Latest / En quête d' Accord - L'art d'être en lien / Un peu de stress aide à mieux vivre, Denys Coester nous parle de stress et longévité.
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- 0:05En quête d'accord,
- 0:07l'art de communiquer est d'être en lien.
- 0:14On parle souvent du stress comme de quelque chose à fuir.
- 0:20Et si on prenait un instant pour le regarder autrement ?
- 0:25Et si,
- 0:26parfois,
- 0:26le stress pouvait aussi nous aider à nous adapter,
- 0:30à nous renforcer,
- 0:31peut-être même à mieux vieillir ?
- 0:35Dans cet épisode,
- 0:36je vous propose d'explorer cette nuance,
- 0:40le stress qui fatigue et celui qui soutient le vivant.
- 0:46Bienvenue dans Enquête d'accord,
- 0:48je vous souhaite une excellente écoute.
- 0:56Bonjour Denis !
- 0:57Bonjour Emman !
- 0:58C'est un énorme plaisir de te recevoir.
- 1:00Je suis ravi d'être avec toi.
- 1:02Et je te remercie d'avoir fait de la place dans ton temps et ton emploi du temps,
- 1:07ton agenda si compressé pour venir papoter avec moi et parler de sujets qui nous intéressent tous les deux parce qu'on pratique le même métier.
- 1:16Tout à fait.
- 1:17C'est trop bien.
- 1:18Et ça qui est super finalement dans notre métier,
- 1:20c'est de se dire que même si on a un corpus identique parce qu'on a tous fait de l'anesthésie,
- 1:25Merci.
- 1:25Tout se fait de la réanimation,
- 1:27mais il y en a qui font plus d'anesthésie,
- 1:28d'autres plus de la réanimation,
- 1:29d'autres plus de l'urgence,
- 1:30plus du SAMU,
- 1:30plus de la médecine de la douleur.
- 1:31Donc déjà,
- 1:32on a un corpus qui est vraiment chouette.
- 1:34Tu vois,
- 1:34en off,
- 1:34tu me demandais comment je pouvais faire autant de choses.
- 1:37Je peux faire autant de choses déjà parce qu'on a du temps.
- 1:39Et puis bon,
- 1:39évidemment,
- 1:40après,
- 1:40j'ai tout un tas de secrets,
- 1:42de sorciers pour être encore plus productif.
- 1:45On peut avoir des caractères différents.
- 1:47Je pense que tu as un caractère de quelqu'un qui est très...
- 1:50très curieux déjà,
- 1:52et qui fait énormément de choses et qui a besoin d'être actif.
- 1:55Ah oui,
- 1:56je suis un peu hyperactif.
- 1:58Mais du coup,
- 2:00j'en profite et j'aimerais en faire profiter les auditeurs.
- 2:03Est-ce que tu veux que je te présente succinctement ou tu veux que toi,
- 2:08tu te présentes ?
- 2:10Je peux le faire.
- 2:11En fait,
- 2:11effectivement,
- 2:12Denis Costier,
- 2:13je suis médecin anesthésiste réanimateur comme toi.
- 2:16J'ai fait mes études initialement à Paris.
- 2:18Après,
- 2:18je suis allé faire mon internat à Lille où j'ai rencontré mon épouse,
- 2:22qui était mon externe.
- 2:23Tu vois comme quoi,
- 2:23c'est les risques du métier.
- 2:25Et après,
- 2:25comme j'étais très intéressé par la pédiatrie,
- 2:30j'ai voulu faire un clinica.
- 2:32Et en fait,
- 2:32j'ai eu une proposition à Lyon pour faire la réanimation pédiatrique.
- 2:35Donc,
- 2:36j'ai fait moitié en réanimation pédiatrique,
- 2:38moitié en anesthésie pédiatrique.
- 2:39Et puis finalement,
- 2:41la pédiatrie,
- 2:41je trouvais ça intéressant.
- 2:43Mais la réanimation pédiatrique,
- 2:44finalement,
- 2:44ça ne me correspondait pas trop.
- 2:47Et puis,
- 2:47l'appel de Paris a fait que j'ai quitté
- 2:50Lyon avec femme et enfant pour revenir sur Paris.
- 2:55Et c'est vrai que j'ai travaillé un petit peu à l'hôpital,
- 2:58notamment à l'hôpital Saint-Joseph.
- 2:59Et après,
- 3:00rapidement,
- 3:00j'ai été plutôt vers le libéral.
- 3:02J'ai plutôt ce goût du libéral.
- 3:05Et c'est vrai que je me suis beaucoup intéressé aussi,
- 3:08pendant mes études et pendant mon internat,
- 3:10à une vision plus...
- 3:12plus globale de la santé.
- 3:14Je me suis beaucoup intéressé à la santé de l'esprit à travers l'hypnose.
- 3:18Je me suis beaucoup intéressé à l'hypnose.
- 3:20J'ai pratiqué pas mal l'hypnose.
- 3:21Au début,
- 3:22avec une vision très,
- 3:23je dirais,
- 3:24anesthésique,
- 3:25l'hypnose au bloc opératoire ou dans la douleur.
- 3:27Et finalement,
- 3:28parce qu'il y avait eu de demandes de patients ou de personnes que je fréquentais qui me demandaient « Tiens,
- 3:32est-ce que tu pourrais pas faire l'hypnose pour telle ou telle chose ? »
- 3:35J'ai commencé à le faire pour différentes indications.
- 3:38J'ai fait beaucoup pour des gens qui venaient me voir pour l'arrêt du tabac ou
- 3:41pour phobie,
- 3:42stress,
- 3:43troubles du sommeil,
- 3:45douleurs chroniques,
- 3:46bien évidemment.
- 3:46Donc,
- 3:47j'ai un peu élargi tout ça.
- 3:48J'avais même un cabinet où régulièrement,
- 3:50je recevais des gens avec des douleurs.
- 3:53J'ai également une formation en coaching,
- 3:55coaching orienté santé.
- 3:57Ça m'a permis également d'avoir un bagage qui permettait aussi d'expliquer aux personnes comment avoir ce qu'on peut appeler l'empowerment,
- 4:04c'est-à-dire comment se mettre en route.
- 4:06Parce que le problème dans notre profession médicale,
- 4:09c'est que bien souvent,
- 4:10on dit aux gens quoi faire.
- 4:11Par contre,
- 4:11est-ce qu'ils vont implémenter nos conseils ?
- 4:13Ça,
- 4:13ce n'est pas forcément toujours évident parce qu'il peut y avoir des blocages,
- 4:17des blocages conscients ou inconscients.
- 4:19Donc,
- 4:19c'est vrai que ce côté hypnose et coaching,
- 4:23ça m'a bien aidé.
- 4:24Et puis,
- 4:24depuis une dizaine d'années,
- 4:25je me suis passionné pour un nouveau sujet qui,
- 4:29à l'époque,
- 4:29était un peu confidentiel et qui devient maintenant extrêmement à la mode.
- 4:33C'est la longévité,
- 4:34qui s'appelait plutôt anti-aging à l'époque.
- 4:38Et en fait,
- 4:38j'ai découvert...
- 4:39Il y a une dizaine d'années qu'il existait un diplôme de médecine anti-âge.
- 4:43En fait,
- 4:44c'était médecine morphologique et anti-âge.
- 4:47C'était un diplôme qui était plutôt,
- 4:49je dirais,
- 4:50trois quarts plutôt esthétique et un quart plutôt anti-aging.
- 4:53Moi,
- 4:54c'est plus la partie anti-aging qui m'intéressait.
- 4:57Quelques années plus tard,
- 4:58j'ai découvert qu'il y avait un autre D.O.U.
- 5:00qui allait ouvrir,
- 5:01un autre diplôme à Paris 12,
- 5:03ouvert par Claude Dalle,
- 5:04qui malheureusement est décédé.
- 5:05Donc,
- 5:06comme je connaissais Claude Dalle de réputation,
- 5:08je me suis dit,
- 5:08tiens,
- 5:09je vais faire le D.U.
- 5:10Je fais partie de la première promotion du D.U.
- 5:12de Claude Dalle,
- 5:13qui était vraiment orientée anti-aging préventive.
- 5:17Et puis,
- 5:18après,
- 5:18j'ai découvert qu'il y avait un D.U.
- 5:20un peu plus fondamental à Lille,
- 5:22par le professeur Boulanger.
- 5:24donc j'ai passé ce diplôme l'année dernière qui est un diplôme
- 5:27très orienté médecine et biologie du vieillissement.
- 5:30Donc pour avoir des données un peu plus fondamentales,
- 5:33on a même parlé de la drosophile,
- 5:36de divers animaux,
- 5:37etc.
- 5:37Donc voilà,
- 5:38ça m'a permis d'avoir un éventail assez large.
- 5:41Et puis,
- 5:42comme je te disais aussi en off,
- 5:43là je m'intéresse aussi,
- 5:45et là c'est un peu plus pour ma culture personnelle,
- 5:47à l'expertise médico-légale,
- 5:49parce qu'on est dans une des professions où c'est très bien qu'il y ait une judiciarisation de la profession médicale,
- 5:54et donc j'ai voulu aussi.
- 5:56également avoir au moins quelques connaissances du côté juridique.
- 5:59Voilà ce qui m'amène...
- 6:01Je te remercie infiniment,
- 6:02Denis.
- 6:03Alors là,
- 6:04ça me donne la possibilité de faire le tri dans tous tes centres d'intérêt parce que tu vois bien que tu es intéressé et curieux de tellement de choses.
- 6:13Il y a une chose dont tu n'as pas parlé,
- 6:14c'est que tu as quand même une production de livres.
- 6:17L'Hypnose,
- 6:17tu as écrit des livres.
- 6:18Oui,
- 6:19tout à fait.
- 6:19Alors en fait,
- 6:20comment c'est venu ?
- 6:21C'est assez amusant parce que...
- 6:24À l'époque où j'avais une activité en cabinet,
- 6:28comme je l'ai dit,
- 6:29d'hypnose ou autre,
- 6:30il y avait pas mal de personnes qui me disaient,
- 6:32« Tiens,
- 6:33est-ce qu'on ne pourrait pas faire de l'hypnose pour l'arrêt de tabac ? »
- 6:34Alors,
- 6:34j'ai effectivement aidé des personnes par rapport à ça.
- 6:38Et puis,
- 6:38je m'étais rendu compte à l'époque qu'il y avait une grande partie de l'addiction au tabac qui était liée aux dérivés sucrés qui sont dans la cigarette.
- 6:45Alors,
- 6:45je ne vais pas rentrer trop dans les détails,
- 6:47mais je me suis dit,
- 6:47« Tiens,
- 6:48est-ce qu'on ne pourrait pas s'intéresser à l'addiction au sucre ? »
- 6:51C'était...
- 6:52Oya
- 6:53vers 2020,
- 6:55à l'époque,
- 6:55personne ne parlait vraiment de l'addiction au sucre.
- 6:57Il n'y avait pas eu encore
- 6:59Glucose Révolution,
- 7:00ce fameux livre qu'il a mis en avant.
- 7:02Et donc,
- 7:02je m'étais intéressé à l'intérêt de l'hypnose dans l'arrêt du sucre.
- 7:06J'avais fait une conférence en ligne en Suisse qui a été vue par de nombreuses personnes,
- 7:10dont la directrice de la Rousse,
- 7:11qui m'a contacté pour écrire un premier livre.
- 7:13Donc,
- 7:13c'était Zéro Sucre grâce à l'auto-hypnose.
- 7:16Ensuite,
- 7:17elle est partie chez Albin Michel.
- 7:20Avec ma femme,
- 7:20on a co-écrit un livre pendant le Covid sur l'immunité.
- 7:23Je suis resté pas mal dans le milieu de l'hypnose,
- 7:24donc j'ai aussi co-écrit un livre dans l'hypnose dans les situations d'urgence.
- 7:29Et j'ai également été un des auteurs d'un gros livre de protocoles d'hypnose.
- 7:32Donc vraiment,
- 7:33j'ai beaucoup,
- 7:33beaucoup axé une grande partie de ma carrière sur l'hypnose.
