:30on est raisonnablement et statistiquement confiant de te dire que tu auras ces avantages-là et donc on peut les quantifier.
- 42:36Beaucoup de promesses,
- 42:37beaucoup d'espoir.
- 42:38Beaucoup de promesses et beaucoup d'espoir.
- 42:42Mon père,
- 42:42quand j'étais petit,
- 42:43me disait que lui,
- 42:45c'était une génération sacrifiée parce que dans les années 70 c'était
- 42:49On voyait des films de ce que serait l'avenir,
- 42:52l'année 2000,
- 42:53avec des robots,
- 42:54avec des voitures volantes,
- 42:55etc.
- 42:55Et que les années ont passé et c'est une réalité qu'il espérait n'est toujours pas au rendez-vous.
- 43:02On est en 2025,
- 43:03on n'a pas encore de conduite automatique.
- 43:05Alors il y en a un petit peu au San Francisco,
- 43:07on s'en approche.
- 43:07Mais voilà,
- 43:08le fait est que les délais ont été beaucoup plus longs que ce que les gens de la génération de mon père attendaient.
- 43:15Je pense que là,
- 43:16on est en train vraiment d'arriver à un point de bascule.
- 43:21Et tous ces changements-là,
- 43:25c'est dans notre génération qu'ils sont en train d'arriver.
- 43:28D'ailleurs,
- 43:28le robot intelligent,
- 43:29on l'a,
- 43:30il s'appelle JetGPT aujourd'hui.
- 43:32Et donc,
- 43:33je pense que c'est vraiment une époque extraordinaire qu'on est en train de vivre,
- 43:38notamment au niveau de la santé.
- 43:40Ça,
- 43:40c'est sûr,
- 43:41on a beaucoup d'espoir.
- 43:43La technologie et puis la recherche et les nouvelles technologies vont ouvrir des horizons.
- 43:49On ne peut pas ne pas penser un peu au corollaire de ça.
- 43:53On a des inquiétudes,
- 43:54il y a notre humanité qui est aussi en jeu.
- 43:57Toutes les technologies ont dépendu un petit peu de ce que l'homme en a fait et de l'usage qu'on va en faire.
- 44:04Impossible de ne pas évoquer l'éthique.
- 44:06est-ce qu'il y a une réflexion philosophique et éthique sur toute
- 44:12ces choses-là en sachant que il y a toujours un petit côté asynchrone entre la vitesse des biotech et la vitesse de la réflexion humaine.
- 44:23Ça va toujours très vite avant qu'on commence à se dire est-ce que c'est bien pour nous,
- 44:26est-ce que c'est pas bien pour nous.
- 44:29Je pense qu'on a besoin de la technologie pour vivre.
- 44:32Maintenant,
- 44:33je pense qu'aussi,
- 44:34il faut qu'on se pose à chaque fois parallèlement la question de l'usage qu'on va en faire et rester vigilant sur les travers qui peuvent et
- 44:42arriver.
- 44:42Est-ce que tu en penses,
- 44:43toi,
- 44:44Gabriel ?
- 44:46J'ai beaucoup réfléchi à ce sujet-là et j'ai aussi beaucoup discuté avec des chercheurs,
- 44:53avec des investisseurs,
- 44:54avec des hommes politiques,
- 44:57avec des personnes pratiquantes de certaines religions aussi,
- 45:01puisqu'après,
- 45:02il y a aussi une dimension spirituelle à tout ça.
- 45:07Absolument tout le monde,
- 45:08sans exception.
- 45:10est d'accord pour dire que c'est absolument vertueux et éthique d'aider l'humanité à vivre
- 45:1980 ans,
- 45:2090,
- 45:20enfin un certain temps,
- 45:22en bonne santé.
- 45:22Il n'y a pas un courant philosophique,
- 45:25il n'y a pas un philosophe,
- 45:27il n'y a pas une personne pour dire « moi j'ai envie de vivre peu de temps et en mauvaise santé » .