- 7:36Alors,
- 7:36aujourd'hui,
- 7:37on ne va pas parler de tous tes centres d'intérêt,
- 7:39ça nous prendrait quelques jours,
- 7:40peut-être quelques mois,
- 7:42peut-être quelques années.
- 7:43Quelques années,
- 7:43encore,
- 7:44d'ici quelques années,
- 7:44j'en aurai des nouveaux des centres d'intérêt.
- 7:46Et tu reviendras avec grand plaisir pour parler de tous les items que tu exploites et que tu explores.
- 7:52Aujourd'hui,
- 7:52j'ai envie qu'on profite de ta présence pour un sujet en particulier.
- 7:57Alors,
- 7:57c'est d'abord la longévité.
- 7:59Et je vais t'expliquer pourquoi moi,
- 8:00la longévité,
- 8:01j'en suis venue à avoir de l'intérêt et de la curiosité là-dedans pour comparer un petit peu comment j'ai cheminé et toi,
- 8:08tu as cheminé.
- 8:09Et l'autre chose,
- 8:10c'est que tu parles et tu as étudié un sujet spécifiquement qui est le stress en rapport avec la longévité.
- 8:17Oui,
- 8:17tout à fait.
- 8:17Alors,
- 8:18tu as parlé de plusieurs concepts.
- 8:21Et j'aimerais qu'on aide nos auditeurs à organiser un petit peu la pensée autour de ça.
- 8:27Il a été question de médecine anti-âge,
- 8:29de médecine de la longévité,
- 8:32de bio-hacking et de médecine préventive.
- 8:35Et avant de te laisser la parole,
- 8:37parce que j'ai besoin...
- 8:38J'ai du mal à m'arrêter.
- 8:39Oh non,
- 8:40je t'en prie,
- 8:40je t'en prie.
- 8:41Mais c'est pour ça,
- 8:43ça me fait plaisir quand même que tu puisses nous expliquer tout ça.
- 8:46J'aimerais simplement dire...
- 8:49Moi,
- 8:49par exemple,
- 8:50de mon expérience,
- 8:51j'en suis arrivée de l'anesthésie à la médecine préventive parce que j'estime qu'on a un métier où tu as pour rôle d'établir les facteurs de risque et l'évaluation du risque du patient pré-péri-opératoire
- 9:08et des fois en post-opératoire.
- 9:10Alors,
- 9:10ce qui se passe,
- 9:10c'est que quand tu as cette vision-là et un métier où on a la chance d'accéder à plusieurs disciplines,
- 9:17tu le diras peut-être mieux que moi,
- 9:18mais on a accès à la cardio,
- 9:21à l'orthopédie,
- 9:22à la viscérale,
- 9:23à toutes les spécialités parce qu'on tourne partout,
- 9:27que ce soit le sujet âgé ou l'enfant,
- 9:31ce qui nous donne une vision un petit peu globale de la médecine et un petit peu holistique et qui fait que notre curiosité,
- 9:38elle est quand même...
- 9:40Elle va dans tous les sens,
- 9:41regarde la mienne et la tienne,
- 9:42n'est-ce pas ?
- 9:43Qui fait qu'au fait,
- 9:44la médecine préventive s'impose à un moment donné.
- 9:47Parce que quand on est confronté,
- 9:50par exemple,
- 9:51au dépistage des cancers,
- 9:53quand on voit les patients,
- 9:55leur parcours par le médecin généraliste,
- 9:58par exemple,
- 9:59quand je prends l'exemple du cancer du côlon,
- 10:03les patients viennent nous voir pour les dépistages,
- 10:05tout ça,
- 10:06Et tu vois leur vécu et leur...
- 10:09historique de santé,
- 10:11tu es d'accord avec moi que des fois,
- 10:12il y a des incohérences qui nous heurtent,
- 10:14dans le sens,
- 10:15par exemple,
- 10:16où tu vois que des gens viennent pour des dépistages de cancer colorectal,
- 10:21alors que personne n'a regardé les maladies métaboliques,
- 10:24alors que le patient fume,
- 10:26alors qu'ils ont des séries de choses qui ne sont pas réglées,
- 10:30et cette incohérence,
- 10:32tu la vis moins bien.
- 10:35avec l'expérience et avec l'âge,
- 10:37et tu commences à t'intéresser à aller plus profondément.
- 10:40On nous demande au fait d'explorer...
- 10:44sur le plan cardiovasculaire,
- 10:46par exemple,
- 10:47les patients avant de les endormir pour des chirurgies,
- 10:50tu ne peux pas ne pas penser à l'état général,
- 10:53même en dehors de la chirurgie.
- 10:55Tu es d'accord avec moi ?
- 10:56Très clairement.
- 10:56Et j'en suis arrivée à la médecine préventive.
- 10:59Est-ce que tu peux m'expliquer,
- 11:00toi,
- 11:00ton cheminement pour la réflexion ?
- 11:04La réflexion,
- 11:04elle a commencé,
- 11:05comme je te disais,
- 11:07d'une manière très pragmatique,
- 11:08il y a plus d'une dizaine d'années.
- 11:09Au début,
- 11:09c'était plutôt parce que...
- 11:12personnel,
- 11:13j'ai eu la quarantaine,
- 11:14je suis passé 40 et je me suis dit,
- 11:16ça serait intéressant d'explorer plus loin.
- 11:20Maintenant,
- 11:20ce que tu dis est tout à fait vrai,
- 11:22c'est-à-dire que en tant qu'anesthésiste et encore plus en tant que réanimateur,
- 11:28mais en tout cas en tant qu'anesthésiste,
- 11:30on a une nécessité de prendre notre patient d'une manière la plus globale possible.
- 11:36Et bien souvent,
- 11:37ça m'est arrivé dernièrement,
- 11:38on envoie un patient chez le cardiologue
- 11:40Et le cardio nous envoie un courrier avec tout un tas de paramètres extrêmement importants et puis parfois une conclusion avec laquelle malheureusement nous ne pouvons rien faire,
- 11:49le patient non plus ne peut rien faire.
- 11:50Par exemple,
- 11:51je suggère la reprise du sport ou une alimentation anti-inflammatoire ou une alimentation type méditerranéenne ou autre.
- 11:58Donc parfois le cardiologue se mouille en mettant ça et c'est super je trouve.
- 12:02Mais en même temps,
- 12:03il ne propose aucune guidance pour le patient.
- 12:08Je trouve très très dommage que justement...
- 12:11On se limite à ce qui est de la pure médecine et qu'on ne va pas également aller traîner un peu sur le côté du lifestyle du patient.
- 12:18C'est-à-dire de la médecine réactive.
- 12:20Oui,
- 12:20on est beaucoup encore dans la médecine réactive et même dans notre médecine préventive.
- 12:24On va penser statine,
- 12:24on va penser aspirine,
- 12:25on va penser metformine,
- 12:27on va penser tout ça.
- 12:28On ne va pas forcément se pencher sur le lifestyle qui est vraiment quelque chose d'essentiel.
- 12:33Tu l'as rappelé,
- 12:34on a affaire à des patients qui ont de plus en plus de maladies chroniques.
- 12:37Et comme tu l'as dit,
- 12:37on a souvent affaire à des patients qui sont...
- 12:39polypathologique,
- 12:40on sait très bien qu'il y a à peu près un Français sur deux de plus de 55 ans,
- 12:43ce qui est énorme,
- 12:44qui a une maladie chronique au moins débutante,
- 12:46hypertension,
- 12:47diabète,
- 12:47cholestérol,
- 12:48surpoids,
- 12:50début d'Alzheimer,
- 12:51Parkinson,
- 12:51Autogramme,
- 12:52un Français sur deux de plus de 55 ans.
- 12:54Donc on sait très bien que dans notre métier,
- 12:55on va être exposé à de plus en plus de personnes qui ont des polypathologies et on va bien évidemment s'inscrire dans cette idée de médecine préventive.
- 13:05Alors nous...
- 13:05on va le voir entre guillemets par le petit bout de la lorgnette,
- 13:07parce qu'on les voit uniquement quand ils doivent se faire opérer,
- 13:09mais c'est vrai que ça pousse la réflexion à se dire,
- 13:12mais est-ce qu'on ne pourrait pas organiser d'une façon X,
- 13:15Y,
- 13:15Z,
- 13:15parce que justement on a ce côté un petit peu transversal,
- 13:18on est certainement à même d'organiser cette médecine préventive,
- 13:21je pense que les anesthésistes,
- 13:23par leur intérêt un peu polyvalent,
- 13:26sont tout à fait au centre de cette médecine préventive,
- 13:30par rapport à la chirurgie bien sûr.
- 13:32Mais voilà,
- 13:32tu le sais bien,
- 13:33quand on a un doute sur le cardio,
- 13:34on va chez le cardio.
- 13:34Quand on a un doute sur le pneu,
- 13:35on va chez le pneu,
- 13:36etc.
- 13:37On a des compétences dans ces disciplines,
- 13:39mais on n'est évidemment pas aussi bon qu'un cardio,
- 13:41qu'un pneu,
- 13:42dans le strict champ de leur art et de leurs compétences.
- 13:47On ne peut pas continuer à attendre que les maladies s'installent et accepter que des patients passent par trois praticiens avec un paquet par jour de tabac sans que personne ne dise qu'il y a un problème.
- 14:01On ne peut pas continuer à faire du dépistage du cancer colorectal avec un patient qui fume un paquet par jour,
- 14:07qu'on n'a pas acquis,
- 14:08et puis surtout qu'on n'a pas accompagné.
- 14:10Parce qu'il ne suffit pas de dire qu'il faut accompagner les gens.
- 14:13Le problème,
- 14:14c'est que le patient,
- 14:16finalement,
- 14:17on le voit trois fois seulement.
- 14:20On le voit en préopératoire,
- 14:21mais on le voit une fois en consultation.
- 14:23On le voit le jour où on l'endort.
- 14:25Et puis éventuellement,
- 14:26après,
- 14:26on le voit une fois en postopératoire.
- 14:28On n'a pas vraiment non plus...
- 14:30de place,
- 14:31en tout cas stricto sensu dans le temps qu'anesthésiste,
- 14:33on n'a pas vraiment de place pour s'intégrer dans cette médecine préventive.
- 14:37Maintenant,
- 14:38c'est vrai que je pense que les patients,
- 14:40ils ont souvent très peur de l'anesthésie.
- 14:43Ils n'ont pas de raison,
- 14:44on le sait comme toi,
- 14:46toi comme moi,
- 14:47que c'est safe l'anesthésie,
- 14:48mais les patients en ont peur et c'est vrai que je pense que si un patient lui dit,
- 14:52attention,
- 14:52pour l'anesthésie,
- 14:53il faut arrêter de fumer,
- 14:54il sera certainement plus enclin
- 14:56d'arrêter de fumer parce qu'il se dit,
- 14:57voilà,
- 14:58pour l'anesthésie,
- 14:58c'est peut-être très important.
- 14:59Donc,
- 15:00on peut avoir une voix qui sera entendue par le patient.
- 15:03Je pense que si un patient lui dit,
- 15:05pour votre opération,
- 15:06il serait peut-être bon de perdre quelques kilos,
- 15:10le patient va peut-être nous écouter,
- 15:11peut-être plus malheureusement d'ailleurs que son médecin traitant.
- 15:15Mais je crois beaucoup à ce rôle de chef d'orchestre qui est souvent joué par le médecin traitant,
- 15:22mais qui malheureusement n'a pas toujours le temps de faire ça.
- 15:26Alors...
- 15:26Est-ce qu'il faut créer encore une catégorie de médecins particuliers,
- 15:29extraits les médecins de prévention ?
- 15:30Je pense que ce n'est pas très utile.
- 15:32Je pense que chaque médecin au sein de sa discipline peut faire de la prévention.
- 15:36Je m'adressais aux médecins préventifs et anti-âge que tu es,
- 15:40parce que tu as maintenant une autre casquette qui est celle d'anesthésiste.
- 15:45C'est-à-dire que maintenant,
- 15:48tu as des consultations d'anesthésie,
- 15:49mais tu as aussi des consultations anti-âge et médecine préventive.
- 15:53Oui,
- 15:53alors concernant tout le côté préventif,
- 15:56je dirais que le rôle,
- 15:57il est relativement un rôle de chef d'orchestre.
- 15:59C'est-à-dire qu'avec cette vision globale,
- 16:02on va envoyer le patient.
- 16:03Déjà,
- 16:03on fait un interrogatoire,
- 16:04tout commence par un interrogatoire.
- 16:06On interroge le patient,
- 16:07on cherche tous les éléments,
- 16:09notamment dans le lifestyle,
- 16:10chose qu'on demande très peu aux patients.
- 16:12On demande très,
- 16:12très peu comment vous bougez,
- 16:14comment vous mangez,
- 16:15comment vous dormez,
- 16:17comment vous gérez votre stress.
- 16:18On en reparlera,
- 16:19mais on parle assez peu de ça avec le patient.
- 16:21Là,
- 16:21c'est vraiment un temps qui est consacré d'abord à...
- 16:24à tous ses problèmes médicaux bien sûr,
- 16:26mais également à tout son mode de vie.
- 16:27Ensuite,
- 16:28on va chercher éventuellement avec des bilans biologiques ou des bilans physiologiques à aller explorer certains paramètres.
- 16:35Si effectivement on trouve des signaux faibles qui nécessiteraient un conscience chez le cardiologue ou autre,
- 16:40on va l'adresser.
- 16:41Et j'aime bien ce côté un peu chef d'orchestre,
- 16:45dans un souci de prévention dans un premier temps,
- 16:48d'optimisation c'est possible et de longévité on l'espère.
- 16:51Alors,
- 16:52Denis,
- 16:53il y a deux livres à venir.
- 16:55Oui.
- 16:55Il y a,
- 16:57tu me corriges si je me trompe,
- 16:58Prenez votre longévité en main.
- 17:00Voilà,
- 17:00tout à fait.
- 17:01Qui va paraître chez Larousse.
- 17:03Prenez votre longévité en main,
- 17:04donc chez Larousse,
- 17:05qui est un livre grand public,
- 17:06mais je pense l'avoir suffisamment détaillé pour que même tous les médecins qui sont intéressés par le sujet puissent avoir des guidelines aussi pour accompagner leurs patients.
- 17:15Tu reviendras.
- 17:16Donc ça,
- 17:16c'est vraiment un livre.
- 17:17Et cette année encore,
- 17:18chez Errol,
- 17:19il y aura le biohacking.
- 17:21Tout à fait.
- 17:22Donc,
- 17:22Biohacking,
- 17:23là,
- 17:23chez Errol,
- 17:23c'est un livre un peu plus corporate,
- 17:26plutôt orienté sur les entrepreneurs,
- 17:28les chefs d'entreprise,
- 17:28les leaders.
- 17:29Donc,
- 17:29on n'est pas trop dans la prévention,
- 17:31on est plus dans l'optimisation pour que les personnes qui sont intéressées par l'entreprenariat,
- 17:37qui sont souvent des gens stressés,
- 17:39qui ne donnent pas le temps à leur santé,
- 17:41puissent avoir quelques guidelines.
- 17:43Éventuellement,
- 17:44ça commence par des questionnaires pour éventuellement dépister un pré-burnout.
- 17:48Et puis pour voir après comment...
- 17:50Les techniques de biohacking peuvent apporter des solutions ou du moins des pistes par rapport au burn-out.
- 17:56C'est un paradigme nouveau,
- 17:58la longévité et la médecine anti-âge et la médecine préventive.
- 18:02On ne va pas le faire aujourd'hui.
- 18:04Maintenant,
- 18:04moi,
- 18:04j'ai envie de profiter de toi,
- 18:06Denis,
- 18:06pour un sujet particulier qui est est-ce que notre style de vie et notre rythme de vie et notre stress va conditionner les personnes âgées que nous serons peut-être demain ?
- 18:19Est-ce que le stress a de l'action sur notre longévité ?
- 18:24Quand je dis longévité,
- 18:26c'est la santé bonne.
- 18:28C'est-à-dire,
- 18:28est-ce qu'on va bien vieillir en bonne santé si on est stressé ?
- 18:33C'est tout un programme.
- 18:34Alors,
- 18:34en fait,
- 18:35de toute façon,
- 18:35on sait très bien en médecine que le stress,
- 18:38et ça,
- 18:39on le connaît depuis longtemps,
- 18:40c'est un facteur de risque de plein de choses.
- 18:42Les maladies cardiovasculaires,
- 18:43ça,
- 18:43on le sait.
- 18:44Les maladies neurodégénératives,
- 18:47ça,
- 18:47on le sait.
- 18:48les maladies digestives,
- 18:50on sait très bien que c'est lié au stress,
- 18:52on parle souvent du deuxième cerveau avec le ventre,
- 18:54etc.
- 18:55Donc oui,
- 18:56le stress de toute façon est un facteur de risque d'un tas de maladies que l'on trouve un peu plus spécifiquement dans le vieillissement.
- 19:04En fait,
- 19:04globalement,
- 19:04fort heureusement,
- 19:06on ne meurt plus trop d'infections,
- 19:09même si le Covid est passé par là,
- 19:12on ne meurt plus trop de guerres,
- 19:13encore que là encore,
- 19:14ça peut nous pendronner,
- 19:15mais on meurt surtout de maladies chroniques.
- 19:17maladies cardiovasculaires,
- 19:18maladies neurodégénératives,
- 19:20maladies métaboliques type diabète et cancers.
- 19:22On meurt essentiellement de ces maladies chroniques.
- 19:24Et on sait très bien que le stress,
- 19:26directement ou indirectement,
- 19:28va avoir un lien avec ces maladies chroniques.
- 19:31Après,
- 19:31ce qui est important aussi,
- 19:32c'est de comprendre que le stress,
- 19:36déjà,
- 19:37on ne peut pas lutter contre.
- 19:39Il est là.
- 19:39Il est là.
- 19:39Pourquoi ?
- 19:40Et ça,
- 19:40j'aime bien l'expliquer,
- 19:42qu'on descend parce que c'est l'évolution naturelle de l'humanité.
- 19:46de personnes qui ont stressé.
- 19:47Et en fait,
- 19:48c'est ce que j'explique en conférence,
- 19:50qu'on a tous des ancêtres Cro-Magnon.
- 19:52On est à 99,9%
- 19:54identiques à nos ancêtres Cro-Magnon.
- 19:56Et finalement,
- 19:57les Cro-Magnon qui ont survécu sont ceux qui ont été assez stressés pour éviter le danger ou bien lutter contre le danger.
- 20:04Quand on est face à un danger,
- 20:05on a deux réactions,
- 20:06la fuite ou la lutte.
- 20:08Le stress leur a sauvé la vie.
- 20:10Le stress leur a sauvé la vie.
- 20:11Donc,
- 20:11le stress,
- 20:11c'est un mécanisme de survie.
- 20:13Et il faut garder ça à l'esprit.
- 20:16L'idée de vivre sans stress,
- 20:17c'est un non-sens.
- 20:18En fait,
- 20:20si on n'a pas de stress,
- 20:21finalement,
- 20:22on n'a même pas de vie.
- 20:23Et je dirais presque,
- 20:24on n'a pas de joie de vivre sans stress.
- 20:26On n'a pas de moteur.
- 20:26On n'a pas de moteur.
- 20:30Je pense que dans la vie,
- 20:33on oscille parfois entre deux rives.
- 20:37On est comme sur une barque.
- 20:38Ce que c'est entre deux rives,
- 20:39c'est la stimulation et l'ennui.
- 20:42En fait,
- 20:43on est toujours un petit peu entre la stimulation et l'ennui.
- 20:46Le stress,
- 20:46c'est une forme de stimulation.
- 20:50Quand tu dois endormir un patient,
- 20:54parfois il y a des patients,
- 20:56c'est des patients entre guillemets très simples.
- 20:59Pour des choses très simples,
- 21:01tu as un niveau de stress assez bas.
- 21:04Alors,
- 21:04évidemment,
- 21:05ça ne veut pas dire qu'on n'y prend pas attention.
- 21:06Bien sûr,
- 21:06on prend attention à tous nos patients,
- 21:08mais on sait très bien qu'on rentre dans une certaine routine et que je ne veux pas dire qu'on s'ennuie,
- 21:15parce que chaque patient est un individu à part entière à prendre en considération.
- 21:19Mais en tout cas,
- 21:20on le fait d'une manière un peu routinière.
- 21:22Et puis,
- 21:22parfois,
- 21:22on va avoir des patients compliqués pour la chirurgie compliquée où il va se passer quelque chose.
- 21:27et on va se sentir un peu stimulé parce que ce stress va nous obliger à aller nous dépasser,
- 21:31à aller chercher des ressources en nous auxquelles on n'aurait pas forcément pensé.
- 21:36Et à partir du moment où on est,
- 21:39tout est une question d'équilibre,
- 21:40à partir du moment où on est à un équilibre entre le stress exigé par les circonstances et nos capacités,
- 21:48à ce moment-là on est dans un bon stress,
- 21:49on est stimulé.
- 21:51Le
- 21:51« mauvais stress » ,
- 21:53c'est quand...
- 21:56La demande d'une situation est bien supérieure à nos capacités.
- 22:01Globalement,
- 22:01quand on a trop de capacités et pas assez d'exigences,
- 22:04on s'ennuie.
- 22:05Et quand on a trop de stress et pas assez de capacités,
- 22:10on est dans le pré-burnout ou le burn-out.
- 22:12Alors,
- 22:12on va aller de façon plus précise.
- 22:14Quand on parle du vieillissement,
- 22:17toi,
- 22:18tu as regardé tous les marqueurs et les processus du vieillissement.
- 22:22Est-ce qu'on peut expliquer à nos auditeurs ?
- 22:25quels sont ces processus de vieillissement pour comment ça parle vraiment concrètement à la longévité.
- 22:30Et après,
- 22:31on peut mesurer comment le stress va agir un peu à ce niveau-là.
- 22:35Alors,
- 22:35en fait,
- 22:36globalement,
- 22:37la question était de savoir comment mesurer le vieillissement ou la longévité.
- 22:44Et c'est très compliqué d'avoir ce qu'on appelle une bonne métrologie,
- 22:47donc une bonne mesure du vieillissement.
- 22:50Il y a une étude qui est sortie par Lopez-Otin.
- 22:53qui avait déterminé au début 9 marqueurs du vieillissement,
- 22:55qu'on appelle les 9 hallmarks of aging.
- 22:58Il y a une étude également faite par Lopez-Otta en 2023 qui en a répertorié 3 de plus,
- 23:02donc on arrive à 12 marqueurs du vieillissement.
- 23:04Parmi ces marqueurs de vieillissement,
- 23:06il y en a un qui est peut-être le plus connu parce qu'historiquement,
- 23:11celui qu'on met beaucoup en avant,
- 23:12c'est les télomères.
- 23:12Ce n'est pas un bon marqueur du vieillissement parce qu'on sait très bien que la longueur des télomères,
- 23:18c'est quelque chose qui peut varier.
- 23:20en fonction du moment,
- 23:21en fonction des cellules,
- 23:23je dirais presque en fonction des saisons.
- 23:25Mais en tout cas,
- 23:25il y a une prélobelle de médecine,
- 23:27Elisabeth Bladburn,
- 23:27qui avait travaillé sur ce concept,
- 23:30les stress et les télomères.
- 23:32Donc les télomères,
- 23:33c'est en fait cette partie à l'extrémité de nos chromosomes.
- 23:36C'est comme des espèces de capuchons qui protègent l'extrémité de nos chromosomes.
- 23:40Et manifestement,
- 23:42plus on vit,
- 23:43plus ces télomères se raccourcissent.
- 23:45Bon,
- 23:46c'était des études observationnelles.
- 23:47Ensuite,
- 23:47il y a d'autres études observationnelles qui ont...
- 23:49constater que le stress raccourcissait les télomères.
- 23:52Alors,
- 23:53c'est pour ça qu'on a fait une espèce de parallèle peut-être un peu simpliste en se disant,
- 23:57si le stress raccourcit les télomères,
- 23:59les télomères étant un marqueur du vieillissement,
- 24:01les télomères se raccourcissent avec le stress,
- 24:03donc le stress augmente le vieillissement.
- 24:06C'est un peu rapide,
- 24:08mais après tout,
- 24:08pourquoi pas ?