- 45:32Ça n'a aucun sens.
- 45:34Et donc l'idée,
- 45:36c'est de se dire que
- 45:37« moi je suis entrepreneur » .
- 45:39Je ne tire pas des plans sur la comète,
- 45:41je ne suis pas un rêveur.
- 45:42Ou si je suis un rêveur,
- 45:44je fais plutôt des rêves court terme que je peux transposer dans la réalité de mon vivant.
- 45:50Et donc le sujet qui me concerne au jour le jour et qui me fait vivre aujourd'hui,
- 45:55c'est de me dire que j'avance le plus rapidement possible,
- 45:59je pousse l'humanité le plus rapidement possible vers une réalité qui est celle de vivre
- 46:0590 ans en bonne santé.
- 46:06Le soir,
- 46:07on se couche,
- 46:07le matin,
- 46:08on ne se réveille plus.
- 46:10qu'est-ce qui va se passer lorsqu'on va arriver là et qu'on aura la possibilité de vivre 120,
- 46:14150,
- 46:15200 ans et que probablement il y aura un risque qu'une élite puisse accéder à ces durées de vie-là et pas le reste de la population.
- 46:26Certainement,
- 46:27ce sont des sujets qui vont être d'actualité dans un certain avenir,
- 46:31plus ou moins lointain.
- 46:32Ce n'est pas ce qu'il est possible de faire aujourd'hui.
- 46:35Et donc,
- 46:35c'est un sujet qui ne me concerne pas.
- 46:37parce que trop lointain et effectivement toi et moi on peut passer un soir à prendre une soirée,
- 46:44à prendre du vin,
- 46:45à regarder le ciel et refaire le monde et se dire qu'est-ce qu'on va faire lorsqu'on va savoir qu'on vit 200-300 ans on n'en est pas là aujourd'hui donc vraiment je pense que ce qui devrait animer notre réflexion et l'orientation de notre énergie c'est comment arriver dans une situation où
- 47:03On arrive à vaincre le cancer,
- 47:04on arrive à vaincre les maladies neurodégénératives et on vit ce qui nous est donné de vivre sur cette terre,
- 47:10mais en bonne santé,
- 47:11pour que ça coûte moins à la société,
- 47:13pour que ça fasse moins souffrir les autres personnes et que nous,
- 47:16on puisse profiter de cette vie qu'on a sur cette terre.
- 47:19C'est un petit peu la philosophie que j'ai.
- 47:20Et effectivement,
- 47:21elle est incomplète dans le sens où je ne sais pas ce qui va se passer lorsqu'on sera là.
- 47:25Mais je préfère déjà qu'on soit à ce point avant de réfléchir à la prochaine étape.
- 47:31J'entends très bien,
- 47:32Gabriel.
- 47:32Mon propos n'était pas par rapport à la longévité,
- 47:35parce qu'on est d'accord sur le principe et l'enjeu.
- 47:38Je pense que tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faut se battre pour faire de la médecine préventive et augmenter la durée de vie bonne.
- 47:48Pour toutes les personnes,
- 47:51peut-être qu'on en fera partie,
- 47:52qui vont vivre plus longtemps d'ici 2050,
- 47:562060,
- 47:58comme tu le dis,
- 47:59la question est simple,
- 48:01c'est dans toutes les technologies et dans toutes les choses qu'on découvre,
- 48:07prise à part,
- 48:09pas l'ensemble,
- 48:10prise à part.
- 48:12Par exemple,
- 48:13quand je prends tout simplement l'exemple des cellules souches embryonnaires,
- 48:16Elles ont posé à un moment donné la question de l'éthique de l'utilisation des cellules souches embryonnaires.
- 48:24On peut se poser des questions à chaque niveau.
- 48:28L'idée,
- 48:28ce n'est absolument pas de retarder la recherche ni la biotechnologie,
- 48:33c'est de toujours accompagner cette recherche qui doit être là,
- 48:38présente et rapide.