- 24:11C'est peut-être pas archi-scientifique,
- 24:13mais en tout cas,
- 24:13on va dire que c'est relativement intuitif.
- 24:15De la même façon,
- 24:16il y a certaines études qui ont montré que Merci.
- 24:18La méditation,
- 24:19donc les moyens de lutte contre le stress,
- 24:21permettrait de rallonger les télomères.
- 24:23Alors là encore,
- 24:23on s'est dit,
- 24:24bon,
- 24:24alors donc si la méditation rallonge les télomères,
- 24:27puisque les télomères raccourcissent quand on vieillit,
- 24:29si on rallonge les télomères,
- 24:30ça veut dire qu'on prolonge la vie,
- 24:31donc c'est-à-dire que la méditation va prolonger la vie.
- 24:33Bon,
- 24:34là encore,
- 24:34c'est un raccourci qui est un petit peu simpliste.
- 24:37Maintenant,
- 24:37en soi,
- 24:38ce n'est pas idiot.
- 24:39On sait très bien que la méditation,
- 24:41c'est une bonne arme pour gérer le stress.
- 24:45On sait aussi,
- 24:46comme on l'a dit tout à l'heure,
- 24:47que le stress.
- 24:48est intégré dans de nombreuses maladies chroniques.
- 24:50Donc l'idée que,
- 24:52quelque part,
- 24:53la méditation ou les techniques de lutte contre le stress puissent permettre d'avoir une vie plus longue et meilleure,
- 24:59oui,
- 24:59ça paraît relativement intuitif,
- 25:01même si c'est difficile à prouver.
- 25:02Alors il y a la notion que le stress va modifier un petit peu la structure des gènes.
- 25:07Tout à fait.
- 25:07Et puis surtout,
- 25:08il va faire apparaître quelques expressions sur les gènes,
- 25:11et cette notion d'épigénétique est assez importante.
- 25:13Effectivement.
- 25:14Donc ça,
- 25:14c'est intéressant.
- 25:15C'est-à-dire qu'on a tous un ADN.
- 25:17qui vient de nos parents,
- 25:19donc ce qu'on appelle la génétique,
- 25:20et ça,
- 25:20à la rigueur,
- 25:21on est avec,
- 25:22on ne peut a priori pas le changer.
- 25:24Mais la question est de savoir,
- 25:25par rapport à ces gènes,
- 25:27comment on va les exprimer.
- 25:28Il y a la génétique et il y a ce qu'on va appeler l'épigénétique,
- 25:30c'est-à-dire comment les gènes vont être exprimés,
- 25:32et ça,
- 25:33c'est dépendant de notre environnement.
- 25:35Alors,
- 25:35il faut quand même savoir que la longévité,
- 25:39ou le vieillissement,
- 25:40est à 50 à 55%
- 25:42génétique.
- 25:42Donc,
- 25:43ça veut dire qu'on a une prise...
- 25:45La majorité du vieillissement est génétique,
- 25:47mais on a quand même 45 à 50%
- 25:49qui est entre nos mains.
- 25:49C'est-à-dire que par notre mode de vie,
- 25:51par notre comportement,
- 25:52on peut influencer éventuellement les gènes du vieillissement.
- 25:56Alors,
- 25:56on a parlé des télomères,
- 25:57mais dans les Harmony of Aging,
- 25:59il y a d'autres facteurs comme par exemple ce qu'on appelle la méthylation.
- 26:03La méthylation,
- 26:06pour être simple,
- 26:07c'est une petite mutation de certaines parties de certains gènes.
- 26:12Et quand des gènes sont méthylés,
- 26:13ils vont s'exprimer différemment.
- 26:15Et ça,
- 26:16ça augmente éventuellement le vieillissement.
- 26:20Après,
- 26:20il y a d'autres hallmarks of aging,
- 26:21comme par exemple le renouvellement des cellules souches ou le vieillissement des cellules,
- 26:27ce qu'on peut appeler la sénescence.
- 26:29Là encore,
- 26:29il semblerait,
- 26:30d'après certaines études,
- 26:31que le stress puisse avoir un lien dessus.
- 26:34Donc,
- 26:34que le stress augmente le vieillissement,
- 26:37ça paraît assez clair d'après toutes ces études.
- 26:40Ça paraît aussi clair par rapport au fait que le stress est également présent dans les maladies du vieillissement,
- 26:45les maladies chroniques du vieillissement.
- 26:47Après,
- 26:48de dire que la gestion du stress peut ralentir le vieillissement,
- 26:51c'est un raccourci qui,
- 26:52à mon avis,
- 26:53n'est pas dénué de sens,
- 26:54même s'il est un peu,
- 26:56je dirais,
- 26:57intuitif.
- 26:58Si je comprends bien,
- 26:59le vieillissement,
- 27:00c'est un processus biologique qui est programmé même à notre naissance.
- 27:04Oui,
- 27:04on a des gènes du vieillissement.
- 27:06De toute façon,
- 27:06il y a des gènes qui...
- 27:08qui sont des gènes du vieillissement qui s'activent.
- 27:10Je dirais de toute façon,
- 27:10ça dépend de ce qu'on appelle le vieillissement,
- 27:13mais quelque part le vieillissement,
- 27:15il commence dès la première cellule.
- 27:16On est une première cellule et en fait,
- 27:19le vieillissement,
- 27:20c'est quelque part l'évolution peut-être malheureusement naturelle de l'être vivant.
- 27:27Il y a certaines catégories qui ont un vieillissement très ralenti.
- 27:33on parle de certains verts,
- 27:36de certains...
- 27:39petits animaux limite microscopiques qui pourraient avoir une longévité extrêmement augmentée,
- 27:44on parle de certains animaux aussi qui ont la capacité quand on coupe une patte que ça repousse voilà donc il y a des capacités chez certains animaux d'une régénération cellulaire,
- 27:53nous malheureusement chez l'être humain pour l'instant c'est quelque chose dont on n'a pas hérité en tout cas et qu'on n'a pas encore pu réellement déterminer,
- 28:02peut-être qu'un jour on fera de la manipulation génétique pour augmenter notre Donc...
- 28:06durée de vie,
- 28:07mais en tout cas,
- 28:07pour l'instant,
- 28:07on ne sait pas faire.
- 28:08C'est-à-dire qu'au fait,
- 28:09c'est tous ces processus ou les hallmarks of aging,
- 28:13comme tu les appelles,
- 28:15ce sont des processus différents qui interagissent,
- 28:19parce que ce n'est pas chacun...
- 28:20Non,
- 28:21non,
- 28:21ils sont tous liés de toute façon.
- 28:23Enfin,
- 28:24c'est pour ça que quand on s'intéresse uniquement au télomère,
- 28:28finalement,
- 28:28et qu'on ne regarde pas le reste,
- 28:29c'est un petit peu dommage.
- 28:30L'idée,
- 28:30c'est de voir toute une espèce de globalité.
- 28:34Tous ces marqueurs sont relativement liés.
- 28:38Parmi les marqueurs,
- 28:39il y a aussi par exemple le microbiote.
- 28:41Là encore,
- 28:42on sait très bien qu'il y a des liens entre le microbiote et le stress.
- 28:45Donc,
- 28:46toutes ces choses sont un petit peu liées.
- 28:49Donc,
- 28:49c'est toujours important de bien voir l'être humain dans sa globalité.
- 28:54Tu vois,
- 28:55on parle de stress,
- 28:56mais on sent en anesthésie que le stress,
- 28:58c'est quelque chose qu'on voit très souvent.
- 28:59Tous nos patients sont stressés.
- 29:01Mais assez rarement,
- 29:02on leur propose des solutions.
- 29:04On va leur proposer des médicaments,
- 29:05on va proposer quelques grandes lignes,
- 29:08mais on ne va pas aller proposer un changement de mode de vie qui pourrait leur permettre d'avoir justement une efficacité un petit peu sur tous ces...
- 29:18surtout ces marqueurs,
- 29:20on n'a pas forcément beaucoup de moyens de lutter par rapport au vieillissement concernant ces marqueurs.
- 29:25Parmi les moyens,
- 29:26il y a directement ou indirectement le microbiote,
- 29:29et il y a également par exemple l'activité physique.
- 29:30On sait que l'activité physique est extrêmement protectrice au niveau de la longévité.
- 29:34Allez,
- 29:35on va parler déjà de la biologie du stress,
- 29:39c'est-à-dire à quel niveau le stress va agir.
- 29:42Tu parles de l'axe...
- 29:44de la sécrétion du cortisol,
- 29:46c'est un point central,
- 29:48la sécrétion du cortisol.
- 29:49Et j'ai envie de parler de cette inflammation de bas grade qu'on commence à comprendre de mieux en mieux et sur laquelle on peut agir pour ralentir le vieillissement.
- 30:00Donc,
- 30:02si tu peux me corriger,
- 30:03Denis,
- 30:03je comprends qu'il y a des choses sur lesquelles on peut agir au niveau de l'évolution du vieillissement,
- 30:11mais on peut aussi agir sur...
- 30:13tous les phénomènes de réparation que le corps,
- 30:17on peut accentuer au fait la réparation des mécanismes de vieillissement.
- 30:22On peut agir sur ces deux axes.
- 30:25Oui,
- 30:25on peut agir.
- 30:27Tout n'est pas forcément simple.
- 30:29Après,
- 30:29il y a ce qui est microscopique,
- 30:31ce qu'on va voir au niveau de la cellule ou de l'ADN,
- 30:33etc.
- 30:33Et après,
- 30:33ce qui va être macroscopique.
- 30:35Je pense que c'est important d'avoir une vision un petit peu globale.
- 30:38Il ne faut pas être juste rivé sur les hallmarks of aging.
- 30:41Actuellement,
- 30:42on considère que parmi les bons facteurs de longévité,
- 30:47il y a ce qu'on appelle la VO2max,
- 30:48c'est-à-dire la capacité d'utilisation de l'oxygène quand on fait des efforts.
- 30:52Donc ça,
- 30:53c'est un très,
- 30:53très bon marqueur.
- 30:54Et finalement,
- 30:56je pense que c'est peut-être plus intéressant de s'intéresser à sa VO2max que d'aller faire ses hallmarks of aging.
- 31:02Donc,
- 31:03il y a un moment,
- 31:03il faut être à la fois...
- 31:04C'est intéressant d'être microscopique,
- 31:06mais c'est intéressant aussi d'être macroscopique.
- 31:09Mais en tout cas,
- 31:09l'idée,
- 31:10c'est de toujours chercher
- 31:13à avoir des actions où on peut vraiment avoir une capacité de mesure.
- 31:22Et une VO2max,
- 31:23par exemple,
- 31:24ça se mesure.
- 31:24Un dexascan,
- 31:25comme je dis que j'en ai fait un ce matin,
- 31:27ça se mesure.
- 31:28En fait,
- 31:29on est capable de mesurer.
- 31:30Il y a un proverbe qu'on cite souvent et que j'aime bien citer,
- 31:33c'est qu'on ne peut optimiser que ce que l'on peut mesurer.
- 31:35Alors évidemment,
- 31:36on peut faire des prises de sang.
- 31:38« Ok,
- 31:38si on tourne à 1,4 de glycémie,
- 31:42ce n'est pas la même chose que si on tourne à 1,8,
- 31:44ce n'est pas la même chose que si on tourne à 1 de glycémie. »
- 31:47Donc là encore,
- 31:48on a des mesures et les mesures,
- 31:49c'est vraiment important.
- 31:51Et là encore,
- 31:51ce sont des choses qui peuvent rentrer en jeu dans la longévité.
- 31:54Après,
- 31:55le problème quand on parle de longévité,
- 31:56c'est qu'on a plein de prétentions et de dire
- 31:59« Ça, c'est bon pour la longévité,
- 32:01ça,
- 32:01c'est bon pour la longévité,
- 32:02ça,
- 32:02c'est bon pour la longévité. »
- 32:03Mais en même temps,
- 32:04comment on le sait ?
- 32:05On le saura si ce qu'on fait,
- 32:06c'est bon dans la longévité ou dans l'endroit.
- 32:07dans 50 ans.
- 32:09En fait,
- 32:09on fait beaucoup d'études sur la souris,
- 32:11par exemple.