- 48:40Ça,
- 48:41on en est conscient.
- 48:43Et maintenant,
- 48:44ça n'empêche pas qu'il y ait des gens dans de ces métiers qui puissent accompagner les chercheurs,
- 48:50les entrepreneurs à se poser des questions et à réfléchir.
- 48:54Chacun a un métier.
- 48:55Il y a des bio-éthiciens,
- 48:56il y a des éthiciens,
- 48:57il y a des philosophes qui peuvent participer au développement et faire participer aussi l'ensemble de la société.
- 49:07parce que la...
- 49:10L'amélioration de la vie et de la vieillesse ne concerne pas uniquement les entrepreneurs ou les médecins ou les chercheurs.
- 49:19Ça concerne chaque personne qui pourrait investir dans sa santé.
- 49:24On pourrait bien sûr inclure la société dans ce débat et chacun à son niveau.
- 49:30Tout à fait.
- 49:31Je suis tout à fait d'accord avec toi.
- 49:34On a même un volet dans la Fondation 2060.
- 49:37qu'on est en train de développer justement pour stimuler ces débats publics,
- 49:43impulser le MEDEF,
- 49:45impulser le législateur,
- 49:49impulser les différentes associations pour commencer à se poser ces questions-là,
- 49:54qui sont des questions d'actualité.
- 49:57J'ai l'impression que l'opinion publique,
- 50:00très souvent,
- 50:01est détournée de sujets vraiment impactants,
- 50:04au profit de toutes sortes de détails.
- 50:08qui finalement occultent les choses qui vont avoir le plus d'impact dans leur vie.
- 50:13Oui,
- 50:14mais je vais même abonder dans ton sens.
- 50:17Oeuvrer pour la médecine préventive aujourd'hui,
- 50:20on n'a plus le temps d'attendre,
- 50:21il faut absolument aller dans ce sens.
- 50:23La longévité est un enjeu qui est majeur.
- 50:27Majeur.
- 50:27Et on est d'accord,
- 50:29il faut aller dans ce sens.
- 50:31On ne peut pas laisser les comorbidités s'installer et faire de la médecine réactive.
- 50:35Et je pense que...
- 50:36On a l'espoir aujourd'hui que les nouvelles technologies vont vraiment aller dans ce sens.
- 50:41On le souhaite de toute façon.
- 50:43Tout à fait.
- 50:44On n'a pas d'autre choix maintenant.
- 50:46Il faut aller vite.
- 50:46Le plus vite possible,
- 50:48c'est mieux.
- 50:49Je comprends,
- 50:49Gabriel.
- 50:50Je te remercie infiniment pour ton éclairage,
- 50:53ton approche,
- 50:54ton regard.
- 50:55Voilà,
- 50:56c'est toujours intéressant d'avoir un regard qui est différent du sien,
- 51:01celui d'un entrepreneur,
- 51:02celui de quelqu'un qui œuvre d'une autre façon.
- 51:05que celle du terrain.
- 51:07La discussion était très intéressante.
- 51:09Merci de permettre à tes auditeurs de s'intéresser à ce sujet-là et espérons-le le transposer d'une manière ou d'une autre dans la vie de tous les jours.
- 51:20Je l'espère.
- 51:20Merci.
- 51:21Merci beaucoup,
- 51:22Gabriel.
- 51:22Merci,
- 51:23Manon.
- 51:23À bientôt.
- 51:28Mes chers amis,
- 51:29s'intéresser à la longévité,
- 51:32c'est porter de l'intérêt à sa santé.
- 51:35avant que les maladies s'installent.
- 51:38C'est également prévenir la dépendance potentielle des plus âgés d'entre nous.
- 51:44Si ce sujet vous intéresse,
- 51:46faites-le-moi savoir par Instagram en commentant les shorts de l'émission.
- 51:51A très bientôt !