- 32:11Mais une souris en laboratoire,
- 32:13c'est pas la même chose qu'un être humain.
- 32:15On a fait des études,
- 32:16par exemple,
- 32:17chez la souris,
- 32:18au niveau du jeûne.
- 32:19On a voulu les transposer à l'homme.
- 32:22C'est peut-être pas forcément très logique de transposer ce qui est fait à la souris chez l'homme.
- 32:26Au fait,
- 32:27comme j'en étais au niveau du stress,
- 32:29c'est vrai que je n'ai pas pensé à tous les marqueurs de la longévité.
- 32:33Et là,
- 32:35c'était...
- 32:36simplement la relation entre,
- 32:38par exemple,
- 32:39le stress,
- 32:39la sécrétion des catécholamines,
- 32:42le niveau élevé de cortisol,
- 32:44l'inflammation ?
- 32:44Oui,
- 32:44tout à fait.
- 32:45En fait,
- 32:46par rapport à ce que tu dis,
- 32:47effectivement,
- 32:48l'inflammation,
- 32:49ce qu'on appelle l'inflammaging,
- 32:51c'est un des marqueurs du vieillissement.
- 32:55Alors,
- 32:55on sait que l'inflammation,
- 32:58c'est quelque chose de très bien.
- 33:00C'est comme le stress,
- 33:00en fait.
- 33:00Quand c'est aigu,
- 33:01quand c'est là pour nous protéger,
- 33:03l'inflammation,
- 33:04c'est essentiel,
- 33:04c'est ce qui nous protège.
- 33:05Des maladies,
- 33:06le problème,
- 33:06c'est que quand l'inflammation devient chronique,
- 33:08ça peut créer une inflammation systémique,
- 33:10ce qu'on appelle l'inflammation de Pagrade.
- 33:11Ça peut créer aussi des inflammations au niveau articulaire,
- 33:13les arthritis,
- 33:14les polyarthrites,
- 33:15etc.
- 33:16Ça peut être aussi le lit de maladies auto-immunes.
- 33:20Donc oui,
- 33:20effectivement,
- 33:20l'inflammation en excès,
- 33:22quand elle est dérégulée,
- 33:23elle devient négative et elle peut accélérer le vieillissement.
- 33:28Et en plus,
- 33:29elle est liée à certaines maladies du vieillissement.
- 33:32Là,
- 33:33tu parlais de l'inflammation de...
- 33:34de bas grade,
- 33:36est-ce que l'inflammation est liée aux maladies neurodégénératives ?
- 33:40Pourquoi pas ?
- 33:41Parce que finalement,
- 33:41c'est très bien qu'une maladie d'Alzheimer,
- 33:43c'est une réaction inflammatoire avec les plaques d'amylose au niveau du cerveau.
- 33:47Donc,
- 33:48est-ce que c'est lié à de l'inflammation ?
- 33:50C'est un peu difficile d'en être certain.
- 33:52Il y a certaines personnes qui pensent que la maladie d'Alzheimer serait peut-être liée à d'excès de sucre.
- 33:57On parle parfois de diabète de type 3.
- 33:58Alors,
- 33:58est-ce que ça serait via l'inflammation ou autre ?
- 34:00On ne sait pas trop.
- 34:01On parle parfois d'un rôle de le bébé.
- 34:04On parle parfois du zona.
- 34:06Donc,
- 34:06finalement,
- 34:08tout ce qui va...
- 34:09Pour faire arriver une inflammation excessive,
- 34:12on sait très bien que ça c'est mauvais.
- 34:13Quand on voit par rapport au stress,
- 34:15comme tu le disais,
- 34:16d'abord un stress aigu,
- 34:17il va y avoir les catécholamines,
- 34:20adrénaline,
- 34:20noradrénaline,
- 34:21c'est fait pour l'aigu,
- 34:22c'est fait pour fuir ou combattre,
- 34:24et c'est très bien.
- 34:24Après,
- 34:25on ne passe plus dans une phase cortisolique.
- 34:27Le cortisol,
- 34:28c'est très bien,
- 34:29ça permet d'avoir de l'énergie le matin,
- 34:30un pic de cortisol le matin,
- 34:31c'est très bien.
- 34:32Et là encore,
- 34:33en excès,
- 34:33le cortisol va déréguler la glycémie,
- 34:36peut entraîner des problèmes
- 34:37paradoxalement,
- 34:38de l'inflammation.
- 34:40Et cette inflammation,
- 34:42une fois qu'elle est dans le corps,
- 34:45on peut la détecter,
- 34:45on peut la mesurer,
- 34:47mais c'est plus facile d'en avoir une que de s'en débarrasser.
- 34:51Alors,
- 34:51je pensais à quelques applications en rapport avec l'effet du stress et son lien avec quelques maladies dégénératives.
- 34:59Je pense à la maladie d'Alzheimer et je me rappelle que j'avais reçu
- 35:03Véronique Lefebvre,
- 35:04qui est spécialiste de la maladie d'Alzheimer.
- 35:07en parlant un petit peu de son explication et de ces fameuses protéines qui se déposent et qui empêchent le système nerveux de fonctionner et qui sont le lit de la maladie d'Alzheimer.
- 35:19Il y avait un lien étroit entre le stress et la survenue de cette pathologie qui est évidemment mesurée,
- 35:28on va dire,
- 35:29sur le plan anapath.
- 35:30On sait que la définition,
- 35:32on connaît maintenant la définition de la maladie d'Alzheimer qui sent ses dépôts.
- 35:36intracellulaire et en dehors et tout autour du nerf.
- 35:41Et a priori,
- 35:42le stress serait l'un des facteurs premiers qui induisent ce type de protéines.
- 35:48Ce qui est compliqué de savoir,
- 35:49c'est est-ce que le stress a un effet direct et encore on ne saurait même pas comment,
- 35:53ou bien un effet direct,
- 35:54enfin indirect je veux dire,
- 35:56éventuellement via le cortisol qui provoquerait une hyperglycémie.
- 35:59Est-ce que ce ne serait pas l'hyperglycémie ?
- 36:01Donc,
- 36:01ce n'est pas forcément évident.
- 36:03Et là par exemple,
- 36:05Je parle aussi des virus.
- 36:06Là,
- 36:06il y a des études très récentes qui sont sorties sur l'intérêt.
- 36:12Et ça commence à se faire dès 50 ans.
- 36:13Ça commence à être recommandé dès 50 ans aux États-Unis.
- 36:15Pourtant,
- 36:16les Américains ne sont pas très pro-vaccin.
- 36:18Mais à partir de 50 ans,
- 36:19ils sont en train de se demander s'il ne faudrait pas faire vacciner tout le monde contre le varicella zona.
- 36:25D'ailleurs,
- 36:26je vais le faire.
- 36:26J'ai fait mon ordonnance et je vais me vacciner pour le varicella zona.
- 36:30Par rapport à quoi ?
- 36:31Parce que justement,
- 36:31il semblerait que ce soit...
- 36:35facteur de risque de maladie du vieillissement,
- 36:39certainement par une espèce de cascade inflammatoire.
- 36:41C'est comme le Covid.
- 36:42Tu parles de maladies neurodégénératives ?
- 36:45Tu parles d'Alzheimer ?
- 36:46Oui,
- 36:47d'une manière générale,
- 36:47mais même cardiovasculaire.
- 36:49On sait très bien,
- 36:50tu te sers pendant le Covid,
- 36:52les gens n'auraient pas du Covid.
- 36:54Ils mourraient d'une cascade inflammatoire complètement folle qui finalement autodétruisait le corps.
- 37:01Et il semblerait que par rapport
- 37:04à varicelle zona,
- 37:04ce soit un petit peu la même chose que quand on refait un zona passé 50 ans,
- 37:10là encore il y a une espèce de cascade inflammatoire qui peut être défavorable pour toutes les pathologies liées au vieillissement.
- 37:17Est-ce que les effets du stress peuvent être transmissibles d'une génération à une autre ?
- 37:25Alors,
- 37:26il semblerait,
- 37:26et ça c'est des travaux assez intéressants.
- 37:31Un petit peu flippant quand on y réfléchit,
- 37:33mais effectivement,
- 37:35c'est des travaux qui ont été faits chez les descendants des survivants de la Shoah.
- 37:38Il y a eu les mêmes travaux chez les descendants des survivants des camps de la mort au Cambodge,
- 37:43où on a retrouvé des traces épigénétiques qui viendraient des aïeux.
- 37:49Donc,
- 37:49il semblerait qu'il puisse y avoir une transmission.
- 37:53C'est difficile d'expliquer réellement comment et pourquoi,
- 37:56du moins,
- 37:57en tout cas,
- 37:57moi,
- 37:57je n'ai pas l'explication.
- 37:58En tout cas,
- 37:59il semblerait qu'il y ait une transmission.
- 38:01de ces effets du stress aux générations futures.
- 38:04C'est pour ça que quand je te disais initialement qu'on était tous descendants des Cro-Oignons qui avaient le plus stressé,
- 38:09si génération après génération,
- 38:11on se transmet des effets du stress,
- 38:15qu'est-ce que ça va donner dans quelques années ?
- 38:17Alors non,
- 38:17mais moi,
- 38:18ce que je comprends,
- 38:19c'est que le stress qui a aidé à la survie n'est pas forcément un stress qui a laissé des cicatrices.
- 38:27au niveau des...
- 38:28Tout à fait,
- 38:29je parle plus de ce stress finalement auquel on est exposé.
- 38:33En fait,
- 38:35le stress,
- 38:36là encore,
- 38:38le stress de survie,
- 38:40il a concerné les Cro-Magnons,
- 38:41il a certainement concerné les premiers hommes,
- 38:46mais en même temps,
- 38:47je pense que le stress chronique,
- 38:50il a certainement commencé assez tôt dans l'histoire de l'humanité.
- 38:53Finalement,
- 38:54quand les premiers hommes ont commencé à être...
- 38:57sédentaires,
- 38:58ils avaient certainement un stress par rapport aux animaux peut-être qui pouvaient chercher à manger ou à détruire les récoltes.
- 39:07Ils pouvaient certainement avoir un stress par rapport au cycle des saisons,
- 39:10aux famines,
- 39:11etc.
- 39:11Donc,
- 39:11je pense que ce stress un peu chronique,
- 39:14parce que là,
- 39:14on a une époque finalement qui est extrêmement favorisée,
- 39:17mais on dit qu'on est tout le temps stressé.
- 39:19Est-ce que le pauvre laboureur...
- 39:24Sous Louis XIV,
- 39:24il n'était pas un peu stressé aussi.
- 39:27Alors au fait,
- 39:28moi ce que j'entends dans ce que tu dis Denis,
- 39:30c'est que la limite entre le stress qui est bon et le stress qui commence à avoir des effets délétères biologiquement inscrits.
- 39:39la limite n'est pas claire.
- 39:41On ne sait pas comment la mesurer.
- 39:43C'est très difficile en fait,
- 39:44parce que moi j'aime bien utiliser cette phrase de Paracel,
- 39:47c'est la dose qui fait le poison,
- 39:48c'est vrai pour tout.
- 39:50Un peu de stress,
- 39:51bon voilà,
- 39:51c'est super,
- 39:52trop de stress,
- 39:53ça ne va pas.
- 39:53Tout ça,
- 39:54c'est des choses extrêmement individuelles.
- 39:57Moi,
- 39:58je reviens toujours sur quelque chose qui m'avait beaucoup marqué quand j'étais jeune,
- 40:02étudiant,
- 40:02en deuxième année,
- 40:03j'avais discuté avec un psychiatre et je lui avais dit,
- 40:05mais en fait,
- 40:05on est tous un peu zinzans,
- 40:06on devrait tous voir un psychiatre.
- 40:08Il m'a répondu cette phrase que je n'ai jamais oubliée,
- 40:10qui je pense est d'une des plus grandes sagesses que j'ai pu avoir,
- 40:14c'est la différence entre le normal et le pathologique,
- 40:16c'est la souffrance.
- 40:17Et je pense qu'il n'y a pas beaucoup de phrases aussi sages que celle-ci.
- 40:21La différence entre le normal et le pathologique,
- 40:23c'est la souffrance.
- 40:24Je pense que quand on a un stress et qu'on le vit bien,
- 40:28c'est OK.
- 40:29Et à partir du moment où on se dit,
- 40:31là ça ne va plus,
- 40:31je me sens dépassé par les événements,
- 40:34là on est dans la souffrance.
- 40:35Et ça c'est...
- 40:36très différents en fonction des personnes.
- 40:40Il y a une anecdote que racontait un de mes profs d'hypnose.
- 40:43C'est voilà,
- 40:45dans une classe,
- 40:47il y a un enfant,
- 40:50tout le monde le déteste parce qu'il fait toujours le bazar et tout le monde le déteste.
- 40:55Et en fait,
- 40:56la maîtresse dit aux enfants mais vous savez,
- 40:58c'est pas de sa faute,
- 40:59il y a de la violence dans sa famille.
- 41:04et donc comme il ne connait que la violence,
- 41:06il est violent avec vous,
- 41:07il ne faut pas lui en vouloir.
- 41:09Et puis dans un autre classe,
- 41:10il y a un enfant aussi que tout le monde déteste et en fait tout le monde le déteste parce qu'il est trop parfait en fait et la maîtresse lui dit qu'il ne faut pas lui en vouloir,
- 41:22c'est parce que dans sa famille il y a beaucoup de violence et donc par réaction il fait en sorte d'être le plus sage et gentil possible.
- 41:28Donc comme quoi un même vécu peut donner des effets complètement différents.
- 41:33Donc,
- 41:33c'est très difficile,
- 41:34c'est très personnel de se dire est-ce que là,
- 41:36je suis dans un stress qui me stimule,
- 41:38est-ce que je suis dans un stress qui peut me détruire ?
- 41:40Il y a des personnes qui,
- 41:42parce que les circonstances sont très dures,
- 41:46se laissent aller et deviennent totalement déprimées ou autres.
- 41:50Et puis,
- 41:50il y en a d'autres qui vont se transcender.
- 41:52Et c'est très difficile de savoir les circonstances.
- 41:57Alors,
- 41:57là,
- 41:58je vais rentrer dans les considérations qui ne sont plus tellement médicales.
- 42:01Mais je pense que,
- 42:02par exemple,
- 42:07avant ce qui s'est passé avec l'Allemagne nazie qui a attaqué la France,
- 42:12etc.,
- 42:13je pense qu'il y a eu différentes catégories face à la guerre.
- 42:16Il y a des gens qui ont été dans l'expectative,
- 42:19spectateurs.
- 42:19Il y en a d'autres qui ont été résistants.
- 42:21Il y en a d'autres qui ont été collabos.
- 42:22Et je pense que personne à l'avance n'aurait pu se dire
- 42:25« j'aurais été spectateur,
- 42:26j'aurais été résistant,
- 42:27j'aurais été collabo » .
- 42:27et je pense que c'est la même chose.
- 42:29Tant qu'on n'est pas face vraiment...
- 42:31un stress,
- 42:32c'est très difficile de savoir comment on va réagir,
- 42:34si on va être stimulé,
- 42:36porté,
- 42:37ou bien si on va se laisser abattre par le stress.
- 42:39C'est très,
- 42:39très personnel.
- 42:40Alors,
- 42:41je reviens au niveau biologique.
- 42:43Je suis désolée.
- 42:45C'est vrai que je digresse.
- 42:47Non,
- 42:47parce que c'est super intéressant qu'on parle après de la prise en charge globale et de ce qu'on en fait,
- 42:54parce qu'à la base,
- 42:55c'est quand même un sentiment,
- 42:56le stress.
- 42:57mais j'ai l'impression que
- 43:00quand il s'agit de l'effet au niveau du vieillissement,
- 43:03on est en dehors des sensations physiques.
- 43:07C'est-à-dire que là,
- 43:08pour moi,
- 43:09à quel moment je sais que mon stress va agir au niveau,
- 43:15et va avoir un effet génétique sur mon microbiote,
- 43:19sur mes cellules souches,
- 43:21sur mon inflammation de bagrade ?
- 43:23De toute façon,
- 43:23moi,
- 43:24je garde cette vision macro.
- 43:26Et je me dis,
- 43:27ou alors on va chercher à faire des études microscopiques et aller mesurer tes télomères,
- 43:32mesurer ton taux de méthylation.
- 43:35Mais maintenant,
- 43:36il y a tellement de facteurs qui vont agir là-dessus.
- 43:38Comment tu peux dire que c'est le stress qui va provoquer telle ou telle chose ?
- 43:41Ce n'est pas possible.
- 43:42C'est-à-dire que si,
- 43:43mettons,
- 43:43tu n'as,
- 43:44entre guillemets,
- 43:44pas de stress qui n'existe pas,
- 43:46mais que tu vas tous les jours manger chez McDo,
- 43:49tu auras des effets onigieux.
- 43:51Donc,
- 43:52on ne peut pas isoler.
- 43:53Parce que c'est toujours la même chose.
- 43:55dans les études.
- 43:55dans l'étude scientifique,
- 43:58on ne peut regarder qu'un seul facteur.
- 44:00Donc,
- 44:00il faudrait prendre une population qui mange strictement la même chose,
- 44:04qui a le même mode de vie et mesurer ses effets sur le stress.
- 44:08Donc,
- 44:08c'est pour ça que moi,
- 44:09j'ai une vision personnelle qui est un peu plus macro.
- 44:13J'ai tendance à penser,
- 44:14mais là encore,
- 44:14ce n'est pas scientifique,
- 44:15c'est un peu instinctif,
- 44:16que si je suis dans une idée que le stress,
- 44:20je le gère,
- 44:22j'ai l'idée de me dire que c'est plutôt protecteur au niveau de mes cellules,
- 44:25mais,
- 44:25Je n'ai aucune preuve scientifique.
- 44:30C'est très compliqué,
- 44:31en fait.
- 44:33C'est toujours la même chose,
- 44:34tu sais,
- 44:34comme on dit en médecine,
- 44:35toutes choses égales par ailleurs.
- 44:37C'est difficile d'isoler un seul...
- 44:41Tu sais bien,
- 44:41quand il y a des études scientifiques,
- 44:43c'est difficile d'avoir ce qu'on appelle des populations homogènes.
- 44:47Donc,
- 44:47il faut...
- 44:49Par contre,
- 44:49ce qu'on peut mesurer,
- 44:51c'est l'effet bénéfique de certaines choses,
- 44:54certaines actions qu'on peut entreprendre.
- 44:56qui vont avoir un effet bénéfique sur certains éléments,
- 44:59sur certains marqueurs du vieillissement.
- 45:04Là encore,
- 45:05il y a un mode de vie,
- 45:07on sait très bien que le mode de vie a un effet au niveau du vieillissement.
- 45:12Mais là encore,
- 45:13c'est très facile d'isoler le facteur stress,
- 45:15parce que globalement,
- 45:17une bonne hygiène de vie,
- 45:18ça passe par la gestion du stress au câble,
- 45:20ça passe par une bonne alimentation,
- 45:21une activité physique et un sommeil de qualité.
- 45:23Globalement,
- 45:24c'est ce qu'on dit.
- 45:26Donc,
- 45:27à partir du moment où on a ces quatre piliers,
- 45:29c'est la base de la base.
- 45:30Ce n'est pas de la médecine,
- 45:31ce n'est pas du biohacking,
- 45:32c'est de l'hygiène de vie standard.
- 45:34Le truc,
- 45:35c'est que si on dort mal,
- 45:37on va avoir du stress.
- 45:39Si on a trop de stress,
- 45:39on va mal dormir.
- 45:40Et puis,
- 45:40si on a du stress,
- 45:41on va manger n'importe quoi.
- 45:42Et puis,
- 45:43si on mange n'importe quoi,
- 45:44on risque d'avoir du stress.
- 45:45Et si on n'a pas d'activité physique,
- 45:47on va avoir du stress.
- 45:48Et puis,
- 45:48si on ne mange pas bien,
- 45:50on ne sera pas motivé pour faire de l'activité physique.
- 45:52Et si on n'a pas d'activité physique,
- 45:54Merci.
- 45:54On ne va pas bien dormir.
- 45:55C'est toujours la même chose.
- 45:57J'ai bien entendu.
- 45:58Tout est complètement lié en fait.
- 45:59C'est complètement lié.
- 46:01Maintenant,
- 46:02dans un but de pédagogie et d'explication pour nos auditeurs,
- 46:07parce que c'est souvent,
- 46:10on est un peu perdu dans tous les messages qui concernent l'alimentation,
- 46:14l'activité physique et tout ce qu'il faut faire pour avoir une hygiène de vie correcte.
- 46:20On peut se perdre dans toutes les indications qu'il y a à faire.
- 46:24Je voulais simplement qu'on parle de ce paramètre-là qui est notre stress de vie quotidienne sur ce qui peut être amélioré simplement à ce niveau-là et en voir l'intérêt.
- 46:38Parce que je pense que de temps en temps,
- 46:40il faut prendre axe par axe pour essayer de l'extraire du reste et voir si on peut améliorer une partie.
- 46:49On ne peut pas être parfait.
- 46:51Mais la compréhension,
- 46:53j'estime qu'elle aide à mettre en place des petits changements qui peuvent être intéressants.
- 46:59Et dans ton explication du stress,
- 47:01parce que j'ai aussi assisté à ta conférence au congrès
- 47:05Hyper Santé,
- 47:07c'est là où ton sujet m'interpellait,
- 47:12c'est qu'au fait tu expliques qu'on peut agir sur ces mécanismes d'adaptation du corps.
- 47:20qui permettent la régénération de notre corps,
- 47:24et par un concept qui est nouveau,
- 47:27qui est le concept de l'hormèse.
- 47:29L'hormèse,
- 47:29tout à fait.
- 47:30Donc l'hormèse,
- 47:31l'idée,
- 47:31là encore ce que je disais tout à l'heure,
- 47:33c'est-à-dire c'est la dose qui fait le poison.
- 47:35Donc il y a cette fameuse histoire de Mithridate,
- 47:38Mithridate qui était ce roi qui avait tellement peur de se faire empoisonner qu'il prenait tous les jours des petites doses de poison pour habituer son corps à résister au poison.
- 47:47C'est pour ça que maintenant on parle parfois de mithridatisation.
- 47:51et ce concept finalement de s'apporter une petite dose de poison,
- 47:55une petite dose de stress pour rendre le corps plus fort,
- 47:58plus résilient,
- 47:59plus ce que j'appelais antifragile,
- 48:02effectivement c'est un concept qui émerge.
- 48:04L'idée c'est d'apporter au corps un certain inconfort auquel il n'est pas habitué.
- 48:08Ça peut être l'exposition au froid à travers des bains glacés ou au moins des douches froides,
- 48:13ça peut être l'exposition Ausha travers le sauna,
- 48:16ça peut être de faire du sport en altitude.
- 48:20Tout ce qui va conduire le corps à être dans un espèce d'inconfort va l'obliger à résister.
- 48:25Le corps humain est extraordinairement résilient.
- 48:28Quand on dit qu'il faut manger tant de grammes de protéines,
- 48:31de lipides,
- 48:32de glucides,
- 48:34on voit ça à travers notre vision d'occidental.
- 48:36En Afrique,
- 48:38ils ne mangent pas du tout avec les mêmes proportions.
- 48:41Les Inuits ne mangent pas du tout avec les mêmes proportions.
- 48:44Ils vivent !
- 48:46Quand on dit qu'il faut manger 5 fruits et légumes par jour,
- 48:48est-ce que les Inuits mangent 5 fruits et légumes par jour ?
- 48:50Non,
- 48:50jamais.
- 48:52Donc,
- 48:52tout ça,
- 48:53c'est des choses un peu simplistes.
- 48:55Et l'être humain est merveilleusement résilient.
- 48:58Et c'est pour ça que quand on pousse l'être humain dans des conditions qui ne sont pas les siennes,
- 49:03on se rend compte qu'il finit par s'habituer.
- 49:06D'ailleurs,
- 49:06ça s'est vu aussi,
- 49:06on parlait des Cro-Magnons,
- 49:08mais ça s'est vu dans l'histoire de l'humanité.
- 49:10L'être humain,
- 49:11il s'est habitué.
- 49:11Finalement,
- 49:12a priori,
- 49:12on vient...
- 49:13tous d'une même peuplade d'Afrique,
- 49:16si j'ai bien compris ce qu'on nous enseigne dans l'histoire de l'humanité.
- 49:21Ensuite,
- 49:21cette peuplade d'Afrique,
- 49:22elle est allée un peu partout et on se retrouve avec des êtres humains qui sont très différents,
- 49:25dans des milieux très différents et qui ont réussi à survivre.
- 49:28Et là encore,
- 49:29ceux qui n'ont pas réussi à survivre,
- 49:30ils sont morts.
- 49:31C'est la sélection naturelle.
- 49:32Et donc,
- 49:33on se rend compte que finalement,
- 49:35l'évolution s'est aussi faite parce que l'être humain a été exposé à des conditions qui n'étaient pas celles initiales.
- 49:41Alors déjà,
- 49:41ça nous marque nous.
- 49:42mais ça marque après de génération en génération et ça transforme l'humanité.
- 49:47Alors,
- 49:47sans aller jusqu'à aller aussi loin,
- 49:50le fait de s'exposer soi-même à des petits stress,
- 49:52on sait très bien que ça nous rend quelque part plus fort.
- 49:56Alors,
- 49:56je ne dis pas qu'on va tous aller faire du parachutisme.
- 49:59Personnellement,
- 49:59je crois que je serais incapable de faire du parachutisme.
- 50:01Mais en tout cas,
- 50:03le fait de s'exposer progressivement à un stress,
- 50:07oui,
- 50:08ça permet d'aller un petit peu plus loin et de se sentir un peu plus fort.
- 50:12C'est vrai que si on n'a pas peur de plonger,
- 50:13on va commencer à plonger peut-être de 20 cm,
- 50:17puis de
- 50:1725, de 30 et puis peut-être progressivement on va augmenter parce que justement on va se mettre dans un inconfort et qu'à chaque fois,
- 50:25c'est un confort de stress qui est là pour nous protéger,
- 50:28pour protéger notre vie.
- 50:29Le stress à la base c'est un mécanisme de protection de la vie.
- 50:31Pourquoi on sent du stress quand on veut par exemple sauter d'un plongeoir ?
- 50:34C'est parce que quelque part en nous il y a quelque chose qui dit tu peux mourir.
- 50:38À partir du moment où on a sauté et qu'on se rend compte qu'on n'est pas mort,
- 50:41on se dit ça va j'ai survécu je suis allé au delà de mon stress et donc quelque part physiquement ou psychologiquement on va se sentir plus fort pour ce principe de l'hormèse par exemple si on prend l'activité physique je comprends qu'il faut se stimuler par exemple quand on arrive à 50 ans c'est des choses qui arrivent tu
- 51:01n'y es pas encore toi je te remercie t'es très gentil c'est fait et donc au fait la courbe de vieillissement étant là
- 51:10on a moins de muscles,
- 51:12on a moins de densité osseuse,
- 51:14on a moins de VO2 max.
- 51:17Je comprends que sur le principe de l'hormèse,
- 51:21si je veux rendre cette courbe qui régresse plutôt plus lente,
- 51:26je vais faire en sorte de stimuler ma VO2 max,
- 51:29faire en sorte de stimuler mes muscles en travaillant contre de la résistance.
- 51:36donc on peut faire autrement que de rester
- 51:40passif face à ce vieillissement.
- 51:43Heureusement.
- 51:43Et il faut stimuler,
- 51:44c'est-à-dire que les petites lésions musculaires vont créer du muscle.
- 51:49Par exemple,
- 51:50j'entends que l'apnée va créer de nouveaux vaisseaux.
- 51:56De toute façon,
- 51:57le corps est obligé de s'adapter.
- 52:00Tu le sais bien,
- 52:02quand on fait du sport en altitude,
- 52:03il y a pas mal de cyclistes qui le font.
- 52:05ils augmentent leur taux d'hémoglobine parce que justement il y a moins d'oxygène et il faut faire avec.
- 52:11Même ceux qui vont escalader l'Everest,
- 52:12ils ne font pas du jour au lendemain,
- 52:13je vais en haut de l'Everest,
- 52:15sinon ils meurent.
- 52:16Ils le font progressivement pour habituer leur corps.
- 52:18Donc l'idée c'est d'habituer son corps progressivement,
- 52:21dans le respect bien évidemment de son individualité,
- 52:25de sa dignité.
- 52:26Mais en tout cas l'idée c'est de se forcer à aller un petit peu au-delà de ce qui serait notre confort.
- 52:34C'est pour ça que j'insiste beaucoup sur un point,
- 52:37c'est que globalement,
- 52:38dans un monde idéal,
- 52:39je dirais l'entraînement,
- 52:41c'est un tiers de musculation,
- 52:42enfin je suis caricature,
- 52:43mais un tiers de musculation,
- 52:44un tiers de cardio et un tiers de mobilité type yoga ou autre.
- 52:48Pour les articulations,
- 52:50la souplesse.
- 52:50Voilà,
- 52:50d'une manière globale.
- 52:53Quand je dis un tiers,
- 52:53un tiers,
- 52:54ce n'est pas non plus pour être dogmatique.
- 52:56Mais en tout cas,
- 52:56je pense que ce qui est important,
- 52:58c'est aussi d'aller,
- 52:59et je le dis aussi pour moi,
- 53:00vers ce qui ne serait pas notre tendance naturelle.
- 53:04Moi,
- 53:04je suis un homme,
- 53:05j'aime bien la musculation.
- 53:07Aller faire de la muscu,
- 53:08j'aime bien.
- 53:09Cardio,
- 53:10je n'aime pas trop.
- 53:11Assouplissement,
- 53:12je déteste.
- 53:13Bon,
- 53:13il n'y a pas besoin d'être sincère pour se dire qu'à pourrir,
- 53:15il faudrait que je fasse plus d'assouplissement et plus de cardio.
- 53:18Je pense que des femmes qui sont beaucoup dans la souplesse,
- 53:24les mouvements,
- 53:25le grand écart ou que sais-je,
- 53:27peut-être ont une idée un petit peu négative de la musculation,
- 53:30alors que justement,
- 53:31c'est ce qu'elles devraient faire.
- 53:33C'est assez intéressant parce que tu vois,
- 53:35dans la salle de sport où je suis,
- 53:36c'est assez marrant parce que sur les machines où il faut pousser du lourd,
- 53:39je vais caricaturer,
- 53:40mais tu as beaucoup d'hommes.
- 53:41Sur les machines de cardio,
- 53:43pas mal de femmes et les personnes âgées,
- 53:46elles vont sur les machines où ce n'est pas trop dur,
- 53:49elles ne mettent pas trop de poids.
- 53:51Alors que justement,
- 53:53c'est des personnes qui auraient tout intérêt à,
- 53:55non pas aller chercher des performances incroyables,
- 53:57mais qui auraient tout intérêt à aller chercher à faire.
- 54:00peut-être un petit peu plus.
- 54:01Moi,
- 54:01parfois,
- 54:01je vois des personnes âgées qui font des mouvements en mettant tellement peu de poids que je n'ai pas l'impression qu'elles...
- 54:09Au moins,
- 54:09elles bougent leurs muscles,
- 54:10c'est vraiment bien.
- 54:11Mais je n'ai pas l'impression que...
- 54:14elle cherche à se mettre ne serait-ce que très très légèrement en difficulté pour justement aller chercher à améliorer un peu leur capacité en fait il faut trop le temps être dans des sensations de résistance c'est pas la peine non plus de se cramer ou de s'abîmer la santé mais en tout cas il
- 54:30faut se dépasser il y a un sujet qui est débattu en musculation je rentre pas dans ce sujet parce que je suis absolument pas spécialiste de la question c'est de savoir s'il faut s'entraîner à ce qu'on appelle à l'échec est-ce qu'il faut que j'aille pousser jusqu'à ce qu'à un moment le muscle il peut plus
- 54:44il ne peut plus aller au-delà.
- 54:46Moi,
- 54:46j'aime bien ça.
- 54:47Moi,
- 54:47j'aime bien,
- 54:48j'ai un petit plaisir d'aller à l'échec parce qu'au moins,
- 54:50j'ai l'impression,
- 54:50mais ça,
- 54:51c'est très personnel,
- 54:52que je suis allé jusqu'au bout de ce que je pouvais faire.
- 54:56Ça peut démotiver.
- 54:56Véronique Bia,
- 54:57qui est la spécialiste de la VO2max,
- 55:02elle disait qu'elle n'était pas très pour cette politique d'aller à l'échec.
- 55:07Parce que ça peut démotiver beaucoup.
- 55:08Complètement.
- 55:09Mais je te dis,
- 55:10moi,
- 55:11ça...
- 55:12Ça m'amuse un peu,
- 55:13quelque part.
- 55:14Oui,
- 55:14après,
- 55:15c'est selon les personnalités.
- 55:16Il faut que ce soit un peu fun,
- 55:17mais moi,
- 55:17j'aime bien avoir l'impression,
- 55:20c'est peut-être bête,
- 55:21parce que peut-être que finalement,
- 55:21ce n'est pas bon pour mes articulations à long terme,
- 55:24mais j'ai un peu l'impression,
- 55:25quand je suis allé jusqu'à l'échec,
- 55:27je suis allé au max,
- 55:29il y a un côté un peu satisfaisant.
- 55:31Il y a cette notion de se dépasser de tout.
- 55:33de toute façon,
- 55:34et de ne pas rester sur le confort régulier et pétitif.
- 55:38Il faut que le corps puisse affronter des situations diverses et des contraintes diverses pour qu'il crée des processus de réadaptation.
- 55:48Mais en même temps,
- 55:49je suis un peu feignant.
- 55:51Je te dis que j'ai le plaisir de faire de la musculation et d'aller parfois jusqu'à l'échec parce que ça me fait plaisir et ça fait plaisir à mon égo.
- 55:59Mais je sais très bien que si je voulais vraiment me mettre dans une situation d'inconfort,
- 56:03Il faudrait que tu fasses du stretching.
- 56:04J'ai horreur de ça.
- 56:06Mais je sais que c'est...
- 56:08J'avais commencé le yoga,
- 56:09puis je n'ai pas été très...
- 56:11Je connais le même problème.
- 56:13Je me mets au gainage alors que je déteste ça,
- 56:15mais je m'oblige.
- 56:16C'est-à-dire que,
- 56:17voilà,
- 56:17toi,
- 56:17à ton âge,
- 56:18la logique,
- 56:18il faudrait que tu fasses de la musculation.
- 56:21Moi,
- 56:21à mon âge,
- 56:21la logique,
- 56:22il faudrait que je fasse des assouplissements parce qu'on sait très bien que les articulations,
- 56:25elles ont tendance aussi à se réduire.
- 56:28Oui.
- 56:28Alors,
- 56:29l'exercice physique,
- 56:30c'est passionnant.
- 56:31Franchement,
- 56:31il y a...
- 56:32On peut en parler des heures de l'exercice physique,
- 56:35mais on va continuer sur le stress.
- 56:37Il y a quelque chose qui me tient vraiment à cœur,
- 56:40c'est la pensée positive,
- 56:42les projets.
- 56:44Et ça,
- 56:44au fait,
- 56:45je m'en suis rendu compte en lisant deux,
- 56:47trois trucs sur les zones bleues.
- 56:49Il y a quelque chose qui ressort,
- 56:52c'est que c'est des personnes âgées qui sont complètement intégrées,
- 56:56qui sont dans leur vie et dans...
- 56:58leur vie de tous les jours complètement impliquée encore,
- 57:01qui ont des activités,
- 57:03certaines en la foi,
- 57:04on peut le dire.
- 57:05Alors,
- 57:07ça peut être une religion,
- 57:08mais ça peut être juste la foi dans l'avenir et de faire partie d'un projet de société.
- 57:14Et les liens sociaux représentent quelque chose d'extrêmement impactant au niveau de la longévité et de bien vieillir.
- 57:24Oui,
- 57:24alors là,
- 57:25je te rejoins complètement.
- 57:26Alors bon,
- 57:26les zones bleues,
- 57:27C'est un peu caricatural.
- 57:29Le concept de zone bleue,
- 57:30c'est un concept un peu commercial.
- 57:34C'est scientifiquement pas forcément très juste,
- 57:37mais en même temps,
- 57:38c'est sympa parce que ça a permis de faire connaître cette idée de se dire que notre mode de vie peut influencer sur notre longévité.
- 57:46Je parle aussi des zones bleues en sachant à quel point c'est critiquable,
- 57:50mais ça permet de parler à des choses que les gens connaissent.
- 57:55à connaître.
- 57:55Donc,
- 57:56pour te rejoindre,
- 57:56effectivement,
- 57:57ces fameuses zones bleues,
- 57:58qui seraient ces zones où on vieillit moins vite ou qu'on vieillit mieux,
- 58:03ont des facteurs communs,
- 58:05un meilleur sommeil,
- 58:06une meilleure hygiène de vie,
- 58:09tout ça,
- 58:10c'est ok.
- 58:11Mais,
- 58:11effectivement,
- 58:12comme tu l'as mis en avant,
- 58:13et ça,
- 58:13je trouve que c'est un facteur dont on ne parle pas assez,
- 58:15le côté mental,
- 58:16c'est pour ça que je me suis intéressé aussi,
- 58:18je t'ai dit,
- 58:18au coaching et à l'hypnose,
- 58:20mais en tout cas,
- 58:20le côté positif,
- 58:21ça a été montré notamment par une très belle sur des nonnes.
- 58:25La non-studie qui a montré que l'optimisme était bon au niveau de la longévité et que le fait d'avoir une vision positive de la vie,
- 58:32ça permettait de vivre plus longtemps.
- 58:34Le fait de vivre en communauté aussi.
- 58:36La foi,
- 58:36ce que tu disais,
- 58:37ce n'est pas encore très étudié.
- 58:39j'ai plus son nom en tête,
- 58:40il y a un professeur de psychiatrie aux Etats-Unis qui travaille vraiment sur longévité et foi,
- 58:44et c'est vraiment intéressant il y a un auteur aussi j'ai le bouquin,
- 58:48je n'ai pas encore eu le temps de le lire qui s'appelle Ram Dass,
- 58:50qui a plutôt été influencé par tout ce qui est l'orientalisme et qui parle de l'aspect de la foi de la spiritualité dans la longévité je pense que c'est très important parce que tu vois il y a des études qui ont été faites sur la jeune génération,
- 59:06la Gen Z et il semblerait que Merci.
- 59:08Il y en a un pourcentage,
- 59:09je ne sais même plus combien,
- 59:11peut-être même à 40%,
- 59:12je ne sais plus,
- 59:13mais qui ont l'idée de ne pas mourir,
- 59:15qui sont un peu dans un délire transhumaniste.
- 59:18Bon,
- 59:18c'est OK de vouloir vivre longtemps,
- 59:20mais en même temps,
- 59:22quel est le projet ?
- 59:23Si on se dit,
- 59:24je vais vivre jusqu'à 200 ans,
- 59:25oui,
- 59:25mais pour faire quoi ?
- 59:28On dit,
- 59:28je vais travailler,
- 59:29je vais prendre ma retraite à 60 ans,
- 59:31je vais vivre jusqu'à 150 ans.
- 59:33Oui,
- 59:33mais donc,
- 59:33c'est-à-dire,
- 59:34pendant 90 ans,
- 59:34tu vas occuper comment ton temps ?
- 59:37« Ah ouais,
- 59:37mais je vais faire des voyages,
- 59:38etc. »
- 59:39« Ouais,
- 59:39mais est-ce que tu as de la thune ? »
- 59:41« Ben ouais,
- 59:42mais pour l'instant,
- 59:43les seuls qui veulent vraiment vivre très longtemps,
- 59:46c'est des millionnaires,
- 59:47c'est un peu des Elon Musk,
- 59:49c'est toutes ces personnes-là. »
- 59:51Alors évidemment,
- 59:51je veux dire,
- 59:52quand tu es milliardaire comme Elon Musk,
- 59:54l'idée de prêter des milliards jusqu'à 150 ans,
- 59:56ok,
- 59:56je peux comprendre,
- 59:57mais pour le commun des mortels,
- 59:58si on n'a pas une quête de vie,
- 1:00:01si on n'a pas un sens donné,
- 1:00:03un sens profond à tout ça,
- 1:00:05Je dirais,
- 1:00:06mais...
- 1:00:06quel est le but ?
- 1:00:08Tu as des enfants,
- 1:00:09moi j'en ai aussi.
- 1:00:09Je pense que j'en discute souvent avec des gens qui ont des enfants.
- 1:00:12Moi,
- 1:00:12je pense que quand on a des enfants,
- 1:00:13on a,
- 1:00:14je dirais,
- 1:00:15presque une seule règle qui est importante.
- 1:00:17C'est mourir avant eux.
- 1:00:19Je pense que personne n'a envie de survivre à ses enfants.
- 1:00:23Si c'est vivre jusqu'à 150 ans,
- 1:00:24mais voir tous ses enfants partir avant soi,
- 1:00:26moi,
- 1:00:26je pense que c'est une immense tragédie.
- 1:00:29Et le but n'est pas d'aller vivre jusqu'à des moments incroyables.
- 1:00:33L'important,
- 1:00:33c'est...
- 1:00:34de nourrir un peu sa vie chaque jour.
- 1:00:38Ça sert à quoi de se dire,
- 1:00:39je vais vivre jusqu'à 150 ans sans avoir finalement des satisfactions au quotidien ?
- 1:00:45Et je pense que de plus en plus,
- 1:00:47les personnes qui s'intéressent à la longévité s'intéressent aussi à ces choses un peu simples.
- 1:00:52Et on prend souvent le cas de Jeanne Calment.
- 1:00:54Jeanne Calment,
- 1:00:54elle n'a jamais fait sa déovo de max.
- 1:00:56Jeanne Calment n'a jamais pris un complément alimentaire.
- 1:00:59Jeanne Calment,
- 1:00:59elle a fumé et elle a cloppé.
- 1:01:02Elle n'a pas cloppé jusqu'à la fin de ses jours,
- 1:01:03mais elle a,
- 1:01:04je pense,
- 1:01:05bu un peu d'alcool jusqu'à la fin de ses jours et elle a vécu jusqu'à plus de 120 ans.
- 1:01:09Malheureusement,
- 1:01:10sa fille est morte avant elle.
- 1:01:12Mais en tout cas,
- 1:01:13voilà,
- 1:01:14la longévité,
- 1:01:15si c'est pour être comme Jeanne Calment et vivre 20 ans dans un Ehpad,
- 1:01:18est-ce que c'est ça que l'on recherche ?
- 1:01:20Moi,
- 1:01:21je pense que l'important,
- 1:01:22ce n'est pas l'âge à quel on va mourir,
- 1:01:24c'est de vivre pleinement jusqu'au moment où on meurt.
- 1:01:27Moi,
- 1:01:27à la rigueur,
- 1:01:27voilà,
- 1:01:27j'ai 53 ans.
- 1:01:28Si je dois m'arrêter entre 80 et 90 ans,
- 1:01:31comme c'est le cas de la plupart des hommes de ma famille.
- 1:01:34Et puis,
- 1:01:34voilà,
- 1:01:35hop,
- 1:01:35plus de sang,
- 1:01:36plus d'image,
- 1:01:36infarctus massif pendant que tu es en train de faire ton jardinage.
- 1:01:39Mais quelle belle mort et quelle belle vie.
- 1:01:41Exactement,
- 1:01:41mais c'est surtout de l'avoir partagé avant et de l'avoir rempli de beaux projets,
- 1:01:47de belles perspectives.
- 1:01:48C'est pour ça que je dis,
- 1:01:49quel est le projet ?
- 1:01:49C'est-à-dire que c'est bien beau de vivre longtemps,
- 1:01:52mais quel est le projet ?
- 1:01:54Et c'est pour ça que quand on parle dans des cercles de longévité,
- 1:01:57j'aime bien parfois parler avec des gens
- 1:01:59qui ne sont pas du tout en milieu de la santé comme moi,
- 1:02:01mais j'ai eu l'occasion de parler à des gens qui étaient dans les investissements économiques.
- 1:02:06Faire de la longévité et ne pas penser aux investissements économiques,
- 1:02:10c'est un non-sens.
- 1:02:12Parce que si c'est pour eux jusqu'à,
- 1:02:13je ne sais pas,
- 1:02:14100 ans,
- 1:02:15mettre au...
- 1:02:16vivre d'aide sociale,
- 1:02:18ça n'a aucun intérêt.
- 1:02:19Magnifique,
- 1:02:20Denis.
- 1:02:21passionnant,
- 1:02:21comme je l'imaginais.
- 1:02:23Voilà,
- 1:02:24on pourrait rester encore déjà.
- 1:02:25Oui,
- 1:02:25tu veux chialer un peu dans tous les sens,
- 1:02:26mais...
- 1:02:27Non,
- 1:02:27mais c'est pas très grave.
- 1:02:28Écoute,
- 1:02:29voilà,
- 1:02:29on a...
- 1:02:31Moi,
- 1:02:31j'ai beaucoup profité,
- 1:02:32j'espère que mes auditeurs aussi.
- 1:02:33J'espère.
- 1:02:34Voilà,
- 1:02:35j'ai envie,
- 1:02:36j'ai à cœur d'accompagner ce changement,
- 1:02:39ce changement de paradigme qu'est la médecine préventive.
- 1:02:42Et pour ça,
- 1:02:42je pense que c'est aussi notre rôle de parler de tous les axes de cette médecine préventive.
- 1:02:48La médecine de la longévité,
- 1:02:49la médecine anti-âge n'est pas juste le caprice de quelques personnes privilégiées,
- 1:02:57surtout pas.
- 1:02:58Au fait,
- 1:02:58l'intérêt est un intérêt personnel et social et c'est dans ce sens-là que j'ai envie que ce soit un peu plus clair et de participer à cette clarté.
- 1:03:07Oui,
- 1:03:07puis comme tu le disais,
- 1:03:08en tant qu'anesthésiste,
- 1:03:09on est vraiment au cœur de ça,
- 1:03:10même si on agit d'une manière très ponctuelle dans la vie d'un patient.
- 1:03:15et bien si ce petit moment ponctuel a pas de sens
- 1:03:17apporte vraiment un mieux-être au patient ?
- 1:03:20une idée,
- 1:03:20une stimulation,
- 1:03:22peut-être par la peur,
- 1:03:23je ne dis pas que la peur est la meilleure stimulation,
- 1:03:24mais en tout cas,
- 1:03:25elle fonctionne,
- 1:03:26tant mieux,
- 1:03:27si finalement un patient va arrêter de fumer parce qu'il va avoir une opération et qu'on lui a expliqué que c'était important,
- 1:03:32tant mieux.
- 1:03:33Il y avait un gars en hypnose que je trouvais vraiment très intéressant,
- 1:03:36que j'avais suivi,
- 1:03:37un enseignant en hypnose électionnelle anglais,
- 1:03:39qui disait que quand il recevait un client,
- 1:03:42pour lui,
- 1:03:42ce n'était pas l'heure qui passait avec le client qui était importante,
- 1:03:46c'était de se dire,
- 1:03:46moi,
- 1:03:47ce que j'ai à cœur,
- 1:03:48c'est que l'heure que je...
- 1:03:49je passe avec cette personne,
- 1:03:50puisse faire en sorte qu'au terme de sa vie,
- 1:03:52il puisse se dire j'ai eu une belle vie.
- 1:03:54Et je pense que c'est aussi notre rôle en tant que médecin et en tant qu'anesthésiste.
- 1:03:58C'est ce qu'on souhaite et ce qu'on s'applique à faire au quotidien.
- 1:04:01Merci infiniment Denis et Coéster.
- 1:04:04A la prochaine.
- 1:04:11Mes chers amis,
- 1:04:12j'espère que le principe de l'hormèse ou ce qui ne tue pas rend plus fort vous a intéressé.
- 1:04:19Je vous attends sur Instagram pour prolonger la réflexion et l'échange à ce sujet.
- 1:04:25Likez,
- 1:04:26abonnez-vous,
- 1:04:27partagez.
- 1:04:29A très vite !